Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Weeds, etc.

18 mai 2008

Friday Night Lights 1x05 : Git 'Er Done

FNL_1x05

Je me suis assez ennuyé devant cet épisode... C'est le genre d'épisode de transition dans lequel il ne se passe rien. De ce fait, on a ici un épisode très linéaire mais aussi très moyen.

Comme je l'ai déjà dit, les filles de cette série sont des personnages très superficiels, qui n'ont aucune utilité si elles ne sont pas casées. Pour l'instant, Tyra faisait des timides apparitions, rien d'exceptionnel mais est largement plus supportable que Lyla. Au contraire de cette dernière, Tyra n'est pas naïve et a un franc-parler. Mais cela n'empêche pas que la mettre en avant si tôt et si inutilement lui donne une intrigue assez pourrie et sans intérêt. Ainsi, elle rencontre un investisseur dans le restaurant dans lequel elle travaille en tant que serveuse et lui dit clairement qu'elle ne coucherait pas avec lui. Mais bon, on sait que les promesses que les filles de cette série se font à elles-mêmes ne tiennent pas la route et par conséquent, la dernière scène de l'intrigue se finit au lit. Connor, l'investisseur, avoue qu'il est casé et Tyra aussi, sûrement pour garder la tête haute car on sait qu'elle est sans copain fixe. J'ai beau chercher, je ne vois pas l'intérêt de cette intrigue complètement plate.

À vrai dire, dans cet épisode, je ne retiens que deux intrigues intéressantes. La première est la rivalité entre Voodoo et le coach Taylor. On le sait, le coach ne l'aime pas et mise tout sur Matt chez qui il trouve un meilleur sens de l'équipe, ce qui en pâtit sur sa qualité de jeu. Ainsi, le coach est face à un ultimatum : Choisir Matt pour avoir un match un peu laborieux mais avec une équipe soudée ou choisir l'individualisme de Voodoo pour avoir des chances de gagner. La rivalité entre le joueur et le coach est plutôt bien gérée. Voodoo n'en a rien à foutre de l'équipe et visiblement du coach aussi et cela passe notamment par le souhait de Voodoo de jouer avec SES stratégies... qui payent. Tout le monde est heureux, les Panthers remontent, sauf le coach. Aux vestiaires, on assiste donc à une confrontation violente entre Voodoo et le coach mais ce sont dans ces moments-là qu'on se dit qu'on aimerait bien avoir une caméra fixe vu que le caméraman ne s'est toujours pas remis de son insolation. Le coach Taylor vire littéralement Voodoo de l'équipe et bien entendu, cela profite à Matt. La suite est totalement prévisible et décevante : Les Panthers ont du mal à faire surface et comme par hasard, ils arrivent à marquer à la dernière seconde. À ce que je sache, ce n'est pas la première fois qu'on nous sert exactement le même plan, je commence à m'en lasser, d'autant plus que c'est cliché de ce qu'on peut voir dans certains films qui centrent l'action sur le football américain.
Lot de consolation pour moi, on a peut-être crié victoire un peu trop vite puisque le conflit entre le coach et Voodoo fera l'objet d'une enquête pouvant être préjudiciable. Le problème dans cette série est que si les Panthers perdent, cela peut annoncer la fin de la saison pour l'équipe alors que la série se repose considérablement sur elle. Je ne pense pas qu'on assiste à une défaite prochainement dans ce cas.

La deuxième intrigue intéressante est celle de Jason Street. Exit les pleurs, Street commence à regarder son handicap droit dans les yeux et cela, grâce à son compagnon de chambre qui est l'un des personnages les plus intéressants de la série selon moi. Entre-temps, Street reçoit la visite de toute son équipe et surtout, celle de Tim Riggins qui l'a fui depuis son accident. Une scène bien jouée de la part des deux mais de là à mettre une boule dans la gorge, il y a encore du chemin à parcourir. Par contre, malgré ce que peut dire la femme du coach, accessoirement conseillère d'orientation, Lyla est une fille idiote, superficielle, très naïve et de surcroît, très hypocrite. Alors qu'elle jugeait son "adultère" avec Riggins comme une erreur, elle recommence et ce, sans vraiment de scrupules. Évidemment, elle a besoin d'un pénis de remplacement à défaut de pouvoir faire fonctionner celui de Street et quitte à faire, utiliser le pénis de son meilleur ami. Je déteste au plus haut point le personnage de Lyla.

En bref, un épisode moyen qui ne vaut que pour la rivalité entre Voodoo et le coach, et l'intrigue de Street. Le reste est soit prévisible, soit inintéressant. De toute évidence, Friday Night Lights ne sera jamais ma série préférée.

Note : 11 / 20

Posté par Fabulio à 12:09 - Friday Night Lights - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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