15 septembre 2008
Prison Break 4x03 : Shut Down
Premier faux pas pour cette quatrième saison dont les deux premiers épisodes avaient été pourtant à peu près corrects. Prévisible mais dommage. L'épisode aurait pu avoir du potentiel mais on a voulu partir dans les tous les sens avant d'aller de l'avant (?) dans les prochains épisodes.
Qu'est-ce qu'il est stressant ce Donald "Don" Self ! On dirait le genre de mecs qui ont bien galéré pour avoir leur job de fonctionnaire et qui au final, pour éviter d'être licencié, est le mouton qui suit à la lettre les consignes de ses supérieurs. Normal me direz-vous, tout le monde ne peut pas se rebeller contre la hiérarchie mais tout le monde ne fait pas forcément plus que ce qui est demandé. Ce qui est totalement idiot dans cet épisode, c'est qu'on voit Don parler avec Michael sans violence et que quelques minutes, on voit tous les deux dans une course poursuite, armés. Certes, l'opération récupération des 6 têtes de Scylla est annulée mais ce virement de situation m'a beaucoup dérangé. Je l'ai trouvé bien ridicule avec un Don qui parle à Michael en tenant des propos du genre "Je vais tout faire pour vous mettre en taule mais à contre-cœur.". Finalement, toute cette poursuite n'a servi à rien car tout le monde revient sur sa décision. À noter aussi les discours de papa poule de Sucre et les frayeurs de Bellick assez dérisoires. D'ailleurs, la série ne rate pas une occasion pour faire de l'auto-dérision puisque Sara dit elle-même qu'elle a ressuscité. Un moyen d'ajouter du crédibilité à sa pseudo-décapitation ? En tout cas, la responsable de ce coup monté, Gretchen, n'apparaît pas une seconde dans cet épisode. Quant à Michael, on veut nous faire croire quelque chose puisqu'il est désormais atteint de maux de tête après des saignements de nez ? C'est ça qu'on appelle la fuite des cerveaux ?
Que ce soit dans Prison Break comme une autre série, je déteste cette technique qui consiste pour les personnages à être plus modéré (ou le contraire) face à un personnage, même s'il le déteste, étant donné qu'il a connu un événement qu'il lui a été semblable. C'est exactement ce qui se passe ici avec Mahone et Lincoln. Le premier se renseigne auprès de Lang pour avoir les photos de la morgue tandis que le second s'émeut du sort du premier étant donné que lui-même a été séparé de son fiston. Prison Break est une machine à papas poules vraisemblablement. Malgré tout, l'intrigue reste correcte même si on a toujours l'impression qu'avoir tué le fils de Mahone est un gros prétexte pour lui afin qu'il soit partant dans le démantèlement de la Compagnie.
Ah, ce que je n'aime pas Wyatt ! Il est extrêmement antipathique, à l'instar de Kellerman ou l'asiatique avec son petit sourire moqueur. Là, on nous sert une histoire d'injections de sérum de vérité pour obliger au vieux (ne me demandez pas son nom) à dire où les deux frères se cachent. Aussi facile qu'ennuyante cette histoire.
Enfin, l'histoire la plus marginale concerne, une fois de plus, T-Bag. Elle est tellement marginale que l'on ne sait pas à quoi elle sert : En quoi adhérer à Gate (une organisation de je ne sais quoi) l'aidera t-il à prendre sa vengeance contre Scofield ? La réponse viendra sûrement par la suite mais pour l'instant, on a le droit à un T-Bag à la moustache hideuse qui prend son pied dans son nouvel appartement.
En bref, une réelle déception pour cet épisode, bourré de facilités (la scène du badge dont le propriétaire tourne le dos en tête !), d'intrigues inutiles, marginales, voire même dérisoires. Tout de suite, je suis moins confiant...
Note : 8 / 20
