10 mai 2008
Dr House 3x23 : Le petit con
Avant-dernier épisode de cette troisième saison de Dr House et tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il est dommage de ne pas avoir été servi par des épisodes comme celui-ci pendant cette saison, parfois en demi-teinte.
Le cas médical de l'épisode est enfin intéressant ; il s'agit ici d'un adolescent, accessoirement très bon joueur d'échecs qui frappe d'une violence extrême son adversaire qu'il a pourtant battu et suite à cela, il est victime d'horribles maux de tête. Mais ce qui le caractérise, ce n'est pas sa maladie mais son irrespect total et son antipathie. Un Grégory House plus jeune et donc, les voir s'affronter les deux est un pur moment de plaisir. L'adversaire du jeu d'échec et les médecins ne sont pas les seuls à être victimes de l'irrespect de ce petit con, la mère aussi. Evidemment, un gosse comme ça, ça incite l'avortement... Sa mère a bien conscience que son fils est un petit con et quand on lui dit que sa personnalité a peut-être été modifiée à cause de la maladie, elle éprouve une joie immense. En attendant, pour diagnostiquer la maladie, on passer par le même rituel mais ici, pour je ne sais plus quel motif, House prescrit des champignons hallucinogènes au patient qui montre son pénis en érection mais également ses petites testicules que n'a pas loupé Cameron il faut dire. Alors que Chase, Cameron et Foreman (qui fait quelques interventions) se concentrent sur des analyses scientifiques pour déceler la maladie, House préfère aller voir le patient de ses propres yeux pour vérifier son hypothèse, ce qui est au passage très contradictoire avec ce qu'on disait de House en début de première saison, comme quoi il n'allait jamais voir le patient pour diagnostiquer. Mais ma foi, je préfère largement ce contact entre patient et médecin. La partie d'échecs est très intéressante et on remarque que House, en plus d'être un bon médecin, est un très bon joueur, comme il est très bon joueur de piano. Le petit con lui dit être allé au bluff en annonçant échecs et mat. Les convulsions arrivent au bon moment car on sait bien que House ne veut pas se tromper et encore moins, se tromper face à quelqu'un, et encore moins face à un petit con. Ainsi, il couche son roi en cachette et réfléchit pendant longtemps à la partie... Finalement, la partie n'était pas terminée et le patient n'est donc pas si bon joueur d'échecs que ça. En tout cas, ce qui est vrai, c'est sa personnalité qui n'est, malheureusement pour la mère, pas un symptôme de l'intoxication au fer.
En parallèle, on continue de nous emmerder avec la démission de Foreman mais ici, sa démission est bien gérée et permet de donner lieu à des répliques très drôles et ironiques de House. Foreman a vu son entretien d'embauche étrangement annulé et il veut savoir qui sait. Il pense à House mais ce dernier pense à Cuddy qui pense à Wilson qui pense à Cameron qui pense à Chase. Inutile d'aller plus loin, il faut suivre sa première intuition et sans surprise, on apprend que c'est House le responsable, qui n'a pas envie de dire directement à Foreman qu'il veut qu'il reste. Et cela passe par par de nombreux sous-entendus, toujours drôles et par les actions de House qui veut prouver à Foreman qu'il n'est pas prêt à se lancer dans une carrière solo... La scène finale en témoigne, vu que Foreman continue ses analyses alors que la maladie a été diagnostiquée. Finalement, il y a un autre con dans cet épisode, c'est bien Foreman qui se fait ridiculiser par House.
En bref, un très bon épisode, avec enfin un cas médical intéressant à suivre. L'épisode est d'autant plus marqué par des répliques de House très drôles. Tout est maintenant préparé pour le season finale.
Note : 17 / 20
09 mai 2008
Desperate Housewives 4x14 : Opening Doors
Qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer devant cet épisode... Vous allez croire que je crache mon venin à chaque épisode de Desperate Housewives qui me déplait mais autant dans l'épisode précédent, je voyais ce que je voulais voir, sans trop me concentrer sur les défauts de l'épisode, autant là, les défauts sont clairement visibles.
On est très loin de la qualité de la première saison et je me demande même si la saison 4 n'est pas la pire de toutes alors que j'étais très optimiste au début de celle-ci. Desperate Housewives semble être devenue la caricature d'elle-même avec des personnages de plus en plus superficiels, la série est devenue moins sérieuse et beaucoup plus légère et le jeu des acteurs prend un coup de vieux, c'est à croire si à la fin de la série, les acteurs joueront comme on jouait dans les films muets. La première saison et un peu la deuxième me manquent, elles ont été les seules à me faire rire avec des scènes mémorables et me donner des frissons dans le dos. Mais depuis, Desperate Housewives est castré.
- Par contre, si il y a bien un personnage qui n'a pas beaucoup changé, c'est Susan. Teri Hatcher surjoue beaucoup trop et son personnage est lui aussi la caricature de lui-même avec des réactions toutes aussi puériles les unes que les autres. Exit Mike, son addiction et son accident, on se concentre sur la grossesse de Susan. Lors d'un cours, elle rencontre à nouveau Karl qui fait, à l'instar de la troisième saison une apparition totalement inutile. Ce dernier présente sa nouvelle vie qui ne peut être meilleure que celle qu'il a eu avec Susan, avec une belle et riche professeur en droit, elle aussi enceinte. L'intrigue est vraiment cousue de fil blanc et ce n'est pas sans rappeler les intrigues de Gabrielle ces derniers épisodes qui s'est foutue de la gueule de son mari à deux reprises avant de sortir un motif bidon qui explique qu'elle réagisse ainsi, en pleurs dans ses bras. On avait aussi cette intrigue avec Susan, lors du 4x10 où elle profite des services d'une amie juste parce qu'elle le rappelle ce qu'était un foyer. C'est très hypocrite et pas du tout crédible. Là, c'est exactement la même chose pour un motif différent mais tout aussi bidon : Elle s'invente une vie parce qu'elle a peur que Mike retombe dans ses dérives passées. Mouais, bof, il y a d'autres manières de se remonter le moral au lieu de passer par quatre chemins.
- Hormis ces intrigues cousues de fil blanc, il y a une caractéristique propre à Desperate Housewives qui m'énerve d'épisode en épisode, c'est le chantage qu'on nous sert encore et encore, avec le même procédé. Autant les histoires de chantage étaient drôles et bien gérées dans la saison 1, autant là, la série nous montre à quel point elle n'a plus de couilles et ça passe par Lynette qui subit le chantage de Kayla dont l'absence ne m'avait pas du tout gêné. J'ai toujours détesté son personnage, c'est une "peste sans saveur". Vu que Kayla est un peu sadique, Lynette veut l'emmener chez un psy sauf qu'à la dernière minute, Kayla lui fait du chantage et prévient Lynette que si elle va jusqu'au bout, elle irait dénoncer les jumeaux Scavo à la police. La Lynette qui n'a pas froid aux yeux des saisons précédentes s'est volatisée et succombe au chantage d'une gamine de 11 ans. En tout cas, elle a vraiment mis au monde des jumeaux stupides, l'histoire du parapluie est stupide. Qu'on nous vire cette gamine rapidement.
- Bree ne sert vraiment plus à rien depuis quelques épisodes, depuis l'accouchement de Danielle en fait et ce, au profit d'Orson. On le sait, Bree a viré Orson de chez elle et elle ne l'accepte chez elle qu'à une seule condition : Qu'il aille se dénoncer à la police. Au temps de la saison 3, les scénaristes voulaient se débarrasser d'Orson pour refiler un nouveau mec à Bree. Si il part vraiment en prison pour les yeux de Bree, ce serait non seulement stupide mais aussi très dommage. Les personnages de Desperate Housewives ne sont pas vraiment bien exploités. Du coup, Orson se rend chez Eddie et là, comme c'était très prévisible, le baiser entre les deux, un peu éméchés. Là, on peut vraiment douter du statut d'Orson dans la suite de la série. Comme par hasard, Bree est arrivé pile au même moment et a donc vu ce péché se produire.
- C'est étrange mais la seule intrigue qui m'a un peu intéressé, c'est du côté de Gabrielle qui loue une chambre de sa maison à une jeune étudiante, une fois de plus un personnage mystérieux. Exit donc la cécité de Carlos et place aux problèmes financiers du couple Solis... Des problèmes financiers bien moins importants que dans la première saison, c'est fort dommage. Encore une fois, on passe par quatre chemins pour vérifier si Ellie est une prostituée et Gabrielle sort du placard le couple gay pour vérifier. Mais Ellie a apparemment un autre secret dissimulé mais quel est-il ? Je m'en fous un peu mais je dois avouer qu'un nouveau personnage de ce genre apporte un peu de fraicheur, même si j'appréhende une Xiao-Mei n°2 (dont l'intrigue avait été complètement foirée à partir du moment où l'on a mis en scène l'adultère entre elle et Carlos).
- Qu'est-ce que c'est mou du côté des Mayfair... Le secret m'intéresse encore moins en voyant cet épisode et la confrontation entre Katherine et son ex-mari aurait pu être intéressante si il s'était vraiment passé quelque chose. Et puis, c'est bien une idée d'américain de planquer un revolver dans un tiroir de la cuisine.
Note : 8 / 20
05 mai 2008
Dexter 1x08 : Shrink Wrap
Un épisode particulier pour Dexter, le genre d'épisodes qui n'est pas spectaculaire à voir mais qui marque un véritable tournant dans la série. J'aime de plus en plus la série... De là à dire que c'est ma série préférée est plutôt précoce au bout de huit épisodes mais si la qualité est de mise, il n'y a pas de raison qu'elle ne le devienne pas.
Le plus intéressant dans cet épisode, c'est sans doute la partie consacrée à la psychologie de Dexter. Jamais un épisode de Dexter n'est assez aussi loin dans son approfondissement. Depuis le début de la série, Dexter est un personnage très ambigu à cerner, il l'est toujours mais alors qu'il s'est montré d'un froid polaire depuis le début, on voit qu'il n'est pas aussi infaillible qu'il en a l'air. Et cela passe, tout d'abord, par la mort d'une femme, qui vient compléter la liste des patientes suicidées du docteur Meridian. Comme on pouvait s'en douter, il prend rendez-vous avec lui pour cerner le personnage et comme on pouvait aussi s'en douter, il utilise une fausse identité pour l'entretien. Mais là où c'est intéressant, c'est que seul le nom est finalement modifié, ce que raconte Dexter est véridique, lui qui d'habitude se cache et prend la distance avec les gens, comme le fait signaler le thérapeute d'ailleurs. Et finalement, Dexter ne fuit pas la réalité et cela se voit par le fait qu'il ne tue pas tout de suite le psychiatre après avoir vu qu'il avait cependant conseillé le suicide à trois de ses patientes ; c'est un peu étrange de dire ça, comme si tuer était monnaie courante (du moins, pour Dexter oui) mais il n'avait encore agi de la sorte. En revanche, j'ai peut-être oublié un détail mais je n'ai pas vu le rapport avec le fait que ces trois femmes étaient puissantes. De plus, j'ai été un peu déçu de la facilité avec laquelle Dexter a réussi à avoir l'entretien de ces trois femmes et avec quelle facilité il s'introduit dans le bureau... Mais ça reste un détail après tout. Dexter prend du recul avec tout le monde et même avec lui-même mais finalement, ça lui retombe dessus quand le thérapeute lui conseille de lâcher prise mais Dexter vit très mal cette expérience et c'est là qu'on voit qu'en se remémorant ses victimes et les pulsions qu'il a pu avoir, il ne considère pas la tuerie comme un jeu ou une chose qu'on peut prendre à la légère. Il est finalement moins froid que les épisodes avaient pu laisser penser mais de là à parler de remords, j'en doute quand même. Même si le thérapeute l'a aidé, notamment à clamer son statut de serial-killer, ce dernier connaitra le même destin que les autres.
Il est aussi beaucoup question de la relation entre Dexter et Rita dans les entretiens avec le thérapeute et j'ai été heureux que l'ex-mari de Rita apparaisse au second plan dans cet épisode car l'intrigue du papa en conditionnel qui a changé et qui veut s'occuper de ses enfants m'a assez ennuyé. Ainsi, la relation entre Dexter et Rita s'améliore mais ce qui est intéressant, c'est que Dexter aimait Rita pour sa fragilité et que si elle devient heureuse, il ne risque pas d'être aussi épris pour elle.
Toujours soucieuse de son image auprès des médias, Laguerta fait tout pour prouver que Perry n'est pas le tueur à glaces et on a des entretiens une fois de plus plutôt intéressantes. On discrédite aussi Laguerta au profit de Doakes, ce qui n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour moi, ayant toujours du mal à cerner le personnage de Doakes. J'ai bien aimé quand Laguerta montre une tête décapitée d'un autre tueur visiblement à Perry qui est effrayé et montre qu'il ne voulait que son heure de gloire et que le tueur à glaces court toujours.
En effet, il court toujours et tout ce qu'on peut dire, c'est que l'habit ne fait pas le moine. Dans l'épisode précédent, on s'était intéressé à la nouvelle relation entre Debra et le prothésiste. Ce n'est sur la relation en elle-même qu'il faut s'arrêter mais sur le twist qui est pour le moins surprenant. On y apprend qu'il est le tueur à glaces. On a donc déjà identifié ce meurtrier au bout du huitième épisode ? Ce n'est pas une mauvaise initiative après tout, ça évitera les surprises de dernière minute qui rendent un season finale parfois trop lourd à digérer. C'est très très ingénieux d'avoir choisi le prothésiste comme coupable car tout colle dorénavant : Pour éviter d'éveiller les soupçons, il élabore les prothèses de Tucci qu'il a lui-même amputé ; le prend comme patient pour s'intéresser à l'avancement de l'enquête le concernant et flirte avec Debra, sûrement par intérêt si il sait qu'elle est la sœur de Dexter, pouvant, une fois de plus, éviter d'éveiller les soupçons sur lui et en plus, en savoir plus sur Dexter. Très ingénieux comme choix, d'autant plus que le statut de prothésiste colle plus au personnage de tueur à glaces qui ampute sans sang plutôt que le statut de geek dérangé de Perry. Par contre, je n'ai rien compris de l'histoire du forum Internet sur lequel Dexter se rend... Mais au moins, ça a permis de savoir que le tueur à glaces et lui communiquent.
En bref, à première vue, l'épisode n'a rien d'exceptionnel et il paraît même moyen mais en prenant du recul, on se dit à quel point tout est bien géré, autant la psychologie de Dexter que l'enquête mais à l'instar de Pushing Daisies, si on ne reste pas très bien concentré, on se perd et tout n'est pas forcément bien saisi... C'est le seul reproche que j'adresserais à cet épisode.
Note : 15 / 20
03 mai 2008
Six Feet Under 5x06 : Rainbow of Her Reasons
Six Feet Under est le genre de séries dans laquelle on voit parfaitement l'évolution d'un événement se dessiner au contraire d'autres et pourtant, j'ai trouvé que cet épisode marquait une rupture avec ce qui a précédé.
- C'est également ce genre de séries qui n'a pas de résumé à chaque début d'épisode et par conséquent, il est très difficile, voire impossible dans mon cas de me souvenir de la morte du jour qui est tombée d'une falaise lors d'une randonnée avec Sarah, la sœur de Ruth. IMDB informe qu'elle est apparue dans un épisode de la saison 2, je ne me souviens vraiment pas puisque visiblement, ce fut une apparition anecdotique. Accessoirement, c'est elle qui a dépucelé Nate quand ce dernier avait 15 ans et elle presque 20 de plus, ce qui a suscité de Ruth une certaine haine. Alors qu'elle était habituellement oubliée et anecdotique, la mort prend ainsi une ampleur non négligeable.
- Mais Nate ne s'attarde pas à celle qui l'a dépucelé puisqu'il a mieux à faire chez lui. En effet, Billy est de retour, plus collant que jamais. J'ai été un peu déçu de cette partie de l'épisode car j'ai l'impression qu'on stagne beaucoup, surtout en ce qui concerne Billy qui n'a pas évolué depuis la première saison, il est dans cet épisode au même stade qu'il l'était lors de sa première apparition : Il squatte chez Brenda, ne prend plus son traitement et fait chier son monde. Brenda et Nate apparaissent donc comme simples victimes au lieu d'être acteurs de leur propre partie.
- Aucune allusion n'est cependant faite de Billy dans la partie consacrée à Claire. À mon avis, ce sera elle qui évoluera le plus cette saison puisqu'elle murit et on épargne ses remarques d'adolescente. Là, on peut dire qu'elle est enfin devenue une femme. Pas seulement grâce à son boulot mais grâce aux décisions qu'elle prend. En attendant, elle se repose un peu sur ses lauriers en pensant obtenir une bourse pour ses études et, en attendant, travailler dans une boîte déprimante, étouffée dans un costume. Dans Six Feet Under, ils sont tous bizarres ; on n'échappe pas à la règle de la boîte dans laquelle Claire travaille. En tout cas, sa partie m'a fait beaucoup sourire même si elle n'est finalement pas très utile. Mais en recevant la réponse de la commission, elle apprend qu'elle n'obtiendra pas de bourse et qu'elle devra se démerder pour payer ses études. C'est l'intrigue qui fut la plus intéressante à suivre en outre.
- Suis-je obligé de parler de la femme de Rico, Vanessa ? On nous fait tellement chier avec leur séparation que le retour de Rico à la maison serait presque une provocation... Malgré tout, la partie avec la fille au pair est intéressante à suivre.
- On saute toutes les procédures du côté de David et Keith et c'est plutôt étonnant. Je m'attendais à une longue procédure d'adoption pour quelques épisodes pour finalement, que le droit d'adoption leur soit octroyé vers la fin de la saison mais finalement, j'ai été agréablement surpris. Comme prévu, le couple a du garder Anthony le mignon et Durell, son frère diabolique. Keith, en gros râleur, en a déjà marre d'être père et n'y va pas de main morte pour sanctionner ses enfants, c'est ce que j'aime dans les séries du câble qui n'ont pas de scrupules à montrer des scènes assez dures, même avec des enfants. De son côté, Keith voit tout cela comme un problème d'intégration et il en est de même pour l'assistance sociale qui trouve les enfants parfaitement heureux, ce qui est assez ironique, il faut dire mais c'est pourtant la réalité.
- Et j'en viens au gros morceau de l'épisode, à savoir Ruth. Je m'étais complètement planté en ce qui concerne mon hypothèse de la dernière critique. Je pensais que Ruth avait demandé à ses amies des conseils pour virer sa fille de chez elle en insinuant que c'était pour son mari. C'était bien pour son mari et j'ai été très étonné de la part de Ruth. George m'a fait bien pitié dans cet épisode... Ruth est finalement manipulatrice quand elle veut : Elle utilise la mort de Fiona (qu'elle déteste), l'amie de sa sœur, pour rester à la maison et passer du bon temps tandis que George ne se doute de rien. La fin de l'épisode est assez triste mais finalement, on se doutait un peu du dénouement de cette relation, elle ne faisait que présenter ses défaillances depuis le début.
En bref, un bon épisode mais peut-être le moins bon de la saison 5, ce qui n'est donc pas un reproche. La suite !
Note : 14 / 20
01 mai 2008
Desperate Housewives 4x13 : Hello, Little Girl
On grimpe tout doucement au niveau qualité et on remarque qu'on s'approche de la fin de la saison : Le ton est moins humoristique et on s'attaque à des intrigues plus lourdes, plus sérieuses et Desperate Housewives m'a toujours mieux convaincu dans le drame.
On garde cependant le même schéma que pour tous les autres épisodes : Le début de l'épisode est léger, parfois lourd, et on y concentre les personnages aux intrigues légères (ici, il s'agit de Gabrielle) et on concentre tout ce qui est plus sérieux vers la fin.
- Gabrielle monopolise assez l'épisode et c'est dommage car son intrigue est la seule tache sur le tableau. Devinez quoi ? Carlos est aveugle et Gabrielle en a marre. C'est le troisième épisode qu'on sort le même discours. À l'instar de Sœur Marie-Bernard et de Xiao-Mei, Gabrielle a ici une nouvelle rivale, Roxy, une chienne pour aveugles que Carlos s'est appropriée. Je n'ai pas vraiment aimé cette intrigue qui montre que Gabrielle restera toujours fidèle à elle-même car, après tout, elle est pareille depuis la première saison malgré une évolution dans la deuxième. Gabrielle profite donc de la cécité de Carlos pour kidnapper la chienne, qui ne l'aime pas du tout (et c'est visiblement réciproque), et la ramener au centre. Mais cette dernière revient et voilà, tout un épisode qui ne sert à rien, si ce n'est mettre en scène un nouveau personnage, cette fois-ci animal. La lourdeur de l'intrigue marche sur son côté humoristique.
- Comme Gabrielle, Susan est lourde mais contrairement à Gabrielle, ça ne se remarque qu'au début où, une fois de plus, Teri Hatcher nous montre à quel point elle sait surjouer, ce qui rend son personnage idiot. C'est un peu plus sérieux lors de l'arrivée de Julie qui confie (aussi rapidement soit-il) à Mike que c'est Orson qui l'a renversé. On veut mettre un terme à cette histoire et ce n'est pas plus mal, d'autant plus que le motif manque de crédibilité... D'ailleurs, depuis la fin de la saison 2, Orson est devenu un personnage bien moins antipathique, peut-être parce que tous ses soucis (Alma, Gloria, Monique, ...) sont partis. Il est presque touchant quand il pleure face à Mike qui lui demande des explications. Par contre, Mike n'a toujours pas compris que sa femme est stupide et que si on lui demande de garder quelque chose pour elle, elle allait s'empresser d'aller fouiner. Susan intervient donc chez les Hodge, ce qui laisse perplexe Bree et elle ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Comme je l'ai dit précédemment, les intrigues deviennent plus sérieuses vers la fin de l'épisode, c'est ce qui arrive ici. Bree vire, une deuxième fois, Orson de chez elle ; il faut dire que ce dernier lui a caché tellement de secrets que leur vie maritale repose plutôt sur une confiance aveugle. J'espère sincèrement que les scénaristes n'iront pas à nous débarrasser d'Orson pour la première fois qu'il est utile depuis le début de la saison. J'ignore si l'histoire est complètement terminée mais avoir remonté cette intrigue à la surface est une bonne idée ; que les scénaristes recommencent avec Art le pédophile, Felicia Tilman et les autres intrigues laissées en suspens, serait une très bonne nouvelle.
- À vrai dire, ils ont déjà commencé puisque, en effet, ils ont fait revenir Rick. Il s'en passe encore des choses de leur côté, comme du côté d'Orson et de Mike. Lynette a de plus de plus de doutes envers son mari Tom qu'elle connait pourtant très bien. À vrai dire, que Tom ait avoué être responsable de l'incendie aurait arrangé les choses plutôt que de les dégénérer, Lynette croyant dur comme fer à la franchise, peut-être plus qu'à sa nouvelle religion. J'aime beaucoup l'évolution de l'intrigue, notamment où Tom remet l'affaire Rick sur le tapis en disant à Lynette que lui aussi, il peut parler lentement pour augmenter la crédibilité de ses propos. Et Rick, de son côté, remue le couteau dans la plaie en faisant quelques avances à Lynette au poste de police. Situation très complexe pour elle, d'autant plus que ce n'est pas fini et que ça empire d'ailleurs. Il faut dire que la révélation de fin m'a étonné mais avec du recul, je me dis que ça manque un peu de crédibilité. en effet, les jumeaux Scavo sont les responsables de l'incendie du restaurant de Rick, ayant peur pour leurs parents. Lynette et Tom sont désormais dans l'une des situations les plus ambiguës qu'ils aient connu avec leurs enfants. Avoir incendié un restaurant bat tout ce que les enfants Scavo ont pu faire dans les deux premières saisons (sachant que dans la troisième, ils étaient très sages). Mais voilà quoi, des enfants mettre le feu à un restaurant tout entier est assez exagéré. À voir comme l'intrigue est gérée, en espérant sincèrement que la famille Scavo ne va pas en sortir sans séquelle et que Rick ne partira pas pour un motif débile.
- Je ne vais pas m'attarder sur l'intrigue des Mayfair car, même si on avance ENFIN, on reste un peu sur notre faim et je ne trouve pas l'histoire très intéressante a priori. Dylan se fait arrêter par un soi-disant excès de vitesse par un policier assez bizarre, qui la suit dans le parc. On apprend que c'est son père... Je me doutais bien qu'il n'était pas mort mais alors, qui Katherine a t-elle enterré dans le bois ? Je reste persuadé que Dylan a une place importante dans cette histoire, surtout dans la mort de cet individu. Et si le policier n'était pas le père de Dylan après tout, Adam ayant confié à Dylan que sa mère ne l'a pas assassiné ? En outre, il ne faut pas oublier non plus le trou dans le grenier qui n'est toujours pas expliqué. Tout est permis dans ce genre de série. À suivre...
Note : 15 / 20
28 avril 2008
Dr House 3x22 : Démission
Vive les titres d'épisodes qui spoilent, aussi bien en VF qu'on VO (Resignation). On se doute donc bien que le cas Foreman sera exploité ici et qu'on attendra pas le season finale pour avoir les grandes révélations. Ce n'est pas une mauvaise idée d'entamer les idées au préalable, à deux épisodes d'avance au lieu d'avoir tout pour le dernier et ça se confirme dans ce très bon épisode.
Donc, en effet, Foreman démissionne car il a la prétention de se dire qu'il devient comme House, ce qui est encore loin le cas puisqu'il est dénudé d'intérêt, au contraire de Grégory House qui est, selon moi, l'un des personnages les plus complexes de séries télévisées. Comme on pouvait s'en douter, House nargue, voire provoque Foreman sur sa décision, d'autant plus qu'il continue à travailler en attente d'un nouveau hôpital. Mais ce dont on peut moins se douter, c'est de la crédibilité de cette décision. On met fin, en deux épisodes, à ce que trois saisons a développé, en l'occurrence, ici, le personnage de Foreman. Le renvoyer si brutalement semble assez impromptu, du moins dans le cas d'une série télé. On verra ce que ça donne dans les deux derniers épisodes mais ce qui est sûr, c'est que je suis totalement indifférent de son éventuel départ, sans pour autant dire que j'en suis satisfait. Mais bon, voilà quoi, Dr House, c'est Grégory House et pas Grégory House et ses trois sous-fifres. Il n'empêche que House, qu'on connaît très lucide, doute de la crédibilité de la démission de Foreman mais ce dernier campe sur ses positions. En outre, je doute que la femme venue en consultation, accessoirement nutritionniste, que House a invité, rejoigne l'équipe car elle est peu utile. Il veut sûrement se sentir moins seul et taper son coup comme on dit et ça rejoint sûrement l'intrigue parallèle concernant House.
En attendant, j'en viens au cas médical : Une jeune femme karatéka, crache du sang sans avoir été touchée. On explore les possibilités habituelles mais pendant ce temps, on nous montre que la patiente s'inquiète de sa santé alors qu'en fait, le verdict tombe, elle a tenté de se suicider en ingérant une gélule dont elle savait être fatale. Et puis, comme d'habitude, House découvre la maladie vers la fin, en s'attardant sur un mot qu'il a prononcé. Il faudrait que j'essaye, ça m'aiderait peut-être dans mes devoirs qui sait. Donc, finalement, on nous fait croire qu'elle va mourir et une fois de plus, la faucheuse n'a pas rendu visite chez les patients de House. Au passage, son refus catégorique d'être l'oreille des parents de la patiente est tellement House.
À l'instar de la jeune patiente, House est décrit tout au long de cet épisode comme dépressif. Mais avant cela, House découvre que Wilson est très fatigué et que ça ne peut résulter que d'une dépression. Ainsi, il dépose les amphétamines dans l'un des deux gobelets de café et c'est assez drôle de voir à quel point on ne peut pas faire confiance House dans ces moments-là puisque Wilson prend le café que House ne lui a pas tendu et accessoirement, le café aux amphétamines. La suite est tout simplement hilarante pour Wilson quand il devient presque fou, surtout lors de sa consultation. Pendant ce temps, House est aussi sous l'emprise d'une drogue, à savoir un anti-dépresseur et j'ai adoré le moment où la patiente lui reproche de se marrer à l'annonce où elle va mourir, ce qu'il fait à son insu. L'hypothèse de la dépression de House n'est pas très surprenante : À travers certains éléments comme la fois où elle paye une prostituée ou quand il veut subir des électrodes ou encore, quand il saisit la poignée de la porte d'un café... Tant de scènes à la toute fin de l'épisode sur lesquelles on ne débat pas l'épisode suivant mais qui laisse à penser que House ne souffre pas seulement physiquement à cause de sa jambe mais aussi dans sa tête, étant très malheureux.
En bref, un très bon épisode qui lance les intrigues du season finale, qui seront développées dans le prochain épisode, déjà avant-dernier de la saison. En outre, cet épisode m'a fait beaucoup rire et il semble être un tournant dans cette saison, voire cette série.
Note : 16.5 / 20
25 avril 2008
Friday Night Lights 1x04 : Who's Your Daddy
Ça commence tout doucement à s'améliorer et maintenant, je me dis que j'étais peut-être un peu trop généreux avec la notation de l'épisode précédent. Après une révision des noms des personnages (Tyra, Lyla, ...), j'ai entamé ce quatrième épisode non sans appréhension je dois dire.
Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, à commencer par cette histoire de rivalité entre les Panthers et une autre équipe qu'ils vont affronter, je crois le vendredi prochain et tout ce qu'on peut dire, c'est que cette équipe rivale n'y va pas de main morte pour saccager les locaux des Panthers et cette histoire est plutôt intéressante. Le coach, fidèle à lui-même, garde la tête froide et demande à son bétail de refouler la colère masculine mais ses instructions leur sont passées outre et Marc Saracen, en compagnie d'autres, détruisent littéralement la voiture d'un des joueurs de l'équipe rivale, peut-être le coach de cette dernière, on ne mentionne pas l'identité du propriétaire. Mais Saracen prend plaisir et continue alors que ses amis fuient et se fait, en outre, repérer par la victime. Tout l'épisode a donc été une succession de renvoi de la balle, chaque équipe ayant décidé de se venger malgré la sagesse du coach Taylor qui leur oblige des séries d'endurance sur les estrades. Sans paraître pour un homme extrêmement lucide, n'ayant jamais tort, le coach sait s'adapter à chaque situation et être juste, j'apprécie sa personnalité qui est bien exploitée depuis le début de la série. D'ailleurs, il demande d'une manière très impromptue à sa femme d'organiser une fête pour 200 personnes chez eux en deux jours pour respecter la coutume, ce qui cause bien des tensions dans le couple. J'ai, au passage, aimé la réaction de sa femme qui, elle aussi, garde la tête froide dans ce genre de situations ingérables. Ça doit être une coutume de famille.
Mais pour en revenir à Saracen, il est confronté à plein de problèmes, le pauvre. Entre le nouveau quaterback qui suscite plus de dégoût que d'admiration, sa grand-mère vandale qui refuse de prendre son traitement et qui veut mourir chez ses voisins, son père en Irak, les remontrances du coach et surtout l'équipe rivale qui l'a tabassé, son jeu en pâtit. Le seul moment de répit, il l'a en passant de courts moments avec la fille du coach, Julie que le coach a conseillé, à son insu, d'envoyer en l'air à l'arrière d'une voiture, une situation qui peut prêter à sourire au passage. Mais visiblement, ce n'est pas réciproque... Bien tenté en tout cas le coup de la référence artistique.
D'ailleurs, à propos des filles de cette série, je me rends compte qu'être homosexuel n'est pas si mauvais que ça. Entre une fille à la voix qui fait assez salope qui refuse de voir la réalité et qui se retrouve à tromper son copain paralysé avec l'ami de ce dernier alors qu'elle clamait sans cesse qu'elle agissait par tristesse, une autre qui se tape le premier qui vient, et une dernière qui suscite une admiration aveugle d'un joueur de l'équipe, la série donne finalement une image négative de la fille de 17-20 ans puisque, après tout, les filles dans cette série n'ont pas d'identité si elles ne sont pas casées à un joueur. Je prends l'exemple de Lyla qui apparaît le plus souvent et qui apparaît aussi comme le cas le plus flagrant : Sans Street, elle ne sert à rien et à peine elle n'est plus avec un mec qu'elle embrasse un autre. En tout cas, c'est le personnage que j'aime le moins de toute la série alors que ce n'est pas sa fonction d'être détestable mais elle l'est malgré elle.
En parlant de Street justement, ce dernier est en train d'agoniser dans un centre de réadaptation pour handicapés et la faible présence de Lyla se fait sentir positivement : Finis les pleurs de cette gamine, Street est confronté aux sarcasmes de son compagnon de chambre qui, avec du recul, n'a pas vraiment tort. En tout cas, j'ai beaucoup aimé ses interventions qui exaspèrent Street à tel point qu'il retrouve la faculté de se servir de ses mains. Malgré ce rôle de légume, il arrive à être intéressant.
En bref, je suis agréablement surpris par cet épisode et d'ailleurs, j'ai regretté qu'il se termine déjà. Je ne considère pas encore l'épisode comme très bon mais il est assez satisfaisant et j'espère que je serai habitué à ça à l'avenir avec cette série.
Note : 14 / 20
24 avril 2008
Desperate Housewives 4x12 : In Buddy's Eyes
Mine de rien, on s'approche de la fin de cette saison raccourcie et mine de rien, c'est le premier bon épisode depuis quatre mois. Car en effet, après avoir être battu deux fois consécutives à son propre jeu, Desperate Housewives reprend le dessus mais les audiences n'en disent pas autant...
- Le principal reproche que j'aurais à faire contre cet épisode, c'est qu'il resort des intrigues de nulle part, comme un cheveu dans la soupe et ça commence par Orson qui appréhende la visite de Mike en se souvenant qu'il l'avait renversé dans le season finale de la saison 2. En même temps, la saison 3 n'a pas servi à grand chose non plus pour éclaircir cette histoire mais l'épisode met un terme à ce que je croyais. Je croyais en effet que les deux hommes s'étaient réconciliés dans le 3x16, Mike l'excusant (si on peut dire ça) de l'avoir renversé, faisant même quelques remarques à ce sujet lors de la partie de poker. Alors, pourquoi Orson s'inquiéterait-il de Mike ? Mais non, le pire de tout ça, c'est que dans cet épisode, c'est Mike qui s'excuse d'avoir risqué la carrière d'Orson pour sa drogue. J'ai raté quelque chose ou alors Mike n'a pas poursuivi Orson sur le toit de l'hôpital en sachant que c'était lui qui l'avait renversé dans le 3x14 ? Malgré tout, on passe un bon moment dans cet épisode, avec Susan qui passe pour une conne en avouant à Bree qu'elle a vu Orson nu. Susan est tellement plus drôle au naturel, quand elle s'exprime de façon neutre sans toutes ses manières puériles et qu'elle se fait, une fois de plus, insulter pour sa stupidité par ses amies. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Ainsi Orson est somnambule (et dort entièrement nu)... Pourquoi pas mais c'est dommage de nous en faire part que maintenant, on a l'impression qu'on ajoute un détail de dernière minute pour essayer de caser l'histoire quelque part. Et c'est Julie qui découvre le secret d'Orson... Pourquoi pas également ; après tout, si c'était Susan, ça aurait pris des proportions énormes.
- On connaît aussi un retour du côté de Lynette puisque Rick s'installe à Fairview. Je me souviens très bien de la raison motif par laquelle on l'a viré du casting et le motif de son retour tient à moitié debout puisqu'il s'est installé à Fairview et, de plus, au coin d'une rue proche de la pizzeria Scavo. Une nouvelle fois, pourquoi pas mais ça sent une nouvelle fois le détail de dernière minute. Sûrement pour se venger d'avoir été viré aussi froidement, Rick fait la promotion de son restaurant dans le local de son nouveau concurrent. La pseudo-relation amoureuse entre Rick et Lynette semble bien donc appartenir au passé et on se concentre donc sur la jalousie purement masculine de Tom qui prend des proportions énormes puisqu'il va jusqu'à brûler entièrement le restaurant de Rick ou du moins, il y a de très fortes chances que ce soit lui. Une énième fois, pourquoi pas, espérons juste que cette intrigue soit bien gérée et que les Scavo n'en sortent pas une fois de plus victorieux et sans séquelles. Au passage, heureux que les cheveux de Lynette repoussent, elle pourra abandonner son horrible foulard prochainement.
- Du politiquement incorrect de la part de Gabrielle sans grande surprise. On le sait, Carlos est aveugle et Gabrielle en souffre autant que lui mais ça fait deux épisodes que cette histoire dure. Ici, Gabrielle profite du handicap de son mari pour se garer sur les places réservées aux handicapés sur le parking de son nouveau magasin. Oui, car apparemment, Gabrielle et Carlos sont redevenus pauvres mais ça semble quand même moins sérieux que dans la première saison puisque Gabrielle prend le temps de faire une manucure qui n'est pas pour tous les budgets et il n'y a pas encore de saisies de la part des huissiers. Disons qu'ils mettent un pied dans la classe moyenne (supérieure sans doute). Mais j'espère que ces problèmes financiers ne se régleront pas aussi facilement et stupidement que ça l'a été dans la première saison avec un pot-de-vin de l'hôpital. Gabrielle a raison sur un point : Il est inutile d'avoir un avantage sur le parking quand on ne voit pas où on se gare, ce qui est le cas de Carlos. Une fois de plus, Gabrielle pleure (enfin, Eva Longoria essaye encore de pleurer) et une fois de plus donc, elle se fout de la gueule de son mari avant de pleurer dans ses bras.
- Et je termine sur une intrigue qui m'a bien plu, celle de Katherine et Bree se réunissait pour un nouveau duo. Ici, la concurrence s'établit sur la présidence du bal de bienfaisance. Je ne m'attarderais pas sur les tentatives de Bree pour récupérer la place que Katherine occupe (et occupera malgré l'action de Bree) mais j'ai bien aimé la conclusion de l'épisode où Bree avoue qu'elle a du mal à être amie avec quelqu'un qui la comprend et qui lui ressemble vu qu'elle ne ressemble ni à la stupide Susan, ni à Gbarielle la superficielle, ni à Lynette grande gueule et la ressemblance entre les deux fait peur à Bree. Leur relation est bien développée et une fois de plus, on a du mal à croire que Susan était l'amie de Katherine comme elle était soi-disant l'amie d'Orson dans la deuxième saison. Voyant le peu d'intérêt que le personnage de Susan (dont l'absence de son neveu se fait à peine remarquer) a, les scénaristes ont sûrement privilégié à deux reprises Bree et ce n'est pas plus mal. Encore une intrigue transitoire mais qui se fait suivre avec plaisir. Le mystère envahit une fois de plus Katherine mais surtout la fille de cette dernière qui suscite l'intérêt d'un homme mais lequel ? Le père de Katherine serait-il encore vivant et Katherine aurait-elle pleuré la mort de sa première fille dans l'épisode précédent, résultant l'amnésie presque totale de Dylan ? Je ne pense pas avoir entièrement faux.
Note : 14 / 20
23 avril 2008
Dexter 1x07 : Circle of Friends
Il était difficile de faire un meilleur épisode que le précédent qui marquait une vraie rupture, la série nous le prouve par l'intermédiaire de cet épisode soit transitoire, soit important pour la suite.
C'est le retour d'une presque-victime dans cet épisode : En effet, l'adolescent ayant tué légitiment celui qui l'a violé est de retour après avoir signé un nouveau meurtre. Je n'étais pas entièrement surpris de son retour car je me doutais bien qu'on n'allait pas en rester là, Dexter étant ce genre de séries qui exploitent entièrement leurs ressources, notamment par le retour d'anciens personnages comme le fait Nip/Tuck à sa manière. S'ensuit alors une nouvelle recherche et pour obtenir des précisions, Dexter s'informe auprès d'un autre étudiant qui lui avoue que Jeremy se prostitue dans un parc. Dexter, étant toujours prêt à tout pour donner la sanction à ceux qui en ont besoin, se fait donc passer pour un client mais retournement de situation, Doakes et un autre flic sont dans le parc et arrêtent Jeremy. Malgré son camouflage, Dexter est reconnu par Doakes et c'est une situation très ambiguë pour lui mais qui prête aussi à sourire puisque, dorénavant, Doakes peut s'interroger sur les tendances sexuelles de Dexter. C'est avec cette intrigue qu'on s'interroge une fois de plus sur la personnalité de Dexter et une fois de plus sur ses sentiments ; j'ai notamment bien aimé la différenciation qu'il fait entre "être seul" et "se sentir seul" puisque là, aussi étonnant que ça puisse paraître, Dexter est seul ET se sent seul. Pour cela, il se confie à Jeremy mais pas pour très longtemps puisque ce dernier se suicide en cellule et une fois de plus, ça donne lieu à une conclusion assez cynique et ironique : Il a tué quelqu'un qui méritait de mourir. Très bonne intrigue, malheureusement achevée.
On entre dans le dossier le plus lourd de cet épisode, à savoir, bien entendu, l'affaire du tueur à glaces qui suscite, une fois de plus, des conflits entre Dexter et sa sœur, Dexter étant apparemment devenu l'interprétation masculine de Laguerta, s'opposant à la plupart des rapports de Debra. Le tueur à glace à été retrouvé... Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire tout au long de l'épisode. Le procédé pour localiser le tueur est ingénieux puisque Debra a porté son regard sur les amendes distribuées près du lieu du crime et un certain Neil Perry, qui s'était présenté comme témoin dans l'épisode précédent, suscite l'intérêt, surtout en ce qui concerne ses va-et-viens. Mais trouver le tueur au bout de 5 minutes, d'une méthode si facile, se révèle assez curieux, surtout à 5 épisodes du season finale. Pourtant, toutes les méthodes de Perry sont semblables à celles du tueur à glaces mais le twist révèle que ce dernier ne connaît pas Dexter, ce qui paradoxal puisque le tueur à glaces ne fait que traquer Dexter dans sa vie privée. Néanmoins, je pense qu'il y a trop de coïncidences pour qu'on considère que Perry et le tueur à glaces comme indépendants. Il semblerait que Perry, vu sa perversité, s'attaque plus aux prostituées alors que le profil de la victime est plus difficile à dresser pour le vrai tueur à glaces. Quoiqu'il en soit, les deux sont à mon avis liés et peut-être que le tueur à glaces a fait porter le chapeau à Perry comme il l'a fait pour Tucci précédemment, ou bien alors, il a profité de l'existence d'un tueur en série pour commettre ses propres crimes qui seraient ainsi confondus avec ceux de Perry. Ça ne reste que des hypothèses, d'autant plus que ça n'explique pas pourquoi Dexter prend autant d'importance dans cette enquête.
Toujours la même histoire pour Rita : Elle a repris sa vie en main et elle est déterminée à effacer son ex-mari de sa vie et de celle de ses enfants ou du moins, de la contrôler. Tuer l'ex-mari aurait été inhabituel pour Dexter puisque, même si il a été violent, l'ex-mari n'a pas tué et à ce jour, Dexter n'a tué que des tueurs. Bref, un copié-collé de l'épisode précédent sur lequel il ne faut pas s'attarder.
En bref, faire la critique de l'épisode m'a fait prendre du recul et m'a donné une meilleure impression que la première que j'ai eue. Il s'agit d'un épisode de transition mais je pense que ça marque également un tournant dans l'histoire du tueur à glaces si une de mes hypothèses est confirmée.
Note : 15 / 20
19 avril 2008
Desperate Housewives 4x11 : Sunday
Les quatre mois de pause sont passés à grande vitesse, peut-être parce que la série nous avait laissés sur un épisode tellement mauvais qu'on ne voulait plus voir Desperate Housewives pendant quelques temps. Et c'est visiblement ce qui s'est passé puisque beaucoup d'américains ont déserté cet épisode en comparaison avec le précédent.
Le problème dans Desperate Housewives, c'est qu'elle brise tous les espoirs qu'on peut avoir. Par exemple, en ce qui me concerne, je pensais que la saison 4 allait être un retour aux sources prometteur... Je me plante carrément et j'ai plutôt l'impression qu'on a du copié-collé de la saison 3 remodelé de façon négligée. Et pourtant, ces mois de pause post-grève pouvaient mettre à profit l'imagination des scénaristes... Et bien non.
- Je vais essayer de commencer l'épisode par une touche positive. Aussi incroyable que ça en a l'air, c'est l'intrigue de Gabrielle qui a été ma préférée parmi toutes. Je ne dis pas que l'idée de la cécité de Carlos est une bonne idée, très très loin de là mais disons que c'est celle qui a été la mieux amenée. De plus, le concept de cécité définitive mérite quand même de s'y attarder. Après tout, toutes les pathologies des wives et de leur mari ont été sans conséquence, pourquoi le sort se serait-il donc acharné sur Carlos ? Je reste sceptique sur cette cécité qui n'est peut-être pas si définitive que ça... Après tout, on peut s'attendre à un pèlerinage qui se solde par une guérison miraculeuse de la cécité ? J'espère que la série ne tombera pas si bas mais vu ce que j'ai dit sur Desperate Housewives qui brise les minces espoirs... J'ai parlé d'une touche positive, la voilà : J'ai bien aimé la réaction de Gabrielle quand Carlos a avoué sa cécité définitive mais comme le dit la narration de fin, on peut s'attendre, surtout de la part de Gabrielle, à de belles promesses.
- Intrigue en duo pour Lynette et Bree et c'est, cette fois-ci, plutôt mal amené. C'est dimanche et on ne sait pas pourquoi, Lynette, en sortant de chez elle, décide de pratiquer une religion. S'ensuit alors une quête pour vaincre l'agnosticisme dont elle est atteinte. Et forcément, qui dit religion, dit Bree. Cette dernière reproche à Lynette de poser des questions compromettantes pour son image au pasteur de l'Église presbytérienne. Je ne vais pas dévoiler mes opinions religieuses mais, étant athée, j'ai du mal à comprendre comment Lynette parvient à trouver si rapidement à la foi. Elle se demande comment elle arrive à échapper aux destinées fatales du cancer et de la tornade. Moi j'ai une réponse qu'on ne verra cependant jamais dans l'épisode : C'est l'un des personnages principaux de la série et on ne touchera pas à un de ses cheveux (À ne pas prendre au sens propre bien sûr vu que la calvitie est là... et dure...). Bree veut ensuite retirer Lynette et sa famille de l'Église catholique pour la faire revenir à la sienne sous prétexte que le pasteur a bien aimé qu'elle ait amené de nouveaux membres, histoire de faire bonne figure pour la fonction d'auxiliaire. On va chercher loin et ça ne tient pas debout... Surtout qu'une fois de plus, on en fait toute une montagne pour une connerie, comme c'est le cas ici et l'amitié entre Lynette et Bree, le genre d'intrigue qu'on ne se souviendra pas dans 3 épisodes.
- Dossier lourd pour Katherine, Adam, Dylan, Susan et son stupide neveu... Comme par hasard, le petit bout de papier récupéré dans la cheminée par Dylan comporte l'essentiel, c'est-à-dire "Your father was murdered", une phrase d'ailleurs bien écrite, sur les lignes pour une vieille femme qui agonisait quand elle a composé ces quelques mots. Alors, récapitulons... La saison 1 s'intéressait au meurtre de la mère biologique de Zach Young ; la saison 2 au meurtre de Melanie Foster ; la troisième au soi-disant meurtre d'Alma Hodge et au meurtre de Monique Pollier. Ainsi, on ne change pas une équipe qui gagne (pas mon intérêt en tout cas) puisqu'il s'agit ici d'une autre histoire de meurtre, celui de l'ex-mari de Katherine. Cette dernière a réussi à n'avoir aucune séquelle entre les dizaines fois qu'elle a été frappée alors que son ex-mari n'a pas eu la même chance puisqu'avec un coup de chandelle, il est mort. Donc, c'est ÇA le fameux secret de Katherine qu'elle tentait désespérément de garder ?! Quelle déception... On peut ajouter des détails intéressants à l'intrigue ; avec ça comme noyau, ça la rend immédiatement nulle. Et comme si l'intrigue n'était pas assez décevante, on ajoute le neveu de Susan qui a couché avec Katherine à ses 16 ans et qui a assisté au meurtre. Tout simplement pathétique...
En bref, retour décevant pour Desperate Housewives. La série nous a habitué à des épisodes mauvais dans la saison précédente mais pas à cette ampleur. Mes appréhensions sont ravivées et il faut absolument que la série se reprenne. Je ne ferai pas de cadeau pour la note estimant qu'il aurait pu être bien meilleur devant les quelques mois de pause.
Note : 8 / 20









