28 juillet 2008
Brothers & Sisters 1x01 : Patriarchy
Nouvelle série sur le blog, acclamé aussi bien par les critiques que par les téléspectateurs, je veux parler de Brothers & Sisters diffusé sur ABC, après Desperate Housewives. Le synopsis de la série ne m'intéressait pas pourtant mais à l'instar de Friday Night Lights, je me suis entraîné dans la série en écoutant les éloges faits... Ai-je eu tort comme cette dernière ?
Synopsis tout à fait banal : La famille Walker se réunit tout ensemble pour le 38e anniversaire de Kitty et... plouf ! Avant d'entrer dans l'épisode en lui-même, je vais faire un rapide commentaire sur le casting... Il a fait l'éloge de tous pour des noms qui sont connus à la télévision... Mais par moi. À part Rachel Griffiths (Sarah) que j'ai vue dans Six Feet Under et Patricia Wetting (Holly) que j'ai vue dans Prison Break, je ne connais personne. Ça, c'est fait.
Difficile de faire une critique bien présentée pour cette série, j'appréhende vraiment la suite... Je vais opter ici pour une analyse par personnage puisque, heureusement, des personnages interagissent avec d'autres. L'épisode en lui-même est donc consacré à Kitty qui monopolise considérablement l'écran, à mon grand regret puisque d'emblée, le personnage m'a fait une mauvaise impression. L'actrice n'est pas du tout convaincante en Républicaine ultra-conservatrice, présentatrice de radio à New York mais qu'importe, c'est son anniversaire et il faut bien parler d'elle. Elle quitte donc New York pour rejoindre la Californie, dans la demeure cossue des Walker pour y fêter son 38e anniversaire. Mais ce n'est pas elle qu'il faut déplorer, c'est surtout son fiancé, qui est le gros boulet de l'épisode... Qu'est-ce qu'elle était gniangnian cette love story avec l'alliance accrochée à un citron et ce mec qui veut que sa bien aimée reste à New York pour lui planter la graine. Et bien entendu, l'argent ne manque pas, les costards non plus... Cliché sur cliché. Kitty fait part de la proposition de mariage à sa mère, Nora qui est le personnage que j'ai préféré dans cet épisode pilote. Un peu bizarre sur les bords, elle et Kitty semble avoir une relation conflictuelle puisque sa mère l'accuse d'avoir convaincu le benjamin de la famille, Justin, un mec paumé et influençable, à partir en Afghanistan après le 11 septembre 2001... Ce que Kitty nie naturellement. Cette discussion est assez poignante mais vaut, une fois de plus, pour l'interprétation de l'actrice de Nora, l'actrice de Kitty jouant trop sur le mélodrame.
Alors, d'où vient ce manoir avec piscine ? De l'entreprise de papa William et comme c'est une entreprise familiale (de je ne sais quoi), Sarah, Timmy et oncle Saul y travaillent. Autant on ne sait rien sur Timmy, totalement inutile dans cet épisode (on sait juste qu'il partage les opinions de sa sœur Kitty), autant le personnage de Sarah est bien mieux exploitée et avec cette histoire de thérapie, j'ai tout de suite pensé à Brenda. Ce sera extrêmement difficile de ne voir en Sarah que Sarah tellement j'ai été habitué au personnage de Brenda pendant un an (équivalent de 5 saisons). Là voilà maintenant desperate businesswoman, accessoirement mère de gosses turbulents. Mais l'entreprise va mal puisque de l'argent est perdu pour des mystérieux placements ; des fonds de pension de ce que j'en ai retenu.Toujours une bonne interprétation de la part de Rachel Griffiths qui saura s'adapter au personnage de Sarah aussi bien que celui de Brenda, j'en suis quasiment sûr.
Voyons voir... Une Républicaine, une mère débordée, une femme d'affaires, un jeune naïf, un drogué, un soldat américain... Beaucoup de profils sont représentés dans la série et il ne manquait plus qu'un gay, représenté par Kevin, qui, comme un de ses deux frères, est totalement négligé.
Il faut dire que Justin est mieux exploité et il suscite mon intérêt et il fait presque pitié par sa naïveté. Malgré tout, il a découvert l'adultère de son père car William cache beaucoup de choses. Sa liaison, ses transferts financiers douteux et tous les yeux sont désormais rivés sur lui puisqu'il est victime d'une crise cardiaque et... plouf ! Dans la belle piscine. Ce cliffhanger est assez poignant même si il est loin d'être parfait puisque je ne me suis pas encore attaché aux personnages mais la scène finale m'a donné quelques frissons, j'avoue. Et ce n'est pas sans me faire penser au pilot de Six Feet Under qui mettait en scène une famille déchirée par la mort du père ; à prévoir sans aucun doute la période de deuil. La mort de William reste quand même mystérieuse : Aurait-elle été orchestrée ? Avec cette affaire d'argent volatisé, ce ne serait pas étonnant après tout.
En bref, un épisode bien réalisé mais qui ne suscite pas mon entière confiance. Il y a du bon et du mauvais mais globalement, ça reste assez bien, sans plus, même si je me suis un peu ennuyé.
Note : 12.5 / 20
