Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Weeds, etc.

16 mai 2008

Desperate Housewives 4x15 : Mother Said

DH_4x15

Faire la critique d'une série me permet de prendre de recul et d'avoir un avis plus favorable ou plus défavorable par rapport à l'a priori que j'ai eu. Ça arrive souvent dans Dexter par exemple où un épisode qui m'a laissé un peu indifférent gagne mon intérêt après la critique... Et ça arrive aussi dans Desperate Housewives, cet épisode le montre. C'est d'ailleurs en ça que je reconnais une série intelligente et subtile comme Dexter et une série qui ne l'est plus comme Desperate Housewives. Tout l'épisode est en quelque sorte un gros gag dont on espère voir la fin de façon imminente... Mais non, c'est bien la réalité : Desperate Housewives est devenu une série conne.

Mais je ne cracherai pas mon venin sur les intrigues car après tout, on ne peut pas dire que dans la saison 3, nous avions été servis en bonnes intrigues. Là, la saison 4 est juste le prolongement de la précédente. Non, ce n'est pas le point le plus déplorant de la série. Ce que je déplore dans ce nouveau Desperate Housewives, ce sont les personnages et pas n'importe quels personnages, les personnages principaux. Autant dans la saison 1, toutes les wives paraissaient vraiment avoir 30-40 ans, autant là, elles retombent en adolescence... Plus aucune femme au foyer n'est attachante et toutes ont perdu de l'intérêt... Elles sont toutes devenues des femmes égoïstes, prétentieuses, égocentriques, hypocrites et puériles. À la limite, les seuls personnages que je trouve attachants dorénavant sont ceux qui sont pointés du doigt dans ces derniers épisodes, à savoir Eddie, Orson et, occasionnellement, Carlos. Ce sont les seuls personnages à garder pied sur terre. Mais le pire dans tout ça, c'est que ces personnages rendent des intrigues prometteuses sans intérêt et rendent encore plus mauvaises des intrigues mauvaises. Après tout, dans la saison 1, je n'aimais pas vraiment l'intrigue de l'adultère entre John et Gabrielle mais les deux ont réussi malgré tout à la rendre intéressante. Là, ce n'est plus le cas. Si les personnages ne peuvent pas se sauver eux-même du superficiel, alors comment feraient-ils pour sauver des intrigues ?

  • On est à des années lumières de la Bree qu'on connaissait dans la première saison, la névrosée qui contrôlait tout, aux dépens de sa vie conjugale et l'estime de ses enfants. Là, depuis la saison 3, on a à faire à une femme passive, sans intérêt (dans la saison 3) qui, au fil du temps, est devenue une vraie gamine en plus de cela. Bree ne sert plus à rien depuis l'accouchement de Danielle, le seul moment intéressant dans son évolution dans la saison 4. Là, elle nous le montre encore et en plus, elle développe une facette que j'appréhendais depuis quelques temps, une sorte de Gabrielle, prête à tout pour que SES intérêts passent avant ceux de tout le monde. Et tout l'épisode est une démonstration de l'hypocrisie de la dame... Eddie a fait un petit kiss à Orson et Bree se venge comme une gamine, en allant raconter des cochonneries à des clients qui, comme par hasard, tombent dans le panneau, au tel point qu'ils refusent d'acheter une maison vendue par Eddie Britt. C'est stupide et cousu de fil blanc une fois de plus. Mais encore, ça, c'était un avant-goût de ce qui nous attend par la suite. Ok, je n'aime pas ce genre de chantages débiles, passe-partout, comme l'a fait Eddie mais j'aime encore moins le moment où Bree se ligue, avec ses amies contre elle. Et là, c'est la démonstration de l'hypocrisie généralisée entre les 4 femmes qui n'ont jamais été si connes et exaspérantes. "Oh, la putain du quartier adultérine a osé faire du chantage !"... C'est en ces mots (qui sont de moi) que l'on peut définir la situation. À croire qu'il faut avoir un permis de chantage et que, contrairement aux quatre femmes, Eddie n'a pas. Au passage, les américains ont une drôle vision de la bonne éducation... Bree, meilleure mère du monde ?! (Dixit Lynette). C'est si hypocrite qu'on croirait, dans un autre contexte, que c'est de l'ironie.
  • Justement, on en fait tout un plat de l'éducation des enfants avec Lynette et Kayla. Je campe sur mes positions : Avoir sorti Kayla du placard est une très très [...] très mauvaise idée, l'actrice est très mauvaise et le chantage encore plus. Oui, car on nous sert encore du chantage mais attention, pas du chantage bien maîtrisé à la Felicia Tilman, du chantage à la con d'une gamine de 12 ans dont se laisse influencer Lynette. Autant Nora était une peste qu'on adorait, autant sa fille est la caricature d'elle-même.J'ai été extrêmement déçu de voir que Lynette succombait aux caprices de cette gamine. mais heureusement, la réflexion sur Penny a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et vlan', une belle claque bien méritée. La suite est totalement prévisible... Tout d'abord, je dois avouer que Tom est encore plus boulet que Mike et est totalement à côté de la plaque en défendant Kayla et en engueulant Lynette qui commence, en outre, à culpabiliser... Quand je le disais que les américains avaient une drôle de vision de l'éducation... Qu'est-ce que Lynette aurait du faire ? Continuer à la prévenir, sortir des bouquins de sociologie ? Non, cette claque était belle et bien méritée et il n'y a pas de raison à s'y étaler. Comme on pouvait s'en douter, Kayla se venge en se plaignant d'être frappée... Pffff... Stupide.
  • Pour le reste, je m'étalerai moins, en commençant par Susan qui reçoit sa belle-mère, Adèle Delfino. Ce que je déteste ces épisodes où l'on ajoute un membre de la famille d'un personnage le temps d'un épisode... Car en plus de monopoliser l'épisode, la mère de Susan monopolise son intrigue, déjà assez ennuyeuse pour qu'on en rajoute une couche. Il se trouve justement que la mère de Mike est une pâle copie de Phyllis Van de Kamp, toujours à critiquer sa belle-fille sur des points stupides. Qu'est-ce que c'était long et chiant tout un épisode là-dessus... Heureusement, une bonne chose est faite : Susan a accouché.
  • En fait, la seule intrigue qui s'est laissée regarder est celle de Gabrielle qui brille pourtant par sa simplicité. Ellie cache quelque chose et comme on pouvait s'en douter, il suffira d'un petit événement, une succession de coïncidences pas très subtiles pour que Gabrielle découvre qu'Ellie est une dealeuse et qu'un de ses clients travaillait pour la police, voulant savoir qui est son fournisseur. Exit l'intrigue de Carlos le borgne, voilà une intrigue pas extraordinaire mais qui se laisse regarder. Là où ça devient intéressant, c'est quand Gabrielle avoue qu'Ellie est une amie et qu'elle ne peut pas la laisser se faire coffrer, surtout en sachant les intentions de la police. Maintenant, deux voies sont possibles. La première, peu crédible dans Desperate Housewives, consisterait à ce que Gabrielle défende Ellie jusqu'au bout. L'autre, bien plus probable, consisterait à ce que Gabrielle laisse Ellie se faire coffrer à cause d'un motif plus ou moins tiré par les cheveux qui lui a été préjudiciable comme ça a été le cas pour Xiao-Mei : Gabrielle ne voulait pas qu'elle soit rapatriée en Chine mais quand elle a découvre l'adultère entre elle et Carlos, elle n'en a rien éprouvé. Wait and see.
  • Et puis, il y a l'intrigue totalement à l'ouest dont l'intérêt navigue entre l'indifférence modérée et l'indifférence totale et sans surprise, je parle bien des Mayfair. L'épisode nous fait souvenir que Dylan, dans le season premiere, était une fille étrange, qui ne se souvenait de rien. Là, on met enfin le doigt dessus en nous faisant part que Dylan n'est pas Dylan, du moins pas la fille de Wayne. Cela rejoint mon hypothèse sur un point mais j'espère me tromper et ne pas avoir découvert la majorité du secret. Je ne retiens de cette intrigue que les sautes d'humeur de Wayne, légèrement violentes.

En pré-conclusion, je dirai que l'épisode prouve que DH est définitivement une série politiquement correcte qui promeut les bonnes mœurs et bannit les mauvaises (Adultère par exemple) et qui, malgré tout, promeut des personnages hypocrites comme personnages principaux. C'est très contradictoire et ce que je pensais avant comme étant fait exprès (comme le fait de faire tout un plat sur un adultère) est finalement représentatif du nouveau Desperate Housewives.

En bref, l'un des plus mauvais épisodes de la série, un foutage de gueule à ce stade de la saison. Tout est très mal joué, très mal écrit et le pire dans tout ça, c'est d'avoir l'impression que rien ne va vraiment changer par la suite...

Note : 6 / 20

Posté par Fabulio à 19:37 - Desperate Housewives - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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