24 février 2008
Dexter 1x03 : Popping Cherry
J'ai beaucoup aimé cet épisode, desservi par un Dexter tout aussi intriguant, accompagné de ses notions de meurtre légitime. Autant l'épisode précédent présentait quelques lenteurs, autant ici, on a le droit à un épisode atypique même si il est vrai qu'il est difficile de se donner une idée de l'atypique au bout d'un troisième épisode.
Pourtant, tout semblait parti pour suivre le même schéma mais chaque partie de l'épisode a son petit piquant.
Tout d'abord, Dexter continue sa relation avec Rita qui semble encore hantée par son mari, même après son départ en taule. Ainsi, il serait un drogué... On l'avait peut-être déjà su dans un des deux épisodes précédents mais je n'y ai pas fait vraiment attention. Le coup du dealer de drogue qui n'a pas obtenu tout l'argent qu'il attendait de la part de l'un des clients est un peu cliché, de même que les menaces. Ce denier ne menace pas Rita de mort mais juste de foutre le bordel dans son foyer, elle s'en sort en laissant son 4x4. Dexter était présent à la scène et il faut toujours prendre un peu de recul avec lui parce que j'ai pensé que le dealer de drogue était la victime de Dexter de cet épisode devant les conflits qui commençaient à s'intensifier devant les deux personnages mais je suis revenu à l'évidence que Dexter est un serial killer de serial killers. L'histoire entre Dexter et Rita est un peu cul-cul sans vraiment l'être puisque derrière le bonheur se cache la faiblesse de Rita, encore sous le choc de ce qu'elle a subi avec son ex-mari. En attendant, Dexter apporte sa testostérone au foyer avec la garde d'enfants et une nouvelle voiture.
Le tueur à glace laisse ses premières traces concrètes et on arrête de jouer aux devinettes quelques instants pour se consacrer aux restes humains retrouvés dans un stade de hockey, toujours aussi soigneusement découpés, ce qui émerveille Dexter. Je trouve que pour l'instant, l'intrigue est plutôt bien gérée, moi qui pensais que le tueur de glaces n'aurait fait qu'envoyer des avertissements subtils à Dexter (comme les poupées démembrées). Ainsi, ici, on découvre que le tueur a voulu faire porter le chapeau au gardien de nuit et LaGuerta, s'inquiétant de sa carrière politique, veut montrer que la police de Miami est excellente en proposant des conférences de presse s'appuyant sur des conclusions hâtives. En effet, les yeux attentifs des Morgan sont là, et le franc-parler de Debra aussi. Elle se saisit de l'affaire qui n'est pas, selon elle, bouclée et pour ce faire, elle demande des informations aux amies prostituées de sa défunte amie, également prostituées. Ainsi, Debra se prostituait ? Il fallait s'en douter un peu vu les vêtements qu'elle portait dans l'épisode pilote. Cependant, on peut se demander à quoi sert vraiment Dexter dans ce fil rouge puisque, comme il le dit, quand il n'y a pas de sang, il est au chômage technique. Pour le moment, c'est plutôt Debra qui a fait ses preuves...
J'ai moins aimé l'intrigue de vengeance de Doakes, déjà que je n'aime pas du tout le personnage. Il fait très hypocrite en voulant venger un flic qu'il a fait cocu, à moins que ce ne soit pour venger la mort de sa maîtresse. Dans tous les cas, c'est assez mal amenée cette histoire et on se demande quel intérêt ça a. En revanche, j'ai bien aimé le piège que lui ont tendu ses collègues, on peut prévoir de l'action pour les épisodes suivants.
Un épisode de Dexter est construit sur un même schéma et donc, il y a la victime du jour qui se révèle être un jeune de 19-20 ans, qui a purgé 4 ans de prison pour homicide involontaire. Ce sont ce genre d'intrigues que je préfère dans un épisode de cette série puisqu'on ne traîne pas en longueur. Après avoir tué un autre adolescent de 15 ans et l'avoir donné aux crocodiles (Non sans faire rappeler, étrangement, la fin du pilot de Nip/Tuck se déroulant aussi à Miami), cette future victime de Dexter veut retenter le coup avec un "ami" vu que la tuerie est une addiction mais il échoue puisque Dexter se pointe par là même si, à mon avis, il ne raterait rien d'un spectacle gore. Finalement, quand Dexter le tient, on apprend qu'il a commis un meurtre légitime auquel Dexter croit dur comme fer puisque le jeune a tué celui qu'il l'a violé. Ainsi, Dexter l'épargne mais trouve une excuse qui tient la route : Il veut avoir les papiers de son véhicule qui lui ont été volés. Ca tombe un peu comme un cheveu dans la soupe mais ça passe quand même.
Autre composants d'un épisode de Dexter, les flashbacks et j'ai beaucoup aimé ces derniers puisqu'on remonte à un moment que je voulais voir, à savoir son premier meurtre. Les leçons de Harry, son père adoptif qui connait visiblement le petit secret de Dexter, m'intéressent sans plus. Alors que pour l'instant, toutes les victimes sont des hommes mais honneur aux dames, Dexter a commencé sa tuerie en série par une infirmière qui se cache derrière une volonté d'abréger les souffrances des patients, notamment celles de Harry, alors qu'en fait, c'est juste pour le plaisir de les tuer. C'est un Dexter, coiffé selon, je dirais la fin des années 80, voire début 90, qui fait son premier meurtre. Avant, il faisait le service à domicile, en emballant toute la maison de film plastique et il ne faisait pas un travail très pro. En tout cas, j'ai beaucoup aimé ces flashbacks, utilisés à bon escient, bien réalisés et fort intéressants.
En bref, le meilleur des trois premiers épisodes où l'on brise un peu le rituel qui commençait à s'installer. L'épisode est bien géré, sauf peut-être la partie de Doakes qui ne gagne pas vraiment encore mon intérêt. Mais sinon, le reste est mené avec brio.
Note : 16.5 / 20
