Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

17 juin 2008

Six Feet Under 5x11 : Static

SFU_5x11

Si seulement tous les épisodes de Six Feet Under avaient été ainsi, je ne me serais pas montré autant hostile contre les critiques positives. En outre, les seules fois où j'ai donné une note équivalente ou supérieure à celle que j'ai donnée pour cet épisode ont été pour un film (Requiem For a Dream) et pour l'épisode 5x11 (décidément) de Nip/Tuck.

La vie a repris son cours normal après qu'elle ait été mise entre parenthèses l'instant des deux épisodes précédents. Retour aux puces donc.

  • Brenda est l'un des personnes qui a su garder la tête haute dans cet épisode. Peut-on dire cependant qu'elle digère bien la mort de Nate ? J'en doute, Brenda est quelqu'un de plutôt psychorigide qui ne montre pas facilement ses sentiments ou bien, on peut poser le problème autrement : Brenda était-elle vraiment amoureuse de Nate ? J'en doute, elle a du moins bien plus confiance en Billy qu'en son mari comme en témoigne les scènes où Brenda tente de récupérer Maya. Malgré les conflits qu'elle a eu avec lui, Brenda a une attirance très prononcée pour son frère. Après tout, ils sont issus de la même éducation foireuse, ils avaient tous les deux le même type de tatouages et Brenda a eu du mal à se séparer de son frère dans la première saison comme ce dernier a eu du mal à quitter. C'est dommage que ce détail (me) soit apparu alors que la série a déjà un pied et demi dans la tombe malgré tout. L'hallucination de Brenda est très crédible aux premiers instants ; après tout, il aurait été fort probable de tomber dans l'inceste mais quand Billy demandait à Brenda de toucher ses bijoux de famille, on voit qu'on nage dans l'irréel. Au passage, on évite pas les hallucinations avec Nate qui aura la bonne parole dans tout l'épisode et avec tous les personnages.
  • D'ailleurs, l'intrigue de Brenda est étroitement liée à celle de Ruth. J'ai bien aimé le conflit qui a régné entre les deux femmes vu que c'est la première fois qu'elles ont une mésentente depuis qu'elles se connaissent. Faire revenir George est aussi une bonne idée et j'ai également bien apprécié la discussion qu'il a eu avec Maggie qui, il est vrai, est passée pour la fouteuse de merde depuis son arrivée. Six Feet Under s'est, comme je l'ai dit, initié au soap opera et forcément, on garde le meilleur pour la fin avec l'accouchement de Brenda.
  • Je passe rapidement sur le cas de Rico comme je le fais toujours car je trouve son personnage tout aussi dispensable qu'autrefois. Une fois de plus, il remet la question de l'avenir de Fisher & Diaz sur le tapis, ce qui semble être assez maladroit vu la situation. En plus, vu que la complicité conjugale n'est pas au rendez-vous entre Rico et Vanessa, on a droit à une autre complicité, cette fois-ci professionnelle. Vanessa nouvelle associée des pompes funèbres ? J'en doute encore un peu mais pourquoi pas...
  • J'entre maintenant dans les parties que j'ai préférées de l'épisode, à commencer par celle de David qui gère le problème à sa façon, c'est-à-dire en gardant tout pour lui comme il l'a fait à chaque fois qu'il a eu un problème. J'ai beaucoup aimé son intrigue et sa manie de vouloir s'accrocher à toutes les personnes qui peuvent lui procurer de l'amour qu'il revendique tant en cette période, à savoir Keith et ses fils, même si ces derniers sont très loin d'être les fils parfaits. J'ai aimé toutes les hallucinations qu'il a eues durant cet épisode, ce sont souvent celles qui sont les plus violentes parmi les hallucinations de la famille Fisher. Il est vrai, tout le monde meurt et que ce soit aujourd'hui ou dans un siècle, le dénouement est le même et David s'illustre ce fait indéniable à sa façon, c'est à dire avec un tueur interprété par Nate qui, mort, représente la sage parole comme dit précédemment. David ne contrôle plus rien et c'est à la fois drôle et triste à voir.
  • Enfin, et c'est peut-être la partie que j'ai préféré, Claire nous offre une fois de plus une belle interprétation avec un pétage de plombs démesuré. À l'instar de son frère, elle encaisse très mal la mort de Nate et son avancée dans cet épisode se concentre encore sur son deuil. Finis les pleurs, place à la drogue et l'alcool, j'ai adoré la scène où elle est complètement défoncée dans le bureau, au même titre que le reste du déroulement de l'épisode. Ted reste étrangement là à la calmer mais on voit quand même les premières faiblesses du couple mais après, j'aurai mal imaginé une relation durable entre Claire et Billy. Je ne le dirai pas assez, Six Feet Under s'initie au soap opera pour terminer en beauté, comme ne témoigne l'accident de voiture de Claire. Une morte de plus aurait été à mon avis, un peu trop lourd pour la fin de la saison mais finalement, on évite cela puisque Claire s'en sort presque totalement indemne de l'accident de corbillard. Par contre, l'épisode voit la mort du corbillard de Claire. Pétage de plombs très bien interprété en somme.

En bref, un excellent épisode, l'un des meilleurs de la série. Je n'ai pas vu passer les 50 minutes alors que d'habitude, je jette un coup d'œil au curseur. La série ne pourrait que terminer en beauté avec un épisode semblable ou meilleur que celui-ci.

Note : 19 / 20

Posté par Fabulio à 19:33 - Six Feet Under - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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The Riches 1x02 : Believe the Lie

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La seule déception que j'ai vis-à-vis de cette série, c'est de ne pas l'avoir découverte plus tôt. Au premier abord, je l'appréhendais, voyant dans cette série une succession de gags d'imposteur mais le pilot m'a réconforté et cet épisode également.

La famille Malloy vit donc le rêve américain et comme toute famille américaine honnête, elle doit se montrer irréprochable, sur le plan professionnel comme au niveau du quartier. Dahlia l'a bien compris et s'est métamorphosée en femme au foyer parfaite. Fini donc le survêtement et les dreadlocks et place à la robe d'été et au collier à perles ; cette métamorphose est d'ailleurs drôle à voir. Dahlia regrette de moins en moins d'avoir quitté le camp et semble, au contraire, soucieuse de garder le mensonge. Autant je trouvais son personnage bizarre, pleurnichard et réduit à la simple droguée ; autant là, je trouve qu'il a gagné de l'intérêt pour faire place à une hystérique imprévisible. On prend tout de même le temps pour Dahlia de la faire se rendre chez sa voisine pour avoir des pilules, à noter notamment la scène des cookies, drôle puisque inhabituelle pour une gitane comme elle n'ayant sûrement jamais cuisiné des cookies. Cependant, il faut un élément perturbateur et quitte à faire, mettre en scène une blondasse bourge, hautaine et emmerdeuse, comme l'est en partie Edie Britt elle-même blonde (un peu moins bourge quand même), dans Desperate Housewives. D'ailleurs, même si la comparaison est assez maladroite car les séries sont différentes (notamment et surtout au niveau de l'aspect politiquement incorrect, remporté par The Riches), cet esprit de quartier où il ne faut pas se fier aux apparences est bien rendu ici, mieux que dans la série pré-citée. Pourquoi emmerdeuse ? Parce qu'elle a viré le camping-car de son terrain qu'il dépassait de vingt centimètres mais malheureusement pour les Malloy, c'était le seul repère pour Dahlia pour savoir où elle a enterré l'argent.
The Riches avait déjà montré que quand il y a un conflit, c'est plutôt violent. Il en va de même ici où l'on a droit une scène, très drôle où Dahlia frappe la blonde (dont je ne me rappelle plus du nom) et arrache sa prothèse. Il ne faut pas se fier aux apparences comme on dit... J'ai beaucoup aimé cette scène en tout cas et j'adore qu'on mette la folie de Dahlia en avant.

J'ai un peu moins aimé la partie de Wayne qui s'en va postuler pour un poste d'avocat au sein d'un cabinet alors qu'il ne connaît strictement rien à la loi. Mais, ma foi, c'est plutôt une bonne idée, surtout que Wayne prouve une fois de plus qu'il sait manipuler les gens et cette qualité lui fera peut-être compenser son manque d'expérience "théorique". Cependant, la perte des 40 000 dollars est l'occasion pour Wayne de se rapprocher de son adversaire au golf, Hugh Panetta. Même si la démarche peut révéler de la facilité (tout de même moins flagrante que les autres facilités dans Desperate Housewives), elle paraît au final judicieuse : Au cabinet d'avocats, l'expérience théorique (diplômes et compagnie) auraient fait la différence alors qu'être l'avocat particulier de Hugh privilégie le charisme devant le nombre de fautes que ce républicain fan d'armes a commises. D'ailleurs, la scène où Wayne rencontre Hugh porte vraiment à confusion puisqu'on pense que Wayne, pour compenser son manque d'argent, allait tuer Hugh pour le voler. Reste à voir si la proposition de Hugh est sérieuse puisque, en plus d'être un fan d'armes, il est un fan d'alcool et semble particulièrement éméché. Wayne gagnera donc 200 000 dollars par an, sans compter les bénéfices mais chaque bonne nouvelle semble suivie par une mauvaise, comme le prouve le coup de fil auquel Wayne a répondu. Wait and see.

En bref, The Riches continue à me plaire, même si cet épisode est légèrement moins bon que le précédent. On ne sait pas encore vers où on nous mène exactement mais la suite promet.

Note : 16 / 20

Posté par Fabulio à 02:05 - The Riches - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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