13 mars 2008
Dexter 1x04 : Let's Give the Boy a Hand
On a connu mieux de la série, cet épisode très moyen le prouve. L'épisode précédent avait marqué une rupture avec les deux premiers mais là, on retourne en arrière avec le même schéma narratif.
En effet, c'est le retour du tueur à glaces et dans une optique qui ne me plaît pas. J'avais dit pour la critique de l'épisode précédent que le tueur s'engageait maintenant dans des manoeuvres concrètes et cessait de ne faire qu'envoyer des avertissements à Dexter. C'est ce qu'il fait tout au long de cet épisode où il s'amuse à prendre des photos de membres amputés dont on nous fait, comme d'habitude, le gros plan. Oui, certes, le tueur à glaces est très malin, il teste Dexter mais ça, on le sait depuis le début. Il serait temps à passer à l'action avec de vraies provocations. Une main par là, un pied par ici et Dexter s'amuse tout autant que lui à décerner sa personnalité. Certes... Mais faire la psychanalyse n'est pas à l'ordre du jour dans ces circonstances et Dexter ne semble pas très bien l'avoir compris et comme Doakes l'a fait remarquer, on se demande à quoi il sert parfois. Pour l'instant, il est l'ombre de sa soeur (et c'est assez paradoxal) qui, elle, se fait toujours aussi narguer par LaGuerta. Après des flashbacks pas vraiment utiles mais qui se laissent regarder (on notera tout de même le souci d'avoir choisi un acteur enfant qui ait un grain de beauté sur le visage comme l'acteur adolescent mais absent chez Michael C. Hall), Dexter en vient à la conclusion que le tueur choisit des lieux présents sur les photos de son album. Pourquoi ? Pour le narguer, certes, mais je n'en vois toujours pas l'utilité. Mais de toute évidence, dans les séries, on a tendance à compliquer une situation qui pourrait être régler facilement, auquel cas ça ne serait pas drôle.
Du côté de Dexter et Rita, ce n'était pas franchement intéressant non plus. Et là, la série part sur un concept très utilisé dans Desperate Housewives : Partir d'une queue de cerise pour en construire une histoire autour. Et la queue de cerise, c'est le chien de la voisine qui aboie trop souvent, surtout que la voisine a décidé de faire chier son monde. Quand Dexter dit vouloir régler un problème, on se demande toujours ce qu'il attend par là ? Tuera t-il le chien ou la voisine ou les deux ? Aurait-il des échantillons de sang animal chez soi ? On ne le sait pas encore. Finalement, c'est Rita qui s'occupe du problème. Cette dernière, toujours fragile, voire même faible par moments, décide de reprendre peu à peu sa vie en main en se débarrassant du chien (alors qu'on pensait que c'est Dexter qui allait lui rendre ce service une fois e plus) et en faisait une fellation à son fiancé, dans un costume de Lara Croft. Why not.
Je survole les parties consacrées à la vie des collègues de Dexter ou même de ses supérieurs, comme c'est le cas avec Laguerta qui tient à sa réputation puisqu'elle est une personnalité politique. Ainsi, montant sur son cheval blanc une fois de plus, elle promet merveilles aux proches du "défunt" jusqu'à ce que ce que défunt soit finalement encore vivant mais amputé. J'ai bien aimé cette partie puisqu'elle fait comprendre à LaGuerta que jouer sur les sentiments des gens n'est pas forcément une bonne idée. Doakes, quant à lui, reçoit sa sanction et sert d'appât. L'intrigue n'est pas du tout intéressante et j'aurais presque voulu qu'il reçoive cette balle tellement son personnage m'exaspère. Il est le stéréotype du flic des films et séries américains : Noir, imposant, râleur, se souciant d'un pseudo-honneur. Mais j'avoue que le twist n'était pas prévisible.
Enfin, je ne dirai rien sur la partie du collègue de Dexter au chapeau et la bague qu'il veut offrir à sa femme (ou ex-femme) vu que c'est finalement du remplissage.
L'épisode se conclue de la même manière que Desperate Housewives avec un concept qui s'applique sur chacun des personnages mais je ne saurais plus dire quel était ce concept... (Oui, quel mauvais critique je fais)
En bref, la première déception de la série. C'est loin d'être mauvais mais on tourne sérieusement en rond et parfois même, on recule. Avancer trop vite, ce serait en effet passer à côté d'un approfondissement des personnages et des intrigues (comme c'est souvent le cas dans l'autre série que j'ai cité dans cette critique) mais j'aimerais tout de même qu'on avance concrètement pour l'histoire du tueur à glace. À noter l'absence de "victime du jour" de Dexter dans cet épisode où il se montre pacifiste.
Note : 11 / 20
