15 août 2008
Weeds 4x08 : I Am the Table
Un goût de déjà vu... Voilà ce qui me reste du visionnage de cet épisode, encore une fois pas mauvais mais loin de faire l'unanimité sur toutes les intrigues. Du bon, du bof, du mauvais, du Weeds quoi.
Gardons le meilleur pour la fin et commençons par l'intrigue la plus pourrie de l'épisode... Cette pseudo-relation entre Silas et la femme qui a le double de son âge. Je la sentais mal cette histoire et j'ai eu raison : Après les scènes de cul, place au business et une fois encore, le fait que la fromagère aime
fumer de la beuh de temps en temps est tout simplement un prétexte pour égayer le commerce inintéressant de Silas. Dans Queer As Folk, tout le monde est gay ; dans Weeds, tout le monde fume de la beuh puisque ça facilite bien les choses. D'un côté, c'est une bonne chose de ne plus se limiter au sexe avec Silas, morceau de viande bien foutu et Lisa, nympho qui pue le fromage mais de l'autre, je me dis que c'est une sacrée facilité du scénario. En tout cas, je n'aime pas la tournure du personnage de Silas mais ça ne change rien, il est fidèle à lui-même.
Un goût de déjà vu chez Shane... Il était réduit à la construction de la nouvelle salle de bains les épisodes précédents, il est réduit à quelques scènes avec Isabel à la nouvelle école où il frappe le mec le plus populaire pour prendre sa place. Du déjà vu car cela fait penser aux quelques épisodes à l'école catholique où Nancy l'avait envoyé pour le tenir éloigné du trafic de drogue, il se rebellait également.
Il faut l'avouer, Andy et Doug font un très bon duo mais les intrigues ne suivent pas et on tombe dans l'intrigue bouche-trou qui risque de durer un petit moment. Totalement inutile, cette intrigue est cependant plaisante à regarder ; il va falloir s'y habituer pour ces deux personnages : On va leur coller des intrigues cousues de fil blanc sans grand intérêt dans le but à ce qu'ils apparaissent une fois dans chaque épisode, à défaut d'avoir mieux à proposer.
Le personnage qui part le plus en vrille est sans conteste Célia qui, en plus d'être accro aux médicaments, commence elle aussi à se droguer, du déjà vu avec Célia qui est depuis longtemps alcoolique. Mais Célia a le mérite d'être drôle, interprétée par l'excellente Elisabeth Perkins dont chaque de ses répliques est un délice. Le personnage a beaucoup de potentiel, je trouve cela dommage de tant le négliger.
Enfin, il y a Nancy qui est finalement la seule à avoir une intrigue utile. Là encore, un goût de déjà vu puisque l'on voit de très loin la relation entre elle et le maire arriver, qui n'est pas sans faire penser à la relation entre elle et Peter qui avait tourné au business. On peut s'attendre au même schéma ici, avec une Nancy qui se rapproche du maire pour faire valoir son trafic de drogue dont le maire semble être un complice. Malgré tout, il est intéressant de constater le paradoxe entre le personnage de Peter, agent de la DEA et celui du maire, complice du trafic. Les deux ont beaucoup d'influence et à mon avis, on aura droit à un chemin semé d'embûches à l'instar de la relation avec Peter, tout en espérant que le maire ne connaîtra pas le destin tragique et facile de ce dernier. Ce qui devait arriver arriva puisque l'on voit Nancy les seins à l'air en train de s'envoyer en l'air avec le maire qui tache de sang les draps. Oui, car le maire est la bête à abattre de la ville et cela risque d'être dangereux pour Nancy.
En bref, beaucoup de déjà vu dans cet épisode. Les rejetons Botwin sont l'ombre d'eux-mêmes tandis que Doug et Andy sont là pour (difficilement) amuser la galerie. Et, alors que Célia s'enlise dans la drogue, touchant bientôt le fond, Nancy continue son petit bonhomme de chemin. La roue tourne souvent dans Weeds, même si elle est très souvent favorable à Nancy, ce qui est malgré tout, dommage.
Note : 12 / 20
