18 mai 2008
Six Feet Under 5x07 : The Silence
Sans surprise, un autre bon épisode de Six Feet Under qui mêle humour et drame, avec des délires SFU-like comme je les aime.
On nous fait planer le doute au début de l'épisode. Après l'introduction qui a tué un homme approchant de la soixantaine, qui s'est étouffé en pleine représentation de théâtre, Maggie téléphone à Nate, un peu paumé, pour lui avouer que quelque chose de terrible est arrivé. Maggie étant liée à George, j'ai tout de suite pensé que ça le concernait, surtout en pensant à ces derniers épisodes où il déprimait un peu.
- En fait, loin de là. George se porte très bien mais, subtilement, on nous le fait penser comme quelqu'un qui se sent seul, sans Ruth qui le délaisse. Cette dernière a mieux à faire et s'adonne à différentes manifestations culturelles, espérant retrouver le temps perdu à s'occuper de son mari malade... Enfin, je devrais dire ex-mari car George invite Ruth pour signer les papiers du divorce, ce qui est évidemment une grosse claque pour elle, qui pensait qu'il allait la supplier de revenir. De surcroît, il s'est à nouveau fiancé, pour la énième fois, à une femme qui a sûrement 10 ans de moins que lui. Ruth est complètement déboussolée et pète un câble... Et quand Ruth pète un câble, c'est très violent, parfois très drôle, parfois très dramatique, ce qui révèle que Frances Conroy est une très bonne actrice qui a beaucoup d'expérience dans tous les genres. J'ai adoré quand elle rencontre la dite fiancée et qu'elle dit ne pas être en colère avant de fracasser un objet sur la table et partir de façon totalement neutre. Malgré tout, Ruth fait pitié, surtout quand elle est délaissée à la soirée organisée par son amie et quand elle jette son plat dans les toilettes. La venue de George au foyer Ruth est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et Ruth pousse une belle gueulante... Excellent jeu, très bonne intrigue.
- Le reste est en théorie moins bon mais finalement, du côté de David et Keith, ça se laisse regarder. Les avoir fait devenir parents est une bonne idée, dommage qu'elle ait été prise si tard dans la série ; il faut dire que les dernières saisons n'étaient pas profitable pour eux, c'était même ennuyeux. On commence par une scène plutôt drôle où ils débarrassent des magazines et vidéos pornos gays qui traînaient dans leur foyer quand ils étaient encore que simple couple... Et oui, l'avantage de ne pas avoir d'enfants, c'est de ne pas être obligés de cacher les biens personnels du couple.
Après s'être concentré sur Anthony, le plus docile, David s'attaque à Durrell qui exaspère toujours autant Keith. David prend l'initiative d'assister à la pièce de théâtre dans laquelle Durrell joue sans lui en avoir parlé. Entre-temps, Keith s'est entretenu avec deux des personnages les plus bizarres de la série (et pourtant, il y en a énormément), les deux enfants de son boss, plutôt matures pour leur âge. C'est drôle de voir que Keith va jusqu'à se conseiller auprès d'enfants ou du moins, de pré-adolescents. Finalement, les choses s'améliorent pour le couple et le famille mais pour combien de temps encore ?
- Je n'ai pas envie de m'attarder sur Nate et Brenda même si leur intrigue est intéressante. Les œufs de Brenda ne sont plus aussi frais que dans la première saison et c'est là qu'on se dit qu'une saison de moins avec Lisa aurait été profitable, autant pour le couple que pour l'intérêt des téléspectateurs. Qui dit œufs plus très frais, dit risques de pathologies pour le bébé. Nate veut qu'elle fasse une amniocentèse mais Brenda a peur de faire une nouvelle fausse couche et ne veut pas prendre ce risque juste pour savoir si le bébé sera malade ou non ; la première couche l'a assez fait souffrir. Les deux sont désormais en conflit et l'épisode se clôt notamment sur un échange de regards entre Maggie et Nate qui veut peut-être dire quelque chose...
- On tourne horriblement en rond avec Rico et c'est extrêmement lassant, d'autant plus que cela fait plusieurs saisons que ça dure. En fin de compte, l'emménagement n'a servi à rien puisque Vanessa n'éprouve plus rien mais pourquoi cette proposition ? Là est toute la question même si je ne suis pas impatient d'en savoir la réponse.
- Je me suis ennuyé du côté de Claire sans surprise et j'ai l'impression de renouer avec l'intrigue de Claire à l'université, soit une intrigue merdique. En effet, après avoir eu des amis bizarres à l'université, Claire a des collègues bizarres... sauf un, un avocat qui lui fait les yeux doux. Encore une nouvelle relation pour Claire ? Le rire de cette dernière quand il lui a avoué qu'il n'y avait qu'une histoire de cul avec sa collègue veut sûrement dire quelque chose aussi.
Note : 14.5 / 20
Friday Night Lights 1x05 : Git 'Er Done
Je me suis assez ennuyé devant cet épisode... C'est le genre d'épisode de transition dans lequel il ne se passe rien. De ce fait, on a ici un épisode très linéaire mais aussi très moyen.
Comme je l'ai déjà dit, les filles de cette série sont des personnages très superficiels, qui n'ont aucune utilité si elles ne sont pas casées. Pour l'instant, Tyra faisait des timides apparitions, rien d'exceptionnel mais est largement plus supportable que Lyla. Au contraire de cette dernière, Tyra n'est pas naïve et a un franc-parler. Mais cela n'empêche pas que la mettre en avant si tôt et si inutilement lui donne une intrigue assez pourrie et sans intérêt. Ainsi, elle rencontre un investisseur dans le restaurant dans lequel elle travaille en tant que serveuse et lui dit clairement qu'elle ne coucherait pas avec lui. Mais bon, on sait que les promesses que les filles de cette série se font à elles-mêmes ne tiennent pas la route et par conséquent, la dernière scène de l'intrigue se finit au lit. Connor, l'investisseur, avoue qu'il est casé et Tyra aussi, sûrement pour garder la tête haute car on sait qu'elle est sans copain fixe. J'ai beau chercher, je ne vois pas l'intérêt de cette intrigue complètement plate.
À vrai dire, dans cet épisode, je ne retiens que deux intrigues intéressantes. La première est la rivalité entre Voodoo et le coach Taylor. On le sait, le coach ne l'aime pas et mise tout sur Matt chez qui il trouve un meilleur sens de l'équipe, ce qui en pâtit sur sa qualité de jeu. Ainsi, le coach est face à un ultimatum : Choisir Matt pour avoir un match un peu laborieux mais avec une équipe soudée ou choisir l'individualisme de Voodoo pour avoir des chances de gagner. La rivalité entre le joueur et le coach est plutôt bien gérée. Voodoo n'en a rien à foutre de l'équipe et visiblement du coach aussi et cela passe notamment par le souhait de Voodoo de jouer avec SES stratégies... qui payent. Tout le monde est heureux, les Panthers remontent, sauf le coach. Aux vestiaires, on assiste donc à une confrontation violente entre Voodoo et le coach mais ce sont dans ces moments-là qu'on se dit qu'on aimerait bien avoir une caméra fixe vu que le caméraman ne s'est toujours pas remis de son insolation. Le coach Taylor vire littéralement Voodoo de l'équipe et bien entendu, cela profite à Matt. La suite est totalement prévisible et décevante : Les Panthers ont du mal à faire surface et comme par hasard, ils arrivent à marquer à la dernière seconde. À ce que je sache, ce n'est pas la première fois qu'on nous sert exactement le même plan, je commence à m'en lasser, d'autant plus que c'est cliché de ce qu'on peut voir dans certains films qui centrent l'action sur le football américain.
Lot de consolation pour moi, on a peut-être crié victoire un peu trop vite puisque le conflit entre le coach et Voodoo fera l'objet d'une enquête pouvant être préjudiciable. Le problème dans cette série est que si les Panthers perdent, cela peut annoncer la fin de la saison pour l'équipe alors que la série se repose considérablement sur elle. Je ne pense pas qu'on assiste à une défaite prochainement dans ce cas.
La deuxième intrigue intéressante est celle de Jason Street. Exit les pleurs, Street commence à regarder son handicap droit dans les yeux et cela, grâce à son compagnon de chambre qui est l'un des personnages les plus intéressants de la série selon moi. Entre-temps, Street reçoit la visite de toute son équipe et surtout, celle de Tim Riggins qui l'a fui depuis son accident. Une scène bien jouée de la part des deux mais de là à mettre une boule dans la gorge, il y a encore du chemin à parcourir. Par contre, malgré ce que peut dire la femme du coach, accessoirement conseillère d'orientation, Lyla est une fille idiote, superficielle, très naïve et de surcroît, très hypocrite. Alors qu'elle jugeait son "adultère" avec Riggins comme une erreur, elle recommence et ce, sans vraiment de scrupules. Évidemment, elle a besoin d'un pénis de remplacement à défaut de pouvoir faire fonctionner celui de Street et quitte à faire, utiliser le pénis de son meilleur ami. Je déteste au plus haut point le personnage de Lyla.
En bref, un épisode moyen qui ne vaut que pour la rivalité entre Voodoo et le coach, et l'intrigue de Street. Le reste est soit prévisible, soit inintéressant. De toute évidence, Friday Night Lights ne sera jamais ma série préférée.
Note : 11 / 20

