25 avril 2008
Friday Night Lights 1x04 : Who's Your Daddy
Ça commence tout doucement à s'améliorer et maintenant, je me dis que j'étais peut-être un peu trop généreux avec la notation de l'épisode précédent. Après une révision des noms des personnages (Tyra, Lyla, ...), j'ai entamé ce quatrième épisode non sans appréhension je dois dire.
Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, à commencer par cette histoire de rivalité entre les Panthers et une autre équipe qu'ils vont affronter, je crois le vendredi prochain et tout ce qu'on peut dire, c'est que cette équipe rivale n'y va pas de main morte pour saccager les locaux des Panthers et cette histoire est plutôt intéressante. Le coach, fidèle à lui-même, garde la tête froide et demande à son bétail de refouler la colère masculine mais ses instructions leur sont passées outre et Marc Saracen, en compagnie d'autres, détruisent littéralement la voiture d'un des joueurs de l'équipe rivale, peut-être le coach de cette dernière, on ne mentionne pas l'identité du propriétaire. Mais Saracen prend plaisir et continue alors que ses amis fuient et se fait, en outre, repérer par la victime. Tout l'épisode a donc été une succession de renvoi de la balle, chaque équipe ayant décidé de se venger malgré la sagesse du coach Taylor qui leur oblige des séries d'endurance sur les estrades. Sans paraître pour un homme extrêmement lucide, n'ayant jamais tort, le coach sait s'adapter à chaque situation et être juste, j'apprécie sa personnalité qui est bien exploitée depuis le début de la série. D'ailleurs, il demande d'une manière très impromptue à sa femme d'organiser une fête pour 200 personnes chez eux en deux jours pour respecter la coutume, ce qui cause bien des tensions dans le couple. J'ai, au passage, aimé la réaction de sa femme qui, elle aussi, garde la tête froide dans ce genre de situations ingérables. Ça doit être une coutume de famille.
Mais pour en revenir à Saracen, il est confronté à plein de problèmes, le pauvre. Entre le nouveau quaterback qui suscite plus de dégoût que d'admiration, sa grand-mère vandale qui refuse de prendre son traitement et qui veut mourir chez ses voisins, son père en Irak, les remontrances du coach et surtout l'équipe rivale qui l'a tabassé, son jeu en pâtit. Le seul moment de répit, il l'a en passant de courts moments avec la fille du coach, Julie que le coach a conseillé, à son insu, d'envoyer en l'air à l'arrière d'une voiture, une situation qui peut prêter à sourire au passage. Mais visiblement, ce n'est pas réciproque... Bien tenté en tout cas le coup de la référence artistique.
D'ailleurs, à propos des filles de cette série, je me rends compte qu'être homosexuel n'est pas si mauvais que ça. Entre une fille à la voix qui fait assez salope qui refuse de voir la réalité et qui se retrouve à tromper son copain paralysé avec l'ami de ce dernier alors qu'elle clamait sans cesse qu'elle agissait par tristesse, une autre qui se tape le premier qui vient, et une dernière qui suscite une admiration aveugle d'un joueur de l'équipe, la série donne finalement une image négative de la fille de 17-20 ans puisque, après tout, les filles dans cette série n'ont pas d'identité si elles ne sont pas casées à un joueur. Je prends l'exemple de Lyla qui apparaît le plus souvent et qui apparaît aussi comme le cas le plus flagrant : Sans Street, elle ne sert à rien et à peine elle n'est plus avec un mec qu'elle embrasse un autre. En tout cas, c'est le personnage que j'aime le moins de toute la série alors que ce n'est pas sa fonction d'être détestable mais elle l'est malgré elle.
En parlant de Street justement, ce dernier est en train d'agoniser dans un centre de réadaptation pour handicapés et la faible présence de Lyla se fait sentir positivement : Finis les pleurs de cette gamine, Street est confronté aux sarcasmes de son compagnon de chambre qui, avec du recul, n'a pas vraiment tort. En tout cas, j'ai beaucoup aimé ses interventions qui exaspèrent Street à tel point qu'il retrouve la faculté de se servir de ses mains. Malgré ce rôle de légume, il arrive à être intéressant.
En bref, je suis agréablement surpris par cet épisode et d'ailleurs, j'ai regretté qu'il se termine déjà. Je ne considère pas encore l'épisode comme très bon mais il est assez satisfaisant et j'espère que je serai habitué à ça à l'avenir avec cette série.
Note : 14 / 20
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