Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

07 juillet 2011

Nurse Jackie 3x02 : Enough Rope // 3x03 : Play Me

NJ 3x02

Quel épisode pauvre ! Pauvre en action, pauvre en paroles, pauvre en instants un tant soit peu amusants… L’ambiance tendue au All Saints Hospital n’y aide pas puisque chacun a quelque chose à reprocher à l’autre. Cet épisode est donc un florilège d’excuses, de moments de réconciliation ou d’échecs. Cooper échoue à se faire pardonner aux yeux de Sam et Eleanor revient péniblement à moitié convaincue des excuses de Jackie. Les patients, quant à eux, se suivent et se ressemblent : la mère de famille qui doit se débrouiller sans son mari et qui est débordée par ses enfants et le vieux qui demande à ce que l’on ne le réanime pas. Je n’y mettrai pas ma main à couper mais il me semble que l’on a déjà eu à faire à un autre patient qui demandait le droit de mourir. Bref, les consultations médicales sont somme toute banales mais dépeignent assez bien la réalité des hôpitaux qui est faite de ces petits bobos habituels. La personnalité de Jackie est heureusement là pour dynamiser l’épisode et ce, dès le début de l’épisode où elle fait trébucher un type en skate qui se croit tout permis. Mais c’est surtout dans l’art de mentir que Jackie exerce son talent puisqu’elle trouve un prétexte pour que Eddie vienne travailler au All Saints et comme à l’accoutumée, Kevin n’y voit que du feu.

En bref, la routine est maitre mot dans cet épisode qui nous plonge dans l’ennui. Sitôt vu, sitôt oublié.

Note : 9 / 20

 


NJ 3x03

Malheureusement, l’épisode précédent n’était pas une unique erreur de parcours puisque cet épisode récidive en nous offrant vingt-cinq minutes peu passionnantes. Il faut dire que la série a fait un très mauvais choix, celui de mettre en avant son personnage le plus fade, à savoir Zoey. Et en tandem avec son Lenny, l’ambulancier. Par conséquent, deux personnalités aussi faibles ne pouvaient pas donner lieu à de très bonnes scènes. Zoey a reçu, d’une manière peu délicate, la clé de l’appartement de Lenny et comme bien souvent dans une série, dans ce genre de situations, cela laisse place à de nombreuses interrogations, toutes moins intéressantes les unes que les autres. Elle hésite de ses sentiments autant que j’hésitais à passer ces scènes. Les autres membres du personnel restent fidèles à eux-mêmes : Coop essaye d’acheter l’amitié de Thor après avoir échoué à acheter celle de Sam tandis que Gloria s’insurge contre le vol des statues de la chapelle de l’hôpital. Des histoires on ne peut plus anecdotiques. La seule scène qui a retenu mon attention est celle du retour du témoin du larcin de drogues commis par Jackie sur une personne en crise d’épilepsie. Ce dernier tente de faire face Jackie à son addiction… en vain… pour l’instant. Par contre, l’arrivée de la sœur de Kevin était parfaitement dispensable. Ca sent le cliché de la belle-sœur un peu trop lourde qui aime picoler et fumer pour oublier qu’elle a été larguée. Un cliché vraiment tenace, d’autant que les scénaristes ont, de manière peu subtile, l’idée de la faire rencontrer auprès d’Eddie pour nouer, peut-être, une future relation qui rendra verte de jalousie Jackie.

En bref, Nurse Jackie est toujours dans l’accessoire, dans ces scènes un peu futiles et anecdotiques, parfois marrantes mais le plus souvent non.

Note : 9.5 / 20

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06 juillet 2011

Desperate Housewives 7x22 : And Lots of Security... // 7x23 : Come on Over for Dinner

DH 7x22-23

Les season finales ne sont vraiment pas le fort de Desperate Housewives puisque, toutes saisons confondues, ils ont tous été plus ou moins décevants ; plus ou moins prétentieux ou à l’inverse plus ou moins modestes. Celui-ci, par exemple, se veut plus modeste mais gagne-t-il pour autant mon approbation ?

Toute cette saison, les scénaristes se sont amusés à remuer le passé des personnages ou de la série elle-même. En faisant revenir Paul, Desperate Housewives a voulu tirer un trait définitif sur son intrigue. Une décision que l’on saluera tant le tandem Paul-Felicia est médiocre. Heureusement, le dénouement de l’histoire est moins pénible que je l’aurais cru. Je m’attendais à ce que Susan ne pardonne pas à Paul et qu’elle soit l’instigatrice de son départ, aidée par Felicia. C’était une hypothèse que j’avais développée depuis le début de la saison, quand Paul avait préparé son petit plan machiavélique. Etrange retournement de situation, la série a décidé de faire de ce personnage plus une victime qu’un coupable. Ca change des Dave Williams et autres méchants bas de gamme qui étaient condamnés, dès le début de la saison, à partir la tête baissée, au grand bonheur de tous. On sort du schéma gentil-méchant pour construire un trio ambigu entre Susan, Felicia et Paul, lequel n’est ni réellement un gentil, ni réellement un méchant. Desperate Housewives sort un peu de ses schémas gamins et clichés pour acquérir un peu de maturité. Au final, l’issue est la même : Paul retourne à la case prison pour le meurtre de Martha Hubert et Felicia meurt… d’un accident de voiture (le parfait prétexte pour faire disparaître un personnage). En temps normal, je me serais révolté contre une telle facilité mais un personnage aussi détestable et creux comme Felicia ne mérite que de l’indifférence.

Ce n’est pas aujourd’hui que le couple Tom-Lynette se séparera. Mais alors, si l’éventuelle séparation n’a pas eu lieu durant ce season finale, toutes les prémisses de cette histoire sont inutiles. Celle-ci arrivera sûrement en début de saison prochaine, même si je reste très dubitatif quant à cette éventualité. Quoi qu’il en soit, leurs différends conjugaux ne passionnent guère. Les scènes du « voyage romantique » étaient rébarbatives et d’ailleurs, de voyage, cette escapade n’en a que le nom car la série a été trop fainéante pour filmer des scènes à l’extérieur. On sait les personnages de Desperate Housewives très casaniers, à la limite de l’agoraphobie mais ils auraient pu faire un effort pour leur season finale. En tout cas, leur décision de divorcer a l’air plus ou moins sérieuse. Mais combien de couples ont-ils envisagé de divorcer avant de revenir sur leur décision ? J’ai bien l’impression que cette dernière piste sera privilégiée.

Karl Mayer s’y est essayé, il en est mort. Keith s’y est essayé, il est parti. Combien de temps restera Chuck ? Certainement autant que les scénaristes auront besoin de lui pour se concocter une intrigue pleine de mystères. Le premier des mystères est néanmoins d’ores et déjà élucidé : il n’est pas gay. Le deuxième aussi : son partenaire (professionnel) l’a trompé avec sa femme. D’ici là, les scénaristes lui trouveront une troisième chose à sa charge. Sans doute utiliseront-ils son statut d’inspecteur pour sortir les housewives d’une situation difficile… En tout cas, l’intérêt de cette relation nouvelle est totalement nul pour l’instant.

S’il fallait déterminer laquelle des quatre protagonistes s’en est le mieux sorti, je voterais sûrement en faveur de Gabrielle. La roue tourne même si elle ne lui est pas souvent favorable. Venu directement de son passé, le beau-père de Gabrielle qui a abusé d’elle sexuellement revient pour ce double season finale. L’intrigue avait déjà été lancée au moment où Gabrielle s’était rendue sur sa prétendue tombe. Et depuis, rien à l’horizon, jusqu’à ce qu’il apparaisse comme par enchantement, comme la série sait bien le faire. Désormais armée, Gabrielle obtient le contrôle sur lui, ce qui donne lieu à une scène bien jouée de la part d’Eva Longoria (dont on n’attendait plus grand-chose pourtant). En toute fin de série, le beau-père, qui n’a pas réellement de regret, tente de récidiver, sitôt arrêté par Carlos qui le tue sur le coup. Evidemment, Bree se saisit de la situation pour se réconcilier avec Carlos, de la même façon que Lynette avait, durant la saison 6, sauvé de l’accident d’aéroplane la fille de Gabrielle pour se réconcilier avec elle d’un litige dont j’ai oublié les tenants et aboutissants. Et sans doute, utilisera-t-elle son nouveau petit ami inspecteur pour leur faire sortir de cette galère et permettre à Carlos et Gabrielle de plaider la légitime défense.

En bref, régime sec pour Desperate Housewives qui nous offre un season finale somme toute banal et assez moyen. Quelques pistes sont envisagées mais rien n’est réellement avancé. La fin de la série approche et il sera certainement plus intéressant de suivre la prochaine saison.

Note : 11 / 20

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02 juillet 2011

Weeds 7x01 : Bags

Weeds 7x01

Une série qui nous quitte sur une facilité scénaristique ne peut que revenir sur une autre facilité. Pour sa septième saison, Weeds se veut audacieuse… Qu’en est-il réellement ?

Comme convenu, Nancy est en prison, un endroit qu’elle a si souvent évité de très près pour des raisons multiples. Mais pour un homicide, même involontaire, avec délit de fuite, elle sort sous conditionnelle à peine trois ans après ! Décidément, le juge a été extrêmement clément. Bref, trois ans après, nous revoilà, après avoir fait un bond dans le futur, avec une Nancy qui quitte sa camarade de cellule pour une autre prison qui n’en a pas le nom mais où ses faits et gestes sont épiés. Sa compagne d’infortune lui aura laissé un cadeau particulier, une valise remplie d’armes diverses et variées. On n’en voit pas trop l’utilité pour l’instant, à moins que Nancy ait, elle, une idée particulière de la manière dont les utiliser. Ou alors, se dirige-t-elle vers le commerce d’armes ? D’un commerce illégal à un autre en quelque sorte… Je reste à convaincre. Nancy est libérée de toute pression puisque Esteban est mort, à son plus grand bonheur. En tout cas, Nancy est bien seule à New York et pour cause, le reste de la troupe a déménagé à Copenhague comme prévu. Tandis qu’Andy prévoit d’être élu à la « ville libre de Christiania » par… des anarchistes (d’où le paradoxe amusant), les deux rejetons vaquent à leurs occupations : comme un grand, Shane s’était trouvé une Danoise pour vivre tandis que Silas continue à s’exhiber. Finalement, rien n’a changé en comparaison avec autrefois.

En bref, un épisode qui enchaîne les facilités mais qui a le mérite de rafraîchir la série même si elle enchaîne – également – les déménagements pour ce faire. Pas vraiment drôle, ni réellement palpitant, cet épisode ouvre très moyennement cette nouvelle saison.

Note : 10 / 20

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01 juillet 2011

True Blood 4x01 : She's Not There

True Blood 4x01

True Blood soigne beaucoup mieux ses entrées que ses sorties même si ça ne se tient qu’à peu de choses près. Cette quatrième saison suivra-t-elle le même parcours hasardeux que la saison précédente ?

Un changement notable a eu lieu entre les deux saisons, il est d’ordre temporel. Arrivée au pays des fées, Sookie découvre que le temps défile beaucoup plus vite que dans le monde réel. Sa rencontre avec son grand-père qu’elle n’a pas vu depuis vingt ans, alors qu’il n’est en réalité présent dans le monde des fées que depuis quelques heures en atteste. En bonne rebelle qu’elle est, Sookie se refuse à goûter le fruit de la lumière et se jette dans un ravin pour retrouver ledit monde réel. Entre son arrivé et son départ du pays des fées, il s’est passé plus d’un an et finalement, c’est véritablement le seul intérêt que l’on peut trouver à ce monde féérique. C’est une manière astucieuse et plus originale (avec en prime des effets spéciaux assez spectaculaires) d’annoncer un bond dans le futur qu’un simple écriteau « Un an plus tard » sur fond noir. Mais bien souvent, les bonds dans le futur manifestent une perte de vitesse d’une série. Ce n’est pas systématique même si ça ne le sera pas forcément pour True Blood, d’autant que le genre fantastique dans lequel elle s’inscrit l’autorise à ces écarts.

L’année que Sookie n’a pas connue a été riche en événements : d’abord, son frère Jason, devenu policier, a vendu la maison de sa grand-mère et travaille aux côtés d’Andy qui compense son abstinence à la consommation d’alcool par la consommation de V. Chassez le naturel, il reviendra au galop. De son côté, Jason continue à faire vivre la communauté de Crystal sans savoir ce qui est advenue à cette dernière. Non pas que son sort soit intéressant mais dans la logique des choses, il aurait été mieux qu’on ne le passe sous silence. En tout cas, il est fort à parier qu’une partie de la saison, sinon sa totalité, sera consacrée à cette communauté qui séquestre Jason dans le congélateur. Soit. En outre, Lafayette découvre son pouvoir et le milieu des sorciers Wiccans, accompagné de Jesus. L’occasion de sortir les squelettes du placard et plus particulièrement celui d’Eddie, le vampire ventripotent homosexuel qui a été drainé lors de la première saison.

En fait, c’est une succession de ce genre de faits creux et incompréhensibles pour le moment que l’épisode nous offre. Par exemple, Tara est partie de Bon Temps affronter sa nouvelle petite amie (!) sur les rings du pays. En bonne série gay-friendly qu’elle est (et qu’elle revendique haut et fort jusqu’aux oreilles du plus mal entendant), True Blood n’hésite évidemment pas à montrer les ébats des deux femmes. Elle semble vouloir définitivement tourner la page et sa mine choquée en apprenant le retour de Sookie le prouve bien. Sam, lui, suit officiellement des cours de gestion de la colère. Officieusement, il a rencontré d’autres métamorphes avec lesquels il s’amuse. Autrement, ça ne nous apprend rien de nouveau, c’est un non-événement. À l’instar d’Arlene qui a bien entendu déjà accouché de son bébé (ce qui lui évitera des faux-ventres durant toute la saison) dont elle s’inquiète des penchants sadiques.

Rien de bien nouveau enfin du côté des vampires. Hoyt et Jessica vivent maintenant ensemble même si leur couple bat de l’aile en raison des pulsions de Jessica. Le grand inconnu de cette saison s’appelle Bill. Avec Sookie, il ne fait qu’une brève apparition avant de vaquer à son occupation nouvelle, celle de roi de Louisiane. L’épisode ne nous renseignera pas davantage, les détails risquent de venir au compte-goutte comme à l’accoutumée. Mais d’un côté, ce n’est pas plus mal que Bill et Sookie fasse une pause dans leur relation, ça évitera qu’ils aient à se chamailler comme deux ados. Pour finir ce grand tour d’horizon, Eric est celui qui a racheté la maison de la grand-mère Stackhouse, ce qui lui permet « d’obtenir » Sookie, au grand dam de cette dernière.

En bref, un épisode riche et bien réalisé mais qui n’est en réalité qu’une succession de paroles et faits creux qui nous renseignent a minima sur les pistes de cette quatrième saison. Le problème de ce genre d’épisodes qui annoncent un bout dans le futur, c’est qu’il est nécessaire de faire le tour de tous les personnages, y compris pour dire qu’il ne s’est rien passé d’intéressant entre-temps. L’épisode tient là sa faiblesse.

Note : 11.5 / 20

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Desperate Housewives 7x20 : I'll Swallow Poison on Sunday // 7x21 : Then I Really Got Scared

DH 7x20

Marc Cherry nous avait promis un retour aux sources, il ne s’est pas trompé puisque sept ans après le début de la série, on a encore et toujours une Lynette qui voudrait définitivement castrer son mari ambitieux, une querelle entre Paul et Felicia, une Bree qui donne des leçons d’éducation et une Gabrielle qui se lime les ongles. Vu de cet œil, rien n’a changé. Et en effet, c’est le cas, du moins pour deux personnages durant cet épisode, à savoir Lynette et Bree (en tandem avec Gabrielle). La première, avec Renee, entreprend son projet de décoratrice d’intérieur, quitte à assouvir les désirs les plus fous (et les plus puérils) d’un Tom devenu mégalomane. C’est l’habituel discours que la série nous ressort et je me demande même comment les scénaristes peuvent ne pas être lassés à écrire les mêmes lignes. Moi, ça m’ennuierait terriblement. De l’autre, Bree accueille Gabrielle accompagnée de ses filles et ses turbulences. Rien de bien nouveau à cet horizon, on a l’impression de revoir Bree en train de garder les enfants de Lynette sauf que ce sont maintenant ceux de Gabrielle qu’elle garde, en attendant que Gabrielle se réconcilie avec Carlos, ce qui se fait bien évidemment à l’issue de l’épisode. À côté de ça, Bree rencontre à deux reprises ce qui sera son prochain petit ami (qui, comme tous les petits amis de Bree, aura un lourd secret à cacher) : un inspecteur un peu cynique et sarcastique. À Wisteria Lane, les housewives ne restent jamais célibataires très longtemps…

Voilà quelques épisodes que Susan tire son épingle du jeu. Moins puérile et plus posée, elle redevient la personne d’écoute et généreuse qu’elle était dans la première saison. Enfin un retour aux sources réellement positif. Mais malheureusement, la réaction de Paul quand celui-ci apprend que Susan et Mike vont racheter la maison est à l’image de ce qu’est devenue Desperate Housewives et de la mentalité des personnages : à chaque action, toujours une arrière-pensée, toujours un plan maléfique et égoïste qui se prépare. À la longue, ça devient lourd, la série gagnerait à être plus humaine, moins complexe, moins mécanique. Mais c’est comme si les scénaristes n’arrivaient pas à faire simple. Felicia représente très bien cet aspect de la série même si les quelques gags la présentant en train de goûter aux gâteaux qu’elle a elles-mêmes empoisonnés ou en train de vomir dans son sac – inimaginables dans les premières saisons – tendent à faire d’elle un personnage moins froid. Cette complexité de l’intrigue s’illustre à la toute fin de l’épisode, qui se termine évidemment sur un cliffhanger dans lequel Paul est victime d’un malaise cardiaque. Voilà ce qui peut se passer à l’avenir (même si j’espère me tromper) : à l’hôpital, Paul se fera faire une prise de sang qui montrera qu’il a été empoisonné ; il en accusera Susan qui lui a préparé ses repas ; une nouvelle guéguerre et de nouveaux plans maléfiques seront à l’ordre du jour avant que Paul ne finisse par être arrêté. L’inconnue de l’équation reste Felicia.

En bref, cet épisode est un pot-pourri de ce que l’on peut voir dans Desperate Housewives, dans ce qu’elle a de meilleur comme de pire, ce qui en fait un épisode assez moyen.

Note : 10.5 / 20


DH 7x21

À peu de choses près, mes craintes se sont confirmées en ce qui concerne Paul et Susan sauf que là où Paul s’est montré intelligent en préférant à d’éventuels plans personnels machiavéliques envoyer la police, Susan a été complètement stupide de prouver très simplement qu’elle n’est pas à l’origine de l’empoisonnement à l’antigel. Inévitablement, ça refroidira encore plus les relations entre Mike et Paul jusqu’à ce que ce dernier fasse quelque chose de répréhensible qui justifiera son départ d’une manière ou d’une autre. Dans Desperate Housewives, on est toujours dans ce climat haineux où les personnages se vengent, puis se vengent d’avoir été victime d’une vengeance, et ainsi de suite. Ca n’en finit pas et ça lasse. La série n’arrive plus à aborder les sujets simplement, je ne cesse de le répéter. Parfois, elle veut aborder de sujets simples mais elle le fait toujours de manière compliquée. En témoigne la querelle entre Lynette et Tom qui finit sur un divorce éventuel, selon les dires du monologue de fin de Mary-Alice. D’un côté, c’est improbable en raison de la solidité de leur couple mais de l’autre, ça peut être une ébauche d’intrigue de season finale et d’intrigue de la huitième saison. Sans revenir sur les petits conflits peu passionnants entre Tom et Lynette pour savoir qui organisera les prochaines vacances, les scénaristes touchent quand même un point intéressant à développer, à savoir la mégalomanie de Tom, ivre de pouvoir et d’argent. Intrigue classique mais qui peut fonctionner à ce stade de la série.

Autre relation conflictuelle mais beaucoup plus romantique, celle entre Bree et l’inspecteur Chuck. Il n’a peut-être pas le cynisme de Rex Van de Kamp ou la folie de George Williams, mais il se démarque un peu plus d’Orson et Keith. Je suis resté un peu perplexe quant à la réaction de Bree qui accepte volontiers d’être assimilée à une prostituée pour parler de sa souffrance. Une réaction assez inattendue de sa part, c’est suffisamment rare de la part d’un personnage de cette série si prévisible pour être souligné. Ceci étant, cette relation entre Bree et son inspecteur est bizarre... elle ne peut finir qu’en eau de boudin… comme toutes les relations que Bree a connues. Quant à Gabrielle qui doit faire face aux cauchemars de sa fille, c’était d’un intérêt totalement nul. Juste un prétexte pour faire entrer, pour le season finale, un personnage mystérieux qui tourne autour d’elle.

En bref, c’est plus ou moins le même épisode que le précédent, avec des intrigues creuses, quelques bonnes répliques mais une articulation trop mécanique. Le season finale n’est pratiquement pas préparé, ce sera la seule surprise de la saison.

Note : 10.5 / 20

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30 juin 2011

United States of Tara 2x06 : Torando // 2x07 : Dept. of Fucked Up Family Services

UST 2x06

La tornade est devenue comme un passage obligé dans les séries américaines ou du moins, le prétexte parfait pour organiser à l’improviste un huis clos. La famille Marshall et leurs compagnons d’infortune homosexuels se retrouvent donc piégés au sous-sol. Ces moments où tous les protagonistes sont ensemble de manière significative sont plutôt rares, c’est donc une bonne façon de passer en revue chacun d’entre eux. Et comment mieux se passer en revue que de se laisser, avec ou contre son gré, analyser par Shoshana. Cette dernière est certainement le double le plus dangereux de tous, bien plus qu’un Buck qui s’en va vers d’autres femmes. Déjà mal en point, Charmaine voit son petit secret sur la paternité du bébé envoler en éclats et arriver aux oreilles de tout le groupe. Charmaine ne risque pas de pardonner ce geste, d’autant qu’elle reste très sceptique quant à la « maladie » de Tara. Pour elle, Tara et Shoshana ne font qu’une et ce qui sort de la bouche de l’une est forcément sorti de la bouche de l’autre. En se confiant à Shoshana, Max risque lui aussi d’en subir les frais même si, dans ce cas, les conséquences seront surtout positives pour le couple. Les autres personnages sont en retrait bien que Marshall confie sa détresse à Hany. Entre une « petite amie » qui refuse la séparation, quitte à se contenter d’être abstinente et à accepter que Marshall se tourne vers d’autres garçons et une mère qui déraille très souvent, il n’est pas étonnant de le voir aussi perdu. Seule Kate parait sûre d’elle, sûre de ce qu’elle fait, sûre de ce qu’elle a envie de faire bien que son petit délire de la Princesse Valhalla Hawkwind commence sérieusement à lasser.

En bref, une petite tornade aux conséquences moins petites. Cet épisode, agréable à regarder, le sera d’autant plus pour les amateurs de huis clos.

Note : 14 / 20

 


UST 2x07

La gueule de bois causée par la tornade est terrible pour la famille Gregson et plus particulièrement pour Tara qui a le déplaisir de se réveiller sur la tombe de Donald Hubbard, son voisin qui s’est donné la mort en début de saison. Apparemment, cette mort n’a pas juste été un prétexte pour que Max lui rachète sa maison ; les conséquences sur l’état mental de Tara ne semblent pas négligeables. Tout simplement, l’état mental de Tara se dégrade au fur et à mesure des épisodes, les apparitions des doubles sont plus nombreuses mais aussi tout aussi furtives. Et pour couronner le tout, un assistant social sur commande vient sonner chez les Gregson pour constater si les enfants sont maltraités. Et c’est évidemment à ce moment, le pire qui puisse être, que Tara est victime d’une crise de dissociation, laissant réapparaître Alice, laquelle aurait été la plus convaincante lors de la visite de l’assistant social. Mais la situation tourne au vinaigre quand Gimme revient. La transformation semble provenir d’échanges houleux entre Marshall et sa petite amie décidément un peu trop collante. Une hausse du ton a sans doute provoqué cette transformation. United States of Tara gagnerait à donner une logique – si tant est qu’il y en ait une – aux apparitions des doubles de Tara en développant leurs causes et circonstances afin de savoir ce qui pousse un double à ressortir plutôt qu’un autre. Mais la famille de Tara semble elle-même aussi les ignorer. L’improvisation de Max, de Charmaine, Marshall et Kate à la fin de l’épisode est à la fois amusante et dramatique quand on voit dans quel état Tara est maintenant plongée. Le reste de l’épisode est peu intéressant, entre le retour de l’agaçant Lionel « Cheveux de Paille » qui me sort par les yeux et le petit délire de Princesse Valhalla Hawkwind qui continue... À la rigueur, le petit accrochage entre Charmaine et Max ainsi que Neil est à noter. J’avais peur que Charmaine ne cache la vérité pendant des lustres mais heureusement, Max lui a coupé l’herbe sous le pied. Ainsi, Neil demande à Charmaine d’avorter. Affaire à suivre.

En bref, jusque là le meilleur épisode de la saison. Drôle, dramatique et particulièrement riche en péripéties, on aurait aimé qu’United States of Tara nous en offre plus souvent.

Note : 15 / 20

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29 juin 2011

Californication 4x02 : Suicide Solution // Californication 4x03 : Home Sweet Home

Californication 4x02

Le choix du titre de cet épisode est pour le moins explicite, on ne risque pas de s’y tromper. Après un season premiere vulgaire et décevant sur tous les points, la série a mis de l’eau dans son vin pour offrir un épisode plus intimiste, plus posé et surtout beaucoup moins gratuit. Cela coïncidant avec le fait que Sasha prend moins de place qu’auparavant mais dans les scènes dans lesquelles elle apparaît, elle est forcément nue. Elle n’est ni plus ni moins qu’un objet sexuel et j’ai eu peur que le plan sur les nombreux médicaments de cette dernière dans la salle de bains ne soit un prélude à un éventuel approfondissement du personnage, où la série tenterait de se poser les questions dont on se fout comme savoir pourquoi elle s’est vue prescrits tous ces médicaments et qui elle est réellement. La réponse, je viens de la donner : un objet sexuel, ni plus ni moins. En réalité, Hank se sert dans la pharmacie de Sasha pour se faire le cocktail suicide médicaments + alcool. Et c’est assez surprenant car on ne pensait pas le personnage aussi désespéré. Force est de constater cependant que sa relation avec sa fille Becca a des répercussions beaucoup plus dangereuses que celle qu’il entretient avec Karen. La lettre de suicide que lui écrit Becca est aussi sobre que touchante. Si l’on connait déjà l’issue de cette tentative (qui sera vaine), il y aura certainement un déclic chez Karen et Becca.

En bref, un épisode au ton plus grave qui empêche à la série de tourner de nouveau en rond.

Note : 13.5 / 20

 


Californication 4x03

La tentative de suicide de Hank a échoué, comme convenu. Et comme convenu, Karen se rapproche de ce dernier. En suscitant la pitié, il a réussi à se réconcilier avec elle mais comme convenu – une fois de plus – l’histoire finit mal. En réalité, on ne compte plus les fois où le couple s’est réconcilié avant se déchirer à nouveau. Mais à l’issue de cet épisode, on se demande bien comment Karen pourrait, une fois encore, pardonner à Hank tant la relation est instable. En outre, alors que tout laissait à penser que Hank tentait réellement de se suicider, il avoue à demi-mot qu’il s’agit plutôt d’un accident d’ivresse. Je ne comprends pas quel est l’intérêt de Hank à mentir à ce sujet puisque l’histoire en finit presque aux mains entre Karen et lui. Finalement, le seul intérêt qu’il peut trouver réside en une nouvelle bouffée d’inspiration à l’écriture du scénario. Hank se remet au travail et ce n’est pas pour déplaire Charlie qui, en attendant, se tourne les pouces quand il ne s’attèle pas à des sodomies avec la première venue. Marcy trouve elle aussi son compte en Stu.

En bref, l’histoire est amenée à se répéter, cet épisode fatidieux en est la preuve.

Note : 10 / 20

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20 mai 2011

Desperate Housewives 7x18 : Moments in the Woods // 7x19 : The Lies Ill-Concealed

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7x18 : Moments in the Woods

D’habitude, ce genre d’épisodes vient en toute fin de saison mais force est de constater que les scénaristes n’ont plus (à juste titre) cette patience et qu’ils se décident enfin à écrire les lignes du final à l’avance. Cet épisode est donc celui des révélations et des fautes que l’on reconnait. Elles peuvent être hypocrites comme l’a fait Felicia d’une part. Je ne me souvenais plus à quel point son personnage est détestable et caricatural ; le registre est le même depuis qu’elle est au casting, elle reste dans la même haine que Paul Young. Et ça fait sept ans que ça dure, après une pause de quelques saisons. J’ai bien peur qu’elle ne sorte gagnante à l’issue de cette saison mais au moins, cette intrigue sera close une fois pour toutes. D’autre part, après une pause toute aussi longue, Andrew – ou plutôt Bree – révèle qu’il est responsable de la mort de Juanita Senior. C’était assez inattendu et la révélation a le mérite d’être faite de manière posée, sans cliffhanger ou tout autre attrape-nigaud. Ricardo Antonio Chavira tire en particulier son épingle du jeu ; rares sont les fois où l’on a vu Carlos aussi remonté, avec ce regard inquisiteur et glacial, tel un vautour. Ceci étant, la série aurait gagné à exploiter le huis clos au chalet de montagne de manière à mieux mettre en valeur ladite révélation. Au lieu de cela, on nous passe sous silence la discussion entre Carlos et Andrew. Dommage. Toujours est-il que les conséquences sont terribles pour l’amitié qui nouait les Van de Kamp aux Solis puisque Carlos s’interdit, à lui et à sa femme, de côtoyer Bree à qui il reproche d’avoir couvert son fils. Il est très probable que ce conflit ne soit que temporaire ; il ne reste qu’à savoir combien de temps il durera. Trois épisodes tout au plus ?

Lynette et Susan sont là sans être là. Lynette joue un rôle que l’on connait déjà dans Desperate Housewives, celui de la femme choyée par son mari toujours absent, le rôle qu’a longtemps joué Gabrielle. L’argent coule à flots chez les Scavo (il a de toute façon toujours coulé à flots dans cette série pour n’importe quel prétexte) puisque Tom a d’ores et déjà une prime de 100 000 dollars, rien que ça. Le prix à payer ne le sera sûrement pas pendant très longtemps ; les scénaristes se lassent très vite d’une situation. Tôt ou tard, Tom reviendra sur sa décision, j’en mets ma main à couper… Ou juste un doigt devant le manque d’ambitions nouvelles pour les personnages. De l’autre, Susan s’amuse de la chance dont elle bénéficie, à l’instar de toutes ses voisines. Equipée d’un rein tout neuf, elle rend une (dernière) visite à son compagnon d’infortune qui l’avait d’abord envoyée sur les roses. Depuis, les deux sont devenus étrangement copains comme cochons et au moment où Dick meurt, Susan verse des larmes de crocodile, pleurant sur la chance dont elle bénéficie au détriment des autres. C’est vrai qu’elle est à plaindre.

En bref, c’est malgré tout un épisode très divertissant, dans la moyenne haute de cette saison 7. L’axe Solis-Van de Kamp est de loin le plus intéressant et il permet enfin de faire sortir Bree du décor.

Note : 14.5 / 20


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The Lies Ill-Concealed

C’est un plaisir de retrouver des sensations que l’on pensait avoir perdues en provenance d’une série. L’introduction de cet épisode est pour le moins hilarant. De manière très sobre, Susan rêve qu’elle couche avec… Paul Young. Sans doute la scène n’aurait pas été drôle si ça n’avait pas été Paul Young, lui qui est tellement froid pour ne pas dire glacial. C’est en quelque sorte le dernier personnage auquel on penserait dans le lit de Susan ! L’explication de ces rêves érotiques avec Paul est somme toute très simple mais se tient quand même : Susan culpabilise d’avoir reçu le rein de Beth et souhaite pour se racheter consoler au maximum le mari endeuillé de cette dernière. L’inconscient fait le reste du travail. Susan finira par aider Paul et oublier les différends qu’elle a connus avec lui, malgré la désapprobation de Mike. Par ce geste, il n’y a ni arrière-pensée, ni manipulation, ni autre complot et c’est typiquement le genre de scènes qui manque à Desperate Housewives, qui complique sciemment toutes ses scènes. C’est beaucoup moins réussi en revanche pour Lynette qui continue à vivre en tant qu’épouse subissant le carcan d’une burqa symbolique. Une drôle de comparaison mais pas si idiote que cela.

J’ai du mal à comprendre l’intérêt de l’implication de Karen comme témoin du meurtre maquillé de Felicia… Ca sonne comme un prétexte pour que les deux femmes se côtoient. Ceci dit, il n’y a pour l’instant aucun complot d’organisé contre Paul et c’est déjà ça de gagné. En revanche, Bree et Gabrielle, elles, complotent contre Carlos pour pouvoir se voir. Il faut dire que l’interdiction est stupide quand on sait que les deux femmes habitent face à face. Braver l’interdit était inévitable et ma foi, les scènes ne sont pas aussi lourdes que d’habitude. J’ai même apprécié celle où Gabrielle tente de faire la recette du gâteau renversé à l’ananas sous les conseils téléphoniques de Bree et sous les yeux d’un Carlos un poil moins naïf. Mais cet effort est anéanti lorsque Gabrielle s’apprête à passer un week-end avec Bree. Un ultimatum est posé à Gabrielle qui doit choisir entre Carlos et Bree. La réponse est elle aussi inévitable : elle choisit son amie, chez laquelle elle se réfugie. La tension est pour le moins palpable.

En bref, ce sont ces quelques bons épisodes, rares mais quand même présents, qui m’incitent à continuer l’aventure de Wisteria Lane, après plusieurs saisons catastrophiques.

Note : 15 / 20

Posté par Fabulio à 18:00 - Desperate Housewives - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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19 mai 2011

United States of Tara 2x03 : The Truth Hurts // 2x04 : You Becoming You // 2x05 : Doin' Time

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2x03 : The Truth Hurts

On accélère la cadence dans le suivi d’United States of Tara et c’est d’autant plus facile que la série nous aide par l’intermédiaire d’un épisode plus dynamique et plus intéressant. Amorcée l’épisode dernier, la relation entre Buck et Pammy prend une ampleur dangereuse pour ne pas dire malsaine. Pammy est un boulet. Pas dans le sens que l’on croit, à savoir de personnage qui ralentit une série. Non, elle est le boulet de Tara et pire que cela, elle déstabilise complètement la famille Gregson qui s’était pourtant trouvé un certain équilibre ces derniers jours. Le retour de Buck prouve la persistance de la maladie de Tara et donc, le retour du déséquilibre de la famille. Si bien que Max en perd son calme. Lui d’habitude très posé malgré son gabarit s’acharne sur l’ouvrier qui était censé retaper la maison récemment acquise mais qui l’a en réalité bien arnaqué et bien volé. De l’autre côté, les jeunes suivent leur bonhomme de chemin : Marshall a sa crise « hétérosexuelle » tandis que Kate s’amuse avec ses nouveaux amis hippies. Et Charmaine, n’en parlons pas, elle reste dans son monde. L’épisode vaut surtout pour la relation entre Buck et Pammy. Boulet de Tara par excellence, elle n’a pas compris la demande de rupture de Tara et, au contraire, elle est capable d’ignorer son trouble de la personnalité pour le plaisir d’être avec Pammy. D’autant que l’on ne sait pas comment aurait pu réagir Buck après la rupture à laquelle il aurait été contraint. Tara est donc dans un coriace guet-apens.

En bref, enfin un épisode bien écrit pour United States of Tara. De nouvelles problématiques sont posées et la série suscite de nouveau autre chose que l’ennui : la curiosité.

Note : 14 / 20


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2x04 : You Becoming You

Pam s’éclipse à l’occasion de ce deuxième épisode mais le problème, lui, est toujours là : Tara a menti à Max sur sa condition de santé et ce dernier peine à l’accepter. Et par conséquent, il la contraint à contacter un psy pour traiter une bonne fois pour toutes ce trouble. Tara dira qu’elle se fait suivre par le psy d’un des deux voisins gays sans que l’on ne la voie ni l’entende, de quoi évidemment se poser des questions. Et la réponse est pour le moins surprenante : Tara se confie tout simplement à son double ! Ou du moins, c’est ce que l’épisode peut sous-entendre. S’il s’agissait juste de la représenter une fois de temps en temps, cela n’aurait pas beaucoup d’intérêt. En revanche, ce que l’on reproche à la série plus globalement, c’est de parler du passé apparemment si traumatisant de Tara au compte-gouttes : je ne préconise non pas un déballage total de la vie de Tara mais des faits plus concrets, surtout quand on s’approche de la moitié de la deuxième saison… La série a quand même du potentiel quand on y pense, avec ces doubles originaux qui mènent leur vie (sociale ou professionnelle) comme ils l’entendent. Mais elle ne l’exploite pas assez, les doubles de Tara sont peu mis en avant. Ce temps, pourtant si précieux, est gaspillé à nous raconter comment Marshall n’arrive pas à bander devant une fille, comment Charmaine compte aménager sa nouvelle maison et comment Kate passe ses journées avec son amie. Ca nous fait quand même une belle jambe ! Espérons tout de même que Marshall ne fera pas l’énorme erreur de se rapprocher de cet épouvantail de Lionel bien que j’ai peur d’avoir déjà ma réponse…

En bref, un nouveau double de Tara fait son entrée. On n’en demandait pas tant, il était préférable avant cela de mieux mettre en valeur les autres doubles. Ceci dit, l’épisode est correct même si malheureusement, on reste encore à l’état des non-dits en ce qui concerne Tara…

Note : 13 / 20


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2x05 : Doin' Time

Cet épisode est plus introspectif que les précédents mais les informations relatives à Tara découlent encore au compte-goutte. La lenteur a toujours fait partie de l’écriture d’United States of Tara, ce qui est assez paradoxal avec le format qui supposerait un rythme plus accéléré. Bref, il se dégage toujours une odeur de brouillon dans cette série et surtout on sent l’incapacité de la série à exploiter tous les personnages, alters de Tara y compris. Où est donc passée Alice ? Même T. me manque, c’est dire… Shoshana Schœnbaum est un alter moins déluré que les autres, ce qui est sans doute un peu normal compte tenu les circonstances de son apparition. En fait, Shoshana paraitrait presque comme le soutien dont Tara a besoin mais qu’elle ne peut avoir. Rendue responsable, fautive même de sa propre maladie, Tara trouve dans Shoshana la confiance du bien fondé des actions de Tara et la déculpabilise. Aux yeux de sa famille, Tara est donc un danger pour elle-même, un danger qui s’alimente lui-même et contre lequel il est très difficile de lutter. Même Max est séduit par le discours de ce nouvel alter à qui il finira par se confier. Shoshana devint dès lors le messager de Tara alors que d’habitude, c’est Tara elle-même qui est l’intermédiaire – et donc le messager – de ses propres alters. Ces derniers prennent de plus en plus de place dans la famille, au point de créer des conflits entre Max et Tara. Max qui, après son bref séjour en prison, rencontre Pam qui le défie d'avoir une emprise sur Buck. Ce petit crépage de chignons pour Tara est pour le moins amusant et original car ils ont beau être de sexe opposé, ils se battent tous les deux pour le coeur d'une femme. Enfin, accessoirement, les autres membres de cette famille désunie continuent à survivre comme ils peuvent : Marshall peine à larguer sa copine tandis que Kate continue à s’amuser en tournant cette fois-ci une vidéo ridicule déguisée en Princesse Valhalla Hawkwind. Ah et puis, j’en parle car c’est censé – je dis bien « censé » nous intéresser – le futur rejeton de Charmaine n’est pas de Nick mais de Neil.

En bref, la partie consacrée à Tara et ses alters est globalement intéressante. Le reste est parfaitement dispensable. Comme d’habitude finalement…

Note : 13 / 20

Posté par Fabulio à 01:57 - United States of Tara - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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17 mai 2011

Skins 5x03 : Mini // 5x04 : Liv

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Il y a si peu à dire sur un tel épisode… Skins s’intéresse pour son troisième épisode sur la pouf, énergumène féminin exclusivement intéressée par les « trucs de filles » : les mecs, les fringues et le maquillage. Et c’est exactement ce que l’on retrouve dans cet épisode. On frise l’histoire ridicule de la cheerleader qui sort avec le quaterback. À la sauce britannique, ça donne plutôt la fille qui organise un défilé de mode et qui sort avec le joueur de rugby. Elle noue une relation assez particulière avec ce dernier puisqu’elle garde sa virginité, de peur de perdre son mec qui risque, selon l’idée reçue, comme tous les mecs, de partir avec avoir « tiré son coup ». Sa mère l’a élevée ainsi puisqu’elle-même est abonnée aux « coups d’un soir ». Mais à force d’attendre, le mec finit par coucher avec la meilleure amie de Mini, Liv. Comme je ne cesse de le répéter, les meilleures amies sont ces filles qui ont déclaré leur amitié pour l’éternité mais qui sont les premières à se trahir mutuellement. Quoi qu’il en soit, cette histoire est élevée au rang d’affaire d’Etat qui occupe l’intégralité de l’épisode. Lorsque l’on est une fille superficielle, c’est en effet le genre d’histoires qui nous occupent tout l’esprit. Quitte à fermer les yeux sur ce qui parait évident pour confirmer les doutes après avoir couché avec le mec en question.

En bref, un épisode à la Gossip Girl.

Note : 8.5 / 20


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Suite directe à l’épisode précédent, Skins s’intéresse maintenant à Liv et bien heureusement, il ne s’agit plus de revenir sur le petit adultère entre amies qui a été commis. Ce qui aurait été extrêmement fastidieux. En réalité, cet épisode s’inscrit dans la lignée de ces épisodes qui n’ont aucun intérêt scénaristique et qui contentent de suivre au jour le jour les personnages sous l’emprise de la drogue. Un épisode bizarre somme toute où l’on suit patiemment et de manière hébétée les péripéties des personnages, sous fond musical. Ce genre de scènes, très longues, qui n’ont d’autre intérêt que d’être accompagnées par de la musique, sont de plus en plus nombreuses à mesure que la série vieillit. C’est un manque d’imagination sans doute, un moyen de combler les histoires de chacun qui sont de plus en plus creuses. Finalement, cet épisode théoriquement centré sur Liv, profite davantage à Matty, personnage mystérieux que l’on a entrevu dans les épisodes précédents et qui se présentera comme le frère de Nick. Je m’attendais à ce que Matty soit un personnage plus marginal et en ce sens plus original mais en fin de compte, la série nous sert ce que ses personnages font habituellement : boire, fumer et baiser. Et on peut ajouter voler à cette petite liste de tâches.

En bref, cet épisode est très représentatif de la série. Suivre un ado paumé dans ses déboires, telle est sa mission. Et si l’épisode est meilleur que le précédent, c’est une approche très superficielle que l’on propose du personnage, la faute à ces nombreuses scènes « muettes ».

Note : 11 / 20

Posté par Fabulio à 22:50 - Skins - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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