01 juillet 2008
Friday Night Lights 1x06 : El Accidente
Je ne suis toujours pas convaincu par Friday Night Lights qui ne sait pas se stabiliser entre des épisodes intéressants et d'autre complètement ennuyeux comme celui-ci. On a beau comparer Friday Night Lights à une série qui se rapproche du teen show sans l'être, on voit ici toutes les caractéristiques du teen show et donc, de quelque chose que je n'aime pas.
Tout d'abord, c'est le comble pour une série que le seul personnage paralysé soit le seul intéressant dans cette série, ça révèle le côté superficiel des autres personnages. Qui se rassemble s'assemble, dit-on ? Non, pas du tout car Jason n'a rien à envier à sa copine, Lyla complètement stupide. Vous savez, dans les films pour ados parfaitement clichés, on met des étiquettes à tout le monde et Lyla, c'est ce genre de personnages un peu salopes qui n'ont pas pourtant l'étiquette de salope mais qui se comporte ainsi sans que ça ne dérange personne car tout le monde l'aime bien cette salope sauf celles qui ont l'étiquette de salope. On est vraiment au paroxysme de l'hypocrisie avec Lyla et son amant Rig dans cette série. Elle ne s'aime plus et ne veut plus se regarder dans le miroir mais ce sont là de belles paroles en l'air puisqu'elle finit par embrasser Rig à la fin de l'épisode, sous les yeux lucides de Jason Street. Et oui, c'est avec deux personnages complètement idiots et les plus naïfs de la série que Jason Street, le personnage le plus lucide de la série part faire un tour. J'ai bien aimé les réprimandes de Jason faites à l'égard de son "ami" Rig qui réagit à sa façon, c'est-à-dire tel un shooté. J'ai moins aimé quand Lyla est venue participer à la sortie. Lyla a son cul entre deux chaises dont une roulante (aussi bien au sens figuré qu'au sens propre) et le prouve tout le temps.
Et on aligne cliché sur cliché... Rien que l'intérieur du lycée le prouve. On ne sait pas pourquoi mais TOUS les lycéens sont heureux de la victoire des Panthers. Il ne manquerait plus qu'on habille les beaux gosses du lycée avec la veste de leur équipe, les petites salopes avec leurs livres à la main, les intellos avec de grosses lunettes qui passent dans les couloirs pour aller vers leur salle de cours sans jeter de coup d'œil aux alentours et là, on aura un parfait teen show bidon. Mais malgré tout, je pense que Friday Night Lights est plus intelligente que ça... Je l'espère... Car il faut dire qu'avant l'annonce de la victoire, le souffre-douleur est un lycéen obèse, accessoirement très bon élève qui se fait achever par un immigré au sang chaud qui s'énerve pour un rien. Pourquoi on présente toujours les immigrés ainsi ? On essaye de faire de la discrimination positive en les présentant comme fiers de leurs origines et derrière, on les caricature en gros bras et grande gueule prêts à se battre pour tout et n'importe quoi... Et ici, c'est clairement n'importe quoi car Kaster, le mec obèse, a OSÉ s'en prendre à l'équipe... devant elle en plus ! Enfin, ça reste juste un prétexte pour Reyes pour se défouler, quitte à faire contre un personnage physiquement faible. Mais le coach Taylor croit dur comme fer que Reyes a été victime d'insulte raciste de la part de Kaster jusqu'à ce que le héros de la série appelé Saracen, arrivé tout droit d'un bidonville, pour qui la vie n'est pas une partie de plaisir, fils d'un preux soldat de monsieur Bush envoyé à quelques milliers bornes des superbes États-Unis, vienne dire la vérité afin de sauver son honneur avant de sauver l'honneur de son équipe... Si c'est pas beau ça. Il me semble d'ailleurs que c'est la première fois qu'on représente le meilleur ami de Saracen autrement qu'un puceau qui ne parle que de filles.
Et dans la foulée, Voodoo se casse, au même titre que Tyra qui ne sert à rien et la fille du coach, Julie se limite à son statut de copine éventuelle de Saracen... Je n'ai pas vraiment de temps à perdre avec ces personnages.
En bref, trop caricatural à mon goût, trop prévisible, trop teen show, Friday Night Lights ne me convainc pas malgré une hausse de qualité pendant 2-3 épisodes. Mais là, une fois de plus, on plonge et je me suis fermement ennuyé.
Note : 8.5 / 20
À ce propos, j'annonce qu'à l'instar de Heroes, au prochain épisode décevant de Friday Night Lights, j'abandonnerai cette dernière et ce, sans vraiment de regrets.
