Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

14 mars 2008

Friday Night Lights 1x01 : Pilot

FNL_1x01

Cette série n'était pas sur le menu des séries potentielles sur le blog. Cependant, devant la certaine monotonie et le manque de diversité des séries dernièrement critiquées, j'ai opté pour une série différente des autres et ce, un vendredi, si c'est pas beau ça. Je profite aussi pour dire que finalement, je donnerais des notes aux épisodes pilotes et que j'abandonne mon idée de "probabilité de suivre la série au-delà" dans la mesure où je ne vais jamais m'arrêter à l'épisode pilote sauf si la série ne me convient vraiment mais alors vraiment pas.

Dans quel genre pourrait-on ranger Friday Night Lights ? Drama, c'est sûr mais il y a encore matière à discuter pour le statut "Teen show". Même si je ne m'arrête pas à une simple catégorisation, il faut dire que les teen shows est moi, ça a toujours fait deux. Pour moi, comme Les Frères Scott (One Tree Hill), c'est un alignement de clichés à l'américaine avec des personnages très limités. Je pensais retrouver un peu cet esprit dans Friday Night Lights. À part un certain nombre d'éléments d'intrigues, la série n'est heureusement pas à un niveau si bas.

Le cliché subsiste encore dans cette série malheureusement et c'est peut-être ce qui m'a un peu déçu de la série. En effet, le pitch donne cette impression puisqu'il décrit une équipe de football américain d'un lycée ou d'une université au Texas. So American. Car en effet, la même situation revient dans d'innombrables séries et films : Le sport, à 90% des cas le football américain, prend une place très importante chez les étudiants pour des raisons de bourses, pour être admis à l'université ou une autre raison. Certes, ce n'est pas en France qu'on verra ce système pointer le bout de son nez... Il faut dire que comparer le modèle de l'université américaine et celui de l'université française est particulièrement long dans la mesure où les deux modèles sont complètement différents mais je ne vais pas m'étendre là-dessus. Comme tout joueur de football, il faut que ce dernier soit casé et si possible, avec une pom-pom girl. Et c'est exactement ce qui se produit ici. C'est soit une pom-pom girl, une salope ou les deux. Parce qu'il faut dire que les joueurs de l'équipe sont bien entendu presque tous beaux gosses et que si on les laisse célibataires, ce serait presque contradictoire. Je regrette par ailleurs le manque de diversité des joueurs, j'ai du mal à reconnaître physiquement qui est qui et la tâche est encore plus difficile quand il s'agit de reconnaître les acteurs avec la voix.

J'entre dans le vif du sujet : Le coach Taylor est à la tête d'une équipe, les Panthers, adulée par la ville d'origine, surtout à l'approche du match du siècle, qui a lieu le vendredi. Et tous les médias sont réunis pour faire de cet événement un événement de renommée nationale. J'ai apprécié la façon dont on nous décrit ces jours avant le match, à la façon d'un documentaire. Je ne vais pas m'attarder sur les relations des joueurs puisque ce qu'il faut en retenir, c'est que le joueur noir (très cliché, soi dit en passant comme si tous les noirs étaient fans de rap ou dérivés) déteste la star de l'équipe, Street sur lequel tous les yeux sont braqués, notamment celle d'une salope d'un autre joueur. Jason Street est victime de sa célébrité et c'est donc à cause de ça qu'il se fait plaquer violemment par un adversaire lors du fameux match. On continue encore dans le cliché quand Taylor fait entrer Matt, un joueur déterminé, timide, qui n'a qu'une place de remplaçant. Et bien entendu, comme on pouvait s'en douter, c'est l'occasion pour lui de montrer ce qu'il sait faire et ainsi, faire de l'ombre à Street qui se fait charcuter le dos à l'hôpital pendant ce temps. Et comme par hasard, les Panthers réussissent à tout miser sur les cinq dernières minutes et en plus, gagner le match... Tout le monde est heureux... pendant quelques minutes puisque l'équipe se réunit pour prier Dieu de soigner Jason Street qui va sûrement se retrouver paralysé. Et le comble est que c'est justement le joueur noir qui organise la prière. Mouais, mouais, mouais...

Je vais terminer la critique du côté de la réalisation... Au Texas, il peut faire chaud et quand il fait chaud, on peut avoir une insolation et c'est visiblement ce qui est arrivé au cameraman qui a du mal à centrer l'image. Ca donne le vertige. S'ajoutent à cela les cris, les échos, les commentaires de la radio. Je suis sorti de l'épisode avec une migraine. J'avoue toutefois qu'en ce qui concerne le match, les émotions passent et les scènes du match sont bien réalisées, on se prend au jeu.

En bref, pas vraiment la série du siècle, ni même de la décennie, ni même du cru 2006-2007, Friday Night Lights est un teen show à l'esprit moins puéril. Par ce pilote, la série n'a pas vraiment prouvé qu'elle était différente des autres teen shows en alignant un certain nombre de clichés comme les joueurs beaux comme des dieux qui sortent avec des poms-pom girls superficielles et parfois un peu salopes. De même, la victoire du match était assez prévisible... Je pense que si les Panthers avaient perdu, l'épisode aurait gagné plus d'intérêt chez moi. Je reste donc très mitigé et j'attends de voir la suite...

Note :  10.5 / 20

Posté par Fabulio à 21:04 - - Test des épisodes pilotes - - Commentaires [7] - Rétroliens [1] - Permalien [#]
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