Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

20 novembre 2009

Californication 3x06 : Glass Houses

Californication_3x06

Nous voici à la mi-saison et l'on peut être certains d'une chose : la saison 3 de Californication n'arrive pas à la cheville de la précédente. Au programme du jour, la même chose qu'hier : crise d'ado et du cul.

C'est la même chose qu'hier à un détail près, le pseudo-retour de Karen qui n'avait en fait jamais quitté la série mais juste Los Angeles pour New York. J'avais avancé dans la critique de l'épisode précédent que son retour ne pouvait être que bénéfique pour la série. Avec du recul, j'avais à moitié raison : d'un côté, Hank a eu son épisode d'abstinence, nous évitant ainsi l'ennuyeux trio sexuel entre Hank, Jackie et Jill ; mais de l'autre, l'épisode est plombé par la crise d'adolescence de Becca qui devient agaçante. En effet, le trio sexuel est ici évité alors que l'introduction était partie sur une direction différente : la situation aurait pu être intéressante si le secret de Hank était réellement menacé mais c'est un secret qui n'en est pas un puisque Karen découvre instantanément que le père de sa fille s'est tapé l'une de ses étudiantes, non sans railleries. Mais d'un autre côté, ça nous évitera une redite de la saison 1 où Hank avait gardé sa relation sans lendemain avec Mia sous silence, ce qui s'est avéré extrêmement redondant. Nous faisons ensuite le cas de la crise d'adolescence de Becca. Certes, c'est un passage obligé dans la vie réelle mais dans la fiction, c'est le genre de passages dont on pourrait se passer. La scène chez les Koons éméchés était too much, pas une seule seconde crédible. Cet aspect exagéré se retrouve chez un autre couple qui n'en est plus vraiment un, les Runkle. Guest star beaucoup mieux utilisée que celle de l'épisode précédent, Rick Springfield qui incarne son propre rôle n'en reste pas moins ennuyeux. Cette soirée chez les Runkle vire évidemment au baisodrome, comme à l'accoutumée et seule Sue Collini sort ses épingles du jeu en aidant Charlie à jouer au même jeu que sa femme... c'est tout.

En bref, mi-saison, mi-satisfaction qui tire davantage vers la déception. Californication continue sa route monotone.

Note : 9 / 20

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18 novembre 2009

Dexter 4x06 : If I Had a Hammer

Dexter_4x06


Je suppose que nous nous sommes posés, un jour, cette question existentielle : que ferions-nous si nous avions un marteau ? Cet épisode est tellement peu intéressante qu'il m'a permis de réfléchir à la question.

D'abord, le premier coup sera destiné à Dexter Morgan lui-même, un personnage que j'ai en horreur de plus en plus. Le savoir intouchable m'exaspère. Le jeu monotone de Michael C. Hall m'endort. Ses monologues n'intéressent que lui. Son orgueil démesuré est à le pendre par là où ça fait mal. Non, sérieusement, si j'avais un marteau, je ferais un massacre et je m'attaquerais ensuite à Rita et ses rejetons débiles, surtout la fille. Castor. Qu'elle continue ainsi et, en vieillissant, elle deviendra une pouf à frange, trop maquillée comme on en voit partout. Et l'autre gosse de Rita deviendra gay, j'en suis sûr, à frange aussi pourquoi pas. Finalement, je troquerais bien le marteau contre la plume du scénariste. Si seulement. En attendant, pouvons-nous avec le marteau sécouer cette Rita plus qu'elle ne l'est déjà : un rien l'émeut. Horreur, son mari n'a pas rendu les clés de son ancien appartement, je pleure. Horreur, mon mari est mystérieux et refuse de me dire qui je suis, je pleure. Horreur, il offre une Nintendo DS à mes gosses, je pleure. Que voulez-vous, tous les prétextes sont bons pour rendre cette femme encore plus niaise qu'elle ne l'est déjà. Le choix de Roma Maffia pour jouer la thérapeuthe est judicieux, du moins quand on connait son rôle dans Nip/Tuck où elle a toujours le dernier mot qui fait réfléchir sans être moralisatrice. Justement, quelle est la morale de cette histoire ? Dexter a gagné à dégager dans le jardin, dans l'abri aménagé en bureau. Dexter n'a même plus besoin de mentir, on lui tend la perche.

Les facilités continuent quand il s'agit du Trinity Killer. La série emprunte une voie que je n'apprécie guère, qui me fait penser au fiasco Miguel Prado de l'an dernier, à savoir le copinage entre Dexter et sa future victime. Les scénaristes commencent sérieusement à manquer d'originalité et l'on commence, tout aussi sérieusement, à s'ennuyer. Il n'y a plus de suspense, arrivera le jour où le Trinity Killer finira sur la table de Dexter et on n'en reparlera plus pour une cinquième saison, que j'espère être la dernière. Avec une facilité déconcertante, Dexter connait tout de son tueur, en particulier son nom : croyez-le, le Trinity Killer agit sous son vrai nom, ce qui rend les recherches beaucoup plus faciles ainsi forcément. Avec beaucoup de mal, il arrive, en lisant quelques faire-parts de décès, à la conclusion que le Trinity Killer met en scène les morts de ses proches. Waouh, bravo, Dexter, quelle perspicacité ! Même quelqu'un qui n'a jamais suivi d'études de criminologie serait capable d'arriver à cette conclusion, deux fois plus rapidement. John Lithgow, qui interprète le Trinity Killer, se tue inutilement à la tâche en jouant de manière si convaincante. S'il permet de rendre son personnage encore plus passionnant qu'il ne l'est déjà, il ne parvient toutefois pas à contrer les lacunes de l'intrigue cousue de fil blanc qu'on lui a balancée. Va-t-on nous faire croire que seul Dexter Morgan, sur son cheval blanc, est capable d'arrêter un tueur en séries qui agit depuis très longtemps à Miami ? C'est facile, c'est très facile, trop facile !

Si j'avais un marteau, je clouerais la langue de Debra sur une planche de bois. Elle devient elle aussi pénible, à s'agiter dans tous les sens, à jubiler à la moindre bonne nouvelle (aussi rares soient-elles) quand elle n'est pas en train de pleurer toutes les larmes de son corps. On ne compte plus les fois où ses collègues lui ont conseillé de prendre quelques jours de repos (qui doivent représenter des mois, maintenant). Aussi, Quinn joue le rôle du collègue bienveillant car il n'est utile à rien, si ce n'est à faire des cunnilingus savoureux à sa journapute. Allez, faisons un pari : Quinn a tué Lundy pour une raison inconnue et il fera porter le chapeau à Anton, vu qu'ils se connaissent bien tous les deux et vu que sa relation avec Debra battait de l'aile. Ils manquent les latinos à l'appel mais leurs aventures ne sont toujours pas passionnantes ; heureusement qu'elles prennent (officiellement) fin.

En bref, en multipliant les moments d'ennui et les facilités, Dexter s'enfonce dans une médiocrité que l'on n'avait pas connue depuis la saison 3. Un bon remède pour insomniaques.

Note : 9 / 20

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16 novembre 2009

One Tree Hill 1x01 : Pilot

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Retour des bouses télévisuelles, dans le cadre de l'événement de Serial Reviews, Pilot'o'bouses. Une série télévisée que je considère comme pourrie d'avance - ce qui est bien entendu subjectif - se verra critiquer son épisode pilote... et seulement son épisode pilote. Passage obligé pour One Tree Hill, connu en France sous le doux nom Les Frères Scott.

Après la critique du pilot de la très provocatrice (si si !) The Secret Life of the American Teenager, vous vous êtes certainement rendu compte que bon nombre de teen dramas étaient attendus au tournant pour le Pilot'o'bouses. One Tree Hill est à mon sens l'une des séries qui incarnent au mieux ce genre. Produite par The WB et, depuis la saison 4 par The CW, elle avait la tâche - que j'imagine lourde (n'ayant jamais été intéressé par ces séries) - de succéder à Dawson's Creek à partir de 2003. Honnêtement, c'était la série que j'ai sélectionnée pour Pilot'o'bouses que j'appréhendais le moins, elle est à mon sens la série qui s'en sortira le mieux. À qui cette série intéresse, One Tree Hill relate la vie des demi-frères Scott vivant dans la ville de Tree Hill, qui ont comme seuls points communs la passion pour le basketball ainsi que leur sang, étant lié par le même père. Ajoutez quelques poufs pom-pom girls par ci, par là, et vous obtiendrez l'archétype du teen drama américain.

La série aligne tous les clichés mais il ne faut pas oublier qu'elle date du début des années 2000, avant même l'âge d'or des séries (qui a vu l'arrivée en 2004 des mastodontes Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Lost pour ne citer qu'elles). Le basketball est un sujet plus à même de m'intéresser, moi et les autres Français aussi j'imagine. Il s'agit du fil conducteur de One Tree Hill, telle Friday Night Lights (beurk) qui centre son action sur le football américain. Tous les éléments du high school américain sont présents, à commencer par un flagrant : les étudiants qui endossent la veste de leur équipe. J'ignore si c'était la mode à l'époque, cette même mode qui remonte aux années 1980 quand même, mais autant dire que les personnages n'ont aucun goût vestimentaire. Les musiques sont tout simplement horribles, indigestes, du mauvais pop-rock de pré-ado et du rap ; mauvaise musique, cela va sans dire. Il ne manque plus le bal de fin d'année dans le gymnase du lycée pour parfaire ce cliché ! Un cliché presque parfait, cette One Tree Hill.

J'entre dans le vif du sujet en parlant des personnages joués par des acteurs qui ont bien entendu émoustillé toutes les pré-adolescentes, adolescentes mais aussi certains garçons gays de ce monde. Chad Michael Murray n'est plus à présenter, de sa tignasse informe à ses yeux de chats, ce même Chad Michael Murray qui a d'ailleurs joué dans Dawson's Creek (je ne fais que lire sa fiche IMDb) mais qui n'a décroché son premier vrai rôle qu'avec One Tree Hill. En 2003, il n'avait que 22 ans et autant dire que l'expérience ne se fait pas sentir. Il a tout de même un personnage sur mesure : Lucas est d'une mollesse indéfinissable mais reste quand même un bon p'tit gars pour synthétiser ce qui a été dit. Aussi, faisons-nous croire qu'en plus d'être (assez) grand, musclé, calme et sérieux, il est également quelqu'un de cultivé (!), passionné de littérature (!!) si bien que quand il est sur le terrain avec ses amis basketteurs (dont l'un est bien sûr noir), il tape la discute autour des bouquins. Je ne peux m'empêcher de caricaturer cette scène :


Ami de Chad : Wesh, gros, qu'est-ce que tu lis en ce moment ?

Chad : À l'est d'Eden de Steinbeck. Trop bon !

Ami de Chad : Zyva, mec, c'est trop bon. Mate la prose, wesh ! Ouais... Ouais... (Part dans un trip solo de rappeur, avec la gestuelle et les paroles adéquates)


S'il y avait une scène ridicule à retenir, c'est certainement celle-ci. Reprenons un ton solennel car l'heure est grave, mes amis. Chad est en rivalité avec son demi-frère Nathan et c'est une question d'honneur familial qui se joue entre les deux. Interprété par James Lafferty, à peine 18 ans, mais qui a déjà un peu plus d'expérience de jeu que son compère. Parait-il, l'acteur avait encore de l'acné à cet âge mais l'épaisse couche de maquillage magique a évidemment fait disparaitre toutes ces petites imperfections. L'arbre généaologique est un peu compliqué à comprendre si l'on se contente des explications du pilot mais en fait, ce qu'il faut retenir (ce que je retiens, moi, du moins), c'est que Lucas et Nathan ont pour même père Dan et que ce dernier favorise son plus jeune rejeton. Le pauvre petit Lucas qui subit la méchanceté de son frère mais parviendra à racheter sa place à l'issue d'un match en tout point caricatural et prévisible.

Mais pourtant, One Tree Hill bénéficie d'une réalisation assez honnête et son écriture n'est pas vraiment à déplorer. À mon étonnement, il n'y a aucune scène guimauve, le ton reste posé sans être ridicule. Certes, on ne criera pas au génie mais le style n'est pas aussi épuré qu'on aurait pu le croire. Les personnages féminins, comme à l'accoutumée les pires dans ce genre de séries, servent certes de plante verte mais on ne remarque aucune fille qui se la joue salope pour le dire vulgairement. Pourtant, on pouvait attendre le pire avec une fille qui s'appelle Peyton (oui, que voulez-vous, les goûts des Américains en termes de prénoms ne finiront jamais de nous surprendre...) mais cette dernière reste heureusement très effacée. Son mec, Nathan, m'ôte même les mots de la bouche quand il la qualifie de "salope qui écoute sa nullité de musique". Là, je dis chapeau, Nathan a su lire dans mes pensées. On imagine certainement que les frères vont se disputer Peyton dans les prochains épisodes... Heureusement que je ne serai plus là pour voir cela !

En bref, sans doute la série s'est enlisée depuis l'épisode pilote mais One Tree Hill nous propose un épisode assez correct (sous entendu correct vis-à-vis de l'avis que j'avais de la série avant de regarder cet épisode), avec une réalisation et une écriture honnêtes. Le tout est forcément très caricatural et même ennuyeux je dois l'avouer mais la série sauve quand même les meubles. Elle a même quelques répliques censées et je concluerai ma critique sur cet adage de l'entraîneur vieux et obèse qui donne matière à réfléchir pour les séries qui commencent à sentir la naphtaline : It comes with old age, [...] constipation. (Ça arrive avec l'âge, [...] la constipation.) Desperate Housewives, si tu nous écoutes, même One Tree Hill est meilleure que toi !

Note : 9.5 / 20

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15 novembre 2009

Nip/Tuck 6x02 : Enigma

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Suis-je le seul à trouver que Nip/Tuck pond des épisodes déprimants depuis quelques temps ? Si la série reprend des couleurs après son season premiere très moyen, il n'y a toujours rien d'exaltant.

La série se veut plus sérieuse. Elle se veut. Il y a toujours un côté kitsch clairement assumé et il est aujourd'hui représenté par le patient, un jeune homme qui souhaite effacer les signes sataniques (nombre du diable et tout le tralala) qu'il s'est comme gravés sur la tête, sous l'impulsion de ses parents. Le tout est plutôt caricatural en plus d'être bâclé. L'opération est vaine puisqu'il finit par se suicider après avoir tué ses parents. Soit. Le cas médical aurait pu être parallèle avec la vie de Sean ou de Christian mais ce n'est pas le cas. À la rigueur, on pourrait dire que Sean est lui aussi hanté par ses démons. Les scénaristes nous ont mené en bateau pour le cliffhanger de l'épisode précédent puisqu'il n'a jamais voulu se suicider mais seulement dormir, en prenant le somnifère de trop avec la goutte d'alcool de trop. Dans tous les cas, il s'en sort sans aucune séquelle mais son insomnie continue à lui pourrir les nuits. Ces mêmes somnifères se sont également rendus compte que Rose McGowan ne pouvait prendre la relève de Katee Sackhoffpour le rôle de Teddy, le changement d'actrice est trop peu crédible pour que l'on puisse en outre continuer sur la voie de la psychopathe anesthésiste. Ses plans changent donc (ou pas) et, Sean, de son côté, attire décidément toutes les psychopathes de Los Angeles : après Colleen Rose et Teddy, il rencontre une certaine Vivien qui veut lui vendre du sommeil. Et comme l'on pouvait s'en douter, Nip/Tuck sort son dictionnaire des paraphilies puisque la dame se masturbe, excitée par le malheur des gens si j'ai bien compris. C'est un personnage particulièrement intéressant qui mérite d'être développé. Hélas, IMDb indique que l'actrice - et donc, son personnage - n'apparait que dans cet épisode. Et la scène où elle le poignarde à la cuisse ne nous étonne même pas, tant on est habitués à ce genre d'événements dans Nip/Tuck. Ceci dit, l'insomnie de Sean peut être une bonne intrigue si l'idée est convenablement traitée.

Mike a beau avoir un superbe torse et une queue tellement longue - plus longue que les "seuls" 24 centimètres de Christian - qu'elle plonge dans l'eau de l'urinoir (je ne l'invente pas !), il reste quand même un vrai beauf et à l'exception de ces quelques scènes légères, il risque de ne rien apporter de nouveau. En fait, Nip/Tuck fait du nouveau avec du vieux, en rappelant Kimber Henry, l'un des personnages les plus recyclés de la série, au front. Elle aussi est rattrapée par ses vieux démons, par sa naïveté et son influençabilité (l'existence de ce mot est à vérifier). Aussi, il est décevant qu'il suffit de la charmer un peu pour qu'elle accepte la proposition de Christian, celle de mouler sa queue pour en faire un sex toy. Mais voilà qu'elle préfère celle de Mike, plus grosse. Tout est assez prévisible et ça l'est encore plus quand Sean se confronte à Liz qui décide d'abandonner ses poursuites contre lui et même de l'abandonner tout simplement. Peut-être y a-t-il un lien avec l'épisode de la saison 4 se déroulant dans le futur, dans lequel elle ne figure pas du tout. De même que Kimber, d'ailleurs. Mais je me demande si le problème ne vient pas des acteurs eux-mêmes qui quittent un par un la série, comme toutes les séries qui ont duré un peu trop longtemps comme Oz, Desperate Housewives et j'en passe. L'aspect déprimant de Nip/Tuck vient peut-être de là : le casting est incroyablement réduit en comparaison aux premières saisons.

En bref, un épisode où tout est prévisible. Toutefois, on passe tout de même un agréable moment si l'on exclut certains aspects déprimants.

Note : 13 / 20

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14 novembre 2009

Nurse Jackie 1x11 : Pill-O-Matix

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Cet épisode a beau marquer un tournant dans l'histoire de la série, Nurse Jackie continue encore et toujours son petit bonhomme de chemin. Si la série se montre plus audacieuse depuis quelques épisodes, il y a encore bien du boulot.

Le secret de Jackie est mort : elle qui l'a si bien gardé, voilà que Eddie le découvre par le plus grand des hasards dans une rue new-yorkaise à travers le bar que le mari de Jackie gère. L'avantage, c'est que la série préfère inclure ce cliffhanger à l'avant-dernier épisode de la saison plutôt qu'au season finale, ce que toute série aurait eu tendance à faire. L'autre avantage, c'est que ce secret est finalement découvert, la série aurait pu tirer sur la ficelle encore bien longtemps. Mais comme dit le proverbe : avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Aussi, ce secret n'a commencé à s'effriter qu'à partir des derniers épisodes : la majorité des épisodes de la saison furent des épisodes bouche-trou, surtout au début. Pourtant, les scénaristes ont certainement planifié ce cliffhanger depuis bien longtemps : ce n'est pas un hasard si le secret de Jackie est découvert en même temps que l'installation du Pill-O-Matix, qui met Eddie au chômage technique. On peut même y voir un rapport de cause à effet, Eddie a sans doute voulu vérifier si Jackie le prenait pour un pigeon ou si l'amour qu'elle lui portait était sincère. Gageons que, si Eddie ne lui avait pas montré comment profiter de la faille informatique du Pill-O-Matix, elle ne se serait jamais jetée sur lui dans une des scènes les plus charnelles qu'il nous a été données à voir jusqu'ici. Il me tarde de regarder le season finale pour connaître les conséquences de cet événement. En attendant, on se contente de petites histoires sans importance des personnages secondaires de la série : entre Eleanor et sa soeur dont on se fout ou encore la rétrogradation de Zoey, on ne peut pas dire que l'on est bien servis. À la rigueur, la scène de Mohammed - toujours aussi négligé par les scénaristes - attire notre attention. Le cas de ce patient dont l'oreille est habitée par une araignée m'a donné des frissons, comme tout autre arachnophobe. Brrr... voilà qui donne envie de dormir avec des boules Quiès !

En bref, malgré un cliffhanger qui remplit au mieux sa fonction - celle de nous donner envie de voir la suite -, le reste est monotone.

Note : 11.5 / 20

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13 novembre 2009

Desperate Housewives 6x06 : Don't Walk on the Grass

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S'il fallait illustrer l'actuel empestement de Desperate Housewives par la morale et la conservatisme, cet épisode serait parfait. Un épisode dont les règles représentent le thème principal, les scénaristes ont certainement dû nous en faire profiter mais à l'époque, la morale n'empestait pas autant.

Vous avez compris, toute la série fait l'éloge du bon respect des règles, qu'elles soient morales, administratives ou éthiques. Ce qui est dérangeant dans cette série, c'est qu'elle se cache derrière le prétexte que ses personnages étant des conservatrices à la base, on ne peut la blâmer de se montrer si conventionnelle. Le problème, c'est qu'elle a fait le choix, à ses débuts, d'aller à l'encontre des conventions en proposant une satire, une moquerie vis-à-vis de ces conservateurs. En revanche, dans ses dernières saisons, Desperate Housewives a fait le choix de revenir en arrière et évidemment, tous les téléspectateurs se sentent idiots et abusés par son hypocrisie. À la rigueur, on pourrait rejeter la faute sur la démocratisation de la série qui a été victime de son succès et qui a du mettre beaucoup d'eau dans son vin. Mais plus la série vieillit, plus je me dis qu'au fond, les scénaristes ne font pas qu'écrire un produit commercial qui leur est commandé mais qu'ils font partager leurs propres expériences pour donner un motif (plus ou moins intéressant) afin de respecter la morale en général. Si elle avait suivi cette voie dès le départ, je ne l'aurais jamais suivie d'une part et, d'autre part, elle aurait suscité moins de critiques par le grand public car son public aurait été beaucoup plus restreint et conservateur.

L'intrigue de Gabrielle en témoigne, elle est d'ailleurs la mieux placée pour ce faire. Dans la saison 5, on avait encore à faire à une Juanita turbulente qui faisait mener la vie de sa mère en enfer (en compagnie de son inexistante sœur). Désormais, les rôles sont inversés et Juanita fait la morale à sa mère, qui a plus de six fois son âge. Tout sonne extrêmement faux : Juanita avoue qu'elle aurait accepté la sanction sans broncher car elle le méritait. Est-ce vraiment le genre de raisonnement qu'une gamine de six ans puisse avoir ? Desperate Housewives aurait la prétention de, non seulement moraliser les gosses, mais aussi les adultes. Il faut quand même avoir un ego démesuré pour se le permettre (le pape par exemple). Un autre point qui m'a exaspéré : Carlos ne voit que les cours à domicile comme alternative à l'école privée (précisons-le). J'ignore quelle est la réputation des écoles publiques américaines mais est-ce une tare d'avoir un rejeton scolarisé dans une école publique ? Il le semble, à tel point que Carlos a plus de confiance en sa femme qu'aux professeurs d'écoles publiques pour assurer l'éducation de sa fille. L'idée aurait pu être intéressante, confronter Gaby à son inculture, mais tourne au grand guignol qui ne fait rire que les acteurs et à la limite, l'équipe de production. Chez nous, le vase est débordé.

On continue dans l'hypocrisie totale de Desperate Housewives qui dénigre toujours autant les personnes de forte corpulence (ou qui ont juste un embompoint). Où ont-ils vu que Lynette avait "un gros cul" ? Où Gabrielle a-t-elle vu que son amie se laissait aller ? Certes, il est difficile de considérer comme gros un acteur qui ne l'est (c'est pour cela qu'on ne le fait normalement pas, ça s'appelle être réaliste - ce que Desperate Housewives ne sait pas faire -), mais Marc Cherry devrait balayer devant sa propre porte avant de faire écrire de telles lignes à ses scénaristes. Il suffit de voir Marcia Cross pour voir que la série fait l'apologie de la maigreur : je suis prêt à parier que la pâleur de son visage et de son corps entier ne s'explique pas exclusivement par sa rousseur, si vous voyez ce que je veux dire. Quant à Tom, on continue dans le on-dit et on ne nous montre que les côtés sympas de la fac - soirées, alcool, potes - en omettant complètement les cours. Si mettre Gaby face à son inculture, il aurait été intéressant de mettre les scénaristes à la leur. Alors, certes, Tom a des devoirs. Il suit quel cursus ? Ah, du chinois ! Je ne l'aurais jamais su. Desperate Housewives pourrait au moins faire semblant d'être intelligente. Juste faire semblant. Mais il faut déjà être intelligent pour faire semblant.

Vous m'excuserez mais je n'ai pas envie de m'attarder sur Bree. Jamais désormais la dame n'est mise dans une situation compromettante comme elle l'aurait été dans la saison 2, avec son alcoolisme. Sa relation avec Karl pourrait la décoincer et la faire revoir ses principes mais Karl ne sert que comme son faire-valoir.

À la rigueur, Susan se mouille davantage et c'est le cas de le dire puisqu'elle se retrouve dans le bain moussant que la naïve Katherine avait préparé à l'éventuelle arrivée de Mike. Le tout est très fade : trois épisodes auparavant, la série mettait en avant un aspect intéressant, en l'occurrence la dépression de Katherine. Mais là encore, l'inculture de la série lui joue des tours puisqu'elle fait l'amalgame entre dépressive et folle comme je l'ai déjà dit. On se souvient de ce nase de Dave Williams l'an dernier. Alors, Katherine est dans son trip. Au lieu de la laisser seule, tout le monde se remonte contre elle sous prétexte d'un comportement inacceptable. La série devrait revoir ses classiques en tant que psychopathes cathodiques : Katherine n'a rien d'une psychopathe, juste d'une mythomane qui prend ses rêves pour des réalités. quant à Angie, on ne comprendra jamais, comme tous ses prédécesseurs au titre de famille mystérieuse, pourquoi elle tient absolument à mentir sur sa mère qui est encore vivante. N'ont-ils pas compris que c'est en voulant cacher quelque chose que l'on met son secret en danger puisque cela suscite la curiosité des voisins ?

En bref, Desperate Housewives gagnait mieux à être un soap opera dont l'intérêt résidait uniquement dans sa trame et ses actions. Elle est désormais une série qui se suit avec les oreilles mais les discours moralisateurs sont trop indigestes pour que la série reprenne des couleurs.

Note : 8 / 20

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Dexter 4x05 : Dirty Harry

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Jamais deux sans trois. Et puis, jamais trois sans quatre. Et enfin, jamais quatre sans cinq ? Pas si sûr. Après quatre épisodes décevants d'affilé, Dexter se rend compte de sa bêtise et revient aux sources, avec un cinquième très convenable.

Le titre de l'épisode m'a quand même effrayé. Dirty Harry. Horreur, un épisode où Harry monopoliserait la scène, un épisode où un personnage devenu imbuvable et inutile serait le centre de toutes les préoccupations. J'y ai vraiment cru, l'agression de Debra pouvait en effet servir comme prétexte pour remonter les souvenirs de famille. Tout prêtait à penser que l'épisode irait dans ce sens mais il n'en est rien car le mentor de Debra n'est pas mentionné une seule fois de l'épisode. Si vous ne comprenez pas pourquoi je déteste Harry, sachez qu'il a des traits de ressemblance avec un certain Sarkozy : comme lui, il est paranoïaque et dérape quand il n'arrive plus à contrôler la situation ; comme lui, il pense d'abord à la sécurité en réinventant la justice et corrigeant les erreurs de cette dernière et surtout comme lui, il rabâche des discours sans intérêt, du copié-collé à quelques mots près (référence au discours que Sarko a tenu face aux agriculteurs). Je m'égare mais c'était une ressemblance qui me titillait depuis quelques temps que je voulais vous partager. Outre cette considération, Harry est bel et bien présent mais sera plutôt le conseiller de Dexter après avoir été son moralisateur depuis le début de la saison. Aussi, demande-t-il de s'occuper sur Debra. Lundy est bel et bien mort et la pauvre en est à son deuxième petit ami mort, bien que celui-ci n'était ni un pervers, ni un tueur en série, juste un bourreau de travail avec un sourire niais. Je ne parle pas souvent du jeu de Jennifer Carpenter car personnellement, son personnage me reste en travers de la gorge. Toutefois, je ne peux que souligner sa très bonne interprétation, la scène avec Dexter sur le lieu du meurtre de Lundy est très humaine. On croirait vraiment que l'actrice était prise de panique alors qu'elle devait feindre d'être paniquée. Peut-être se changera-t-elle les idées en s'intéressant aux indics de son père ? Le dossier est mis en suspens depuis le season premiere !

Tous les membres de la famille Morgan font effectivement de mauvais choix, on en a la confirmation avec Dexter qui a épousé Rita. On ne parlera jamais assez de la naïveté et de la mièvrerie que fait preuve cette dernière. À la rigueur, je préfère que le couple soit en conflit comme dans cet épisode. La vérité est que tous les couples battent de l'aile ici mais dans tous les cas, on en fait des tonnes. Seule Christine, journapute, tire ses épingles du jeu devant un Quinn toujours si écervelé. Les latinos gèrent beaucoup moins bien leur relation puisqu'ils payent le prix de l'avoir publiquement annoncée (du moins, Laguerta) : "Mauvaise nouvelle, sergent Batista, vous avez obtenu une promotion !". En vérité, cette promotion l'oblige à changer de service. Cela va un peu trop loin à mon sens : les scénaristes prennent vraiment du plaisir à s'ennuyer dans de telles intrigues (on se souviendra de la rétrogradation de LaGuerta dans la saison 2, l'événement de la série le plus inutile qui fut). La querelle conjugale qui se suit à peu près oppose Dexter à Rita donc. A priori, c'est une scène que l'on connait déjà : Rita rend visite à Dexter dans son intimité, prétextant avoir découvert un lourd secret sur lui. Musique d'accompagnement de suspense. Dexter, totalement détendu, prouvera à la blonde qu'elle se trompe. Le couple se remet ensemble, Dexter a gagné, Rita est dupée. Elle commencerait à voir que son mari ment et qu'il fait ça très bien d'ailleurs. Je n'accorderai pas d'importance, c'est juste plaisant de voir que la naïveté de Rita a quand même des limites.

Jusque là, je ne vous laissé aucune preuve de mon intérêt pour l'épisode, j'ai en effet gardé le meilleur pour la fin. La police de Miami utilise des raccourcis quand il s'agit de tueurs en série. On se souvient de Rudy dont la mort a été décrite comme un suicide et on se souvient aussi, un an plus tard, que cette même police a conclu que le Bay Habor Butcher n'était autre que Doakes (paix à son âme... ou pas !). Ici, on considère que tous les meurtres de la ville sont liées à la même personnage. Aussi, règle-t-on enfin la question de la prostituée et de son maquereau (suis-je le seul à n'avoir rien suivi de cette historiette sans importante ?), ce qui permet au Trinity Killer d'agir en toute tranquillité, et a fortiori, qui permet au grand justicier Dexter de lui aussi agir en toute tranquillité. Ce que j'aime dans leur rivalité, c'est d'une part leur distance : pour une fois, le tueur en série ne voue pas un culte à Dexter et à ses pratiques ; pour une fois, c'est même l'inverse et en ce sens, le Trinity Killer a une place enfin méritante. De cette distance découle une totale absence d'échanges entre les deux hommes : pour une fois, Dexter souhaite tuer son tueur en série de la saison sans même en apprendre davantage sur lui et sans même lui parler. De cette absence de contacts découle évidemment un tueur en série mystérieux. D'autre part, d'ailleurs, de ce que l'on connait du Trinity Killer, on nous dépeint un personnage très vicieux, très pervers, pris d'une folie inguérissable. Les scènes de l'immeuble sont haletantes, l'instant de quelques minutes et nous voici transportés à ce qui faisait le succès de la série à ses débuts. Cependant, accorder une famille au Trinity Killer n'était peut-être pas judicieux : déjà, n'est-il pas un peu trop vieux, au vue de l'âge de sa femme et ses enfants ? et, au fond, que Dexter s'y reconnaisse ou pas dans le Trinity Killer, pourrait-on vraiment en apprendre plus sur le personnage, sans rabâcher les mêmes monologues ?

En bref, voilà enfin un épisode dont les scénaristes ne devraient pas avoir honte pour cette saison 4 très mal débutée. Malgré quelques lourdeurs, l'ensemble est plutôt satisfaisant, avec un Trinity Killer très malsain (et donc, très intéressant) et une rivalité qui commence à prendre forme.

Note : 14 / 20

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11 novembre 2009

Californication 3x05 : Slow Happy Boys

Californication_3x05

Ils sont rarement réussis. Les épisodes monopolisés par une guest star sont rarement réussis. On se console comme l'on peut dans cet épisode de Californication.

Cet épisode m'a beaucoup fait penser à celui de la première saison, consacré au père de Hank qui venait alors de mourir. D'ailleurs, fait intéressant : jusqu'alors ignoré, le père de Hank est mentionné ; à croire que l'analogie entre les des deux épisodes est volontaire. À l'instar de ce l'épisode de la première saison, Slow Happy Boys préfère épargner la petite famille de Hank au passé de ce dernier qui remonte. Aussi, Karen a pris un week-end improvisé dans la première saison, là où Becca prend, elle aussi, un week-end, chez sa mère sur la côte est. C'est ainsi que l'épisode est structuré, par le départ et le retour d'un personnage. Et c'est une drôle impression que dégage cet épisode, comme s'il s'était à la fois passé beaucoup de choses pendant l'absence de Becca mais en très peu de temps, comme en quelques heures. Mais le fait qu'il se passe beaucoup de choses ne signifie pas que l'épisode est dynamique et passionnant. Non. Il est même redondant, avec Zloz qui, dès les premières secondes, se montre insupportable. Voilà quel est le meilleur ami d'antan de Hank : un type paumé qui n'a pas grandi dans sa tête. À l'approche de la quarantaine, il parle comme n'importe quel ado hétéro excité à l'idée de tremper le biscuit n'importe où. L'arrivée de Sue Collini aurait pu être intéressante dans le sens où elle est comme lui d'une nymphomanie exagérée (ou pas). Mais il n'en est rien. Par ailleurs, autant dire que la maison de Sue est à son image : entre les chambres qui proposent tout le catalogue d'un sex-shop et un salle de séjour où la télévision montre deux félins en train de s'accoupler, la maison d'amour, comme l'appelle son hôte, pourrait devenir un lieu branché pour orgies. Mais pour revenir à l'invité, le paroxysme de l'insupportable est atteint quand Zloz fait face à un transsexuel dont il est dégoûté. Les paroles de Sue et Hank sont très justes même si l'intolérance de Zloz est en vérité le faire-valoir de Hank Moody. J'aurais pu revoir mes impressions sur le personnage à la fin où il annonce qu'il est malade. J'aurais pu. Mais je ne l'ai pas fait : un nouveau personnage qui se montre insupportable fait beaucoup plus vite déborder le vase. À la rigueur, je pourrais excuser les Runkle qui, une fois de plus, ont une altercation. Après les prémisses de réconciliation dans l'épisode précédent, tout est détruit en quelques secondes, à l'annonce de la probable IST de Charlie que Daisy lui a transmise. Et de cette altercation précipitée nait un retour, lui aussi précipité, celui de Karen à Los Angeles. Le début de la saison a montré que son absence n'a pas été profitable à Hank, son retour ne peut qu'être une bonne nouvelle.

En bref, le retour de Karen survient à temps, la série commençait à s'enliser. Cet épisode me fait trop penser à la première saison, c'est une mauvaise chose.

Note : 9 / 20

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08 novembre 2009

Parks and Recreation 2x06 : Kaboom

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Kaboom ! Si vous aimez le comique de répétition, vous aimeriez cet épisode. Parks and Recreation continue son petit bonhomme de chemin avec un épisode sans doute important dans l'avenir de la série.

La première moitié de l'épisode est plutôt amusante, elle met en scène toute l'équipe de Leslie pour ériger un parc dans une ville voisine, à l'initiative d'une organisation, Kaboom. Son représentant est particulièrement exaspérant et lourd, ne perdant pas une occasion à s'exclamer "Kaboom !" mais ce contexte est favorable pour réunir tout le petit casting de la série. Le cynisme et l'humour pince-sans-rire de Ron est toujours aussi drôle et dans une moindre mesure, les apartés d'Andy, en particulier celui où il relate tous les buffets auxquels il a assisté dans des organisations diverses telles la Croix-Rouge, le Secours Populaire ou SOS Suicide (en précisant que la bouffe n'y était pas terrible). Les épisodes de Parks and Recreation sont toujours soupoudrés d'humour noir qui reste évidemment léger mais suffisamment bien écrit pour être efficace. Ce qui ajoute plus ou moins de crédit à Andy, c'est aussi sa naïveté quand il s'agit de reconquérir Ann de laquelle il est séparé depuis maintenant six épisodes. Ce ne peut être que positif dans la mesure où il n'y a aucune alchimie entre Ann et Mark, ce dernier étant le personnage le moins intéressant du show, et de loin. Le principal reproche que j'adresserai à cet épisode, c'est la facilité à laquelle il a recours quand il s'agit de boucher la fosse. Leslie avoue elle-même emprunter un raccourci : si la fosse est enfin remise en avant dans la saison 2, elle est également bouchée en quelques secondes après une bataille judiciaire contre Andy qui n'en était pas vraiment une. Peut-on espérer maintenant que le parc avance ?

En bref, un épisode à marquer d'une croix blanche puisqu'il règle à moitié le problème de la fosse, l'élement déclencheur de la série. Malgré une faiblesse vis-à-vis des autres épisodes de la saison, on notera quelques scènes et répliques plutôt amusantes. Cette deuxième saison est dféinitivement plus mature et aboutie que la première.

Note : 13.5 / 20

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Dollhouse 2x03 : Belle Chose

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Je sais que je ne ferai pas l'unanimité autour de moi mais Dollhouse est, en ce qui me concerne, la série de l'année 2009, bien qu'elle n'ait pas de concurrence. Il est loin le temps des médiocres premiers épisodes, Dollhouse s'améliore alors que les audiences dégringolent encore.

Pourtant, l'épisode n'a rien de très original, que ce soit dans sa trame que dans sa construction. Son début, à l'instar des autres épisodes, est très nébuleux et tout aussi intrigant. Il met en scène Terry, un psychopathe, tueur en série, qui reconstitue sa famille en leur injectant un sédatif pour animaux de telle sorte à ce que chacun des membres ressemble à un mannequin artificiel. Je n'ai pas très bien compris le lien avec la Dollhouse, si ce n'est que ce fou est un actionnaire de l'entreprise. Cette dernière mènera sa propre enquête pour éviter que les autorités ne remontent jusqu'à elle s'ils enquêtent sur Terry et ses pratiques douteuses. Il est intéressant de constater que ce sont le plus souvent des personnes mentalement dérangées qui ont recours à la Dollhouse alors qu'a priori, on aurait tendance à penser que n'importe quel individu voudrait souscrire à ses services. La portée de la série est beaucoup plus vaste que l'on ne croit, j'en suis certain. Elle n'est pas seulement une série de science-fiction conventionnelle, elle est également une intéressante réflexion sur la vie et la mort en général. Bref, je m'égare. Toujours est-il que Victor, seule Doll masculine mise en valeur, incarnera l'esprit du tueur en série et sera appâté par une chose non négligeable : la vérité en échange de sa propre vie, celle de l'homme qui est actuellement dans le coma sur lequel la Dollhouse a le libre contrôle. Gageons que si la Dollhouse était réelle, cela faciliterait nettement le travail de la justice.

Parallèlement, il y a l'intrigue de Echo qui ne prend de son utilité qu'à la fin de l'épisode. En attendant, on retrouve la Echo que l'on connait, celle qui oblige Elisa Dushku à se trémousser comme une fille facile, répondant aux fantasmes des scénaristes. À vrai dire, ils légitiment leurs propres intentions derrière celles des personnages fictifs : on ne compte plus les missions de romance depuis le début de la série, toutes ces missions qui obligent Echo à séduire le client et à enfiler ses tenues légères. Là, on atteint l'archétype de la fille facile, de l'étudiante stupide et frivole qui s'aventure à l'université suivre des cours de littérature médiévale dont elle ne comprend pas un mot. C'est suffisamment caricatural et volontairement caricatural pour que le personne ne nous exaspère pas plus que cela. Bref, l'intérêt vient au moment où Topher tente de supprimer l'emprunte actuelle de Victor, à distance. Et comme cette dernière demi-douzaine d'épisodes n'est que le manifeste des problèmes techniques de la Dollhouse, les événements ne se déroulent pas comme prévu. Aussi, Victor et Echo voient leurs empruntes échangés et si cela n'apporte rien de concret au fil rouge, c'est une très bonne idée, très intéressante à mettre en œuvre. D'un côté, Echo répond aux avances de son professeur par un coup de couteau au cou et de l'autre, Victor se comporte comme se comporterait Kiki, c'est-à-dire de manière très effémine, réveillant les ardeurs de ces mâles qui veulent "casser du pédé". Néanmoins, les scènes de Victor sont très drôles, Enver Gjokaj se donne à fond et c'est très réjouissant. De même, et c'est assez surprenant pour être signalé, Paul Ballard est beaucoup moins antipathique qu'à l'accoutumée et ce, au détour de quelques répliques. Aux multiples empruntes que Echo a définitivement enregistrées s'ajoute celle d'un tueur en série psychopathe. Voilà qui peut donner du grain à moudre à Dollhouse.

En bref, on passe un excellent moment devant cet épisode même s'il n'apporte rien au fil rouge de la série. On est encore au début de la saison, on peut se permettre ce genre d'épisodes mais ce sera moins le cas, surtout pour une série condamnée, dans les prochains épisodes. Dans tous les cas, oui, Dollhouse est devenue mon coup de cœur de l'année 2009 !

Note : 15 / 20

Posté par Fabulio à 00:23 - Dollhouse - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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