Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

04 juillet 2009

True Blood 1x03 : Mine

True_Blood_1x03

True Blood me fait penser à Prison Break dans la construction de l'épisode : il commence par la résolution d'un cliffhanger et finit sur un nouveau. C'est souvent ce que font les scénaristes quand ils peinent à écrire un épisode convaincant... Est-ce le cas de celui-ci ?

C'est en partie le cas. En fait, on pique du nez devant la première moitié de l'épisode qui s'intéresse sur la relation entre Sookie et Bill et autant dire que les amours impossibles sont la plaie des séries télévisées, que ce soit le couple Susan-Mike (Desperate Housewives), Sean-Julia (Nip/Tuck) et j'en passe, on tourne toujours autour du pot, autour de dialogues plats et répétitifs. Pourtant, l'épisode avait bien commencé avec la réunion des autres vampires tous assoiffés autant de sang que de sexe mais très vite, il s'est enlisé dans une mièvrerie insupportable avec Sookie qui met en doute la sincérité de cette relation. La pauvre blonde ne sait même pas ce qu'elle veut puisqu'elle lui reproche de ne pas pouvoir entendre ses pensées et j'en viens justement au fait que l'épisode fait peu état du "don" de Sookie, si ce n'est à l'introduction où elle prévient Bill que le jeune homme qu'il est sur le point de mordre a l'hépatite D. Je dois reconnaître que la force de cette série, c'est de placer dans un contexte moderne une légende ancienne. Si les infections sexuellement transmissibles sont là depuis longtemps, il n'empêche qu'elles posent de plus en plus de problèmes, surtout le SIDA. Et ce serait intéressant que la série en parle davantage car c'est finalement l'aspect le plus intelligent de cette série. Pour le reste, on ne peut compter sur l'intelligence de Sookie qui, malgré sa volonté de faire taire le stéréotype de la blonde idiote, commence doucement à devenir un boulet, si bien qu'elle met deux heures à réagir à la mort de sa collègue à la fin de l'épisode. Certes, s'ils ne sont pas transcendants, on ne peut pas nier la qualité honorable des dialogues en comparaison aux répliques stupides dont on a droit avec certaines brunes comme Susan Mayer.

Tandis qu'une Sookie, à libido en ébullition depuis qu'elle a bu le sang de son vampire, se masturbe à chaque occasion, son frère Jason a, lui, toutes les occasions de s'amuser et c'est là que l'expression "s'envoyer en l'air" prend tout son sens tant Jason met d'énergie à combler ses partenaires (qui ont beaucoup de chance, soit dit en passant). Mais je ne peux m'empêcher de penser que tous les habitants de Bon Temps cachent quelque chose. Ainsi, il est intéressant de constater que dès qu'il a un rapport avec une personne qui a, avant lui, couché avec un vampire, cette dernière meurt. Mais pour l'instant, il est difficile d'avancer une théorie consistante, il faut juste partir du constat suivant : Jason répand la mort autant qu'il répand ses fluides. Mais Jason n'est plus Jason s'il ne bande plus. Ainsi, il rendra visite à Lafayette pour obtenir une substance aphrodisiaque onéreuse moyennant un video tape. La scène est plutôt amusante et permet, une fois encore, de dire qu'à Bon Temps, tout le monde est déjanté.

Mais le pénis de Jason n'est pas le seul à subir un coup de mou puisque Tara met aussi de l'eau dans son vin quand il s'agit de se comporter avec sa mère alcoolique. Et autant dire que ce n'est pas de tout repos puisqu'elle en subit les frais, en étant frappé plus ou moins violemment. La série a peut-être pris un raccourci mais il est possible que ce soit cette situation familiale qui l'ait rendue si désagréable. Elle trouve en premier lieu refuge chez Sam qui cache, de son côté, une certaine détermination sous ses airs romantiques dans la mesure où il sous-entend qu'il en finira avec ce vampire. Mais c'est au cours de la nuit qui suit le plan cul entre Tara et lui que cette dernière remarque l'étrange comportement nocturne du gérant du Merlotte qui aboie pendant la nuit. De quoi en effrayer plus d'une, c'est certain. Que cacherait-il de son côté ? Un côté loup-garou ? Ou quelque chose de plus malsain et sexuel auquel True Blood aime nous habituer ? Tara apparait finalement la seule fille normale de cette ville qui perd petit à petit ses repères, surtout depuis qu'elle ait décidé de ne plus remettre un pied au domicile familial.

En bref, la série peine toujours à décoller mais semble vouloir atteindre son but lentement mais sûrement comme en témoigne cet épisode, par défaut le premier des trois. Toujours est-il que la série est handicapée par ce qui semble être l'un de ses fils rouges : la relation insipide entre Sookie et Bill.

Note : 13 / 20

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03 juillet 2009

Weeds 5x03 : Su-Su-Sucio

Weeds_5x03

Ce n'était donc pas moi. Weeds réchauffe des intrigues des années précédentes mais la bonne nouvelle, c'est que ces mêmes intrigues étaient froides de leur temps. Le soleil de Ren Mar vient donner de son importance aux intrigues.

Nancy Price ; c'est donc le nom de jeune fille de Nancy. Et c'est un nom qui lui convient bien en fait puisqu'elle ne fait que payer le prix de ses erreurs. La première, c'est de s'être rapprochée d'Esteban puisqu'il lui fait mener la vie dure, au parfum de son sous-fifre Sucio, qui lui aussi porte fort bien son nom ("sucio" signifie "sale" en espagnol). Un homme avec un tel nom ne peut donc pas se faire respecter convenablement et il se montre bien moins dissuasif que Cesar, si bien qu'il finit par accepter de prendre une douche, avant de se faire tuer ; sa présence a néanmoins permis de pimenter un peu la maison de Nancy, abandonnée par les Botwin eux-mêmes. Mais ce n'était pas comme s'il s'agissait là d'une idée originale puisque cette histoire de sous-fifre qui colle au cul de Nancy pour surveiller ses moindres faits et gestes, les scénaristes l'ont déjà exploitée du temps de U-Turn, puis de son successeur éphémère. La seule différence, c'est que, de par la puissance d'Esteban, on donne à l'intrigue une importance qu'elle n'a pas puisque l'on sait pertinemment que Nancy s'en sortira sans aucune égratignure de cette filature. Ensuite, la deuxième erreur de Nancy, c'est d'avoir mis au moins deux fils idiots avec, en tête de liste, Shane. Ces derniers ont déserté la maison l'épisode précédent et ils reviennent donner un peu d'unité à l'épisode, ce qui est toujours une bonne nouvelle puisque les scénaristes ne se sentent plus obligés de nous les montrer : qu'ils restent l'ombre d'eux-mêmes, ça a toujours été mieux ainsi ! Silas tente, de son côté, de tirer son épingle du jeu en se mettant à la vente de cannabis thérapeutique avec Doug. Ça se laisse suivre, ça donne l'impression d'avancer, d'autant plus que le flic qui veut sa part risque de leur mettre des bâtons dans les roues. Enfin, la troisième et dernière erreur de Nancy, c'est de s'être éloignée de sa famille et sa sœur Jill lui en fait payer le prix au cours de ses discours moralisateurs comme le dirait Nancy. On ne comprend pas trop l'intérêt du personnage pour le moment mais je vois d'un bon œil son entrée puisque, parallèlement, on peut se demander l'utilité d'un personnage ancré dans la série depuis son commencement : Célia... qui revient chercher refuge auprès de Nancy. La pauvre, elle n'est vraiment plus que l'ombre d'elle-même...

En bref, on sourit rapidement, on s'amuse rapidement devant cet épisode mais on l'oublie également rapidement. Espérons que le cliffhanger, qui voit le retour du flic Roy Till, changera la donne.

Note : 11.5 / 20

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01 juillet 2009

Hung 1x01 : Pilot

Hung_1x01

True Blood avait connu un excellent démarrage pour sa saison 2 sur HBO, il en va de même, dans une moindre mesure, pour cette série estivale que j'attendais avant tout, quitte à en espérer beaucoup (trop ?). Alors, Hung, si bien monté que cela ?

La série raconte les mésaventures de Ray, un professeur entraîneur de basketball, qui accumule les désastres, surtout financiers. Pour y remédier, il rentabilise son plus gros attibut, son gros pénis, comme l'indique le nom de la série. Une série que l'on pourrait qualifier de comedy-drama, avec pour rôle principal Thomas Jane, réalisée par les créateurs de la série inachevée The Riches.

Pilot oblige, le format est de 40 min, exceptionnellement et à mon sens, il faut bien insister sur l'adverbe "exceptionnellement" : Si les séries ne sont pas du tout les mêmes, Hung peut toutefois se rapprocher de Californication au niveau de l'inexistant fil rouge. Il suffira, en effet, de suivre les aventures d'un homme divorcé, au bord de la dépression, plus ou moins comme Hank Moody. À vrai dire, ce sont leurs seuls traits en commun car Ray n'a, certes pas, le charisme de Hank, mais il n'en est pas moins attachant. Autre différence, Ray ne couche pas gratuitement par luxure mais il vend son corps pour subvenir à ses besoins. On parle finalement assez peu de prostitution masculine et la série tente de pénétrer dans ce milieu sous forme humoristique. Pour expliquer la manière dont il est arrivé là, il suffit d'un flashback qui couvre une majeure partie de l'épisode. Heureusement, que ceux qui ont une aversion des flashbacks (moi compris, dans une certaine mesure), ils diffèrent totalement des flashbacks des séries plus nébuleuses. Ici, pas de mystère, on nous proposer de faire une rétrospective de la vie de Ray et, ma foi, ce n'est pas plus mal de le faire pour le pilot avant de ne plus jamais y revenir. Ainsi, c'est surtout l'accumulation de désastres qui ont amené Ray à présenter son trophée, qu'ils soient familiaux (ayant divocé et perdu la garde de ses enfants), professionnels (avec une équipe inexpérimentée) et surtout, financiers, avec l'incendie qui sera finalement l'événement de trop. Par ailleurs, Ray ne peut compter sur son salaire de prof d'une région en crise de reconversion, pour venir à bout.

L'éventail de personnages est assez restreint pour l'instant ; il se compose de Ray, de ses deux enfants adolescents, une fille en surpoids et un fils gothique qui mène chacun leur vie ; de son ex-femme Jessica remariée à un riche dermatologue et enfin, de Tanya qui est une relation sans lendemain mais, paradoxalement, avec un potentiel futur. Effectivement, si ses cris de jouissance sont insupportables (Ray en fait les frais autant que nous !), elle s'avère être un personnage important, si ce n'est le plus important après Ray lui-même puisqu'elle se propose d'être son maque et c'est amusant que ce soit une femme qui soit la proxénète d'un homme. En outre, il convient d'insister sur le fait que Ray se décrit comme "escort" et non "gigolo" ; on pourrait de fait penser qu'il ait des homosexuels parmi ses clients à l'avenir. Mais pour l'instant, tout laisse (malheureusement) à penser que sa clientèle soit exclusivement féminine. L'autre défaut que l'on pourrait adresser à Hung, ce serait d'être trop pudique. Ça rejoint finalement Nip/Tuck qui veut nous faire dresser le portrait d'un Christian bien membré : on reste dans le on-dit et personnellement, je pense qu'il faut le voir pour le croire. Je ne demanderais qu'à aller vérifier si Thomas Jane est véritablement bien membré mais il est probable que non (ou alors, dans une moindre mesure par rapport à l'énormité du pénis de Ray présentée par la série). Aussi, la déception est grande chez les téléspectateurs gays qui espéraient voir ne serait-ce que les formes de la bête dans des vêtements moulants (on préfère au contraire le caleçon ample). On a beau être chez HBO (qui, je le rappelle, nous a déjà proposé son catalogue de pénis dans des séries comme Oz !), la série n'ose pas. Sans pour autant virer dans le porno, on peut espérer des changements d'ici là.

En bref, ni TBM, encore moins TTBM, Hung est juste bien montée, par son intrigue et sa réalisation, et bien membrée à travers des acteurs tout à fait corrects. Le pilot remplit sa fonction en implantant le décor mais on regrettera sa pudeur. Quand même, pour une série qui tourne autour de la bite, c'est assez hypocrite !

Note : 12 / 20

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30 juin 2009

Carnivàle 2x10 : Cheyenne, WY

Carnivale_2x10

Regarder Carnivàle est assez frustrant, surtout vers la fin de la série, puisque lorsque l'on pense avoir compris les enjeux du fil rouge, la série fait tout pour noyer le poisson et c'est comme si la série avait eu raison de nous. Mais cela ne lui empêche pas d'être agréable à regarder.

En premier lieu, la série est frustrante dans la mesure où elle anéantit mes théories, une par une. J'avais, en effet, émis l'hypothèse que Ben et Sofie pouvaient être demi-frère et demi-sœur puisque chacun avait un père qui a quitté sa famille pour vaquer à des occupations diverses. La série nous avait confirmé que Scudder était le père de Ben mais pas celui de Sofie. La situation est en fait plus complexe (ou moins complexe, tout dépend du point de vue) et la série avait résolu ce mystère en faisant rejoindre Sofie dans la demeure de Justin et Iris. On s'attardera finalement peu sur l'alliance naissante entre Iris et Norman, si ce n'est le fait que Justin commence à voir clair dans leur jeu au cours d'une scène de repas glacial. Et si l'on savait que Justin était l'un des pires (ou meilleurs, tout dépend du point de vue une fois encore) antagonistes cathodiques, le personnage ne cesse de nous surprendre par sa malsanité. Il rit de leur faiblesse et ainsi, enverra-t-il (on le suppose, du moins) son sous-fifre Stoud violer sa soeur après avoir justement qualifié sa soeur de vieille fille. Après tout, on associe la perte de viriginité à celle de l'innocence et cela illustre bien le fait que Iris, en s'opposant à lui, n'est plus innocente aux yeux de Justin. Parallèlement, puisqu'il n'y a apparemment aucun lien entre Iris et Scudder, la passation est sur le point d'avoir lieu et si je n'ai pas compris quel en était le processus, elle regorge de détails intéressants. Tout d'abord, pour tuer Scudder, Justin s'empare d'une faucille et de l'autre côté, Wilfred s'empare d'un marteau pour le menacer. Sans parler de la scène teintée de rouge dans laquelle Justin brandit son trophée. Tous ces détails font inévitablement penser au communisme qui, pourtant, s'oppose plus ou moins à la religion. Je ne saurais pas donner d'explications à cette interprétation, toujours est-il cependant qu'il s'agit d'un détail pour le moins intrigant.

Le road trip de Ben et de Jonesy qui lui est redevable, est finalement peu savoureux. De même, sans réelle surprise, la situation des forains n'est guère passionnante puisque l'épisode se focalise avant tout sur Libby, considérée comme la traînée larguée par son mec. C'est déjà un peu passionnant quant à l'étrange scène d'introduction avec Lodz qui hante le corps de Ruthie. Mais, malheureusement, tout reste sporadique pour s'y intéresser réellement. Il faut surtout attendre du prochain épisode la préparation du duel entre Ben et Justin.

En bref, un épisode plutôt bon, qui fait avancer l'intrigue mais qui est handicapé, encore et toujours, par des lourdeurs. Mais la série révèle chez moi une sensation que je n'ai alors jamais éprouvée pour Carnivàle, celle d'impatience. À suivre donc.

Note : 14 / 20

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29 juin 2009

Californication 2x07 : In a Lonely Place

Californication_2x07

On regarde Californication comme on regarderait le temps passer. J'ai beau ne pas porter la série dans mon coeur, je ne peux pas non plus la descendre. Cet épisode reflète bien cette impression.

Avouons-le, il ne se passe rien d'important dans l'épisode mais il ne se passe rien d'ennuyeux, auquel la première saison nous avait habitué avec l'insipide Bill. Avoir éjecté le personnage était le mieux à faire mais ce n'est pas pour autant que le sang frais qu'a apporté la deuxième saison est très juteux. Ashby reste un personnage imbuvable et puéril ; il en fait le portrait de Hank Moody en beaucoup moins intelligent et raisonnable. Hank s'est en effet trouvé une passion que l'on espère temporaire : il fait la morale. Mais comme toujours, ses démons le rattrapent. Ainsi, il a beau faire des remontrances à Ashby et Mia, il n'en est pas pour autant un exemple à suivre puisqu'il trempe le biscuit, même en débarquement anglais, chez la mère du copain de sa fille Becca. Le papa poule avoue être allé trop loin et en quelque sorte, Hank et son "gendre" sont désormais quittes, moyennant quand même la guitare de Kurt Cobain. Mais la véritable force de cet épisode vient de Charlie dont je commence à apprécier de plus en plus l'intrigue et l'intrigant ménage à trois qui se prépare, entre lui (et contre son gré), Marcy et Daisy (ravie de revoir Carla Gallo depuis Carnivàle au passage). Ajoutons à cela le fait que Marcy dépense tout le pécule en drogues, on se rapproche de plus en plus du point de non-retour, accéléré par une Daisy qui ne fait qu'attirer des ennuis depuis que Charlie l'ait pris sous son aile.

En bref, une nouvelle fois, l'épisode vaut surtout pour l'intrigue tout à fait correcte des Runkle. Par ailleurs, la série a enfin abandonné ses intrigues répétitives et tout est fait pour que la saison 2 soit meilleure que la première.

Note : 11 / 20

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27 juin 2009

Harper's Island 1x08 : Gurgle

Harper_Island_1x08

Cet épisode aurait du s'appeler "bling-bling" en fait. La série est obligée de nous offrir des explosions et des morts de partout pour nous intéresser - ce qu'elle réussit - mais cela annonce le retour en force de l'aspect nanaresque de la série.

On commençait à piquer du nez devant Harper's Island, si bien que je m'étais amusé dans les deux reviews précédentes à analyser les épisodes détail par détail, telle une œuvre télévisuelle. Mais ici, tout part en vrille et il serait fastidieux de continuer sur ce procédé. L'élément déclencheur s'appelle Madison... Vous savez, la seule gosse de tout le casting, fille unique de Shéa, maman poule. Vous vous souvenez aussi que cette dernière était toujours en train de surveiller ses moindres gestes : Madison, ne touche pas aux parterres de fleurs ! Madison, ne casse pas la porcelaine de tata Trish ! Madison, ne parle pas de ton père sur ce ton ! Mais il faut reconnaître que la gamine avait raison puisque, si elle avait laissé un peu d'air à sa fille, elle aurait pu s'occuper des affaires adultérines de son mari. Mieux, l'absence de Richard ne l'inquiète absolument pas ou du moins, elle ne s'en est jamais posée la question et ce n'est que quelques jours plus tard qu'elle apprend que son mari est mort, accroché à un arbre... Soit. Quoiqu'il en soit, tout l'épisode se concentre sur la recherche de Madison et le grand blond, traîne des pieds en grognant, ce qui est tout à fait compréhensible.


Sully : If we miss the boat 'cause of this little...
(Si on loupe le bateau à cause de cette...)


Ca s'arrêtera ici car si la série est nanaresque, elle n'est pas totalement politiquement incorrecte et insulter un gosse, ce serait tendre la perche à certaines personnes. En outre, il ne faut pas s'acharner sur cette petite. Après tout, comme répond Danny à Sully :


Danny : Come on, man, she might be freaking out somewhere. She saw her grandfather almost cut in two yesterday.
(Arrête, elle doit être morte de peur. Elle a vu son grand-père quasiment coupé en deux, hier.)


Ce n'est pas tous les jours qu'une gamine voit son grand-père coupé en deux, on se doit d'être compatissant. Harper's Island est une série d'exception pour cela justement, pour ses dialogues que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Mais aussi parce qu'elle ne vit pas dans son époque mais à la décennie dernière, avec qui ce qui fait maintenant le propre des séries B : des coupures d'électricité, un orage menaçant, une forêt lugubre. Quant au cerveau de Chloe, il fonctionne en même temps que le vieux groupe électrogène de l'île, c'est-à-dire presque jamais. Mais presque jamais n'est pas jamais et quand la lumière revint au domaine de Harper's Island, elle arrive à la conclusion que le tueur les tuera un par un, conclusion que personne ne partage.

Comme quoi, les personnages de cette série peuvent être sensés. Ainsi, ils décident d'annuler le mariage en voyant qu'un quart des invités manquent à l'appel, tués un par un. J'avoue, je n'aurais pas pris une meilleure décision si j'avais été confronté au même problème. Par contre, je me pose beaucoup de questions quant à la production de cette série qui doit s'attirer les foudres des associations de protection des animaux avec, aujourd'hui, le petit chien de la blonde carbonisée du deuxième épisode, qui tremble de froid. Mais ce chien est maléfique tant il porte malheur : il a amené sa propriétaire dans un piège où elle a été aspergée d'essence et dans cet épisode, il amène le shérif Mills vers un autre piège, celui du monstre défiguré, qui le blesse sérieusement à la jambe. Mais qu'importe, recueilli par ledit monstre défiguré, il oublie sa jambe dégoulinante de sang pour contempler un journal intime, celui de Wakefield ou que sais-je. Et pour prouver que Harper's Island n'est pas un nanar stéréotypé, les scénaristes nous confirment que le tueur en série n'est pas forcément celui que l'on croit, ce type marginal laid qui rejette sa souffrance sur les autres ; mais plutôt sur l'un des personnage autour duquel le fil rouge tourne : Henry Dunn. Tout laisse à penser qu'il est le tueur en série mais Harper's Island fera tout pour noyer le poisson, en faisant passer le poissonnier, justement, comme complice. De toute façon, que ce soit Henry ou un autre, le tueur en série ne peut être seul tant il est omniprésent sur l'île. Et gageons que l'on aura un dénouement cousu de fil blanc. Si tous les meurtres concerneraient apparemment Abby, on pourrait en déduire une explication idiote selon laquelle Henry se serait épris d'Abby et tuerait tout ceux qui auraient eu des doutes. Et Jimmy, le poissonnier, ferait figure de concurrent. Les deux hommes montrent leurs atouts à Abby et concourent pour le titre de meilleur tueur en série. Après tout, le stéréotype du bad boy qui séduit toutes les femmes n'est pas mort.

En bref, Harper's Island est de retour en tant que nanar et il ne faut pas rougir du "plaisir coupable" qu'il procure de par ses idioties. On entrerait désormais dans le vif du sujet.

Note réelle : 10.5 / 20
Note nanaresque : 14 / 20

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25 juin 2009

Weeds 5x02 : Machetes Up Top

Weeds_5x02

Est-ce moi ou cet épisode réchauffe des intrigues des années précédentes ? Doit-on craindre que Weeds passe par la saison 5, l'annus horribilis que toute autre série aurait connue ? Nous n'en sommes qu'au deuxième épisode et déjà, des appréhensions apparaissent.

Avoir laissé Nancy seule chez elle, après les départs de toute sa famille, n'était donc pas une bonne idée et c'était prévisible : cet épisode ressemble en tout point à ce que l'on a déjà connu du temps de la saison 3, à savoir U-Turn qui était le maître chanteur de Nancy qui avait noyé tout son stock, mort subitement, au plein gré de cette dernière. Le schéma de l'homme qui exerce sa puissance contre Nancy Botwin pour la sanctionner d'une erreur qu'elle a commise se retrouve ici, deux ans plus tard. Il n'est plus tant question de drogue dans cette série ou du moins, très indirectement : Esteban ne peut pardonner à Nancy de l'avoir balancé à la DEA. Mais Nancy a beau se conduire comme une salope, elle n'en est pas pour autant superficielle ; je dirais même qu'elle est extrêmement complexe tant certaines réactions sont étranges, comme le plaisir qu'elle semble afficher dans une scène de viol à la fin de l'épisode ; une scène qui se passera de commentaires. Par ailleurs, le portrait qui est dépeint du personnage est paradoxal d'un épisode à l'autre : là où elle était prête à porter l'enfant d'Esteban pour sauver sa peau dans le season premiere, elle semble complètement découragée dans ce deuxième épisode et fait même part de ses vraisemblables tentatives de suicide quand elle était plus jeune. Cela ne lui correspond pas et à mon sens, Nancy serait plus crédible en assassin qu'en femme suicidaire. Il faut dire qu'elle est en train de mettre une vie en danger, celle de l'enfant qu'elle porte, à boire et fumer sans se préoccuper de sa santé. À quoi bon, sa grossesse n'est qu'un prétexte et une occasion pour provoquer Esteban.

Mais si la partie de Nancy se fait globalement regarder, il n'en est absolument rien du reste, à commencer par Andy qui se tape la sœur de sa belle-sœur (la sœur de Nancy donc) sous les yeux d'un Shane dix fois pire que son frère. D'ailleurs, concernant ce dernier, ça ne vole pas bien haut, à l'image du vol de ce papillon (de synthèse sûrement) qui suscite la curiosité innocente de Doug. Lui et Silas nous emmènent vers un champ de cannabis et leur altercation avec la propriétaire est fort peu intéressante, tout comme l'idée que Silas a eue. Mais celle qui me fait le plus de peine s'appelle Célia dont l'intrigue ressemble à une caricature de la captivité d'Ingrid Betancourt dans laquelle les rôles sont inversés. Mais pour finir sur une note positive, on peut noter la scène d'humour noir - et finalement, dans l'esprit politiquement incorrect de la série - où Célia présente à Rudulfo la collection organisée de ses armes en tout genre.

En bref, un épisode qui, s'il devait être regardé, ne devrait l'être que pour Nancy et son intrigue plus ou moins acceptable. Le reste est d'un ennui abbysal. En outre, pour tous les personnages, la situation ne bouge pas d'un iota.

Note : 9 / 20

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22 juin 2009

[Humour] Viewer discretion is advised

Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour vos messages de soutien en cette période de baccalauréat et par la même occasion, souhaiter un bon courage pour la fin des épreuves à mes homologues qui attrapent des torticolis face à des sujets ô combien intéressants.

Les temps sont durs... Le baccalauréat n'est pas terminé ; la crise économique a encore des répercussions ; Sarko est toujours président, sa bande de bras cassés s'acharnent sur un texte mort-vivant au doux nom d'Hadopi, tel un gosse se battant dans un bac à sable et les Iraniens baignent dans le sang pour une cause qui ne sera sans doute jamais entendue. Tant des pessimisme... Heureusement qu'il existe toujours des sites Internet rigolos. J'en ai sélectionné un qui peut intéresser les sériphiles quand même :

Parents Television Council
(en anglais)

Soucieux du bien être des Américains, il est là pour vous conseiller, pour ne pas tomber dans les pièges. Ainsi, j'ai suivi leurs conseils à la lettre et, du haut de mes 17 ans, je dois me limiter désormais à Friday Night Lights (dommage que je l'ai abandonnée), Parks & Recreation et Pushing Daisies (dommage qu'elle soit terminée). Bien entendu, pour ceux qui se le demanderait, 7 à la maison (7th Heaven) écope d'une pastille verte et ce, malgré l'utilisation de termes violents, tels que "hell" qui, bien que rare, est considéré comme un terme violent.

La quasi-totalité des séries des grands networks figure parmi la liste et certaines séries du câble aussi. Ainsi, Nip/Tuck a été élu "pire programme câblé de la semaine" une dizaine de fois, au même titre de Skins. Breaking Bad écope de deux nominations. C'est tout à leur honneur. Considérons qu'il s'agit là de récompenses.

Quoiqu'il en soit, vous ne regarderez plus les séries comme avant.

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16 juin 2009

Saison 201 du Bac en France : J-2 !

Malgré une audience risible de 622 000 adhérents chaque année et malgré son décalage temporel par rapport aux autres années, le Bac revient pour sa 201e saison et nous offre, comme à l'accoutumée, un season premiere de 4 heures insipide puisque portant sur la philo. Mais la production a estimé qu'il valait mieux répartir tous les épisodes de la saison sur une seule semaine... De vrais incompétents n'est-ce pas ?! Ils nous font chier depuis 2007.

Tout cela pour dire que je serai absent du 16 juin au 26 juin, jour de mes oraux ; puis éventuellement du 7 au 11 juillet si je passe au rattrapage. Et comme si je m'y suis pris à la dernière minute, je profite de chaque moment pour réviser, ce qui fait que le blog ne sera pas mis à jour durant cette période.

Et pour tous ceux qui le passent aussi...

Pause_Bac

... Croisons les doigts ! Sur ce, je vous dis à bientôt.

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14 juin 2009

True Blood 1x02 : The First Taste

True_Blood_1x02

À l'heure où j'écris cette critique, la saison 2 débute le soir-même. Et pourtant, une question me turlupine : qu'est-ce que True Blood apporte en plus par rapport aux autres séries pour mériter une deuxième saison ? Je me suis posé cette question durant ce deuxième épisode.

En fait, je remets le concept même de la série en question car cette culture autour des vampires m'intéresse relativement peu, l'histoire d'amour qui en découle entre Sookie et Bill encore moins. Mais tout n'est pas à jeter, j'aime le fait que l'histoire se déroule dans un contexte moderne, loin des clichés. On peut par exemple citer l'émission télévisée au début de l'épisode dont l'argumentaire ressemble étrangement à celui contre les homosexuels, d'autant plus que le principal opposant est un religieux : Pourquoi les vampires jouiraient-ils des mêmes droits que les gens normaux ? On pourrait remplacer le mot "vampires" par "homosexuels", ce serait exactement pareil. Mais je ne reviendrais pas là-dessus, j'en ai déjà parlé dans la critique du pilot. Mais cet aspect est, en définitive, très secondaire puisque l'on préfère nous ennuyer dans l'amourette qui se dessine entre les deux protagonistes et ce, dès le début qui résout le cliffhanger. Anna Paquin a beau être mignonne avec ses dents du bonheur, je ne succombe pas à son charme et son jeu me laisse froid. De même, le personnage qu'elle interprète n'a rien de particulier... du moins de par sa personnalité. Il semblerait effectivement que la petite soit plus qu'une simple télépathe étant donné la force surnaturelle qu'elle dégage contre ses oppresseurs. Mais finalement, le meilleur de l'épisode lui revient, ses flashbacks sur sa télépathie sont très intéressants et tout aussi drôles. Quoiqu'il en soit, elle semble prise une fois de plus au piège, dans un nouveau cliffhanger.

On ne peut pas dire que les acteurs excellent par leur jeu mais l'atmopshère est tout de même pesante, notamment pendant la scène du dîner chez la grand-mère de Sookie et Jason. Ce dernier personnage est en fait le plus intrigant en plus d'être plutôt mignon. Présenté comme un simple Don Juan qui passe d'une femme à une autre, baisant chacune d'elles sauvegement, son histoire semble un peu plus compliquée que cela, comme en témoigne les morsures sur ses "victimes". Mais paradoxalement, on peut remarquer que son image se reflète dans les miroirs (un plan insiste sur ce fait, quand il se pointe lui-même avec le doigt) et dans les caméras alors que normalement, si je connais bien mes classiques, l'image d'un vampire ne se reflète pas dans le miroir. Ainsi, même s'il n'en présente pas toutes les caractéristiques, Jason est apparemment vampire au fond de lui. Mais, en même temps, un vampire était apparu sur la cassette de la sex tape de Maudette. J'ignore s'il s'agit d'une incohérence des scénaristes ou s'ils ont jugé qu'ils pouvaient adapter et réécrire librement la légende des vampires. Après tout, la caméra n'était pas un objet contemporain de l'époque à laquelle la légende a été écrite !

En bref, un épisode qui prouve que les scénaristes connaissent (plus ou moins) leurs classiques mais qui ne va pas plus loin. Quand True Blood commencera-t-elle réellement ?

Note : 11.5 / 20

Posté par Fabulio à 20:38 - True Blood - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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