31 juillet 2008
Weeds 4x06 : Excellent Treasures
Prévisible. Voilà par quoi je pourrais qualifier cet épisode, autant sur le déroulement de l'intrigue que sur la chute de qualité. Après un excellent cinquième épisode, il fallait de toute façon s'y attendre.
J'étais réticent vis-à-vis de cette idée de tunnel sous le magasin de Nancy et j'ai toutes mes raisons de l'être car je prévois une énième histoire de Nancy soumise à un dealer. L'idée d'avoir déménagé Weeds à la frontière mexicaine n'est en soit pas une mauvaise idée, c'est même une très bonne idée mais le déroulement des événements me déçoit un peu. Une fois de plus, Nancy se retrouve dans une sale situation et une fois de plus, elle en sort par un dealer qui lui laisse une dernière chance. Et une fois de plus, elle est soumise aux contraintes de ce dernier. Le dealer s'appelle monsieur le maire et il nous prévoit une longue intrigue ennuyeuse.
Quant au reste... Ils collent une intrigue pourrie de chez pourrie pour Silas puisque, une fois de plus, son physique joue en sa faveur et qu'est-ce qu'on donne comme intrigue aux acteurs bien foutus ? Des intrigues de cul ou des intrigues amoureuses. En l'occurrence, ici, on est dans Weeds et ce sera du cul avec une femme qui a le double de son âge. Vraiment pas originale, voire même carrément débile cette idée.
Finalement, Doug n'est pas si insupportable que cela, il a muri depuis la saison 3 où il faisait tout et n'importe quoi. Une fois de plus, les dialogues de Weeds sont de qualité et cela se ressent à travers le duo Doug/Célia qui marche à merveille. Le fait qu'ils couchent ensemble a brisé la vie de Célia mais a aussi brisé la série en l'emmenant dans une trame ennuyeuse ; c'est l'une des pires idées qu'ont eues les scénaristes et j'espère qu'ils ne recommenceront pas. Par contre, je trouve l'idée du transport d'immigrés très intéressante et je pense que Weeds saura tourner ça en sa faveur, la série étant extrêmement politiquement incorrecte. Malgré tout, j'ai peur que l'on tombe dans le vulgaire avec cette intrigue si elle est prise trop à la légère.
En bref, peu de choses à voir, peu de choses à critiquer. Un épisode bien au-dessous de la qualité du précédent. De nouvelles intrigues sont lancées mais je reste réticent alors que j'avais renoué avec une confiance perdue dans l'épisode précédent. Bouleversement de situation pour le moins regrettable.
Note : 11 / 20
28 juillet 2008
Brothers & Sisters 1x01 : Patriarchy
Nouvelle série sur le blog, acclamé aussi bien par les critiques que par les téléspectateurs, je veux parler de Brothers & Sisters diffusé sur ABC, après Desperate Housewives. Le synopsis de la série ne m'intéressait pas pourtant mais à l'instar de Friday Night Lights, je me suis entraîné dans la série en écoutant les éloges faits... Ai-je eu tort comme cette dernière ?
Synopsis tout à fait banal : La famille Walker se réunit tout ensemble pour le 38e anniversaire de Kitty et... plouf ! Avant d'entrer dans l'épisode en lui-même, je vais faire un rapide commentaire sur le casting... Il a fait l'éloge de tous pour des noms qui sont connus à la télévision... Mais par moi. À part Rachel Griffiths (Sarah) que j'ai vue dans Six Feet Under et Patricia Wetting (Holly) que j'ai vue dans Prison Break, je ne connais personne. Ça, c'est fait.
Difficile de faire une critique bien présentée pour cette série, j'appréhende vraiment la suite... Je vais opter ici pour une analyse par personnage puisque, heureusement, des personnages interagissent avec d'autres. L'épisode en lui-même est donc consacré à Kitty qui monopolise considérablement l'écran, à mon grand regret puisque d'emblée, le personnage m'a fait une mauvaise impression. L'actrice n'est pas du tout convaincante en Républicaine ultra-conservatrice, présentatrice de radio à New York mais qu'importe, c'est son anniversaire et il faut bien parler d'elle. Elle quitte donc New York pour rejoindre la Californie, dans la demeure cossue des Walker pour y fêter son 38e anniversaire. Mais ce n'est pas elle qu'il faut déplorer, c'est surtout son fiancé, qui est le gros boulet de l'épisode... Qu'est-ce qu'elle était gniangnian cette love story avec l'alliance accrochée à un citron et ce mec qui veut que sa bien aimée reste à New York pour lui planter la graine. Et bien entendu, l'argent ne manque pas, les costards non plus... Cliché sur cliché. Kitty fait part de la proposition de mariage à sa mère, Nora qui est le personnage que j'ai préféré dans cet épisode pilote. Un peu bizarre sur les bords, elle et Kitty semble avoir une relation conflictuelle puisque sa mère l'accuse d'avoir convaincu le benjamin de la famille, Justin, un mec paumé et influençable, à partir en Afghanistan après le 11 septembre 2001... Ce que Kitty nie naturellement. Cette discussion est assez poignante mais vaut, une fois de plus, pour l'interprétation de l'actrice de Nora, l'actrice de Kitty jouant trop sur le mélodrame.
Alors, d'où vient ce manoir avec piscine ? De l'entreprise de papa William et comme c'est une entreprise familiale (de je ne sais quoi), Sarah, Timmy et oncle Saul y travaillent. Autant on ne sait rien sur Timmy, totalement inutile dans cet épisode (on sait juste qu'il partage les opinions de sa sœur Kitty), autant le personnage de Sarah est bien mieux exploitée et avec cette histoire de thérapie, j'ai tout de suite pensé à Brenda. Ce sera extrêmement difficile de ne voir en Sarah que Sarah tellement j'ai été habitué au personnage de Brenda pendant un an (équivalent de 5 saisons). Là voilà maintenant desperate businesswoman, accessoirement mère de gosses turbulents. Mais l'entreprise va mal puisque de l'argent est perdu pour des mystérieux placements ; des fonds de pension de ce que j'en ai retenu.Toujours une bonne interprétation de la part de Rachel Griffiths qui saura s'adapter au personnage de Sarah aussi bien que celui de Brenda, j'en suis quasiment sûr.
Voyons voir... Une Républicaine, une mère débordée, une femme d'affaires, un jeune naïf, un drogué, un soldat américain... Beaucoup de profils sont représentés dans la série et il ne manquait plus qu'un gay, représenté par Kevin, qui, comme un de ses deux frères, est totalement négligé.
Il faut dire que Justin est mieux exploité et il suscite mon intérêt et il fait presque pitié par sa naïveté. Malgré tout, il a découvert l'adultère de son père car William cache beaucoup de choses. Sa liaison, ses transferts financiers douteux et tous les yeux sont désormais rivés sur lui puisqu'il est victime d'une crise cardiaque et... plouf ! Dans la belle piscine. Ce cliffhanger est assez poignant même si il est loin d'être parfait puisque je ne me suis pas encore attaché aux personnages mais la scène finale m'a donné quelques frissons, j'avoue. Et ce n'est pas sans me faire penser au pilot de Six Feet Under qui mettait en scène une famille déchirée par la mort du père ; à prévoir sans aucun doute la période de deuil. La mort de William reste quand même mystérieuse : Aurait-elle été orchestrée ? Avec cette affaire d'argent volatisé, ce ne serait pas étonnant après tout.
En bref, un épisode bien réalisé mais qui ne suscite pas mon entière confiance. Il y a du bon et du mauvais mais globalement, ça reste assez bien, sans plus, même si je me suis un peu ennuyé.
Note : 12.5 / 20
26 juillet 2008
Dexter 2x03 : An Inconvenient Lie
Attention ! Attention ! Pour cause de scénaristes confrontés au syndrome de la page blanche, la saison 2 de Dexter prendra du retard. Veuillez nous en excuser et acceptez cet avant-goût de l'avant-goût du fil rouge de cette deuxième saison. Un peu de psychologie par ici, un peu de mystère par là.
Trêve de plaisanteries, passons aux choses sérieuses et ce n'est malheureusement par cet épisode qu'on espérera trouver une ébauche du fil rouge. L'épisode précédent s'était terminé sur un gros mensonge de Dexter puisque celui-ci a feint d'être un drogué pour se sortir des griffes manucurées de Rita, le boulet de la série. Et comme toujours dans les séries télévisées, une addiction se guérit par des thérapies de groupe et comme toujours dans les séries télévisées, le drogué est réticent à cette idée... Dans le cas de Dexter, c'est normal malgré tout. Mais ce mensonge lui coûte cher puisqu'il a réquisitionné la voiture de Dexter au profit d'un monospace pour échapper en même temps, à d'autres griffes, celles de Doakes. D'ailleurs, Dexter commettra faute sur faute dans cet épisode, n'ayant plus la capacité de mentir d'antan et cela se voit d'abord par un premier discours peu convaincant, ce que ne tarde pas à prouver une femme du groupe. Rita se sentira moins seule parmi la liste des boulets car voilà un personnage qui m'a fait penser, autant physiquement que moralement, à Susan B. alias Gretchen dans la saison 3 de Prison Break. Vous me direz, considérer un personnage comme boulet au bout d'un épisode semble précipité mais personnellement, elle me sort déjà par les yeux. En fait, il y a deux types de personnages féminins que je n'aime pas : Les naïves (Rita) et les médiums (Lila) et en l'occurrence, Lila lit les pensées de Dexter comme un journal. Malgré tout, on peut penser que ce personnage n'a pas été introduit par hasard... Si vraiment il y a un fil rouge cette deuxième saison, je suis quasiment sûr qu'elle y sera lié. Serait-elle même le nouveau tueur en série de la saison 2 (si il y en a un) ? Malgré tout, Lila a le mérite d'avoir remis Dexter à sa place et il exprime maintenant son addiction avec aisance. Mais les gros yeux de Doakes n'échappe pas à ce spectacle et les deux hommes semblent opposés comme jamais. Reste à voir si le duel entre les deux est intéressant, moi qui ait une profonde aversion envers Doakes. Après Paul, papa poule lourd et violent, Rita a un nouvel ennemi : Lila et j'appréhende déjà une crise de jalousie vu la gueule qu'elle tire en fin d'épisode : Duel entre une mère au foyer et une séductrice qui s'éprend du mari de cette dernière, scénario basique. Malgré tout, on peut espérer une avancée dans l'intrigue avec ce nouveau personnage, ce n'est pas plus mal. Aussi, sans surprise, devinez quel mot est ressorti encore au moins une fois dans la bouche de Rita ? "Kid".
Comme si on n'en avait pas déjà assez eu, on nous ressort un volet psychologique avec le meurtre de l'épisode qui concerne un concessionnaire dissimulant sa calvitie. L'intrigue se laisse suivre mais n'est pas franchement utile et, hormis l'achat du monospace, elle est inutile. Finalement, ce qui devait arriver arriva : Le concessionnaire meurt poignardé après une discussion misogyne auquel Dexter semble avoir pris goût jusqu'à ce qu'il ose insulter Rita de salope. Hum... Même après ça, Dexter continuera à dire qu'il n'a de sentiment pour personne. C'est ce qu'on appelle un humain refoulé.
Là où ça m'a un peu intéressé, c'est en ce qui concerne le boucher de Bay Harbor, qui est une très bonne idée, mais malheureusement, on n'avance pas beaucoup alors qu'on attend désespérément la première preuve préjudiciable pour Dexter. Ironie du sort, c'est Debra qui fait avancer légèrement l'enquête après avoir dénigré cette place au sein de l'unité spéciale. Elle semble encore bien déboussolée et ses échanges avec les proches de personnes disparues en témoignent. Mais malgré tout, à part faire le lien que les personnes disparues sont en partie des "bad boys", on n'avance pas. Et je ne m'attarderai pas sur l'intrigue stupide de la remplaçante de LaGuerta ; c'est le troisième épisode où on nous ennuie avec ce "fiancé".
En bref, j'attends toujours un vrai début pour la saison 2 de Dexter et mine de rien, on est arrivés au quart de la saison. L'arrivée de nouveaux personnages apporte un peu de fraîcheur mais est-ce que ce sera suffisant ?
Note : 11.5 / 20
25 juillet 2008
Dr House 4x01 : La Corde sensible
Après un season finale plus que décevant, je n'avais pas particulièrement envie de m'attaquer en priorité à cet épisode mais l'ennui m'a poussé à le visionner... Qu'en ressort-il ?
Tout d'abord, même si leurs départs respectifs étaient pour le moins cousus de fil blanc, quel soulagement de ne plus voir les sous-fifres de House ! Enfin un épisode consacré entièrement à House, c'est la première et je pense la dernière qu'on à faire à ce genre de one man show, puisqu'il est très probable qu'ils reviennent tous, au fur et à mesure sûrement mais en tout cas, c'est sûr, on entendra de nouveau parler d'eux. Malgré tout, il manque un peu de fraîcheur dans cet épisode, de nouveaux personnages récurrents et vu la détermination de House à vouloir faire cavalier seul, on ne pouvait se douter que le recrutement n'allait pas commencer avant le deuxième épisode.
Malgré tout, c'est l'occasion pour House de continuer son one man show et une intrigue médicale traitée entièrement par House est tout simplement une excellente idée alors que dans le même temps, les sous-fifres sont soporifiques dans ce genre d'intrigues. Cet épisode s'intéresse au cas de Megan, une employée de bureau "rescapée" de l'effondrement d'un immeuble. Je dois dire que j'avais des appréhensions vis-à-vis de cet épisode car le coup du patient qui mentait sur sa situation médicale, on l'a vu maintes et maintes fois. Ici, on va plus loin puisque "Megan" ment sur tout à tous, y compris son petit ami. Jusque là, rien d'intéressant mais le twist dans lequel on apprend que la patiente soignée est en fait la collègue, au physique semblable de Megan et je félicite les scénaristes pour cette idée puisqu'elle s'accorde magnifiquement bien avec une intrigue parallèle : Celle de House qui fait cavalier seul. Et l'épisode a au moins le mérite de ne pas se terminer sur un happy end. Et Cuddy profite de cette situation pour faire comprendre à House qu'il a besoin d'une équipe : House se limite à la maladie elle-même, on le sait bien et de ce fait, il suit son petit bonhomme de chemin en ne suivant que son hypothèse. Même si le besoin d'une nouvelle équipe était inévitable, on a ici une belle intrigue soldée par la fin par un recrutement pour le moins original, digne d'une télé-réalité. À noter aussi l'introduction avec l'homme de ménage qui prête à sourire.
Et puis, il y a la méthode Wilson... Il est la seule ombre du tableau mais une ombre qui a quand même bien monopolisé l'épisode. Je n'aime pas du tout le duo House/Wilson et ce depuis l'épisode pilote ; autant House est amusant, autant Wilson semble se prêter à un jeu dont il ne connaît pas les règles. On n'a plus ce Wilson moralisateur des premières saisons mais un Wilson tout aussi exaspérant qui s'amuse avec House et sa guitare... juste pour qu'il accepte de s'intéresser aux dossiers de recrutement. Le côté moralisateur de Wilson est de ce fait toujours présent et on se demande quand ce dernier lâchera House et le laissera faire ce qu'il veut. Sans doute jamais à mon grand regret...
En bref, un bon épisode mais terni par un Wilson bien trop présent et bien trop peu intéressant. Je ne veux pas crier victoire trop vite mais l'épisode m'a quand même réconcilié avec la série qui m'avait laissé sur une très mauvaise impression à la fin de la saison 3.
Note : 15 / 20
23 juillet 2008
Weeds 4x05 : No Man is Pudding
Je crois bien que je n'ai jamais autant ri devant un épisode de Weeds. Je le disais dans ma précédente review, Weeds grimpe la pente et cela est incontestable.
Je vais cependant parler rapidement de ce qui a été le plus décevant, il s'agit de la pseudo-intrigue de Silas, Shane et Doug qui ne sert à rien à part avoir défiguré Silas, Shane et rendu malade l'allergique Doug. On voit vraiment que ces personnages ne sont plus du tout exploités et qu'ils sont même devenus ennuyeux. Quant à Andy, c'est un peu plus intéressant et ça se regarde avec plaisir mais au final, c'est complètement inutile, comme toutes ses intrigues apparentées après tout. Malgré tout, Andy arrive toujours à ses fins et là, il sauve les immigrés du coyote dont il s'était fait prisonnier de son plein gré. À moins de mettre en scène les deux immigrés dans les prochains épisodes, je ne vois pas l'intérêt de ce voyage.
Et puis, il y a Nancy... Autant les épisodes d'avant étaient répétitifs, autant là on sent vraiment du changement et on conclut le cliffhanger sans passer par une intrigue cousue de fil blanc. Célia s'en sort mais difficilement. La série a toujours été très méchante envers ce personnage et je crois qu'ici, on a atteint le summum de la cruauté envers son personnage. Cela commence par sa dent cassée jusqu'au tour de voiture avec la tête de Célia coincée par la vitre ; ce n'est pas avec Nancy que les scénaristes se comporteront ainsi et c'est bien dommage. Même si Célia n'est pas une sainte, elle m'a fait beaucoup de peine dans cet épisode et quand on compare l'épisode pilote avec celui-ci, on se dit qu'elle a vraiment tout perdu : Sa famille, son argent, le respect, son image. J'arrive à la scène du dîner, tout simplement mémorable et hilarante (mention spéciale à Célia) où l'on voit que la nouvelle maison des Botwin est composée que de gens paumés, ce qui fait même rire Nancy qui a toutes ses dents et une belle peau. Par contre, il me semble que c'est la deuxième fois que Nancy promet à Shane d'être plus présente pour lui mais à mon avis, elle ne tiendra pas à nouveau parole. Et comme depuis le début de la série, Nancy doit régler ses problèmes privés en plus de ses problèmes, non négligeables, liés à son trafic de drogue, elle va voir le flic qui a Célia à l'œil pour lui faire du chantage à propos de Peter Scottson. Que lui est-il arrivé ? Soit je ne m'en souviens plus, soit on en reparlera plus tard mais ça m'intéresse en tout cas.
Là où ça a suscité mon intérêt, mais de façon moindre, c'est en ce qui concerne le nouveau travail de Nancy : Gérer une boutique de fringues pour femmes enceintes et ce, en compagnie de Célia, qui est une très bonne idée. Guillermo m'a fait rire en considérant Célia comme une lesbienne et ce dernière avec un sourire niais de 31 dents. On voit que Nancy n'est pas habituée à être une femme normale et irréprochable qui gagne sa vie légalement mais par contre, j'avoue que le twist final m'a surpris (hormis ces cartons qui bougeaient tout seuls). Ce que je pensais être un simple blanchiment d'argent se révèle être un... truc... bien plus mystérieux... Malgré tout, je reste un petit peu sceptique mais j'espère que la suite me contredira.
En bref, un très bon épisode de Weeds dont l'intrigue principale cache assez bien les intrigues secondaires totalement inutiles. De l'humour et du mystère très bien gérés. Voilà un épisode qui me donne confiance en cette saison 4 qui avait mal commencé.
Note : 16.5 / 20
22 juillet 2008
Weeds 4x04 : The Three Coolers
Weeds grimpe doucement la pente, ce qui est évidemment très profitable à la série qui peinait à offrir des épisodes de qualité. Cet épisode, en plus d'être bon, marque un tournant dans la saison.
Je l'ai déjà dit dans mes précédentes reviews mais Nancy est devenue l'esclave d'un nouveau maître (maître chanteur en l'occurrence) du nom de Guillermo. Même si le personnage de Guillermo est très superficiel et se limite à un latino qui nargue Nancy, je dois reconnaître qu'il est bien plus supportable que U-Turn, le stéréotype du black bien gaulé, impulsif et violent. Ce qui diffère des premières saisons, c'est que Nancy ne fait plus que transporter la drogue alors qu'elle la vendait directement et la faisait même pousser auparavant. C'est ce que je reproche à l'évolution du fil rouge du deal de drogue. Là, elle se rend tout simplement en rase campagne en attendant... quelque chose dont elle ignorait totalement l'existence, en compagnie d'Andy. Écrit ainsi, c'est vrai que ça n'a pas l'air très intéressant mais une fois de plus, Weeds sauve les meubles grâce à ses dialogues et ça paye puisque je ne me suis pas ennuyé. Mention spéciale également à Nancy qui embrasse son beau-frère, je n'aurais jamais imaginé qu'on ait une telle scène dans Weeds.
Là où j'ai moins bien aimé par contre, c'est quand Andy, abandonné par Nancy et sa voiture pleine à craquer approvisionnée en drogue par la police mexicaine, rejoint des immigrés en direction de... Davenport, en Iowa (soit au nord des États-Unis). On se souvient des intrigues bidons collées à Andy (Enrôlé dans la guerre en Irak, puis sa pseudo-carrière porno, etc) et je me montre de ce fait très sceptique mais peut-être que tout simplement, on n'ira pas jusqu'au bout.
L'épisode se termine sur un cliffhanger, avec Célia avec des flingues pointées sur elle pour espionnage. Mêler Célia au trafic de drogue de Nancy est une bonne idée, ça permettra de rapprocher les deux femmes qui sont censées être amies au début de la série.
Pour le reste, j'ai bien aimé l'introduction avec la semaine de deuil qui suit la mort de Bubbie mais j'ai beaucoup moins aimé le fait qu'on mette en avant Silas. L'acteur a, on le sait, un physique irréprochable, quasi-parfait et on dirait même une statue de cire ou une poupée Ken mais il était temps d'arrêter (un peu) de se limiter à ça et quitte à faire, autant oublier le personnage complètement. Ce n'est pas le cas puisqu'on le fait devenir un excellent cultivateur de plants de cannabis et qui dit excellent dit forcément et malheureusement intrigue à suivre...
Le retour de Doug que j'appréhendais, trouvant le personnage immature, est finalement bien moins désagréable et j'ai bien aimé ses pertes de mémoire. Par ailleurs, c'est la deuxième fois en toute la série qu'on fait la mention de son fils homo.
Quant à papy Botwin, il se paie des vacances bien méritées et laisse sa famille dans la merde en vendant la maison. Moi qui commençais à apprécier le personnage... Wait and see.
En bref, un bon épisode, parfois même drôle, ce qui n'est pas arrivé depuis longtemps. On avance enfin, on met un point final à certaine intrigues et on sait à peu près vers où l'on se dirige.
Note : 14.5 / 20
20 juillet 2008
366 jours plus tard...
Année bissextile oblige, c'est en ce 366e jour d'existence que j'annonce que Serial Reviews fête son premier anniversaire. Pour l'occasion, j'avais prévu un changement de design ou une autre nouveauté mais vous avez sûrement déjà remarqué que le graphisme n'était pas mon fort et je ne savais pas du tout quelle nouveauté vous proposer. De ce fait, j'espère que vous vous contenterez de ce petit message. ;-)
La création d'un blog de critiques d'épisodes de séries ne m'est pas venue en ce 20 juillet 2007 mais quelques mois plus tôt, vers le mois de mars. Je voulais faire partager mon opinion sur les séries que je pouvais voir et en discuter éventuellement avec les commentateurs. Mais ce projet est vite abandonné car j'avais beaucoup de difficultés à rédiger une critique au-delà d'un simple résumé mais aussi par le peu de séries que je suivais à cette époque (au nombre de trois seulement : Desperate Housewives, Prison Break et Nip/Tuck) et face à l'échec d'un précédent blog (sur un tout autre sujet) que je n'ai réussi qu'à tenir deux mois, j'ai vite abandonné l'idée qui ne m'est pas revenue avant l'été où, ne partant pas en vacances et ne pouvant pas toujours profiter de l'été 2007 magnifique (!) que l'on a connu dans le Nord-Pas-de-Calais, je me suis beaucoup ennuyé. Le hasard a fait que, par l'intermédiaire d'un forum, j'ai connu une dizaine de personnes qui partageaient la même passion pour les séries télévisées que moi. C'est là que j'ai découvert certaines séries (Six Feet Under) ou que j'en ai redécouvert (Weeds) et face aux différentes opinions que j'ai pu avoir avec certains, je me suis donc lancé de nouveau dans la création d'un blog de critiques, non pas sans hésitations mais avec un désir de faire quelque chose qui dure ET qui me plait.
Je dois d'abord remercier tao, l'auteur du premier blog de critiques de séries télévisées que j'ai connu (Critik en séries) même si je lui présenter en même temps mes excuses pour avoir plagié et anglicisé le nom de son blog pour le mien (c'était d'ailleurs totalement involontaire) et qui m'a fait découvrir, malgré lui, cette nouvelle tendance de blogs. Ainsi, le 20 juillet 2007 vers 23 heures est créé Serial Reviews avec pour premières critiques les saisons catastrophiques de Desperate Housewives (saison 3), Heroes (saison 1), Nip/Tuck (saison 3) et Prison Break (saison 2). De quoi partager ma passion des séries télévisées en les descendant une par une. D'ailleurs, sans vouloir me lancer des fleurs, j'ai observé un changement d'écriture en un an. Là où il y un an, je faisais de la critique pure avec des "j'ai aimé ça, j'ai pas aimé ça", je fais plus de l'analyse ces derniers temps. J'ai d'ailleurs honte de certaines de mes premières critiques.
Si l'on devait présenter l'histoire de la première année de Serial Reviews sous la forme d'un soap opera bas de gamme, je le présenterai par son début très laborieux en période estivale et sans quelconque épisode inédit ; par des séries de la rentrée 2007 totalement inintéressantes (seul Pushing Daisies sauve les meubles) ; par la grève emmerdante des scénaristes ; par mes déprimes pubères hivernales ; par une fin d'inédits prématurée et avec ces départs, qu'ils soient forcés et regrettés (Six Feet Under), pas du tout regrettés (Heroes) et imminents (Friday Night Lights) mais les nouveaux prendront la relève. Espérons que la saison 2 de Serial Reviews soit plus joyeuse que la première de ce fait. ;-)
Je n'ai aucune prétention quand je rédige ces critiques, je prends juste du plaisir à les écrire et je ne cherche pas à me distinguer de mes homologues puisque nous avons tous un avis différent sur telle série, tel épisode de telle série. D'ailleurs, au-delà de la rédaction de critiques, ce que j'aime par dessus tout, c'est de lire l'avis des autres (je jette d'ailleurs un coup d'œil quotidiennement à tous les blogs que vous voyez dans la liste à droite). De plus, si l'envie d'ouvrir un blog de critiques vous vient à l'esprit, je ne peux que vous encourager à le faire puisque j'aime la diversité des avis et si vous me donnez le lien de votre blog, je l'ajouterai à la liste.
L'affluence de Serial Reviews est très modeste même si le season finale de la saison 4 de Desperate m'a permis une fois d'avoir 500 visiteurs quotidiens et je tenais aussi à remercier tous les visiteurs fidèles ou non, et tous les commentateurs réguliers ou non que je ne citerai pas de peur d'en oublier un. :-)
Ainsi, une nouvelle page se tourne... Malheureusement, le temps commencera à me manquer davantage pour mettre à jour le blog, année du baccalauréat oblige mais je peux désormais vous dire que je n'ai pas du tout l'intention de fermer le blog et que j'essayerais de faire mon possible pour le tenir à jour. Pas d'annonce de nouveautés si ce n'est que je vais peut-être me pencher sur Brothers & Sisters mais je crains que si l'esprit de la série rejoint celle de Friday Night Lights, elle rejoigne Heroes et cette dernière qui a déjà un pied dans la tombe.
Sur ce, bon anniversaire à Serial Reviews et bonne visite.
18 juillet 2008
The Riches 1x04 : Been There, Done That
La série n'avait pas fait de faux pas en trois épisodes qui n'étaient pas non plus, il faut l'avouer, extraordinaires mais très satisfaisants et surtout divertissants... Mais si ce dernier aspect est absent, ça rend l'épisode beaucoup plus ennuyeux, comme avec ce quatrième épisode.
Pourtant, tout s'annonçait prometteur. L'épisode précédent s'était terminé sur un cliffhanger sur Cael qui rejoint sa copine manipulée par Dale qui l'a suivie. On pouvait s'attendre à mieux à la résolution de cliffhanger mais de toute façon, on ne peut pas franchement s'attendre à mieux de la part d'intrigues de personnages adolescents ou jeune adultes car finalement, on bien souvent, pour ce genre de personnages, on leur colle toujours les mêmes intrigues : Soit on nous emmerde avec leurs histoires d'amour, soit on nous emmerde avec leurs histoires de rebelles. L'épisode est divisé par ces deux mêmes parties. Cael rejoint donc sa copine Tammy qui lui apprend qu'elle est enceinte et cette dernière joue très mal son rôle et fait prendre conscience à Cael qu'elle est dans le coup, elle et Dale. Cependant, Dale se rend compte que quelque chose cloche et se rend au restaurant. On aurait pu imaginer que Cael allait trouver une solution complètement tirée par les cheveux pour parvenir à lui échapper mais finalement, on laisse le hasard des choses faire la suite et c'est facile et décevant... Un regain d'intérêt est apportée avec Ginny qui, cavalier seul, suit la trace de Cael mais sachant que l'épisode se déroule sur plusieurs jours et qu'elle était en début d'épisode, on peut se demander si elle ne s'est pas perdue en chemin ou si elle n'a pas accouché entre temps. Intrigue mal gérée comme celle de l'intrusion dans l'école pour modifier les notes scolaires. Bof bof... Intrigue ado-rebelle bateau.
C'est encore plus cliché du côté de sa sœur Dee Dee et je dirai même qu'on atteint le paroxysme du cliché avec elle dans cet épisode : On nous représente la fille très douée et sérieuse, qui a lu plein de livres qui tombe sur le charme du beau rebelle du fond de la classe, accessoirement musicien (rebelle et musicien sont très souvent liés dans les séries américaines), ce qui va sûrement susciter de la jalousie de la part des autres filles de la classe (pour la peine représentées comme des filles à papa prétentieuses) et hop, le kiss entre les deux qu'on voyait venir de très loin. Oui, une love story est sur le point de naître, ce qui n'annonce rien de bon. Mais l'avantage, c'est qu'on ne tourne pas autour du pot.
Autre intrigue mal gérée, celle de Wayne. Autant ses premiers jours à Panco étaient intéressés à suivre, autant là, on ne sait pas où l'on se dirige car à part Hugh Panetta, aucun personnage, ni aucun élément d'intrigue promet quelque chose de bon. En outre, autant le discours de son arrivée était... convaincant, autant là, je trouve qu'il manque de crédibilité face aux manifestants anti-Panco et je me demande pourquoi ces derniers se sont repliés face à son discours, une facilité une fois de plus. En tout cas, il est drôle de constater qu'à deux reprises, Wayne/Doug a réussi à convaincre son public par une assimilation très patriotique entre réussir tout ce que l'on entreprend et le fait d'être américain. Une critique de la part des scénaristes ? Probable. Nous sommes sur le câble après tout.
Un nouveau nœud chez les Riches, Doug avait une ex-femme avec qui il a eu des enfants et il s'est montré ingrat à leur encontre puisqu'il a du retard dans le versement de la pension alimentaire. Je dois être idiot mais je n'ai rien compris à leur histoire d'alpaga du voisin qui sert de pot-de-vin à l'avocat (et/ou le mari ?) de Jolinda (l'ex-femme) mais alors vraiment rien compris. Wayne et Dahlia se permettent donc de vendre l'alpaga des voisins, sans leur autorisation, à l'avocat de Jolinda qui espère un alpaga très fertile alors que la vérité est qu'il est impuissant. Bof bof, encore une facilité. J'attendais mieux, comme une rencontre réelle entre l'ex-femme de Doug et son usurpateur mais rien du tout. Le reste n'est pas très crédible non plus car la scène des excuses au téléphone manque de spontanéité et je ne comprends pas pourquoi Jolinda n'a pas cherché à avoir des excuses de la bouche de la personne elle-même et de surcroît, n'a pas demandé à avoir son ex-mari au téléphone. Ils sont si naïfs que ça ?
Comme un cheveu qui tombe dans la soupe, on apprend que les voisins des Riches ne sont en fait pas si coincés que ça et qu'ils ne refusent pas de la bonne beuh et une plongée nudiste dans la piscine tandis qu'on apprend que le couple usurpé était juif... Je dois avouer que la scène entre Dahlia et les trois femmes du templier m'a fait sourire mais sinon, bof quoi. Il y a juste la scène entre le patron de Wayne et Dahlia qui m'a intrigué mais ça a été passé sous silence à la fin de l'épisode.
En bref, une réelle déception pour The Riches qui signe ici un épisode peu crédible, tiré par les cheveux et voire même assez ennuyeux alors que les épisodes précédents s'étaient regardés tout seuls. Je ne suis pas découragé pour autant mais je tombe de haut quand même.
Note : 9 / 20
16 juillet 2008
Dexter 2x02 : Waiting to Exhale
Toujours un début moyen pour cette deuxième saison de Dexter... On est toujours dans le bilan de la première saison alors qu'au contraire, de nouvelles intrigues devraient être lancées. Mais visiblement, les scénaristes voient la suite autrement.
Beaucoup, beaucoup d'éléments et d'intrigues dispensables dans ce deuxième épisode... En commençant par Dexter. On nous avait promis à la fin de l'épisode précédent une intrigue qui aurait pu justement être intrigante mais au lieu de ça, on nous fait poireauter et on n'apprend rien si ce n'est le surnom du nouveau tueur en série : Le boucher de Bay Harbor. Mais rien de nouveau de ce côté là... Du coup, on s'intéresse à la santé mentale de Dexter avec ses habituels monologues, ses remises en question redondantes. Oui, Dexter est inhumain ; oui, il n'éprouve rien à la mort de quelqu'un ; oui, il a connu un événement traumatisant durant son enfance ; oui, il tue parce qu'il en ressent le besoin mais ça doit bien faire plus d'une demi-douzaine de fois qu'on nous refait le même discours. Ils sont bien beaux les monologues mais si ils ne débouchent sur rien, on peut très bien s'en passer. En plus de ça, on continue sur la même histoire que l'épisode précédent, en l'occurrence Dexter qui se sent affaibli par la mort de son frère. On n'apporte rien de nouveau dans cet épisode, si ce n'est que Dexter tente d'oublier se dernier en jetant un souvenir qu'il lui avait envoyé. Deux voies s'ouvrent donc : La première est d'oublier pour de bon Brian/Rudy et dans ce cas, l'avoir tué ne sert strictement à rien car sa mort n'a aucune conséquence à proprement parler ; la deuxième est de nous en faire encore baver avec feu Brian, ce qui est ennuyeux. Dans les deux cas, la série est prise dans son propre piège et j'aimerais être surpris. Je ne le dirai jamais assez : Je trouve qu'avoir tué le tueur à glaces était une mauvaise idée mais l'auteur du livre en avait décidé autrement...
On continue aussi sur l'intrigue du colosse gangster comme on pouvait s'y attendre. J'avais eu peur qu'il s'agissait du nouveau tueur en série dans la mesure où il était présenté dans le premier épisode car une histoire de gangs ne m'aurait pas du tout plu mais finalement, l'intrigue me plait car on nous présente un Dexter affaibli face à une victime très imposante physique ; il est donc en quelque sorte doublement perdant et pour la première fois, il avait laissé filer une de ses victimes. Pour moi, cette intrigue est bien plus représentative des difficultés que rencontrent Dexter que ses monologues ambigus et rébarbatifs. Une fois de plus aussi, Doakes, toujours aussi souriant (!), colle au cul de Dexter, j'ai trouvé la scène de la poursuite nocturne assez facile... Si Dexter croyait vraiment que c'était Little Chino qui le suivait, il n'aurait pas sorti une lampe torche et aurait préféré le suivre puisque frapper un colosse comme lui avec une lampe torche, c'est complètement inutile. Tout ça est donc un prétexte pour que Dexter ne se montre pas (encore) agressif envers Doakes et pour faire croire qu'il voulait juste éclairer le conducteur de la voiture derrière lui... Trop facile à mon goût de procéder ainsi... Ensuite, je n'ai pas très bien compris pourquoi la seule pensée qui venait à l'esprit de Dexter quand il s'est réfugié dans les égouts était la scène sanglante du meurtre de sa mère au lieu de penser à une issue pour se sortir de la situation difficile dans laquelle il était. Mais avec le coup de poignard dans le cœur est finie une intrigue.
La mort de Rudy affecte également Debra même si cette dernière le nie. À chacune sa manière de réagir face à une telle situation : Alors que Rita se lamenterait sans cesse, Debra, elle, pète un câble et c'est assez différent de son frère qui reste posé quoiqu'il arrive. Mais le personnage ne monopolise pas assez l'épisode pour que j'en parle plus longtemps, tout comme l'histoire entre LaGuerta et sa remplaçante... Totalement mal amenée, mal jouée et inintéressante.
Vous savez ce qui ressort à chaque épisode dans la bouche de Rita ? Le mot "enfant". Rita est vraiment insupportable et on la limite tout simplement au statut de mère veuve. En plus de ça, je ne suis pas franchement convaincu par le jeu de l'actrice, surtout quand on essaye de la représentait comme une femme qui garde la tête froide et haute, c'est même risible. Quant à Dexter, il se fait prendre à son propre jeu en se faisant passer pour un drogué. Haha, le revers de la médaille...
En bref, un épisode dispensable qui clôt les deux premiers épisodes de cette saison qui étaient un sorte de bilan en deux parties de la première saison. Même si cet épisode est un peu moins ennuyeux que le précédent, je reste perplexe et je me demande quand la saison 2 va VRAIMENT commencer...
Note : 12.5 / 20
13 juillet 2008
Weeds 4x03 : The Whole Blah Damn Thing
On retrouve un peu de fraîcheur avec cet épisode qui m'a permis de réviser mon opinion à propos de cette saison 4 dont les deux premiers épisodes m'ont fortement déçus.
Par contre, la mission de Nancy reste une fois de plus encore très dispensable. Autant on aimait suivre son petit trafic dans la saison 1, autant là, on tourne sérieusement en rond. Elle est réduite à conduire une voiture bourrée de drogues, avec, en prime, un travailleur légal mais qui a fait de la prison. Ça reste très moyen... Cependant, l'intrigue a le mérite de faire venir Célia à la plage qui a une occasion de s'acheter la sortie de la prison... Tant mieux.
En fait, ce que j'ai préféré de l'épisode, c'est la partie consacrée à la vieille Bubbie qui a exprimé son vœu de mourir. Weeds aborde l'euthanasie à sa manière et ce, avec sérieux et humour sans tomber dans la niaiserie. Autant, Lenny m'agaçait dans les épisodes précédents, à tout le temps se plaindre de la venue de sa famille, autant là j'ai beaucoup aimé la conversation qu'il a eu avec Shane. C'est une discussion très réaliste et je félicite les scénaristes pour leur travail sur les dialogues. À signaler également une discussion très philosophique du "blah" d'Andy qui ne manque pas de cynisme. L'épisode se termine sur de l'humour noir, une fois de plus maîtrisé et qui ne tombe pas dans l'absurde ; j'ai en effet beaucoup aimé la scène où Nancy adresse un dernier mot à Bubbie (quoique cette scène est un peu trop longue à mon goût) avant d'éteindre le courant de toutes les autres pièces avant de parvenir au salon. La scène n'est pas surjouée comme l'aurait pu être une scène de Desperate Housewives et gagne en efficacité.
Je ne commenterai pas le reste, avec Doug et Dean, totalement dispensable.
En bref, une petite lueur d'espoir perce l'épisode mais je ne suis toujours pas pleinement convaincu de Weeds. L'intrigue en elle-même est décevante mais heureusement que le déroulement des événements rattrape tout.
Note : 12 / 20









