13 septembre 2008
Brothers & Sisters 1x03 : Affair of State
Ennuyant et mal écrit. Voilà deux adjectifs pour qualifier cet épisode qui m'a particulièrement déçu. Après un deuxième épisode plutôt convaincant, on tombe dans le tire-larmes sans émotions.
Je suis peut-être un peu dur mais toutes les intrigues de cet épisode servent à faire pleurer dans les chaumières avec des personnages qui chialent tous de façon plus ou moins convaincante. Le pétage de plombs de Sarah dans l'épisode précédent était bien réussi ; on récidive avec cet épisode en nous proposant une Sarah qui craque pour un rien et je sens qu'à la longue, ça va me gonfler si on part dans cette optique. Peut-être est-ce du au fait que j'assimile encore le personnage de Sarah à celui de Brenda dans Six Feet Under, où elle était bien plus forte mais tout aussi froide. On ne peut pas dire en effet que Sarah a hérité de sa mère l'aptitude à contrôler toutes les situations gênantes, notamment l'intrigue de sa fille qui ne veut plus mettre un pied dans l'eau de la piscine dont on nous fait tout un plat. Malgré tout, c'est l'occasion pour Tommy de se jeter à l'eau (aux sens propre et figuré) et de monopoliser quelques secondes de plus la scène. Il faut dire que c'est le personnage le moins exploité puisqu'on le limite à celui de frère jaloux dans l'entreprise familiale.
Outre l'entreprise familiale, William a foutu la merde un peu partout avant se faire son dernier plongeon, comme dans ses relations extra-conjugales. C'est de loin l'intrigue la mieux gérée, même si il n'y avait pas beaucoup de concurrence, il faut l'avouer. Au détriment des autres, Nora est le personnage que j'aime de plus en plus, elle est l'incarnation de la femme qui tente de garder la tête froide et qui est en même temps fragile sans paraître caricaturale. C'est le genre de personnages que j'aime et quand c'est servi par une actrice formidable, c'est un réel plaisir à regarder. Elle apprend que son mari s'est approprié une maison, dans laquelle sa maîtresse loge, ce qu'elle ne sait pas, du moins au début. Cette histoire est un peu ambiguë : On y apprend que Nora savait pour l'adultère depuis 15 ans mais a-t-elle su immédiatement que Holly était la maîtresse de son mari ? À en croire l'accueil que Nora lui offre pendant la fête, je pense qu'elle le savait dès le début et qu'elle a joué un rôle pour discréditer publiquement Holly. Rien à reprocher du côté de Nora à part la rapidité de l'intrigue.
Que c'est mièvre et ennuyant du côté de Kitty ! Étrangement, cet ennui coïncide avec le retour de Jonathan qui fait New York-Los Angeles plus vite que son ombre. Ce retour est de surcroît déplaisant qu'il est livré avec des dialogues tout faits, qui manquent de réalisme et de spontanéité. Au fil du temps, j'ai de plus en plus l'impression que Kitty est une Susan Mayer à qui l'on a ajouté un semblant de culture politique. L'actrice n'est vraiment pas convaincante, je le répète et elle n'a pas l'envergure d'une femme politique. On la voit arriver très très loin cette relation avec Warren et bingo, elle couche avec... D'ailleurs, tout fait penser que ça ne s'arrêtera pas là mais Warren peut-il est flagrant que Jonathan en terme de mièvreries ? J'en doute et c'est en ça que c'est une semi-bonne nouvelle. Les pires ennemis d'hier sont les amants de demain après tout...
Et le reste... En vrac, on voit la relation entre Kevin et le stéréotype du gay efféminé arrivé très loin tandis que Justin tourne en rond et s'enlise dans une pseudo-dépression en voyant que les membres de sa famille sont tous des cons, avec papy Walker en tête.
En bref, on assiste à un réchauffé de l'épisode précédent et ce réchauffé a visiblement perdu ses saveurs d'antan. Un épisode qui insiste trop sur des pleurnichards, couronné par des dialogues trop convenus et dignes de n'importe quelle série politiquement correcte qui fait semblant de ne pas l'être. Heureusement que Nora est là pour redresser le tout. Mais je reste confiant en la série et je veux bien oublier cet épisode ô combien ennuyant pour passer à la suite.
Note : 8.5 / 20
