28 avril 2008
Dr House 3x22 : Démission
Vive les titres d'épisodes qui spoilent, aussi bien en VF qu'on VO (Resignation). On se doute donc bien que le cas Foreman sera exploité ici et qu'on attendra pas le season finale pour avoir les grandes révélations. Ce n'est pas une mauvaise idée d'entamer les idées au préalable, à deux épisodes d'avance au lieu d'avoir tout pour le dernier et ça se confirme dans ce très bon épisode.
Donc, en effet, Foreman démissionne car il a la prétention de se dire qu'il devient comme House, ce qui est encore loin le cas puisqu'il est dénudé d'intérêt, au contraire de Grégory House qui est, selon moi, l'un des personnages les plus complexes de séries télévisées. Comme on pouvait s'en douter, House nargue, voire provoque Foreman sur sa décision, d'autant plus qu'il continue à travailler en attente d'un nouveau hôpital. Mais ce dont on peut moins se douter, c'est de la crédibilité de cette décision. On met fin, en deux épisodes, à ce que trois saisons a développé, en l'occurrence, ici, le personnage de Foreman. Le renvoyer si brutalement semble assez impromptu, du moins dans le cas d'une série télé. On verra ce que ça donne dans les deux derniers épisodes mais ce qui est sûr, c'est que je suis totalement indifférent de son éventuel départ, sans pour autant dire que j'en suis satisfait. Mais bon, voilà quoi, Dr House, c'est Grégory House et pas Grégory House et ses trois sous-fifres. Il n'empêche que House, qu'on connaît très lucide, doute de la crédibilité de la démission de Foreman mais ce dernier campe sur ses positions. En outre, je doute que la femme venue en consultation, accessoirement nutritionniste, que House a invité, rejoigne l'équipe car elle est peu utile. Il veut sûrement se sentir moins seul et taper son coup comme on dit et ça rejoint sûrement l'intrigue parallèle concernant House.
En attendant, j'en viens au cas médical : Une jeune femme karatéka, crache du sang sans avoir été touchée. On explore les possibilités habituelles mais pendant ce temps, on nous montre que la patiente s'inquiète de sa santé alors qu'en fait, le verdict tombe, elle a tenté de se suicider en ingérant une gélule dont elle savait être fatale. Et puis, comme d'habitude, House découvre la maladie vers la fin, en s'attardant sur un mot qu'il a prononcé. Il faudrait que j'essaye, ça m'aiderait peut-être dans mes devoirs qui sait. Donc, finalement, on nous fait croire qu'elle va mourir et une fois de plus, la faucheuse n'a pas rendu visite chez les patients de House. Au passage, son refus catégorique d'être l'oreille des parents de la patiente est tellement House.
À l'instar de la jeune patiente, House est décrit tout au long de cet épisode comme dépressif. Mais avant cela, House découvre que Wilson est très fatigué et que ça ne peut résulter que d'une dépression. Ainsi, il dépose les amphétamines dans l'un des deux gobelets de café et c'est assez drôle de voir à quel point on ne peut pas faire confiance House dans ces moments-là puisque Wilson prend le café que House ne lui a pas tendu et accessoirement, le café aux amphétamines. La suite est tout simplement hilarante pour Wilson quand il devient presque fou, surtout lors de sa consultation. Pendant ce temps, House est aussi sous l'emprise d'une drogue, à savoir un anti-dépresseur et j'ai adoré le moment où la patiente lui reproche de se marrer à l'annonce où elle va mourir, ce qu'il fait à son insu. L'hypothèse de la dépression de House n'est pas très surprenante : À travers certains éléments comme la fois où elle paye une prostituée ou quand il veut subir des électrodes ou encore, quand il saisit la poignée de la porte d'un café... Tant de scènes à la toute fin de l'épisode sur lesquelles on ne débat pas l'épisode suivant mais qui laisse à penser que House ne souffre pas seulement physiquement à cause de sa jambe mais aussi dans sa tête, étant très malheureux.
En bref, un très bon épisode qui lance les intrigues du season finale, qui seront développées dans le prochain épisode, déjà avant-dernier de la saison. En outre, cet épisode m'a fait beaucoup rire et il semble être un tournant dans cette saison, voire cette série.
Note : 16.5 / 20
25 avril 2008
Friday Night Lights 1x04 : Who's Your Daddy
Ça commence tout doucement à s'améliorer et maintenant, je me dis que j'étais peut-être un peu trop généreux avec la notation de l'épisode précédent. Après une révision des noms des personnages (Tyra, Lyla, ...), j'ai entamé ce quatrième épisode non sans appréhension je dois dire.
Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, à commencer par cette histoire de rivalité entre les Panthers et une autre équipe qu'ils vont affronter, je crois le vendredi prochain et tout ce qu'on peut dire, c'est que cette équipe rivale n'y va pas de main morte pour saccager les locaux des Panthers et cette histoire est plutôt intéressante. Le coach, fidèle à lui-même, garde la tête froide et demande à son bétail de refouler la colère masculine mais ses instructions leur sont passées outre et Marc Saracen, en compagnie d'autres, détruisent littéralement la voiture d'un des joueurs de l'équipe rivale, peut-être le coach de cette dernière, on ne mentionne pas l'identité du propriétaire. Mais Saracen prend plaisir et continue alors que ses amis fuient et se fait, en outre, repérer par la victime. Tout l'épisode a donc été une succession de renvoi de la balle, chaque équipe ayant décidé de se venger malgré la sagesse du coach Taylor qui leur oblige des séries d'endurance sur les estrades. Sans paraître pour un homme extrêmement lucide, n'ayant jamais tort, le coach sait s'adapter à chaque situation et être juste, j'apprécie sa personnalité qui est bien exploitée depuis le début de la série. D'ailleurs, il demande d'une manière très impromptue à sa femme d'organiser une fête pour 200 personnes chez eux en deux jours pour respecter la coutume, ce qui cause bien des tensions dans le couple. J'ai, au passage, aimé la réaction de sa femme qui, elle aussi, garde la tête froide dans ce genre de situations ingérables. Ça doit être une coutume de famille.
Mais pour en revenir à Saracen, il est confronté à plein de problèmes, le pauvre. Entre le nouveau quaterback qui suscite plus de dégoût que d'admiration, sa grand-mère vandale qui refuse de prendre son traitement et qui veut mourir chez ses voisins, son père en Irak, les remontrances du coach et surtout l'équipe rivale qui l'a tabassé, son jeu en pâtit. Le seul moment de répit, il l'a en passant de courts moments avec la fille du coach, Julie que le coach a conseillé, à son insu, d'envoyer en l'air à l'arrière d'une voiture, une situation qui peut prêter à sourire au passage. Mais visiblement, ce n'est pas réciproque... Bien tenté en tout cas le coup de la référence artistique.
D'ailleurs, à propos des filles de cette série, je me rends compte qu'être homosexuel n'est pas si mauvais que ça. Entre une fille à la voix qui fait assez salope qui refuse de voir la réalité et qui se retrouve à tromper son copain paralysé avec l'ami de ce dernier alors qu'elle clamait sans cesse qu'elle agissait par tristesse, une autre qui se tape le premier qui vient, et une dernière qui suscite une admiration aveugle d'un joueur de l'équipe, la série donne finalement une image négative de la fille de 17-20 ans puisque, après tout, les filles dans cette série n'ont pas d'identité si elles ne sont pas casées à un joueur. Je prends l'exemple de Lyla qui apparaît le plus souvent et qui apparaît aussi comme le cas le plus flagrant : Sans Street, elle ne sert à rien et à peine elle n'est plus avec un mec qu'elle embrasse un autre. En tout cas, c'est le personnage que j'aime le moins de toute la série alors que ce n'est pas sa fonction d'être détestable mais elle l'est malgré elle.
En parlant de Street justement, ce dernier est en train d'agoniser dans un centre de réadaptation pour handicapés et la faible présence de Lyla se fait sentir positivement : Finis les pleurs de cette gamine, Street est confronté aux sarcasmes de son compagnon de chambre qui, avec du recul, n'a pas vraiment tort. En tout cas, j'ai beaucoup aimé ses interventions qui exaspèrent Street à tel point qu'il retrouve la faculté de se servir de ses mains. Malgré ce rôle de légume, il arrive à être intéressant.
En bref, je suis agréablement surpris par cet épisode et d'ailleurs, j'ai regretté qu'il se termine déjà. Je ne considère pas encore l'épisode comme très bon mais il est assez satisfaisant et j'espère que je serai habitué à ça à l'avenir avec cette série.
Note : 14 / 20
24 avril 2008
Desperate Housewives 4x12 : In Buddy's Eyes
Mine de rien, on s'approche de la fin de cette saison raccourcie et mine de rien, c'est le premier bon épisode depuis quatre mois. Car en effet, après avoir être battu deux fois consécutives à son propre jeu, Desperate Housewives reprend le dessus mais les audiences n'en disent pas autant...
- Le principal reproche que j'aurais à faire contre cet épisode, c'est qu'il resort des intrigues de nulle part, comme un cheveu dans la soupe et ça commence par Orson qui appréhende la visite de Mike en se souvenant qu'il l'avait renversé dans le season finale de la saison 2. En même temps, la saison 3 n'a pas servi à grand chose non plus pour éclaircir cette histoire mais l'épisode met un terme à ce que je croyais. Je croyais en effet que les deux hommes s'étaient réconciliés dans le 3x16, Mike l'excusant (si on peut dire ça) de l'avoir renversé, faisant même quelques remarques à ce sujet lors de la partie de poker. Alors, pourquoi Orson s'inquiéterait-il de Mike ? Mais non, le pire de tout ça, c'est que dans cet épisode, c'est Mike qui s'excuse d'avoir risqué la carrière d'Orson pour sa drogue. J'ai raté quelque chose ou alors Mike n'a pas poursuivi Orson sur le toit de l'hôpital en sachant que c'était lui qui l'avait renversé dans le 3x14 ? Malgré tout, on passe un bon moment dans cet épisode, avec Susan qui passe pour une conne en avouant à Bree qu'elle a vu Orson nu. Susan est tellement plus drôle au naturel, quand elle s'exprime de façon neutre sans toutes ses manières puériles et qu'elle se fait, une fois de plus, insulter pour sa stupidité par ses amies. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Ainsi Orson est somnambule (et dort entièrement nu)... Pourquoi pas mais c'est dommage de nous en faire part que maintenant, on a l'impression qu'on ajoute un détail de dernière minute pour essayer de caser l'histoire quelque part. Et c'est Julie qui découvre le secret d'Orson... Pourquoi pas également ; après tout, si c'était Susan, ça aurait pris des proportions énormes.
- On connaît aussi un retour du côté de Lynette puisque Rick s'installe à Fairview. Je me souviens très bien de la raison motif par laquelle on l'a viré du casting et le motif de son retour tient à moitié debout puisqu'il s'est installé à Fairview et, de plus, au coin d'une rue proche de la pizzeria Scavo. Une nouvelle fois, pourquoi pas mais ça sent une nouvelle fois le détail de dernière minute. Sûrement pour se venger d'avoir été viré aussi froidement, Rick fait la promotion de son restaurant dans le local de son nouveau concurrent. La pseudo-relation amoureuse entre Rick et Lynette semble bien donc appartenir au passé et on se concentre donc sur la jalousie purement masculine de Tom qui prend des proportions énormes puisqu'il va jusqu'à brûler entièrement le restaurant de Rick ou du moins, il y a de très fortes chances que ce soit lui. Une énième fois, pourquoi pas, espérons juste que cette intrigue soit bien gérée et que les Scavo n'en sortent pas une fois de plus victorieux et sans séquelles. Au passage, heureux que les cheveux de Lynette repoussent, elle pourra abandonner son horrible foulard prochainement.
- Du politiquement incorrect de la part de Gabrielle sans grande surprise. On le sait, Carlos est aveugle et Gabrielle en souffre autant que lui mais ça fait deux épisodes que cette histoire dure. Ici, Gabrielle profite du handicap de son mari pour se garer sur les places réservées aux handicapés sur le parking de son nouveau magasin. Oui, car apparemment, Gabrielle et Carlos sont redevenus pauvres mais ça semble quand même moins sérieux que dans la première saison puisque Gabrielle prend le temps de faire une manucure qui n'est pas pour tous les budgets et il n'y a pas encore de saisies de la part des huissiers. Disons qu'ils mettent un pied dans la classe moyenne (supérieure sans doute). Mais j'espère que ces problèmes financiers ne se régleront pas aussi facilement et stupidement que ça l'a été dans la première saison avec un pot-de-vin de l'hôpital. Gabrielle a raison sur un point : Il est inutile d'avoir un avantage sur le parking quand on ne voit pas où on se gare, ce qui est le cas de Carlos. Une fois de plus, Gabrielle pleure (enfin, Eva Longoria essaye encore de pleurer) et une fois de plus donc, elle se fout de la gueule de son mari avant de pleurer dans ses bras.
- Et je termine sur une intrigue qui m'a bien plu, celle de Katherine et Bree se réunissait pour un nouveau duo. Ici, la concurrence s'établit sur la présidence du bal de bienfaisance. Je ne m'attarderais pas sur les tentatives de Bree pour récupérer la place que Katherine occupe (et occupera malgré l'action de Bree) mais j'ai bien aimé la conclusion de l'épisode où Bree avoue qu'elle a du mal à être amie avec quelqu'un qui la comprend et qui lui ressemble vu qu'elle ne ressemble ni à la stupide Susan, ni à Gbarielle la superficielle, ni à Lynette grande gueule et la ressemblance entre les deux fait peur à Bree. Leur relation est bien développée et une fois de plus, on a du mal à croire que Susan était l'amie de Katherine comme elle était soi-disant l'amie d'Orson dans la deuxième saison. Voyant le peu d'intérêt que le personnage de Susan (dont l'absence de son neveu se fait à peine remarquer) a, les scénaristes ont sûrement privilégié à deux reprises Bree et ce n'est pas plus mal. Encore une intrigue transitoire mais qui se fait suivre avec plaisir. Le mystère envahit une fois de plus Katherine mais surtout la fille de cette dernière qui suscite l'intérêt d'un homme mais lequel ? Le père de Katherine serait-il encore vivant et Katherine aurait-elle pleuré la mort de sa première fille dans l'épisode précédent, résultant l'amnésie presque totale de Dylan ? Je ne pense pas avoir entièrement faux.
Note : 14 / 20
23 avril 2008
Dexter 1x07 : Circle of Friends
Il était difficile de faire un meilleur épisode que le précédent qui marquait une vraie rupture, la série nous le prouve par l'intermédiaire de cet épisode soit transitoire, soit important pour la suite.
C'est le retour d'une presque-victime dans cet épisode : En effet, l'adolescent ayant tué légitiment celui qui l'a violé est de retour après avoir signé un nouveau meurtre. Je n'étais pas entièrement surpris de son retour car je me doutais bien qu'on n'allait pas en rester là, Dexter étant ce genre de séries qui exploitent entièrement leurs ressources, notamment par le retour d'anciens personnages comme le fait Nip/Tuck à sa manière. S'ensuit alors une nouvelle recherche et pour obtenir des précisions, Dexter s'informe auprès d'un autre étudiant qui lui avoue que Jeremy se prostitue dans un parc. Dexter, étant toujours prêt à tout pour donner la sanction à ceux qui en ont besoin, se fait donc passer pour un client mais retournement de situation, Doakes et un autre flic sont dans le parc et arrêtent Jeremy. Malgré son camouflage, Dexter est reconnu par Doakes et c'est une situation très ambiguë pour lui mais qui prête aussi à sourire puisque, dorénavant, Doakes peut s'interroger sur les tendances sexuelles de Dexter. C'est avec cette intrigue qu'on s'interroge une fois de plus sur la personnalité de Dexter et une fois de plus sur ses sentiments ; j'ai notamment bien aimé la différenciation qu'il fait entre "être seul" et "se sentir seul" puisque là, aussi étonnant que ça puisse paraître, Dexter est seul ET se sent seul. Pour cela, il se confie à Jeremy mais pas pour très longtemps puisque ce dernier se suicide en cellule et une fois de plus, ça donne lieu à une conclusion assez cynique et ironique : Il a tué quelqu'un qui méritait de mourir. Très bonne intrigue, malheureusement achevée.
On entre dans le dossier le plus lourd de cet épisode, à savoir, bien entendu, l'affaire du tueur à glaces qui suscite, une fois de plus, des conflits entre Dexter et sa sœur, Dexter étant apparemment devenu l'interprétation masculine de Laguerta, s'opposant à la plupart des rapports de Debra. Le tueur à glace à été retrouvé... Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire tout au long de l'épisode. Le procédé pour localiser le tueur est ingénieux puisque Debra a porté son regard sur les amendes distribuées près du lieu du crime et un certain Neil Perry, qui s'était présenté comme témoin dans l'épisode précédent, suscite l'intérêt, surtout en ce qui concerne ses va-et-viens. Mais trouver le tueur au bout de 5 minutes, d'une méthode si facile, se révèle assez curieux, surtout à 5 épisodes du season finale. Pourtant, toutes les méthodes de Perry sont semblables à celles du tueur à glaces mais le twist révèle que ce dernier ne connaît pas Dexter, ce qui paradoxal puisque le tueur à glaces ne fait que traquer Dexter dans sa vie privée. Néanmoins, je pense qu'il y a trop de coïncidences pour qu'on considère que Perry et le tueur à glaces comme indépendants. Il semblerait que Perry, vu sa perversité, s'attaque plus aux prostituées alors que le profil de la victime est plus difficile à dresser pour le vrai tueur à glaces. Quoiqu'il en soit, les deux sont à mon avis liés et peut-être que le tueur à glaces a fait porter le chapeau à Perry comme il l'a fait pour Tucci précédemment, ou bien alors, il a profité de l'existence d'un tueur en série pour commettre ses propres crimes qui seraient ainsi confondus avec ceux de Perry. Ça ne reste que des hypothèses, d'autant plus que ça n'explique pas pourquoi Dexter prend autant d'importance dans cette enquête.
Toujours la même histoire pour Rita : Elle a repris sa vie en main et elle est déterminée à effacer son ex-mari de sa vie et de celle de ses enfants ou du moins, de la contrôler. Tuer l'ex-mari aurait été inhabituel pour Dexter puisque, même si il a été violent, l'ex-mari n'a pas tué et à ce jour, Dexter n'a tué que des tueurs. Bref, un copié-collé de l'épisode précédent sur lequel il ne faut pas s'attarder.
En bref, faire la critique de l'épisode m'a fait prendre du recul et m'a donné une meilleure impression que la première que j'ai eue. Il s'agit d'un épisode de transition mais je pense que ça marque également un tournant dans l'histoire du tueur à glaces si une de mes hypothèses est confirmée.
Note : 15 / 20
19 avril 2008
Desperate Housewives 4x11 : Sunday
Les quatre mois de pause sont passés à grande vitesse, peut-être parce que la série nous avait laissés sur un épisode tellement mauvais qu'on ne voulait plus voir Desperate Housewives pendant quelques temps. Et c'est visiblement ce qui s'est passé puisque beaucoup d'américains ont déserté cet épisode en comparaison avec le précédent.
Le problème dans Desperate Housewives, c'est qu'elle brise tous les espoirs qu'on peut avoir. Par exemple, en ce qui me concerne, je pensais que la saison 4 allait être un retour aux sources prometteur... Je me plante carrément et j'ai plutôt l'impression qu'on a du copié-collé de la saison 3 remodelé de façon négligée. Et pourtant, ces mois de pause post-grève pouvaient mettre à profit l'imagination des scénaristes... Et bien non.
- Je vais essayer de commencer l'épisode par une touche positive. Aussi incroyable que ça en a l'air, c'est l'intrigue de Gabrielle qui a été ma préférée parmi toutes. Je ne dis pas que l'idée de la cécité de Carlos est une bonne idée, très très loin de là mais disons que c'est celle qui a été la mieux amenée. De plus, le concept de cécité définitive mérite quand même de s'y attarder. Après tout, toutes les pathologies des wives et de leur mari ont été sans conséquence, pourquoi le sort se serait-il donc acharné sur Carlos ? Je reste sceptique sur cette cécité qui n'est peut-être pas si définitive que ça... Après tout, on peut s'attendre à un pèlerinage qui se solde par une guérison miraculeuse de la cécité ? J'espère que la série ne tombera pas si bas mais vu ce que j'ai dit sur Desperate Housewives qui brise les minces espoirs... J'ai parlé d'une touche positive, la voilà : J'ai bien aimé la réaction de Gabrielle quand Carlos a avoué sa cécité définitive mais comme le dit la narration de fin, on peut s'attendre, surtout de la part de Gabrielle, à de belles promesses.
- Intrigue en duo pour Lynette et Bree et c'est, cette fois-ci, plutôt mal amené. C'est dimanche et on ne sait pas pourquoi, Lynette, en sortant de chez elle, décide de pratiquer une religion. S'ensuit alors une quête pour vaincre l'agnosticisme dont elle est atteinte. Et forcément, qui dit religion, dit Bree. Cette dernière reproche à Lynette de poser des questions compromettantes pour son image au pasteur de l'Église presbytérienne. Je ne vais pas dévoiler mes opinions religieuses mais, étant athée, j'ai du mal à comprendre comment Lynette parvient à trouver si rapidement à la foi. Elle se demande comment elle arrive à échapper aux destinées fatales du cancer et de la tornade. Moi j'ai une réponse qu'on ne verra cependant jamais dans l'épisode : C'est l'un des personnages principaux de la série et on ne touchera pas à un de ses cheveux (À ne pas prendre au sens propre bien sûr vu que la calvitie est là... et dure...). Bree veut ensuite retirer Lynette et sa famille de l'Église catholique pour la faire revenir à la sienne sous prétexte que le pasteur a bien aimé qu'elle ait amené de nouveaux membres, histoire de faire bonne figure pour la fonction d'auxiliaire. On va chercher loin et ça ne tient pas debout... Surtout qu'une fois de plus, on en fait toute une montagne pour une connerie, comme c'est le cas ici et l'amitié entre Lynette et Bree, le genre d'intrigue qu'on ne se souviendra pas dans 3 épisodes.
- Dossier lourd pour Katherine, Adam, Dylan, Susan et son stupide neveu... Comme par hasard, le petit bout de papier récupéré dans la cheminée par Dylan comporte l'essentiel, c'est-à-dire "Your father was murdered", une phrase d'ailleurs bien écrite, sur les lignes pour une vieille femme qui agonisait quand elle a composé ces quelques mots. Alors, récapitulons... La saison 1 s'intéressait au meurtre de la mère biologique de Zach Young ; la saison 2 au meurtre de Melanie Foster ; la troisième au soi-disant meurtre d'Alma Hodge et au meurtre de Monique Pollier. Ainsi, on ne change pas une équipe qui gagne (pas mon intérêt en tout cas) puisqu'il s'agit ici d'une autre histoire de meurtre, celui de l'ex-mari de Katherine. Cette dernière a réussi à n'avoir aucune séquelle entre les dizaines fois qu'elle a été frappée alors que son ex-mari n'a pas eu la même chance puisqu'avec un coup de chandelle, il est mort. Donc, c'est ÇA le fameux secret de Katherine qu'elle tentait désespérément de garder ?! Quelle déception... On peut ajouter des détails intéressants à l'intrigue ; avec ça comme noyau, ça la rend immédiatement nulle. Et comme si l'intrigue n'était pas assez décevante, on ajoute le neveu de Susan qui a couché avec Katherine à ses 16 ans et qui a assisté au meurtre. Tout simplement pathétique...
En bref, retour décevant pour Desperate Housewives. La série nous a habitué à des épisodes mauvais dans la saison précédente mais pas à cette ampleur. Mes appréhensions sont ravivées et il faut absolument que la série se reprenne. Je ne ferai pas de cadeau pour la note estimant qu'il aurait pu être bien meilleur devant les quelques mois de pause.
Note : 8 / 20
Six Feet Under 5x05 : Eat a Peach
Après une démarche assez laborieuse, j'ai enfin pu avoir un ordinateur connecté à Internet pendant que le mien subisse quelques réparations bien méritées. Cet ordinateur est très lent mais au moins, il ne se coupe pas ! D'ailleurs, à ce propos, il me semble que j'ai dû ouvrir trois fois ma session pour regarder ce nouvel épisode de Six Feet Under que j'ai visionné il y a quelques temps et donc, je m'excuse par avance du contenu de la critique pouvant paraître superficielle.
- Claire se retrouve confrontée à deux conflits qui l'opposent en premier lieu à sa mère et ensuite, à Billy. Depuis le début de la saison, je répète sans cesse que j'adore la relation actuelle entre Claire et Ruth... Et bien, je le confirme une fois de plus ici. Parfois, le comportement de Claire m'exaspère et la voir se faire réprimander par Ruth n'est pas une mauvaise chose, d'autant plus qu'elle squatte la demeure familiale qui n'est désormais plus la sienne. Avec Billy, c'est plutôt ce dernier qui est le fautif depuis le pétage de plombs de l'épisode précédent... Il est aussi drogué à Claire qu'il ne l'est à son traitement. Claire est vitale pour lui et il veut la récupérer par tous les moyens. Une intrigue sympa : Il était temps que Claire soit intéressante après 4 saisons précédentes décevantes de son côté (sauf peut-être la première).
- J'aime bien cette idée d'adoption pour David et Keith mais je me demande si ça va mener quelque part. Déjà, je n'ai pas très bien compris la raison du mensonge de la mère porteuse qui, au final, ne porte rien. Enfin, bref, passons. Le couple doit avoir recours à la méthode la plus appréhendée par les couples ne pouvant pas avoir d'enfants entièrement biologiques, puisqu'il doit avoir recours à l'adoption et cela passe par la visite à un parc d'enfants, comme si on choisissait un article au supermarché, ce que fait souligner d'ailleurs l'un d'entre eux (ne me demandez pas qui depuis le temps...). Et finalement, son intérêt s'attarde sur un enfant noir. Voilà, seul problème pour l'adoption : Il faut adopter son frère avec. Cependant, je pense que c'est ce gros détail qui influencera la décision de David et Keith. J'ai bien envie d'avoir le verdict prochainement.
- Ruth m'intéresse cette saison et me fait penser à la Ruth froide des premiers instants, notamment en ce qui concerne sa relation avec sa fille. De plus, j'ai bien aimé la façon dont les scénaristes nous mènent en bateau tout au long de cet épisode. On sait bien que la maladie de George peut être un fardeau et Ruth, pour décompresser, parle avec des amies qui leur parlent de leurs maris qu'elles ont quittées tout en veillant au préalable de leur fournir de quoi vivre correctement. Mais en fait, Ruth éprouve encore des sentiments avec George à tel point qu'elle veut partir voyager avec lui et elle se sert de l'anecdote de ses amies pour virer Claire. Autre intrigue sympa.
- J'ai aussi bien aimé l'intrigue de Nate et Brenda ; cette dernière, en psychanalyste auto-proclamée, estime qu'il serait préférable que Nate avoue à Maya que sa mère est morte (c'est toujours un plaisir pour moi de savoir ça) mais Nate reste réticent. S'ensuit une série de disputes pour finalement conclure sur un accord à l'amiable entre les deux, ce qui clôt l'épisode de façon mignonne sur la thème de la mort.
Note : 15 / 20
10 avril 2008
Dr House 3x21 : Deux frères
Les spoilers sont de vrais vices et quand ils sont inclus dans les titres français, c'est encore pire. Cet épisode a le mérite de faire changer les choses même si j'attendais une telle nouvelle à cause du titre français (en VO aussi, vous m'avouerez...) du prochain épisode.
On est loin des tout premiers épisodes où les cas médicaux étaient tous indépendants. La morte de l'épisode précédent joue sur la conscience de Foreman et forcément, ça influence son attitude dans cet épisode. Une nouvelle fois malheureusement, le cas médical n'est pas très intéressant, il s'agit d'un adolescent noir, atteint d'un cancer qui attend la greffe de moelle osseuse de son frère. D'habitude, les patients du jour s'évanouissent, vomissent, saignent mais là, rien de tout ça puisque le frère éternue et tous les regards sont alors braqués sur lui sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. Serait-ce parce qu'étant donné que la chambre est stérile, il lui est impossible d'avoir quelque chose qui lui provoque un éternuement ? On passe d'une hypothèse à une autre comme on le fait souvent dans cette série, je ne saurai donc pas vous avancer le déroulement du diagnostic, même en ayant jeté un coup d'œil chez mes homologues. Ce que j'en retiens, c'est que les parents de Nick et Matty (et oui, j'ai retenu les prénoms) doivent en sacrifier un ou deux mais dans tous les cas, Nick y reste. Cela fait quelques épisodes que House est un peu en retrait des cas médicaux et il en va de même ici, il teste Wilson sur son courage et sa capacité d'annoncer des mauvaises nouvelles aux proches, House en a déjà fait l'expérience avec Cameron il faut dire et elle n'a pas avancé d'un pouce. Parlons maintenant de Foreman. On sent tout doucement qu'on se dirige vers quelque chose avec ce personnage... Il ne veut plus passer à côté de quelque chose pouvant sauver un patient depuis l'accident de l'épisode précédent, sans pour autant jouer sur la sécurité. Ainsi, il va prélever de la moelle osseuse à Matty éveillé, qui, évidemment, souffre le martyr. Les deux sont guéris pour une raison qui m'est encore à déterminer (enfin, à vrai dire, je m'en fous un peu de savoir pourquoi...) et Foreman sort de cette épreuve quelque peu traumatisé. S'ensuit alors un entretien où il se compare à House... Mouais, il y a quand même une marge entre les deux personnages. Pour moi, Foreman est un personnage antipathique, sans le cynisme et tous les caractéristiques intéressantes de la personnalité de House. D'ailleurs, ce dernier approuve ses dires et ajoute qu'il est comme lui depuis ses 18 ans... Hum, cette remarque est assez ambiguë, je ne sais pas de quoi il parle. S'ensuit l'annonce de sa démission imminente. J'en suis resté totalement indifférent.
On touche de moins en moins de mots concernant la pseudo-relation entre Chase et Cameron. Prochaine étape, l'abolition totale de cette intrigue débile ? Je l'espère bien... Les minutes chiantes où on les voyait coucher ensemble et l'intrigue chiante Wilson-Cuddy sont remplacées par Hector, le chien de l'ex de Wilson, adopté par House... l'instant de quelques jours. Intrigue sympa et qui donne lui à des situations et des citations de House plutôt drôles, notamment quand il remplace sa canne où il dit éviter de ressembler à un Marylin Manson en retraite.
En bref, un épisode qui se laisse regarder, dans lequel on ne s'ennuie pas malgré une intrigue médicale ennuyeuse. On peut cependant dire que l'épisode marquera un tournant dans la saison, voire dans la série avec l'annonce de Foreman.
Note : 14 / 20
06 avril 2008
Pause ciné : Requiem for a Dream
Une fois n'est pas coutume, cette critique, même d'un film, est pleine de spoilers.
De toute évidence, je suis plus seriephile que cinéphile. De toute évidence, je manque de références en question de cinéma. De toute évidence, mon blog ne traite que de séries. De toute évidence, je suis plus habitué à faire des critiques d'épisodes de séries que de films complets. Mais j'ai exceptionnellement voulu rompre le rituel et qui sait, ouvrir une catégorie "Pause ciné".
Requiem for a Dream n'est pas un film tout récent puisqu'il est sorti en l'an 2000 aux States et l'année suivante en France, adapté d'un roman de Hubert Selby Jr. (qui fait d'ailleurs une figuration dans le film) et traite de personnages qui ont tous une addiction. Pour Harry Goldfarb, sa petite amie Marion (Marianne en VF) et son ami Tyrone, il s'agit de drogues au sens premier. Pour la mère de Harry, c'est une addiction à la télévision et en particulier d'une émission à laquelle elle rêverait d'y assister. Tous veulent être plus heureux mais différemment. En me focalisant uniquement sur le synopsis, je n'aurai peut-être pas eu la curiosité de regarder le film. Cependant, la renommée de ce dernier et les critiques faites à son égard (en large majorité positives) m'ont poussé à le regarder. J'ai toujours aimé les films un peu bizarres avec des personnages paumés et tout ce que je peux dire, c'est que je suis servi dans ce film.
Dès le début, on entre dans le vif du sujet avec Sara Goldfarb, la mère de Harry, qui essaye de ne plus succomber aux vices de la télévision, ce qui exaspère son fils qui va vendre la télévision comme d'habitude pour avoir de l'argent afin de s'acheter sa drogue. Mais en droguée qu'elle est, Sara retourne à chaque fois la racheter quitte à débourser une somme importante. Et c'est parti pour le voyage. Alors que les junkies s'adonnent à leur rituel préféré, Harry et son ami Tyrone ont l'idée de commencer leur propre petit business pour s'enrichir dans cette branche qui marche fort dans la sinistre ville de New York, à Brooklyn plus précisément. Et d'ailleurs, ce rituel est très bien interprété par des micro-scènes de quelques mili-secondes où l'on voit la poudre, le billet roulé, la pupille dilatée, une séquence qui se répète à bon escient pour
inviter le spectateur dans le vif du sujet. Il faut dire qu'on adhère bien à leur histoire et que le film donne une vraie définition d'un junkie, décrivant toutes les sensations alors que dans des séries (et oui, je l'avais dit que je n'avais pas de références en terme de cinéma) comme Nip/Tuck ou Six Feet Under, ça reste minime, voire très ennuyeux.
En parallèle à cette intrigue, celle de Sara Goldfarb a été ma préférée tout au long du film. Sara n'est plus dans sa première jeunesse et, veuve, elle vit seule sa vie de façon monotone en compagnie de quelques amies hypocrites. Quelle surprise fut donc pour elle quand elle reçoit un appel qui lui annonce qu'elle a été sélectionnée pour le jeu dont elle est la fan n°1. Une nouvelle vie semble alors se dessiner pour elle et pour e faire, elle court vers sa robe rouge préférée qu'elle portait à la remise du diplôme de son fils, en compagnie de son mari, voulant revivre une telle scène à la télévision. Le criant sur tous les toits, elle obtient alors la meilleure place au soleil et plus d'amies qu'elle n'en a eu tout au long de sa vie. Et elle dépose fièrement son formulaire à la poste qu'elle guette tous les jours. Mais un problème de grande ampleur arrive alors : Elle ne peut plus rentrer dans sa robe préférée à cause de son embonpoint. Elle suit donc un régime draconien à base de pamplemousse, d'oeuf et de café... En vain... À l'instar des autres personnages, on voit que pour son cas, elle a du mal à se séparer d'une autre drogue, la bonne bouffe et ne pas manger la hante tous les jours, ce qui donne lieu à quelques hallucinations hilarantes. Pour accélérer son régime, elle a recours à des pilules conseillées par son médecin peu recommandable, quatre par jour.
On entre alors dans la deuxième partie du film : Là où tout va pour le mieux pour tous et ironiquement, c'est la partie la plus courte du film, révélant ainsi que les paradis artificiels sont également les plus courts.
Je commence par les junkies qui voient leur commerce bien marcher, les liasses de billets s'accumulant. Et toujours pour présenter ce fait, on a recours au même type de séquences de très courtes scènes. Tout va pour le mieux aussi pour Harry et Marianne/Marion qui se projettent des projets dans l'avenir et Harry va même acheter une nouvelle télévision de très haute gamme à sa mère... qui la laisse perplexe, ce qui fait rire. D'ailleurs, tout va bien aussi pour Sara : Elle parvient de jour en jour à fermer sa robe, conséquence d'une perte de poids assez importantes grâce aux pilules magiques. En outre, elle a l'espoir que la date de passage à la télévision arrive à grand pas et, pour cela, elle se fait une nouvelle coiffure d'un roux très... orangé. Sara est toujours aussi hilarante mais elle fait également un peu pitié.
Mais les personnages ne font pas plus pitié que dans la troisième partie, la plus longue et la plus dure pour les personnages et d'ailleurs, cette période très sombre correspond à une autre période sombre de l'année : la fin de l'automne et le début d'un hiver ravageur, une saison où le taux de suicide est plus élevé et les dépressions bien plus nombreuses.
En cette période, la concurrence est donc plus rude pour les junkies et l'argent s'écoule à une vitesse phénoménale, ce qui contraint à quelques sacrifices. Devant l'incapacité de Harry à trouver "de la bonne", il demande à sa copine de se prostituer en ayant comme premier client son ancien thérapeute qui fantasme sur elle depuis longtemps. On tombe donc de plus en plus dans le sordide, le sombre et le dur, surtout que la tête des personnages n'est plus très belle à voir. Tous sont en manque d'un paradis artificiel et tous font donc tout pour parvenir à la fin, comme Tyrone qui manque de se faire tirer dessus par un blanc, lui qui a en plus, une aversion des blancs. Et c'est le début des ennuis judiciaires pour ce dernier, le premier à mettre un pied dans la merde. D'ailleurs, et c'est très habile de la part de la réalisation et du scénario, on voit que quand un personnage est dans la merde, il entraîne tous les autres dans la même merde.
À commencer par Harry qui a pour idée de se rendre en Floride avant de donner un nouveau souffle à son commerce mais le film nous montre alors les premiers ravages de la drogue en elle-même puisque le bras dans lequel Harry se pique est dans un état de plus en plus critique ; on nous propose d'ailleurs une vue particulièrement écoeurante. Alors qu'on pensait que l'état de son bras allait le dissuader de continuer son rituel, on se trompe complètement comme à plusieurs reprises dans le film, et on remarque que tellement il est drogué, rien ne semble l'arrêter. Une vision très dure mais à la fois réaliste du junkie qui ne se contrôle même plus et qui est manipulé par lui-même.
Marianne souffre de l'absence de son copain mais aussi, voire surtout, de l'absence de drogues. Son état s'empire à l'instar des autres personnages et ses cernes lui donnent l'idée sordide d'avoir un look gothique. Comme tout le reste, j'ai adoré cette métamorphose... Marianne est dans une situation de plus en plus critique et s'adonne à sa nouvelle vocation qui est loin du projet d'ouverture d'un magasin de mode annoncé au début du film puisqu'elle se prostitue au service de l'obsédé sexuel, juste pour l'argent bien évidemment. Encore une fois, on remarque que la drogue prend le dessus sur les personnages qui semble destinés à une fatalité imminente et des plus pessimistes.
Sara, quant à elle, est droguée aux pilules qu'elle prend pour maigrir et, toujours comme les autres personnages, son état s'empire au fil du temps. Elle rentre maintenant dans sa robe mais ça ne l'empêche pas de continuer son traitement et augmente d'ailleurs les doses, surtout quand elle voit que l'annonce de sa date de passage tarde à venir et que la teinture de ses cheveux est désormais de l'histoire ancienne puisqu'on voit clairement apparaître les racines de cheveux gris. Et quand elle se rend dans la métro, avec sa robe pleine de boue et ses cheveux en désordre pour aller vers le studio, on a autant envie de pleurer que de rire, tellement elle est tombée bas. Ayant complètement pétée un câble, elle est transférée dans un hôpital psychiatrique où on l'oblige à faire ce qu'elle n'a pas fait depuis longtemps, à savoir manger.
Arrive alors déjà le dénouement du film et je n'ai jamais vu une fin de film si intense, très mémorable comme le reste du film. On voit la situation critique de chacun des personnages : Harry et Tyrone, transférés en prison ; le premier se voit amputer du bras dans lequel il se piquait, et le deuxième se voit obéir à des gardes blancs. Marianne, elle, semble être conquise par son statut de prostituée du moment qu'elle a l'argent à côté et enfin, Sara est prise, contre son gré, entre les mains de médecins qui lui lancent des électrochocs. Une fin horrible pour chacun d'entre eux qui font plus pitié qu'autre chose et qui nous dissuade (ou non d'ailleurs...) de s'adonner à une drogue. Un parcours vers l'enfer fidèle à la réalité qui nous captive ; on est drogué au parcours de ces drogués.
Côte réalisation, pas de grands effets spéciaux mais des scènes simples mais très intenses en émotions. Aux petites séquences de drogue s'ajoutent une superbe musique très fidèle à l'ambiance du film.
En bref, je vous félicite si vous avez lu toute ma critique mais je retiens tellement de choses dans ce chef d'oeuvre que je me suis couché et réveillé en pensant à certaines scènes vues. Tous les émotions passent dans ce film et les 102 minutes du film s'écoulent à une vitesse incroyable tellement on est scotchés au film au même titre que les personnages sont drogués. Un film parfait sur tous les plans et à conseiller partout dans son entourage. Tout cinéphile ne peut mourir sans avoir vu Requiem for a Dream au moins une fois.
Note : 20 / 20
05 avril 2008
Friday Night Lights 1x03 : Wind Spirits
On remonte doucement la pente dans cet épisode, un peu plus convaincant que le pilot et donc, plus convaincant que le précédent. Dans un cas général, j'aurais envie de dire "enfin" mais pour cette série, pas vraiment... Même si l'épisode se laisse regarder, il a encore beaucoup de défauts.
On continue sur la fin de l'épisode précédent et on entre là dans un nouveau match, un peu moins intense que dans l'épisode pilote puisqu'ici, on se contente des scènes essentielles. Enfin, si on peut dire ça car Friday Night Lights est ce genre de séries qui filment beaucoup de petites scènes de quelques secondes inutiles. Une nouvelle occasion de mettre Matt en avant mais surtout pour qu'il se fasse lyncher ensuite, sauf par le coach Taylor qui a une confiance en lui... Confiance un peu trop importante puisqu'ils perdent le match, ce qui ne met cependant pas en péril la saison. À vrai dire, l'un des rares personnages qui relève la barre dans cette série, c'est bien le coach, il sait se montrer à la fois strict et juste. On reste un peu dans le cliché du coach qui croit à 100% en un joueur sous-estimé par la majorité mais quand les rumeurs d'un certain bon joueur rescapé de Katrina parviennent aux oreilles de ce dernier, la situation est assez bouleversée et il fait d'ailleurs le choix de le prendre, quitte à perdre Matt en tant que quaterback.
La principale force de cet épisode, c'est que les personnages que je n'aime pas depuis le début sont ici incendiés. Tout d'abord, Smash arrête de se pavaner et se fait à plusieurs reprises engueulé par le coach et ensuite, la copine co-conne de Jason Street se fait remuer aussi bien par Jason que Rig, qui gagne de l'intérêt soi dit en passant. Elle s'appelle Lyla, je crois, à moins que je la confonde avec une autre fille superficielle vu qu'elles se ressemblent toutes, aussi bien physiquement qu'au niveau de la personnalité (assez vide). Elle reste convaincue que Jason retrouvera l'usage de ses jambes mais Jason lui-même la rappelle à l'ordre... assez violemment. Ce ne sont pas les dialogues violents qui manquent à cet épisode à vrai dire ; j'ai aussi bien aimé le conflit entre Lyla et Rig mais ce n'est pas pour autant que j'apprécie le personnage, elle est toujours pour moi une conne superficielle, un peu salope comme les autres filles de la série.
En bref, une critique plus difficile à écrire vu que je ne retiens rien de très marquant de l'épisode, rien de très bon comme rien de très mauvais. C'est juste moyen mais l'épisode a le mérite de ne pas m'avoir ennuyé et de s'être laissé regarder. "Friday Night Lights" ou "Comment il ne fait pas bon vivre aux Etats-Unis".
Note : 13 / 20
04 avril 2008
Dexter 1x06 : Return to Sender
L'épisode précédent n'était en fait que le support permettant l'envolée de celui-ci. Autant le précédent se contenait de suivre son petit bonhomme de chemin, autant celui-ci marque une rupture d'une certaine monotonie qui s'était installée, ce qui en fait par conséquent un très bon épisode.
Pour l'instant, le "mort du jour" n'avait eu aucune incidence sur la suite puisque Dexter se débrouillait toujours pour ne laisse aucune trace de son entreprise mais là, il a affaire à aussi malin que lui, voire plus, d'où le nom de l'épisode, bien choisi, de "retour à l'envoyeur". Des deux morts, c'est la femme qui cause le plus d'ennuis puisqu'elle a été repêchée, non sans causer quelques inquiétudes pour Dexter. J'ai adoré la situation ambiguë dans laquelle il s'était trouvée. Jusqu'à maintenant, on croyait que Dexter pouvait agir comme bon lui semble puisque la police de Miami n'est pas suffisamment efficace pour trouver une éventuelle minuscule trace de Dexter mais ce temps semble révolu et là, on peut dire que le tueur de glace agit. Plein de preuves sont braquées contre lui : Tout d'abord, la trace d'une piqûre de seringue contenant un paralysant réservé à une élite, puis l'enfant immigré cubain dont on avait vu l'oeil à travers le coffre d'une voiture défaillante à la fin de l'épisode, faisant guise de cliffhanger. Je le répète mais la personnalité de Dexter est à la fois tellement complexe et intrigante qu'on est en mesure de se poser des questions sur chacun de ces gestes : Tuerait-il un témoin de ses tueries rituelles, qui n'a rien à se reprocher personnellement, pour tenter d'étouffer au mieux ce qu'il fait ? Et de surcroît, tuerait-il un enfant qui met en péril sa carrière de serial-killer ?
Dexter arrive néanmoins à sortir de cette impasse comme on pouvait s'en douter par deux facilités scénaristiques et un procédé ingénieux. Le procédé ingénieux est de faire croire que Valerie a été tuée par son mari en déposant son sang (conservé par Dexter au titre plus important qu'une simple collection) sur un poignard. C'est franchement bien joué. En revanche, subsistent deux facilités : La suppression du nom caché de Dexter sur la liste de l'élite ayant accès au paralysant par un simple piratage ; et la deuxième, le portait robot du jeune témoin qui a une ressemblance flagrante avec Jésus. Mais en tout cas, dans ce dernier cas, ça m'a fait rire. Donc, voilà, Dexter a réussi à s'en sortir mais on peut alors se demander si ça aurait un impact sur ses pratiques rituelles. À noter le rêve de Dexter que j'ai adoré ; ces scènes ressemblent à ce qu'on peut voir parfois dans Six Feet Under, j'adore ce genre de scènes.
La relation entre Dexter et Debra est ici très bien gérée. Debra travaille bien... trop bien puisqu'elle a réussi à représenter un portait très fidèle à l'image de Dexter. Ce dernier fait donc une entorse à ses principes qui étaient, entre autres, d'encourager sa soeur à persévérer. Mais là, pour se protéger, il est forcé d'admettre à Debra que son travail manque d'approfondissement mais Debra ne se laisse pas marcher sur les pieds et va au bout tandis que Dexter, lui, travaille pour que la vérité du rapport de Debra ne traverse pas l'esprit de ses collègues. Ca créé des conflits entre eux qui avait déjà commencé durant l'adolescence. Au final, l'évolution de leur relation est très intéressante. En outre, Debra se fait lyncher par tout le monde, notamment par Doakes, qui a été moins antipathique que d'habitude, et par LaGuerta qui la sous-estime toujours.
Je ne vais pas m'attarder sur le cas de LaGuerta qui se rapproche du jeune témoin cubain, ce qui doit sûrement être une manipulation médiatique politique. LaGuerta souhaite aussi évoluer sa carrière politique mais il est regrettable qu'on n'ait pas approfondi le sujet. Ca viendra sans doute par la suite.
Enfin, l'intrigue de Rita n'est pas très intéressante. Depuis quelques épisodes, on a l'impression qu'on veut nous faire prendre conscience que Rita reprend sa vie en main, voire même apprend la vie. Une fois de plus, elle ne s'est pas laissée marcher sur les pieds par son futur ex-mari taulard qui veut rendre visite à sa fille que cette dernière appréhende. Oui, félicitations à Rita mais quand Dexter n'est pas là, son personnage manque de volume.
En bref, un excellent épisode, atypique mais légèrement terni par une Rita assez plate monopolisée dans une partie assez ennuyeuse. Malgré tout, l'épisode marque un tournant dans la saison et c'est très positif. Me voilà optimiste pour la suite.
Note : 18 / 20









