30 mars 2008
Friday Night Lights 1x02 : Eyes Wide Open
Quand je m'ennuie, je passe l'épisode en accéléré. Dans le cas de séries que je regarde en version française comme Dr House (et c'est la seule je crois), c'est impossible. Dans le cas des autres, mettre l'épisode en accéléré ne me gêne pas pour la compréhension de l'épisode vu que je suis encore dépendant des sous-titres. Dans le cas de Friday Night Lights, on pourrait carrément les enlever, ça ne nuirait pas non plus à la compréhension puisque finalement, tout est quelque peu prévisible.
J'ai beau me remettre en question, je ne parviens pas à comprendre pourquoi je m'ennuie devant un épisode de Friday Night Lights alors que d'autres le trouveraient, à ma place, fantastique et au sommet de l'émotion. Friday Night Lights, c'est un peu comme un Six Feet Under conventionnel, dans l'Etat républicain et conservateur du Texas et aux clichés ambulants : On nous présente, avec une certaine monotonie, la vie des personnages. On a donc un épisode très linéaire, toujours présenté comme un documentaire en commençant par le dimanche. Ce qui devait arriver arriva : Jason Street est paralysé des jambes même si sa copine est persuadé qu'il remarchera à nouveau. Tel un américain courageux, fier d'avoir perdu ses jambes au profit d'un match des Panthers, il est prêt à connaître la vérité sur son sort. Je doute que tout le monde aurait réagi pareil, même pour un grand monsieur qu'il est.
Cette paralysie sème le trouble au sein de l'équipe, à commencer par Riggins, qui, alors qu'il le détestait (il me semble) auparavant, fond en larmes en repassant en boucle la seconde où la vie de Jason a basculé tandis que le noir... Smash je crois, alors qu'il a prié pour lui dans l'épisode précédent, s'auto-proclame nouveau leader de l'équipe. J'ignore si le but des scénaristes était de montrer volontairement que les personnages sont hypocrites mais en tout cas, c'est réussi. À force, on va me croire raciste si je dis que je n'aime aucun personnage de série noir (que ce soit Keith dans Six Feet Under, Doakes dans Dexter, Foreman dans Dr House) mais au-delà de la couleur, c'est le cliché "noir à grande gueule qui ne veut pas se laisser piétiner par les blancs" qui subsiste, auquel cas pourquoi tous les noirs de séries sont présentés comme bien gaulés, musclés (sauf peut-être Foreman) et grande gueule ? Bref, pour en revenir à la série, Riggins se bat avec Smash et c'est hélas le seul moment dynamique. Il y a aussi une fille qui couche avec un noir mais je ne sais pas qui est qui, vu qu'ils se ressemblent tous.
On ne sait toujours pas pourquoi mais Matt doit être, selon le coach, le nouveau successeur de Jason. Je n'y comprend rien en football américain mais si le petit Matt a trop à apprendre, pourquoi ne pas envisager de le remplacer par un autre joueur de l'équipe ? Ils sont au moins une quinzaine et le coach a préféré choisir Matt qui n'a encore jamais fait ses preuves. On a bien compris que l'intention des scénaristes est de faire évoluer Matt mais c'est assez mal amené de le mettre sur le devant de la scène si tôt, sans motif qui tienne la route ; c'est finalement assez cliché des autres films ou des séries où quelqu'un d'inexpérimenté gravit les échelons pour atteindre la gloire qu'il attendait tant.
En bref, je me suis ennuyé tout au long de l'épisode et je n'accroche toujours pas à la série... Mes craintes s'amplifient peu à peu... À l'instar d'Heroes, si je n'accroche pas à la série au fil du temps, je pourrais l'abandonner.
Note : 9 / 20
Friday Night Lights 1x01 : Pilot
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29 mars 2008
Dexter 1x05 : Love American Style
Après un épisode moyen, le moins intéressant des quatre à vrai dire, on remonte la pente avec ce nouvel épisode qui coïncidence avec un Dexter moins ancré avec l'intrigue du tueur de glace. Dans un même temps, c'est le retour de la victime du jour.
Malgré son personnage très complexe et très intéressant, j'aurais un reproche à faire à Dexter, c'est de sans cesse clamer son côté étrange et marginal et dans un même temps, de toujours clamer son absence de sentiments. Mais après tout, quand on n'a pas de sentiments comme Dexter, on ne peut pas avoir le sentiment de ne pas avoir de sentiments ? Bref, je n'aime pas trop cette tendance des scénaristes à nous montrer que Dexter n'a pas de cœur, de pitié et toutes ses cases dans la tête, on le sait depuis l'épisode pilote. Malgré tout, ça donne lieu à une bonne intrigue avec Rita : Dexter doute de ses sentiments pour Rita puisqu'il part du principe qu'il est impossible pour lui de tomber amoureux (donc, forcément, si il part de cette optique, il ne changera pas), Rita qui se montre également plutôt distante ces temps-ci alors que dans l'épisode précédent, elle avait fait une fellation à Dexter. Cette histoire tombe un peu comme un cheveu dans la soupe mais est finalement intéressante à suivre. Le fiancé de la collègue de Rita est mort, échoué sur une plage, après une tentative pour rejoindre le "pays libre", les USA (dont le nom de l'épisode). Bien entendu, à la morgue, la collègue de Rita fond en larmes. Et là, une problématique intéressante s'ouvre pour Dexter : Est-ce que si Rita venait à mourir, il éprouverait le même choc représentatif de son amour pour elle, alors qu'il n'a, lui-même, aucun scrupule à tuer et aucune émotion devant un mort ? En outre, Dexter essaye de pimenter sa vie amoureuse en proposant à Rita un cunni, ce qui surprend cette dernière évidemment, ce qui prête à sourire. Malgré tout le questionnement, on finit sur un happy end sur ce couple.
Entre-temps, Dexter s'est interrogé sur le coyote de la collègue de Rita et c'est finalement cette partie qui a été le mieux gérée dans cet épisode. Comme l'infirmière qui a voulu tuer Harry, la victime de cet épisode est servie sur un plateau d'argent à Dexter. Le coyote a permis l'entrée de plusieurs cubains vers le "pays libre" (qui est loin d'être une utopie mais c'est une réflexion personnelle) mais il a tout de même quelques morts sur son bateau, à défaut d'en avoir dans le placard. Et évidemment, Dexter, défenseur du crime légitime, s'en prend à l'affaire avec sérieux et découvre que sa femme est complice de ces meurtres. C'est donc à deux que le couple meurt mais sur leur lit de mort, Dexter leur pose une question, quelque peu inapproprié à la situation puisqu'il leur demande le secret de leur amour. Cette intrigue part du même procédé que les autres mais j'aime toujours autant.
Enfin du changement pour l'histoire du tueur de glace, à croire que l'absence de Dexter a permis ce changement. Quand il est sur l'affaire, elle se complique. Cette absence a permis de mettre en avant Debra, et, contre mon gré, l'antipathique Doakes. Ces derniers rencontrent la victime du tueur à glace, le concierge amputé, encore traumatisé par ce qu'il a subi. Doakes rappelle sans cesse Debra à l'ordre mais à part ça, on se demande à quoi il sert... Après tout, il n'a encore jamais contribué positivement à une enquête, il était plutôt un obstacle. Pour avoir plus de détails, Debra conseille de bander les yeux de la victime, comme elle l'était sur la table de torture. Forcé d'admettre que Debra a raison, Doakes accepte et là, on tombe peut-être dans une petite facilité scénaristique puisque la victime se rappelle de quelques détails (ça peut marcher, je l'ignore) et quand il est question de rats, paf, les rats sont pris l'emballage d'une pastille du tueur. De surcroît, elle contient de l'ADN et tout le monde est heureux. D'un côté, je me dis qu'enfin, on avance dans une intrigue assez peu intrigante mais de l'autre, que c'est encore un peu mal mené. Pour l'instant, l'enquête est très linéaire et manque assez d'action...
En bref, meilleur que le précédent, cet épisode a le mérite de faire avancer une intrigue encore un peu molle, celle du tueur à glace qui manque un peu de crédibilité. Quant au reste, c'est mieux géré mais il manque toujours un petit quelque chose pour que ce soit très bon.
Note : 14 / 20
27 mars 2008
Six Feet Under 5x03 : Hold My Hand
Décidemment, j'aime beaucoup le début de cette cinquième saison et souvent, un début de saison de Six Feet Under reflète la qualité générale de la saison. Dans cet épisode, chaque personnage (sauf peut-être un ou deux) est confronté, à sa manière, à son passé et notamment à ses erreurs.
Avant, la morte de l'épisode concerne George et c'est d'ailleurs la première fois que le mort est totalement indépendant de l'entreprise Fisher & Diaz ou Khroëner ou autre mais elle n'est pas pour autant inutile. Au départ, je pensais qu'il s'agissait d'une ex-femme de George en raison de sa haine contre les hommes mais finalement, le décor, les costumes et la date de mort m'ont fait changer d'avis. Il s'agit donc de la mère de George qui hante ses esprits depuis les derniers épisodes de la saison précédente. Elle s'est suicidée et visiblement, George culpabilise de l'avoir laissée mourir au vu de ses hallucinations.
- C'est en effet l'intrigue de Ruth et George qui est une fois de plus la mieux gérée et la plus intéressante à suivre dans cet épisode. Ce que j'aime dans Six Feet Under, c'est que certaines intrigues sont bien développées et mises en scène. On suit un réel déroulement d'un événement. Autant je critiquais ce procédé quand il s'agit d'une relation amoureuse (où je déteste quand ça traîne en longueur), autant ça se révèle efficace dans le cas d'une maladie ou d'un mal être (sauf peut-être la paranoïa de David après le 4x05 qui m'a un peu énervé). Ici, George voit sa maladie arriver de nouveau et ce, tout doucement... À en juger par les restes de nourriture dans ses poches de pantalon, George doit avoir la mémoire défaillante, voire pire... ce qui inquiète naturellement Ruth.
- Aussi étrange que ça puisse paraître, Claire mène la deuxième meilleure intrigue de cet épisode. C'est assez rare pour être signalé il faut dire. Tout comme George, on sent l'état de Billy changer au fur et à mesure mais au contraire de George, l'arrêt du traitement de Billu lui apporte plutôt des avantages puisqu'il est désormais constamment excité, prêt à combler Claire toute une journée sans interruption. Son traitement l'empêchait ou rendait difficile l'érection et donc, tout va pour le mieux pour lui. On remarque toutefois qu'il est doucement en train de partir dans un délire, certes moins important que quand il voulait charcuter sa soeur pour récupérer son tatouage dans la première saison. En effet, Billy veut aller en Europe et plus particulièrement, en Espagne, ou au Portugal, ou en Espagne. Bref, une décision sûrement prise sur un coup de tête et bien entendu, Claire tombe dans le piège et pour partir, elle a besoin d'argent... Sauf qu'elle ne peut pas toucher de bourse puisque son père l'a mis à profit pour ses études avant ses 25 ans. S'engage également une dispute violente entre Ruth et elle. Les deux semblent être en conflit et elles livrent une bonne interprétation.
- Moins intéressante mais dont le passage est obligée, la partie consacrée à Keith et David se laisse regarder. Le passé rattrape ici David et sa nuit avec un prostitué dans un lieu public de Las Vegas qui l'empêche d'adopter. Alors qu'à Six Feet Under, on a tendance à croire que ces petits événements n'auront d'incidence que sur le couple, c'est plaisant de voir que ça a des répercussions plus importantes. Reste la solution de la mère porteuse, une autre femme bizarre, en excellente santé. Mouais... J'aurais préféré que ce soit Claire qui porte le bébé de Keith mais trop tordu pour être dans Six Feet Under.
- Pas franchement intéressant du côté de Nate qui tourne autour de Lisa et Maya et Brenda qui pense encore à elle, ayant marre d'une vie trop basique de mère au foyer. Je ne retiens que la scène violente à son bureau avec un étudiant sur les nerfs. Espérons que ça ne dissuade pas une fois de plus Brenda à abandonner ce statut, c'est une femme très instable.
- C'est nul de chez nul du côté de Rico et malheureusement, ça monopolise une bonne partie de l'épisode. Je ne ferais aucun commentaire tellement cette nouvelle rencontre avec une femme soi-disant sexy (alors que finalement, elle n'est que grande gueule, vulgaire et repoussante) était inintéressante comme 90% des intrigues de Rico.
Note : 14 / 20
23 mars 2008
Baisse d'activité
Hello,
Ces derniers temps, pour les visiteurs réguliers, vous avez remarqué que les mises à jour étaient de moins en moins régulières. Cette baisse d'activité s'explique par un manque de temps ces derniers jours mais aussi par le fait que je mets mon temps libre à disposition d'autres activités que le visionnage des séries. Le printemps est revenu (si l'on peut dire ça...) et donc, le temps est plus propice aux sorties.
N'y voyez pas un désintérêt des séries mais j'avoue que la grève des scénaristes a ici ses conséquences : Moins de séries à visionner et donc, je m'attaque aux épisodes non inédits, d'où, sûrement, une répétition des séries critiquées (je me suis fixé involontairement un ordre de visionnage qui est le suivant : Six Feet Under, Dexter, Friday Night Lights, Dr House).
S'ajoutent à cela des problèmes techniques de mon PC qui m'oblige un chômage technique.
Je ne sais pas encore quand les mises à jours pourront être plus régulières mais si cela peut vous servir de repère, je serai en vacances du 4 au 20 avril.
Bonne visite.
19 mars 2008
Dr House 3x19 : Poussées d'hormones
Je me suis ennuyé durant cet épisode. Ce n'est pas le contre-coup de l'épisode précédent qui fut un bon moment puisque je l'ai vu il y a quelques temps maintenant. Au contraire de la première saison, voire aussi de la deuxième, on ne se concentre plus sur le patient du jour mais dans cet épisode, les intrigues secondaires sont décevantes.
On adopte un schéma très classique pour le diagnostic du patient du jour et on commence d'ailleurs l'épisode par une focalisation d'un personnage qui n'est pas le patient... pour le moment. La patiente du jour est une fille de 6 ans victime de pathologies se déclarant à un âge avancé et notamment un T-shirt couvert du sang présentant des cellules pubères. À 6 ans, elle est donc déjà pubère et on épargne l'hypothèse de maltraitance et d'abus sexuels. Le frère de cette dernière, 8 ans, développe aussi ces symptômes. Ce que je reproche dans le cas médical du jour, c'est qu'on ne va pas au bout du sujet et qu'on ne fait que le frôler en décrivant une liste de symptômes non visibles. D'accord, toutes les maladies n'ont pas des symptômes incroyables mais je regrette l'absence de petites surprises.
Finalement, après avoir mené une enquête, on en vient à une conclusion tirée par les cheveux mais également très simple comme ça arrive souvent dans cette série : Le père des deux gamins a pris un traitement hormonal pour stimuler sa vie sexuelle avec la gérante du centre d'enfants et rien que par contact de la peau, les toxines se sont répandues. C'est hélas la seule découverte intéressante dans cet épisode.
En effet, le reste est tout simplement prévisible, comme la relation entre Cameron et Chase qui ne tient toujours pas debout et qui n'y tiendra jamais. C'est tellement amené et on tourne sérieusement en rond dans cette histoire d'amour non réciproque. Pour Cameron, c'est que du cul. Pour Chase, c'est plus sérieux. On l'avait déjà compris depuis quelques épisodes... On peut passer à autre chose ? D'autant plus que les scènes avec le frère de la patiente sont totalement ridicules même si ça a un lien avec son surdosage en testostérones.
Semi-prévisible, l'intrigue entre Wilson et Cuddy est d'un ennui mortel comme l'est l'autre relation. À première vue, ça semble ridicule et ça l'est. Wilson a en effet invité Cuddy au théâtre et cette dernière semble avoir des sentiments pour lui que lui, n'a pas mais qu'il est bien obligé de supporter si il tient à son travail. House, de son côté (c'est par ailleurs la première fois que je prononce son nom depuis le début de la critique) joue le spectateur sans apporter néanmoins de vitalité dans ce gros semblant d'intrigue.
En bref, un épisode décevant pour Dr House qui ne vaut pour aucune partie. Seul le cas médical sortirait du lot et encore, on voit même dans cette partie certaines limites. Je n'ai jamais été friand de ces histoires de pseudo-relations ridicules dont le but est de faire sourire (pas moi en tout cas), c'est franchement ridicule et inintéressant.
Note : 10.5 / 20
14 mars 2008
Friday Night Lights 1x01 : Pilot
Cette série n'était pas sur le menu des séries potentielles sur le blog. Cependant, devant la certaine monotonie et le manque de diversité des séries dernièrement critiquées, j'ai opté pour une série différente des autres et ce, un vendredi, si c'est pas beau ça. Je profite aussi pour dire que finalement, je donnerais des notes aux épisodes pilotes et que j'abandonne mon idée de "probabilité de suivre la série au-delà" dans la mesure où je ne vais jamais m'arrêter à l'épisode pilote sauf si la série ne me convient vraiment mais alors vraiment pas.
Dans quel genre pourrait-on ranger Friday Night Lights ? Drama, c'est sûr mais il y a encore matière à discuter pour le statut "Teen show". Même si je ne m'arrête pas à une simple catégorisation, il faut dire que les teen shows est moi, ça a toujours fait deux. Pour moi, comme Les Frères Scott (One Tree Hill), c'est un alignement de clichés à l'américaine avec des personnages très limités. Je pensais retrouver un peu cet esprit dans Friday Night Lights. À part un certain nombre d'éléments d'intrigues, la série n'est heureusement pas à un niveau si bas.
Le cliché subsiste encore dans cette série malheureusement et c'est peut-être ce qui m'a un peu déçu de la série. En effet, le pitch donne cette impression puisqu'il décrit une équipe de football américain d'un lycée ou d'une université au Texas. So American. Car en effet, la même situation revient dans d'innombrables séries et films : Le sport, à 90% des cas le football américain, prend une place très importante chez les étudiants pour des raisons de bourses, pour être admis à l'université ou une autre raison. Certes, ce n'est pas en France qu'on verra ce système pointer le bout de son nez... Il faut dire que comparer le modèle de l'université américaine et celui de l'université française est particulièrement long dans la mesure où les deux modèles sont complètement différents mais je ne vais pas m'étendre là-dessus. Comme tout joueur de football, il faut que ce dernier soit casé et si possible, avec une pom-pom girl. Et c'est exactement ce qui se produit ici. C'est soit une pom-pom girl, une salope ou les deux. Parce qu'il faut dire que les joueurs de l'équipe sont bien entendu presque tous beaux gosses et que si on les laisse célibataires, ce serait presque contradictoire. Je regrette par ailleurs le manque de diversité des joueurs, j'ai du mal à reconnaître physiquement qui est qui et la tâche est encore plus difficile quand il s'agit de reconnaître les acteurs avec la voix.
J'entre dans le vif du sujet : Le coach Taylor est à la tête d'une équipe, les Panthers, adulée par la ville d'origine, surtout à l'approche du match du siècle, qui a lieu le vendredi. Et tous les médias sont réunis pour faire de cet événement un événement de renommée nationale. J'ai apprécié la façon dont on nous décrit ces jours avant le match, à la façon d'un documentaire. Je ne vais pas m'attarder sur les relations des joueurs puisque ce qu'il faut en retenir, c'est que le joueur noir (très cliché, soi dit en passant comme si tous les noirs étaient fans de rap ou dérivés) déteste la star de l'équipe, Street sur lequel tous les yeux sont braqués, notamment celle d'une salope d'un autre joueur. Jason Street est victime de sa célébrité et c'est donc à cause de ça qu'il se fait plaquer violemment par un adversaire lors du fameux match. On continue encore dans le cliché quand Taylor fait entrer Matt, un joueur déterminé, timide, qui n'a qu'une place de remplaçant. Et bien entendu, comme on pouvait s'en douter, c'est l'occasion pour lui de montrer ce qu'il sait faire et ainsi, faire de l'ombre à Street qui se fait charcuter le dos à l'hôpital pendant ce temps. Et comme par hasard, les Panthers réussissent à tout miser sur les cinq dernières minutes et en plus, gagner le match... Tout le monde est heureux... pendant quelques minutes puisque l'équipe se réunit pour prier Dieu de soigner Jason Street qui va sûrement se retrouver paralysé. Et le comble est que c'est justement le joueur noir qui organise la prière. Mouais, mouais, mouais...
Je vais terminer la critique du côté de la réalisation... Au Texas, il peut faire chaud et quand il fait chaud, on peut avoir une insolation et c'est visiblement ce qui est arrivé au cameraman qui a du mal à centrer l'image. Ca donne le vertige. S'ajoutent à cela les cris, les échos, les commentaires de la radio. Je suis sorti de l'épisode avec une migraine. J'avoue toutefois qu'en ce qui concerne le match, les émotions passent et les scènes du match sont bien réalisées, on se prend au jeu.
En bref, pas vraiment la série du siècle, ni même de la décennie, ni même du cru 2006-2007, Friday Night Lights est un teen show à l'esprit moins puéril. Par ce pilote, la série n'a pas vraiment prouvé qu'elle était différente des autres teen shows en alignant un certain nombre de clichés comme les joueurs beaux comme des dieux qui sortent avec des poms-pom girls superficielles et parfois un peu salopes. De même, la victoire du match était assez prévisible... Je pense que si les Panthers avaient perdu, l'épisode aurait gagné plus d'intérêt chez moi. Je reste donc très mitigé et j'attends de voir la suite...
Note : 10.5 / 20
13 mars 2008
Dexter 1x04 : Let's Give the Boy a Hand
On a connu mieux de la série, cet épisode très moyen le prouve. L'épisode précédent avait marqué une rupture avec les deux premiers mais là, on retourne en arrière avec le même schéma narratif.
En effet, c'est le retour du tueur à glaces et dans une optique qui ne me plaît pas. J'avais dit pour la critique de l'épisode précédent que le tueur s'engageait maintenant dans des manoeuvres concrètes et cessait de ne faire qu'envoyer des avertissements à Dexter. C'est ce qu'il fait tout au long de cet épisode où il s'amuse à prendre des photos de membres amputés dont on nous fait, comme d'habitude, le gros plan. Oui, certes, le tueur à glaces est très malin, il teste Dexter mais ça, on le sait depuis le début. Il serait temps à passer à l'action avec de vraies provocations. Une main par là, un pied par ici et Dexter s'amuse tout autant que lui à décerner sa personnalité. Certes... Mais faire la psychanalyse n'est pas à l'ordre du jour dans ces circonstances et Dexter ne semble pas très bien l'avoir compris et comme Doakes l'a fait remarquer, on se demande à quoi il sert parfois. Pour l'instant, il est l'ombre de sa soeur (et c'est assez paradoxal) qui, elle, se fait toujours aussi narguer par LaGuerta. Après des flashbacks pas vraiment utiles mais qui se laissent regarder (on notera tout de même le souci d'avoir choisi un acteur enfant qui ait un grain de beauté sur le visage comme l'acteur adolescent mais absent chez Michael C. Hall), Dexter en vient à la conclusion que le tueur choisit des lieux présents sur les photos de son album. Pourquoi ? Pour le narguer, certes, mais je n'en vois toujours pas l'utilité. Mais de toute évidence, dans les séries, on a tendance à compliquer une situation qui pourrait être régler facilement, auquel cas ça ne serait pas drôle.
Du côté de Dexter et Rita, ce n'était pas franchement intéressant non plus. Et là, la série part sur un concept très utilisé dans Desperate Housewives : Partir d'une queue de cerise pour en construire une histoire autour. Et la queue de cerise, c'est le chien de la voisine qui aboie trop souvent, surtout que la voisine a décidé de faire chier son monde. Quand Dexter dit vouloir régler un problème, on se demande toujours ce qu'il attend par là ? Tuera t-il le chien ou la voisine ou les deux ? Aurait-il des échantillons de sang animal chez soi ? On ne le sait pas encore. Finalement, c'est Rita qui s'occupe du problème. Cette dernière, toujours fragile, voire même faible par moments, décide de reprendre peu à peu sa vie en main en se débarrassant du chien (alors qu'on pensait que c'est Dexter qui allait lui rendre ce service une fois e plus) et en faisait une fellation à son fiancé, dans un costume de Lara Croft. Why not.
Je survole les parties consacrées à la vie des collègues de Dexter ou même de ses supérieurs, comme c'est le cas avec Laguerta qui tient à sa réputation puisqu'elle est une personnalité politique. Ainsi, montant sur son cheval blanc une fois de plus, elle promet merveilles aux proches du "défunt" jusqu'à ce que ce que défunt soit finalement encore vivant mais amputé. J'ai bien aimé cette partie puisqu'elle fait comprendre à LaGuerta que jouer sur les sentiments des gens n'est pas forcément une bonne idée. Doakes, quant à lui, reçoit sa sanction et sert d'appât. L'intrigue n'est pas du tout intéressante et j'aurais presque voulu qu'il reçoive cette balle tellement son personnage m'exaspère. Il est le stéréotype du flic des films et séries américains : Noir, imposant, râleur, se souciant d'un pseudo-honneur. Mais j'avoue que le twist n'était pas prévisible.
Enfin, je ne dirai rien sur la partie du collègue de Dexter au chapeau et la bague qu'il veut offrir à sa femme (ou ex-femme) vu que c'est finalement du remplissage.
L'épisode se conclue de la même manière que Desperate Housewives avec un concept qui s'applique sur chacun des personnages mais je ne saurais plus dire quel était ce concept... (Oui, quel mauvais critique je fais)
En bref, la première déception de la série. C'est loin d'être mauvais mais on tourne sérieusement en rond et parfois même, on recule. Avancer trop vite, ce serait en effet passer à côté d'un approfondissement des personnages et des intrigues (comme c'est souvent le cas dans l'autre série que j'ai cité dans cette critique) mais j'aimerais tout de même qu'on avance concrètement pour l'histoire du tueur à glace. À noter l'absence de "victime du jour" de Dexter dans cet épisode où il se montre pacifiste.
Note : 11 / 20
07 mars 2008
Six Feet Under 5x02 : Dancing for Me
Difficile à croire mais cette capture a bien été pris depuis un épisode de Six Feet Under dans un des fameux délires de réalisateurs. On continue sur une bonne lancée pour cette saison 5, je reste donc tout aussi optimiste pour la suite.
- Je ne sais pas trop ce que l'on fait avec Rico, on a l'impression d'avancer, puis de reculer. Attaché aux traditions familiales, Rico veut vite se trouver une nouvelle conjointe, quitte à prendre n'importe qui, comme la femme au mariage de Brenda et de Nate. Sauf que tel un homme vivant encore chez ses parents, Rico vit dans la maison de son employeur et forcément, ce n'est pas le goût de tout le monde d'être interrompu assez vulgairement par George, le grand lourd. Mais finalement, cette femme laisse avoir des faux espoirs à Rico et le fait s'inquiéter... inutilement puisque cette femme (j'avoue que là, je vois l'importance de retenir un nom d'un personnage très secondaire) ne veut pas de lui et le fait savoir par le silence. Mais Rico ne s'en sort pas totalement anéanti de cette histoire, profitant de cette histoire de pseudo-disparition pour faire croire à Vanessa qu'elle est morte. C'est donc reparti pour un tour : Rico base sa relation (puisqu'il est fort à parier qu'ils vont se remettre ensemble) sur un mensonge.
- On vit un peu faussement aussi du côté de George qui ne voit pas ou ne veut pas voir l'humeur exécrable de sa femme Ruth... Ce que j'aime bien dans Six Feet Under, c'est qu'on assiste à de réelles scènes de ménage, violentes et où ça n'a pas peur de crier un peu. Ruth regrette de plus en plus d'avoir épousé George et le fait savoir à la fille de ce dernier qui est entre deux chaises, George qui déprime aussi. Le couple était de toute évidence parti sur de mauvaises bases, on se demande comment la situation va s'arranger.
- David n'a pas monopolisé l'épisode, loin de là mais j'ai bien aimé son petit délire avec Keith et une rousse portant un panier d'oeufs, censé représenter Claire. Quand Six Feet Under veut faire rire, elle réussit souvent et ça a donc été mon cas. L'idée de faire un enfant à partir de l'ovule de Claire et le spermatozoïde de Keith était intelligente et originale mais dommage que ça s'arrête là... À vrai dire, pour l'instant, je sens venir que l'idée d'avoir un enfant sera jetée à l'eau étant donné les réticences de David.
- Pas super la partie consacrée à Nate... En effet, elle tourne principalement autour du mort du jour qui s'est roulé lui-même dessus (oui, dit ainsi, on peut se poser des questions), qui était un de ses amis au lycée (pour qui David a eu une attirance en outre). Nate parlait d'un trio qu'il formait avec un autre et comme on pouvait s'en douter, ce troisième ami s'est ramené, avec un embonpoint en plus mais en gardant un esprit toujours aussi adolescent, à l'approche des 40 ans. Oui, blabla, c'est mal de fantasmer sur plus jeune que soi alors qu'on a une femme, blablablabla...
On connaît Brenda instable depuis toujours et elle nous fait part qu'elle est toujours égale à elle-même dans cet épisode. Elle veut mettre son expérience de psychologue à profit d'autrui sans être attiré par l'argent mais les patients dont elle s'occupe se révèlent être des psychopathes et par conséquent, elle préfère mettre ses services à profit d'un lycée ou d'une université, je ne me souviens plus. Mais pour combien de temps ?
- George n'est pas le seul conjoint déprimé, Bill aussi mais Claire ne le voit pas, trop occupé à s'admirer ou à admirer ses "oeuvres" sollicitées par tout le monde. Sauf qu'en effet, des photos d'un mariage de quelqu'un d'autre, ça n'intéresse personne et c'est presque logique mais Claire a du mal à le concevoir et campe sur ses positions en grognant un petit peu. Le traitement de Bill lui empêche d'avoir la trique (il faut dire les choses telles qu'elles sont) et fier comme un mâle, il ne peut pas encaisser ce coup dur. Ainsi, il jette ses medocs aux toilettes et c'est Bill le cinglé qu'on attend de si peu, c'était prévisible mais je fais un grand "ouf", on avait jusque là un légume...
Note : 14.5 / 20
04 mars 2008
Dr House 3x18 : Y a t'il un médecin dans l'avion ?
House revient en grande forme pour ce nouvel épisode assez atypique et il faut dire que juste à présent, les épisodes atypiques de Dr House ont toujours été un plaisir à regarder : L'épisode 1x21 où il donne un cours magistral dans la saison 1, le double-épisode consacré à la maladie de Foreman, l'excellent season finale de la saison 2 et dans cette saison, on a cet épisode qui nous fait changer un peu d'air.
L'épisode marque pour la première fois une rupture réelle entre House et le futur patient que l'on découvre dans l'introduction. Ce dernier est une dernière ; une lesbienne âgée qui se paie les services d'une prostituée jusqu'à ce qu'elle s'évanouit. Les circonstances étant pourtant banales, de même que les symptômes récurrents des cas médicaux de la série (malaises, troubles visuels, vomissements, convulsions, ...) mais pourtant, ça m'intriguait de savoir ce qu'elle avait. Et pourtant, tout ce qui pouvait me faire aimer cette partie était absent (House) et tout ce qui pouvait me faire détester cette partie était là (Cameron, Chase, Foreman). Peut-être parce qu'on ne consacre pas l'épisode entier à ce cas comme c'en est l'habitude.
Les sous-fifres de House ne sont pas très doués, j'ai quand même pris plus d'une saison à comprendre qu'ils n'étaient pas de simples internes mais bel et bien des médecins... Il était quasi certain qu'ils allaient appeler House pour lui demander ce qu'il en pense mais je me suis heureusement trompé, ils ont su gérer la situation seuls. Par contre, à côté de ça, on nous emmerde avec la relation la plus inintéressante de toute la série (plus inintéressante que celle de House et son ex Stacy), en l'occurrence Cameron et Chase qui continuent à baiser ensemble à chaque fois qu'il voit un lit. Je continue à penser que cette intrigue est fort mal gérée et que, même si les acteurs les jouant sont fiancés, j'ai du mal à cerner une alchimie entre les deux, il manque quelque chose... À ce propos, il est fort à parier que le fait qu'ils soient fiancés tous les deux aient poussé les scénaristes (ou les acteurs qui font la pression sur les scénaristes) à instaurer une relation entre les deux. Mais heureusement, Cameron n'est pas aussi dupe et refuse d'aller plus loin. Ces métamorphoses chez Cameron sont vraiment étranges et ne reflètent pas vraiment le personnage. Certains personnages arrivent à devenir des pestes du jour au lendemain mais ce n'est pas le cas de Cameron où l'on sent qu'elle se force à se montrer comme ça. Je n'ai jamais apprécié le personnage mais là, elle est encore pire que je le pensais. De son côté, comme à son habitude, Foreman râle mais tout le monde s'en fout, moi y compris.
La vieille lesbienne et sa prostituée feraient un meilleur couple que Cameron et Chase, tiens... Finalement, la vieille s'en sort, au contraire de son chat et ses cheveux tandis que la prostituée souhaite avoir des nouvelles d'elle.
L'autre partie est sans aucun doute la meilleure des deux est celle de House et Cuddy qui reviennent d'une conférence en Asie. On enlève la blouse blanche (quoique House ne l'a jamais portée...) et on sort les chemises des vacances et les instruments chirurgicaux de fortune car comme on pouvait s'en douter, durant le trajet, il y a un malade et ce dernier est un asiatique qui parle le coréen (?). J'ai beaucoup aimé le déroulement du diagnostic. En fait, il n'y a qu'un vrai patient, cet homme et le reste des passagers connaît ce qu'on appelle une hystérie collective qui cause chez les plus hypocondriaques ou les plus inquiets d'une maladie, les mêmes symptômes. Ainsi, les premières victimes sont la femme "enceinte" et Cuddy qui croyait dur comme du fer à la pathologie décrite (je ne sais plus laquelle...). C'est une démarche intéressante pour établir le diagnostic qui évite de tomber dans une certaine facilité scénaristique qui consiste à faire entendre à House un mot d'une conversation qui lui fait tilt et lui permet d'identifier la maladie tout de suite. Cependant, on n'échappe pas à ce rituel dans cet épisode mais du côté de Chase et mot "bol". Mais en même temps, je comprends les scénaristes qui devraient s'arrêter les cheveux si ils devaient chercher un moyen concret de déceler une maladie rare ou dont le diagnostic est difficile à établir. En fait, l'homme était parti en avion après avoir fait de la plongée sous-marine la veille, ce qui peut être mortel. Je me coucherais donc moins con après la rédaction de cette critique.
En bref, un épisode atypique intriguant et fort intéressant à suivre. Pas non plus exceptionnel, cet épisode est, comme à son habitude, convaincant du côté de House mais c'est le flop total sur la pseudo-relation Cameron/Chase toujours aussi mal amenée.
Note : 16 / 20







