Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

15 novembre 2009

Nip/Tuck 6x02 : Enigma

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Suis-je le seul à trouver que Nip/Tuck pond des épisodes déprimants depuis quelques temps ? Si la série reprend des couleurs après son season premiere très moyen, il n'y a toujours rien d'exaltant.

La série se veut plus sérieuse. Elle se veut. Il y a toujours un côté kitsch clairement assumé et il est aujourd'hui représenté par le patient, un jeune homme qui souhaite effacer les signes sataniques (nombre du diable et tout le tralala) qu'il s'est comme gravés sur la tête, sous l'impulsion de ses parents. Le tout est plutôt caricatural en plus d'être bâclé. L'opération est vaine puisqu'il finit par se suicider après avoir tué ses parents. Soit. Le cas médical aurait pu être parallèle avec la vie de Sean ou de Christian mais ce n'est pas le cas. À la rigueur, on pourrait dire que Sean est lui aussi hanté par ses démons. Les scénaristes nous ont mené en bateau pour le cliffhanger de l'épisode précédent puisqu'il n'a jamais voulu se suicider mais seulement dormir, en prenant le somnifère de trop avec la goutte d'alcool de trop. Dans tous les cas, il s'en sort sans aucune séquelle mais son insomnie continue à lui pourrir les nuits. Ces mêmes somnifères se sont également rendus compte que Rose McGowan ne pouvait prendre la relève de Katee Sackhoffpour le rôle de Teddy, le changement d'actrice est trop peu crédible pour que l'on puisse en outre continuer sur la voie de la psychopathe anesthésiste. Ses plans changent donc (ou pas) et, Sean, de son côté, attire décidément toutes les psychopathes de Los Angeles : après Colleen Rose et Teddy, il rencontre une certaine Vivien qui veut lui vendre du sommeil. Et comme l'on pouvait s'en douter, Nip/Tuck sort son dictionnaire des paraphilies puisque la dame se masturbe, excitée par le malheur des gens si j'ai bien compris. C'est un personnage particulièrement intéressant qui mérite d'être développé. Hélas, IMDb indique que l'actrice - et donc, son personnage - n'apparait que dans cet épisode. Et la scène où elle le poignarde à la cuisse ne nous étonne même pas, tant on est habitués à ce genre d'événements dans Nip/Tuck. Ceci dit, l'insomnie de Sean peut être une bonne intrigue si l'idée est convenablement traitée.

Mike a beau avoir un superbe torse et une queue tellement longue - plus longue que les "seuls" 24 centimètres de Christian - qu'elle plonge dans l'eau de l'urinoir (je ne l'invente pas !), il reste quand même un vrai beauf et à l'exception de ces quelques scènes légères, il risque de ne rien apporter de nouveau. En fait, Nip/Tuck fait du nouveau avec du vieux, en rappelant Kimber Henry, l'un des personnages les plus recyclés de la série, au front. Elle aussi est rattrapée par ses vieux démons, par sa naïveté et son influençabilité (l'existence de ce mot est à vérifier). Aussi, il est décevant qu'il suffit de la charmer un peu pour qu'elle accepte la proposition de Christian, celle de mouler sa queue pour en faire un sex toy. Mais voilà qu'elle préfère celle de Mike, plus grosse. Tout est assez prévisible et ça l'est encore plus quand Sean se confronte à Liz qui décide d'abandonner ses poursuites contre lui et même de l'abandonner tout simplement. Peut-être y a-t-il un lien avec l'épisode de la saison 4 se déroulant dans le futur, dans lequel elle ne figure pas du tout. De même que Kimber, d'ailleurs. Mais je me demande si le problème ne vient pas des acteurs eux-mêmes qui quittent un par un la série, comme toutes les séries qui ont duré un peu trop longtemps comme Oz, Desperate Housewives et j'en passe. L'aspect déprimant de Nip/Tuck vient peut-être de là : le casting est incroyablement réduit en comparaison aux premières saisons.

En bref, un épisode où tout est prévisible. Toutefois, on passe tout de même un agréable moment si l'on exclut certains aspects déprimants.

Note : 13 / 20

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14 novembre 2009

Nurse Jackie 1x11 : Pill-O-Matix

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Cet épisode a beau marquer un tournant dans l'histoire de la série, Nurse Jackie continue encore et toujours son petit bonhomme de chemin. Si la série se montre plus audacieuse depuis quelques épisodes, il y a encore bien du boulot.

Le secret de Jackie est mort : elle qui l'a si bien gardé, voilà que Eddie le découvre par le plus grand des hasards dans une rue new-yorkaise à travers le bar que le mari de Jackie gère. L'avantage, c'est que la série préfère inclure ce cliffhanger à l'avant-dernier épisode de la saison plutôt qu'au season finale, ce que toute série aurait eu tendance à faire. L'autre avantage, c'est que ce secret est finalement découvert, la série aurait pu tirer sur la ficelle encore bien longtemps. Mais comme dit le proverbe : avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Aussi, ce secret n'a commencé à s'effriter qu'à partir des derniers épisodes : la majorité des épisodes de la saison furent des épisodes bouche-trou, surtout au début. Pourtant, les scénaristes ont certainement planifié ce cliffhanger depuis bien longtemps : ce n'est pas un hasard si le secret de Jackie est découvert en même temps que l'installation du Pill-O-Matix, qui met Eddie au chômage technique. On peut même y voir un rapport de cause à effet, Eddie a sans doute voulu vérifier si Jackie le prenait pour un pigeon ou si l'amour qu'elle lui portait était sincère. Gageons que, si Eddie ne lui avait pas montré comment profiter de la faille informatique du Pill-O-Matix, elle ne se serait jamais jetée sur lui dans une des scènes les plus charnelles qu'il nous a été données à voir jusqu'ici. Il me tarde de regarder le season finale pour connaître les conséquences de cet événement. En attendant, on se contente de petites histoires sans importance des personnages secondaires de la série : entre Eleanor et sa soeur dont on se fout ou encore la rétrogradation de Zoey, on ne peut pas dire que l'on est bien servis. À la rigueur, la scène de Mohammed - toujours aussi négligé par les scénaristes - attire notre attention. Le cas de ce patient dont l'oreille est habitée par une araignée m'a donné des frissons, comme tout autre arachnophobe. Brrr... voilà qui donne envie de dormir avec des boules Quiès !

En bref, malgré un cliffhanger qui remplit au mieux sa fonction - celle de nous donner envie de voir la suite -, le reste est monotone.

Note : 11.5 / 20

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13 novembre 2009

Desperate Housewives 6x06 : Don't Walk on the Grass

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S'il fallait illustrer l'actuel empestement de Desperate Housewives par la morale et la conservatisme, cet épisode serait parfait. Un épisode dont les règles représentent le thème principal, les scénaristes ont certainement dû nous en faire profiter mais à l'époque, la morale n'empestait pas autant.

Vous avez compris, toute la série fait l'éloge du bon respect des règles, qu'elles soient morales, administratives ou éthiques. Ce qui est dérangeant dans cette série, c'est qu'elle se cache derrière le prétexte que ses personnages étant des conservatrices à la base, on ne peut la blâmer de se montrer si conventionnelle. Le problème, c'est qu'elle a fait le choix, à ses débuts, d'aller à l'encontre des conventions en proposant une satire, une moquerie vis-à-vis de ces conservateurs. En revanche, dans ses dernières saisons, Desperate Housewives a fait le choix de revenir en arrière et évidemment, tous les téléspectateurs se sentent idiots et abusés par son hypocrisie. À la rigueur, on pourrait rejeter la faute sur la démocratisation de la série qui a été victime de son succès et qui a du mettre beaucoup d'eau dans son vin. Mais plus la série vieillit, plus je me dis qu'au fond, les scénaristes ne font pas qu'écrire un produit commercial qui leur est commandé mais qu'ils font partager leurs propres expériences pour donner un motif (plus ou moins intéressant) afin de respecter la morale en général. Si elle avait suivi cette voie dès le départ, je ne l'aurais jamais suivie d'une part et, d'autre part, elle aurait suscité moins de critiques par le grand public car son public aurait été beaucoup plus restreint et conservateur.

L'intrigue de Gabrielle en témoigne, elle est d'ailleurs la mieux placée pour ce faire. Dans la saison 5, on avait encore à faire à une Juanita turbulente qui faisait mener la vie de sa mère en enfer (en compagnie de son inexistante sœur). Désormais, les rôles sont inversés et Juanita fait la morale à sa mère, qui a plus de six fois son âge. Tout sonne extrêmement faux : Juanita avoue qu'elle aurait accepté la sanction sans broncher car elle le méritait. Est-ce vraiment le genre de raisonnement qu'une gamine de six ans puisse avoir ? Desperate Housewives aurait la prétention de, non seulement moraliser les gosses, mais aussi les adultes. Il faut quand même avoir un ego démesuré pour se le permettre (le pape par exemple). Un autre point qui m'a exaspéré : Carlos ne voit que les cours à domicile comme alternative à l'école privée (précisons-le). J'ignore quelle est la réputation des écoles publiques américaines mais est-ce une tare d'avoir un rejeton scolarisé dans une école publique ? Il le semble, à tel point que Carlos a plus de confiance en sa femme qu'aux professeurs d'écoles publiques pour assurer l'éducation de sa fille. L'idée aurait pu être intéressante, confronter Gaby à son inculture, mais tourne au grand guignol qui ne fait rire que les acteurs et à la limite, l'équipe de production. Chez nous, le vase est débordé.

On continue dans l'hypocrisie totale de Desperate Housewives qui dénigre toujours autant les personnes de forte corpulence (ou qui ont juste un embompoint). Où ont-ils vu que Lynette avait "un gros cul" ? Où Gabrielle a-t-elle vu que son amie se laissait aller ? Certes, il est difficile de considérer comme gros un acteur qui ne l'est (c'est pour cela qu'on ne le fait normalement pas, ça s'appelle être réaliste - ce que Desperate Housewives ne sait pas faire -), mais Marc Cherry devrait balayer devant sa propre porte avant de faire écrire de telles lignes à ses scénaristes. Il suffit de voir Marcia Cross pour voir que la série fait l'apologie de la maigreur : je suis prêt à parier que la pâleur de son visage et de son corps entier ne s'explique pas exclusivement par sa rousseur, si vous voyez ce que je veux dire. Quant à Tom, on continue dans le on-dit et on ne nous montre que les côtés sympas de la fac - soirées, alcool, potes - en omettant complètement les cours. Si mettre Gaby face à son inculture, il aurait été intéressant de mettre les scénaristes à la leur. Alors, certes, Tom a des devoirs. Il suit quel cursus ? Ah, du chinois ! Je ne l'aurais jamais su. Desperate Housewives pourrait au moins faire semblant d'être intelligente. Juste faire semblant. Mais il faut déjà être intelligent pour faire semblant.

Vous m'excuserez mais je n'ai pas envie de m'attarder sur Bree. Jamais désormais la dame n'est mise dans une situation compromettante comme elle l'aurait été dans la saison 2, avec son alcoolisme. Sa relation avec Karl pourrait la décoincer et la faire revoir ses principes mais Karl ne sert que comme son faire-valoir.

À la rigueur, Susan se mouille davantage et c'est le cas de le dire puisqu'elle se retrouve dans le bain moussant que la naïve Katherine avait préparé à l'éventuelle arrivée de Mike. Le tout est très fade : trois épisodes auparavant, la série mettait en avant un aspect intéressant, en l'occurrence la dépression de Katherine. Mais là encore, l'inculture de la série lui joue des tours puisqu'elle fait l'amalgame entre dépressive et folle comme je l'ai déjà dit. On se souvient de ce nase de Dave Williams l'an dernier. Alors, Katherine est dans son trip. Au lieu de la laisser seule, tout le monde se remonte contre elle sous prétexte d'un comportement inacceptable. La série devrait revoir ses classiques en tant que psychopathes cathodiques : Katherine n'a rien d'une psychopathe, juste d'une mythomane qui prend ses rêves pour des réalités. quant à Angie, on ne comprendra jamais, comme tous ses prédécesseurs au titre de famille mystérieuse, pourquoi elle tient absolument à mentir sur sa mère qui est encore vivante. N'ont-ils pas compris que c'est en voulant cacher quelque chose que l'on met son secret en danger puisque cela suscite la curiosité des voisins ?

En bref, Desperate Housewives gagnait mieux à être un soap opera dont l'intérêt résidait uniquement dans sa trame et ses actions. Elle est désormais une série qui se suit avec les oreilles mais les discours moralisateurs sont trop indigestes pour que la série reprenne des couleurs.

Note : 8 / 20

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Dexter 4x05 : Dirty Harry

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Jamais deux sans trois. Et puis, jamais trois sans quatre. Et enfin, jamais quatre sans cinq ? Pas si sûr. Après quatre épisodes décevants d'affilé, Dexter se rend compte de sa bêtise et revient aux sources, avec un cinquième très convenable.

Le titre de l'épisode m'a quand même effrayé. Dirty Harry. Horreur, un épisode où Harry monopoliserait la scène, un épisode où un personnage devenu imbuvable et inutile serait le centre de toutes les préoccupations. J'y ai vraiment cru, l'agression de Debra pouvait en effet servir comme prétexte pour remonter les souvenirs de famille. Tout prêtait à penser que l'épisode irait dans ce sens mais il n'en est rien car le mentor de Debra n'est pas mentionné une seule fois de l'épisode. Si vous ne comprenez pas pourquoi je déteste Harry, sachez qu'il a des traits de ressemblance avec un certain Sarkozy : comme lui, il est paranoïaque et dérape quand il n'arrive plus à contrôler la situation ; comme lui, il pense d'abord à la sécurité en réinventant la justice et corrigeant les erreurs de cette dernière et surtout comme lui, il rabâche des discours sans intérêt, du copié-collé à quelques mots près (référence au discours que Sarko a tenu face aux agriculteurs). Je m'égare mais c'était une ressemblance qui me titillait depuis quelques temps que je voulais vous partager. Outre cette considération, Harry est bel et bien présent mais sera plutôt le conseiller de Dexter après avoir été son moralisateur depuis le début de la saison. Aussi, demande-t-il de s'occuper sur Debra. Lundy est bel et bien mort et la pauvre en est à son deuxième petit ami mort, bien que celui-ci n'était ni un pervers, ni un tueur en série, juste un bourreau de travail avec un sourire niais. Je ne parle pas souvent du jeu de Jennifer Carpenter car personnellement, son personnage me reste en travers de la gorge. Toutefois, je ne peux que souligner sa très bonne interprétation, la scène avec Dexter sur le lieu du meurtre de Lundy est très humaine. On croirait vraiment que l'actrice était prise de panique alors qu'elle devait feindre d'être paniquée. Peut-être se changera-t-elle les idées en s'intéressant aux indics de son père ? Le dossier est mis en suspens depuis le season premiere !

Tous les membres de la famille Morgan font effectivement de mauvais choix, on en a la confirmation avec Dexter qui a épousé Rita. On ne parlera jamais assez de la naïveté et de la mièvrerie que fait preuve cette dernière. À la rigueur, je préfère que le couple soit en conflit comme dans cet épisode. La vérité est que tous les couples battent de l'aile ici mais dans tous les cas, on en fait des tonnes. Seule Christine, journapute, tire ses épingles du jeu devant un Quinn toujours si écervelé. Les latinos gèrent beaucoup moins bien leur relation puisqu'ils payent le prix de l'avoir publiquement annoncée (du moins, Laguerta) : "Mauvaise nouvelle, sergent Batista, vous avez obtenu une promotion !". En vérité, cette promotion l'oblige à changer de service. Cela va un peu trop loin à mon sens : les scénaristes prennent vraiment du plaisir à s'ennuyer dans de telles intrigues (on se souviendra de la rétrogradation de LaGuerta dans la saison 2, l'événement de la série le plus inutile qui fut). La querelle conjugale qui se suit à peu près oppose Dexter à Rita donc. A priori, c'est une scène que l'on connait déjà : Rita rend visite à Dexter dans son intimité, prétextant avoir découvert un lourd secret sur lui. Musique d'accompagnement de suspense. Dexter, totalement détendu, prouvera à la blonde qu'elle se trompe. Le couple se remet ensemble, Dexter a gagné, Rita est dupée. Elle commencerait à voir que son mari ment et qu'il fait ça très bien d'ailleurs. Je n'accorderai pas d'importance, c'est juste plaisant de voir que la naïveté de Rita a quand même des limites.

Jusque là, je ne vous laissé aucune preuve de mon intérêt pour l'épisode, j'ai en effet gardé le meilleur pour la fin. La police de Miami utilise des raccourcis quand il s'agit de tueurs en série. On se souvient de Rudy dont la mort a été décrite comme un suicide et on se souvient aussi, un an plus tard, que cette même police a conclu que le Bay Habor Butcher n'était autre que Doakes (paix à son âme... ou pas !). Ici, on considère que tous les meurtres de la ville sont liées à la même personnage. Aussi, règle-t-on enfin la question de la prostituée et de son maquereau (suis-je le seul à n'avoir rien suivi de cette historiette sans importante ?), ce qui permet au Trinity Killer d'agir en toute tranquillité, et a fortiori, qui permet au grand justicier Dexter de lui aussi agir en toute tranquillité. Ce que j'aime dans leur rivalité, c'est d'une part leur distance : pour une fois, le tueur en série ne voue pas un culte à Dexter et à ses pratiques ; pour une fois, c'est même l'inverse et en ce sens, le Trinity Killer a une place enfin méritante. De cette distance découle une totale absence d'échanges entre les deux hommes : pour une fois, Dexter souhaite tuer son tueur en série de la saison sans même en apprendre davantage sur lui et sans même lui parler. De cette absence de contacts découle évidemment un tueur en série mystérieux. D'autre part, d'ailleurs, de ce que l'on connait du Trinity Killer, on nous dépeint un personnage très vicieux, très pervers, pris d'une folie inguérissable. Les scènes de l'immeuble sont haletantes, l'instant de quelques minutes et nous voici transportés à ce qui faisait le succès de la série à ses débuts. Cependant, accorder une famille au Trinity Killer n'était peut-être pas judicieux : déjà, n'est-il pas un peu trop vieux, au vue de l'âge de sa femme et ses enfants ? et, au fond, que Dexter s'y reconnaisse ou pas dans le Trinity Killer, pourrait-on vraiment en apprendre plus sur le personnage, sans rabâcher les mêmes monologues ?

En bref, voilà enfin un épisode dont les scénaristes ne devraient pas avoir honte pour cette saison 4 très mal débutée. Malgré quelques lourdeurs, l'ensemble est plutôt satisfaisant, avec un Trinity Killer très malsain (et donc, très intéressant) et une rivalité qui commence à prendre forme.

Note : 14 / 20

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11 novembre 2009

Californication 3x05 : Slow Happy Boys

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Ils sont rarement réussis. Les épisodes monopolisés par une guest star sont rarement réussis. On se console comme l'on peut dans cet épisode de Californication.

Cet épisode m'a beaucoup fait penser à celui de la première saison, consacré au père de Hank qui venait alors de mourir. D'ailleurs, fait intéressant : jusqu'alors ignoré, le père de Hank est mentionné ; à croire que l'analogie entre les des deux épisodes est volontaire. À l'instar de ce l'épisode de la première saison, Slow Happy Boys préfère épargner la petite famille de Hank au passé de ce dernier qui remonte. Aussi, Karen a pris un week-end improvisé dans la première saison, là où Becca prend, elle aussi, un week-end, chez sa mère sur la côte est. C'est ainsi que l'épisode est structuré, par le départ et le retour d'un personnage. Et c'est une drôle impression que dégage cet épisode, comme s'il s'était à la fois passé beaucoup de choses pendant l'absence de Becca mais en très peu de temps, comme en quelques heures. Mais le fait qu'il se passe beaucoup de choses ne signifie pas que l'épisode est dynamique et passionnant. Non. Il est même redondant, avec Zloz qui, dès les premières secondes, se montre insupportable. Voilà quel est le meilleur ami d'antan de Hank : un type paumé qui n'a pas grandi dans sa tête. À l'approche de la quarantaine, il parle comme n'importe quel ado hétéro excité à l'idée de tremper le biscuit n'importe où. L'arrivée de Sue Collini aurait pu être intéressante dans le sens où elle est comme lui d'une nymphomanie exagérée (ou pas). Mais il n'en est rien. Par ailleurs, autant dire que la maison de Sue est à son image : entre les chambres qui proposent tout le catalogue d'un sex-shop et un salle de séjour où la télévision montre deux félins en train de s'accoupler, la maison d'amour, comme l'appelle son hôte, pourrait devenir un lieu branché pour orgies. Mais pour revenir à l'invité, le paroxysme de l'insupportable est atteint quand Zloz fait face à un transsexuel dont il est dégoûté. Les paroles de Sue et Hank sont très justes même si l'intolérance de Zloz est en vérité le faire-valoir de Hank Moody. J'aurais pu revoir mes impressions sur le personnage à la fin où il annonce qu'il est malade. J'aurais pu. Mais je ne l'ai pas fait : un nouveau personnage qui se montre insupportable fait beaucoup plus vite déborder le vase. À la rigueur, je pourrais excuser les Runkle qui, une fois de plus, ont une altercation. Après les prémisses de réconciliation dans l'épisode précédent, tout est détruit en quelques secondes, à l'annonce de la probable IST de Charlie que Daisy lui a transmise. Et de cette altercation précipitée nait un retour, lui aussi précipité, celui de Karen à Los Angeles. Le début de la saison a montré que son absence n'a pas été profitable à Hank, son retour ne peut qu'être une bonne nouvelle.

En bref, le retour de Karen survient à temps, la série commençait à s'enliser. Cet épisode me fait trop penser à la première saison, c'est une mauvaise chose.

Note : 9 / 20

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08 novembre 2009

Parks and Recreation 2x06 : Kaboom

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Kaboom ! Si vous aimez le comique de répétition, vous aimeriez cet épisode. Parks and Recreation continue son petit bonhomme de chemin avec un épisode sans doute important dans l'avenir de la série.

La première moitié de l'épisode est plutôt amusante, elle met en scène toute l'équipe de Leslie pour ériger un parc dans une ville voisine, à l'initiative d'une organisation, Kaboom. Son représentant est particulièrement exaspérant et lourd, ne perdant pas une occasion à s'exclamer "Kaboom !" mais ce contexte est favorable pour réunir tout le petit casting de la série. Le cynisme et l'humour pince-sans-rire de Ron est toujours aussi drôle et dans une moindre mesure, les apartés d'Andy, en particulier celui où il relate tous les buffets auxquels il a assisté dans des organisations diverses telles la Croix-Rouge, le Secours Populaire ou SOS Suicide (en précisant que la bouffe n'y était pas terrible). Les épisodes de Parks and Recreation sont toujours soupoudrés d'humour noir qui reste évidemment léger mais suffisamment bien écrit pour être efficace. Ce qui ajoute plus ou moins de crédit à Andy, c'est aussi sa naïveté quand il s'agit de reconquérir Ann de laquelle il est séparé depuis maintenant six épisodes. Ce ne peut être que positif dans la mesure où il n'y a aucune alchimie entre Ann et Mark, ce dernier étant le personnage le moins intéressant du show, et de loin. Le principal reproche que j'adresserai à cet épisode, c'est la facilité à laquelle il a recours quand il s'agit de boucher la fosse. Leslie avoue elle-même emprunter un raccourci : si la fosse est enfin remise en avant dans la saison 2, elle est également bouchée en quelques secondes après une bataille judiciaire contre Andy qui n'en était pas vraiment une. Peut-on espérer maintenant que le parc avance ?

En bref, un épisode à marquer d'une croix blanche puisqu'il règle à moitié le problème de la fosse, l'élement déclencheur de la série. Malgré une faiblesse vis-à-vis des autres épisodes de la saison, on notera quelques scènes et répliques plutôt amusantes. Cette deuxième saison est dféinitivement plus mature et aboutie que la première.

Note : 13.5 / 20

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Dollhouse 2x03 : Belle Chose

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Je sais que je ne ferai pas l'unanimité autour de moi mais Dollhouse est, en ce qui me concerne, la série de l'année 2009, bien qu'elle n'ait pas de concurrence. Il est loin le temps des médiocres premiers épisodes, Dollhouse s'améliore alors que les audiences dégringolent encore.

Pourtant, l'épisode n'a rien de très original, que ce soit dans sa trame que dans sa construction. Son début, à l'instar des autres épisodes, est très nébuleux et tout aussi intrigant. Il met en scène Terry, un psychopathe, tueur en série, qui reconstitue sa famille en leur injectant un sédatif pour animaux de telle sorte à ce que chacun des membres ressemble à un mannequin artificiel. Je n'ai pas très bien compris le lien avec la Dollhouse, si ce n'est que ce fou est un actionnaire de l'entreprise. Cette dernière mènera sa propre enquête pour éviter que les autorités ne remontent jusqu'à elle s'ils enquêtent sur Terry et ses pratiques douteuses. Il est intéressant de constater que ce sont le plus souvent des personnes mentalement dérangées qui ont recours à la Dollhouse alors qu'a priori, on aurait tendance à penser que n'importe quel individu voudrait souscrire à ses services. La portée de la série est beaucoup plus vaste que l'on ne croit, j'en suis certain. Elle n'est pas seulement une série de science-fiction conventionnelle, elle est également une intéressante réflexion sur la vie et la mort en général. Bref, je m'égare. Toujours est-il que Victor, seule Doll masculine mise en valeur, incarnera l'esprit du tueur en série et sera appâté par une chose non négligeable : la vérité en échange de sa propre vie, celle de l'homme qui est actuellement dans le coma sur lequel la Dollhouse a le libre contrôle. Gageons que si la Dollhouse était réelle, cela faciliterait nettement le travail de la justice.

Parallèlement, il y a l'intrigue de Echo qui ne prend de son utilité qu'à la fin de l'épisode. En attendant, on retrouve la Echo que l'on connait, celle qui oblige Elisa Dushku à se trémousser comme une fille facile, répondant aux fantasmes des scénaristes. À vrai dire, ils légitiment leurs propres intentions derrière celles des personnages fictifs : on ne compte plus les missions de romance depuis le début de la série, toutes ces missions qui obligent Echo à séduire le client et à enfiler ses tenues légères. Là, on atteint l'archétype de la fille facile, de l'étudiante stupide et frivole qui s'aventure à l'université suivre des cours de littérature médiévale dont elle ne comprend pas un mot. C'est suffisamment caricatural et volontairement caricatural pour que le personne ne nous exaspère pas plus que cela. Bref, l'intérêt vient au moment où Topher tente de supprimer l'emprunte actuelle de Victor, à distance. Et comme cette dernière demi-douzaine d'épisodes n'est que le manifeste des problèmes techniques de la Dollhouse, les événements ne se déroulent pas comme prévu. Aussi, Victor et Echo voient leurs empruntes échangés et si cela n'apporte rien de concret au fil rouge, c'est une très bonne idée, très intéressante à mettre en œuvre. D'un côté, Echo répond aux avances de son professeur par un coup de couteau au cou et de l'autre, Victor se comporte comme se comporterait Kiki, c'est-à-dire de manière très effémine, réveillant les ardeurs de ces mâles qui veulent "casser du pédé". Néanmoins, les scènes de Victor sont très drôles, Enver Gjokaj se donne à fond et c'est très réjouissant. De même, et c'est assez surprenant pour être signalé, Paul Ballard est beaucoup moins antipathique qu'à l'accoutumée et ce, au détour de quelques répliques. Aux multiples empruntes que Echo a définitivement enregistrées s'ajoute celle d'un tueur en série psychopathe. Voilà qui peut donner du grain à moudre à Dollhouse.

En bref, on passe un excellent moment devant cet épisode même s'il n'apporte rien au fil rouge de la série. On est encore au début de la saison, on peut se permettre ce genre d'épisodes mais ce sera moins le cas, surtout pour une série condamnée, dans les prochains épisodes. Dans tous les cas, oui, Dollhouse est devenue mon coup de cœur de l'année 2009 !

Note : 15 / 20

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07 novembre 2009

Desperate Housewives 6x05 : Everybody Ought to Have a Maid

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Cette série est une bombe. Si, si, je vous assure ! Elle détruit tout sur son passage : l'espoir, les bonnes idées et même les téléspectateurs. Passons en revue les principales qualités de Desperate Housewives à travers cet épisode.

La série doit sa force à une incroyable originalité et à l'imagination débordante des scénaristes qui nous proposent chaque semaine de nouvelles aventures palpitantes déjà connues. Qui a parlé de plagiat ? Desperate Housewives a pour seule source d'inspiration elle-même. Dix ans ont passé (oui, dix ans !) entre la première saison et la sixième et Gabrielle fait face aux problèmes que son amie Lynette a connus, avec ses mioches. Que Gabrielle se plaigne d'un clown incompétent qui réitère ce qu'il avait fait trois ans auparavant, on le comprend tout à fait car c'est le même sentiment qui parcourt les téléspectateurs : les scénaristes nous prennent des gamins que l'on peut amadouer comme trois ans auparavant (et encore, la série montrait déjà des faiblesses à cette époque). Quel est l'aboutissement de cette intrigue ? Gaby est toujours aussi superficielle avant et la scène tire-larmes de fin d'épisode n'y change absolument rien. Après l'épisode John Rowland, Gabrielle continue de faire son mea culpa mais ce, à des téléspectateurs absents !

Desperate Housewives est une série trash à souhait, tellement politiquement incorrecte que le jury des Emmy Awards craint de la récompenser depuis bien longtemps sous peine de remontrances des instances de censure. Bree commet un adultère ! Dans une chambre avec un tiroir ouvert ! Dans lequel est rangé la Bible ! Une Bible toute rose ! Ayez de la pitié pour cette dame ! Après tout, son mari est gentil... trop gentil ! Ce salaud la fait culpabiliser sur ses actes ! L'hôtel est définitivement bien choisi car en plus d'offrir une Bible gratuite (chez nous, on n'a même pas ce privilège, c'est honteux !) livrée en même temps qu'une femme de chambre moralisatrice qui n'a de mérite que d'être interprétée par Aisha Hinds, l'exorciste de True Blood. De quoi se mêle-t-elle ? Elle a eu de la chance de ne pas avoir un mari niais qui fait les courses comme madame Hodge.  ___________ (pleurez dans le champ indiqué)

Tremblez, tremblez, voici Lynêêêêêtte Scavo, la castratrice de ces lieux qui oublie un temps qu'elle est en cloque de deux morveux pour s'occuper de son couple avec pour médiateur, Roy, le misogyne (femmes-ophobe comme dirait l'autre - private joke) de ces lieux. Oubliez toutes les scènes d'émasculation que vous avez vues, voici la méthode de la volière de Lynette. Le discours de Tom est mignon tout plein. Allez, la suite !

Le meilleur pour la fin. Mesdames et messieurs, voici la star du show, le dernier show de la star, voici celle qui vous fait pleurer de tristesse, comme de rire. Mesdames et messieurs, voici... voici... voici Susan Mayer, jouée par l'incroyable Teri Hatcher ! La beauté naturelle du personnage, son intelligence, son sens de l'humour (Ha ha !) vous ravira tous, messieurs et même vous, mesdames. Elle s'appelle Susan Mayer, elle n'est n'importe quelle femme qui pourrait partir en prison pour avoir tiré sur quelqu'un avec une arme qui n'est pas à elle d'autant plus. Après tout, la femme sur laquelle elle a tiré faisait des saluts hitlériens durant la réunion de quartier et pire, elle n'a pas laissé à Susan le champ libre pour lui voler son mec ! Pour cela, elle mériterait même la peine capitale. Zou, Katherine Mayfair n'est que méfait !

En bref, cette série est une bombe qui a explosé depuis bien longtemps, laissant quelques meubles de fortune sauvés. L'épisode en lui-même est un ersatz de l'épisode lambda de la saison 2, avec des histoires sans prétention, qui se laissent suivre, sans plus. Mais cela ne mérite même pas la moyenne.

Note : 9.5 / 20

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05 novembre 2009

Sons of Anarchy 1x06 : AK-51

SoA_1x06

Cela fait maintenant quelques jours que j'ai regardé l'épisode mais je regarde la même impression que j'ai eue à son suivi : c'était un excellent épisode. Non exempte de défauts, la série arrive toutefois à vraiment décoller.

À la mi-saison, la saison est donc lancée, son décollage fut lent mais plus ou moins certain. Il est certain dans le sens où l'on n'a pas eu de déceptions les cinq derniers épisodes mais il l'est beaucoup moins dans le sens où la série peut encore mieux faire et ce, en instaurant un fil rouge, ce qu'elle peine à faire. En fait, les petites intrigues s'entremêlent, restes muettes certains temps avant de resurgir mais ont toutes une origine soudaine. Ce n'est pas un tort : au lieu de tourner autour du pot, l'épisode entre dans le vif du sujet avec la scène introductive mettant en scène les Sons avec une organisation terroriste mais ils ignoraient ce dernier détail. Il se trouve même que leurs clients sont des personnes recherchées dans les priorités du FBI. Malgré l'absence de fil rouge, on note tout de même que le club s'enlise et fait de plus en plus face à des difficultés. Leurs ambitions, elles, prennent de plus en plus d'ampleur. Et cela va sans dire : plus le club se montre ambitieux, plus il suscite l'intérêt du FBI ou d'autres services de police qui, en termes de pouvoirs, dépassent le petit vieux flic bientôt à la retraite qui s'occupe du village depuis des décennies. Leur venue ravit évidemment tous les détracteurs des Sons of Anarchy, à commencer par Dale. Quant à Kohn, il passe du statut de guignol qui digère mal le râteau qui s'est pris à un homme rongé par la colère et la folie, certainement la raison pour laquelle sa relation avec Tara est parti en eau de boudin.

La partie consacrée à Clay et Gemma aurait pu être anecdotique mais sans compter sur la formidable interprétation des deux acteurs, en particulier celle de Katey Sagal qui est à en couper le souffle. En fait, si l'on prend du recul, leur intrigue n'est pas une simple querelle conjugale, elle est à mon sens symptomatique de la situation actuelle du club. Gemma et le club font tous les deux face à un ennemi tenace : le vieillissement. en effet, on remarque que les Sons of Anarchy ont, certes, une riche histoire qui a soudé ses membres mais aussi un lourd passif. Le club est dans une phase transitoire, son leader actuel vieillit, commence à être fatigué et la nouvelle génération prend la relève, non sans méfiance évidemment, surtout quand le vice-président (pressenti pour être le prochain président de fait) est un peu le fruit du népotisme. Finalement, Jax est aux Sons of Anarchy ce que Jean Sarkozy fut à l'Epad, un potentiel leader contesté de par sa jeunesse et son inexpérience et qui n'est là parce qu'il est né dans la bonne famille. Pourtant, l'épisode a montré que les "anciens", ancrés au club depuis bien longtemps, sont nécessaires, indispensables au bon déroulement des choses. Aussi, Piney justifie son rôle chez les Sons en étant le seul membre en qui les terroristes avec lesquels ils collaborent ont confiance. Ces derniers paieront pour cette confiance accordée puisque des explosifs se sont cachés dans leur marchandise (qui, préalablement, a traîné dans la merde - une scène écœurante -), les tuant sur le coup. J'en reviens à Gemma qui doit faire face à sa ménopause et à la concurrence de la chatte jeune et fraîche, même si elle-même est très bien conservée pour son âge (rappelons que Katey Sagal est née en 1954). La scène où elle frappe la "nouvelle pouf de Charming" est magistrale même si au fond, il est triste qu'elle en arrive si bas. J'ai eu tort de considérer que Gemma allait cautionner l'acte de Clay, au nom du club et sa confirmation en tant que leader (sous-entendu vis-à-vis de Half-Sack dont il a pris la potentielle copine) mais heureusement, ce n'est pas le cas : Gemma reste humaine et le couple, soudé.

En bref, le meilleur épisode de Sons of Anarchy jusqu'à présent tout simplement. L'absence de fil rougée est compensée par des situations et dialogues traités avec une grande justesse et des acteurs irréprochables.

Note : 16.5 / 20

Posté par Fabulio à 18:54 - Sons of Anarchy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 novembre 2009

Dexter 4x04 : Dex Takes a Holiday

Dexter_4x04

Dexter ou De l'intérêt à faire des cliffhangers stupides et inutiles. L'épisode a reçu de très bons - voire excellents - échos de tous. Loin de moi l'idée de vouloir à tout prix me différencier, c'est du Dexter bateau que la série nous offre.

Le titre est évidemment trompeur : Dexter prend des vacances à domicile, en l'absence de son insupportable famille mais l'infaillible tueur en série de Miami ne met pas ce temps de répit à profit puisqu'il s'attaque à une femme lambda, soupçonnée d'avoir tué son mari et sa fille pour avoir la paix, tout en mettant en scène le meurtre de façon à ce qu'elle montre patte blanche. Zoey Kruger avait un potentiel énorme que l'épisode a détruit en quelques secondes. L'actrice livre une performance très convaincante et sa confrontation avec Dexter est très vive mais les scénaristes préfèrent remettre en avant la primauté de Dexter Morgan. Je rêve d'un series finale où ce dernier se fait prendre à son propre jeu, avec un poignard qui lui traverse tout le corps ! Vous l'avez sans doute deviné, je ne porte pas du tout le personnage de Dexter Morgan dans mon cœur : l'instant de quelques minutes, son orgueil fut remise en question par Zoey. Il le sera sans doute de nouveau par le Trinity Killer mais ce tueur en série est le cadet des soucis de Dexter qui, comme à l'accoutumée, préfère que les projecteurs soient dirigés vers lui. Et Harry est exaspérant ! Il rabâche sans cesse le même discours selon lequel Dexter a fait l'erreur d'avoir des sentiments et une famille. Mais virez-nous ce personnage totalement inutile ! J'en reviens à Zoey qui se fait avoir comme une débutante face au très expérimenté Dexter avec sa petite seringue, la série ne nous ménage pas de ses faux petits moments de suspense et arrive le moment où Zoey est ligotée : c'est la fin pour elle, Dexter est tout content, on l'est beaucoup moins.

Rien à foutre des amourettes de chacun, je consacrerai cette deuxième partie au Trinity Killer. Le personnage reste très mystérieux, peut-être même schizophrène, passant d'un état extrême à un autre. Je ne sais pas quoi penser de la scène de la ruelle du bar et son altercation avec un client. Provoquerait-il ce dernier dans le but d'être blessé et dans quel but ? Le personnage est non seulement sadique mais masochiste. On se rappelle notamment de la scène où il s'ébouillantait sous la douche, sûrement dans le but de fausser ses empruntes. Bref, le Trinity Killer est un personnage incroyablement complexe qui n'a rien à envier à Lila ou Prado. Son masochisme va jusqu'à se confronter à Lundy, alors dans les parages. Ce type est un vrai malade et permet de sauver le casting, toujours aussi pauvre en personnalités. Parlons-en justement de Lundy et je suis obligé de toucher un mot sur son amourette avec Debra qui conduira, tous les deux, à se noyer dans leur propre sang dans un cliffhanger aussi exagéré qu'inutile. Tuer Lundy est sûrement la meilleure idée que la saison ait eue jusque là et le voir avec les cheveux ébouriffés, tel Christopher Lloyd dans la trilogie Retour vers le futur, change de son habituel sourire niais. Sa mort aura certainement d'importantes conséquences qui ne sont pas toutes satisfaisantes puisque j'appréhende déjà les scènes de deuil de Debra.

En bref, je ne comprends pas pourquoi cet épisode a reçu des échos positifs. Non pas que j'ai été déçu de l'épisode mais il est la copie du précédent, c'est-à-dire long et pimenté par de pseudo-suspenses.

Note : 9.5 / 20

Posté par Fabulio à 14:58 - Dexter - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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