23 juin 2008
Weeds 4x01 : Mother Thinks the Birds are After Her
Un retour d'inédits est satisfaisant puisque ça implique une nouvelle petite routine (et de nouveaux visiteurs...), surtout pendant les vacances d'été. Le must est quand même que l'épisode inédit concerné soit intéressant... Ce qui n'est pas vraiment le cas ici.
Nancy a donc décidé de brûler sa maison pour repartir à zéro. Un nouveau départ qui s'annonçait prometteur même si pour l'instant, le seul déménagement dans une série que j'ai connu est très mitigé (saison 5 de Nip/Tuck). Un déménagement est souvent périlleux car il implique un changement de décor auquel on s'est habitué et attaché (ou pas...) à moins de faire déménager Agrestic (comme ça a été le cas dans Nip/Tuck avec tous les boulets de Miami qui sont venus à Los Angeles). Le décor change mais les habitudes des personnages non : Nancy est toujours avec sa boisson à la main, Andy est toujours avec son attribut masculin à la main et Silas n'a plus de main temporairement (je ne me souviens d'ailleurs plus pourquoi il a une attelle...). Les Botwin décident donc d'aller à la maison de la grand-mère de son beau-frère Andy, autrement dit, la maison de la de la grand-mère de l'ex-mari de Nancy, autrement dit aussi l'arrière-grand-mère doublement paternelle de Silas et Shane. L'épisode a eu beaucoup de mal à démarrer, j'attendais donc beaucoup de l'installation dans ce quartier, cependant beaucoup moins chic qu'Agrestic et pourtant, j'ai été déçu. La grand-mère est à un fil ou plutôt à un tube de la mort et c'est donc le fils de ce dernier (et donc, le père d'Andy) qui vient faire le trouble-fête puisqu'il ne semble pas porter son fils Andy dans son cœur, au même titre que Nancy. Beaucoup de références au passé, sur la "vie" d'Andy et celle de Judah mais finalement, ça se révèle inutile et décevant car on n'y apprend rien du tout d'intéressant. Et Weeds ne s'appellerait pas Weeds si on ne parle de drogue. Chose due, chose faite : Nancy renoue avec ses liaisons dangereuses et s'apprête visiblement à continuer son activité de dealeuse mais rien n'est sûr. On joue sur la carte de l'ambiguïté, reste à savoir si ça paye.
Ce que j'ai le moins aimé dans cet épisode, c'est la partie consacrée à Agrestic et ses étranges habitants. Déjà au premier épisode, ça tourne en rond. À l'instar de Bree dans Desperate Housewives, Célia, qui sauvait les épisodes dans les deux premières saisons, ne sert plus à rien depuis la troisième saison et elle le montre une fois de plus ici. Célia est en état d'arrestation pour les cultures illicites chez elle et les autres, pour sauver leur peau, se regroupent pour accuser Célia. Mouais, bof bof... Toujours cette impression de déjà vu avec Célia qui est la bête à abattre...
En bref, je me suis ennuyé durant la courte durée de l'épisode. Nouveau départ mais il est ici plutôt mal mis en scène et rien ne laisse paraître pour l'instant que la suite de la saison sera prometteuse.
Note : 8.5 / 20
The Riches 1x03 : Operation Education
Premier petit faux pas qui est cependant à relativiser avec la grande qualité de cette série extrêmement divertissante. Une fois de plus, The Riches m'a convaincu et je pense que ça continuera de la sorte.
À vrai dire, le faux pas vient d'abord du début de l'épisode. On avait clôt le précédent par un appel de la personne usurpée et on l'oublie totalement dans cet épisode, j'ai donc trouvé cela dommage. Mais je ne m'attarderai par là-dessus. La série me fait beaucoup penser à Desperate Housewives dont j'avais dit pourtant qu'une comparaison à cette dernière serait maladroite mais il faut le reconnaître : Les coups tordus de la famille Malloy sont parfois ceux employés par les wives... Mais je dois reconnaître que les méthodes utilisées par la famille Malloy gagnent en profondeur contrairement à la série d'ABC. Ainsi, leur vient-il l'idée de se déguiser en missionnaires aux enfants malades pour... bénéficier de la sécurité sociale. On va donc par quatre chemins pour obtenir quelque chose mais c'est une fois de plus bien rendu.
Deux intrigues s'ouvrent suite à cela. Tout d'abord, l'opération éducation comme le nomme l'épisode. C'est drôle cette aversion de l'école aussi bien de la part des enfants que de la part de la mère, qui n'a pas suivi de cours au contraire de son mari, qui a fait la moitié du parcours scolaire. De toute façon, Wayne est le moins "gitan" de la famille comme il était le moins attaché au camp de gitans. Comme toute famille de bourges dans le quartier des Malloy/Riches, ils doivent inscrire leurs enfants à une école prestigieuse qui a une longue liste d'attente mais l'accueil est très froid et ne conclut en rien. La démarche pour forcer les enfants à être inscrits à Rosemere est certes, tordue mais peut-être un peu trop facile à mon goût, un peu comme on le voit constamment dans Desperate Housewives. En effet, Dahlia et ses enfants jouent sur un concept très très fréquemment utilisé chez les wives et qui devient complètement lassant : On prive le personnage qui peut nous aider à obtenir ce que l'on veut de quelque chose ou de quelqu'un auquel il est fortement attaché pour espérer une faveur en retour, que ce soit directement (par l'intermédiaire du chantage) ou indirectement, comme c'est le cas. En effet, on a évité le chantage et c'est très bien ainsi.
La démarche est une fois de plus tordue et on se demande comment Dahlia peut prévoir tous ces événements : Cela commence par la crevaison de la roue du vélo de Sam (dont l'acteur est, au passage, plutôt doué) en passant à la coupure du portable de la directrice qui l'oblige à aller chez elle pour finir par le vol de l'oiseau. Toute un parcours pour attirer les faveurs de la directrice... Ce qui a fonctionné. Maintenant, j'ai hâte de voir les Malloy entrer à l'école (si on les voit...).
J'ai préféré la deuxième intrigue, celle de Wayne qui part conquérir sa nouvelle équipe qu'il dirige dans l'entreprise de Panetta. Je pensais au début que Wayne allait être l'avocat particulier de ce dernier mais une fois de plus, j'ai fait un contre-sens total et l'idée de le faire travailler à Panco est finalement une bonne idée. La méthode de Wayne pour convaincre les employés de Panco se révèle à mon avis plus efficace et moins facile que celle de l'entrée dans l'école privée de Dahlia. Wayne a réussi à convaincre son équipe grâce à un... rocher. Oui, c'est vraiment atypique mais ça porte quand même ses fruits, j'ai bien aimé. Cependant, Panetta met dans les bâtons dans les roues de Wayne en lui demandant de virer l'avocat actuel... ce qu'il fait mais uniquement après avoir appris que c'est un menteur. Le jeu de mots à ce propos est efficace ici même si courant et seulement compréhensible par ceux qui ont des notions en anglais : Wayne lui reproche en effet d'être un menteur (a liar) et pas un avocat (a lawyer). Difficile de retranscrire ce jeu de mots en version française, sans oublier les phrases de Sam en français. Finalement, Wayne attire la sympathie et le respect de son équipe et c'est peut-être ça qui va compenser son absence de diplômes. J'ai hâte de voir la suite.
Ce que j'ai trouvé moins intéressant réside une fois de plus dans le camp de gitans. Par amour, on fait n'importe quoi et c'est une preuve concrète que c'est vrai dans cet épisode avec Cal qui rejoint sa copine qui lui a tendu, contre son gré, un piège avec Dale. On finit de ce fait l'épisode sur un cliffhanger.
En bref, la série est extrêmement divertissante et on ne s'ennuie pas une seconde mais on peut reprocher le fait qu'on n'avance pas vraiment et certaines facilités. Hormis ça, que du bonheur.
Note : 15 / 20

