Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

19 septembre 2008

Prison Break 4x04 : Eagles & Angels

PB_4x04

J'ai trouvé le problème majeur de cette quatrième saison de Prison Break : Les facilités de scénario. Le fil rouge est peu convaincant et peu cohérent mais paradoxalement, on ne s'ennuie pas, c'est l'effet Prison Break.

L'avantage de cet épisode, c'est qu'il ne commence pas par la résolution d'un cliffhanger car à force de nous servir des cliffhangers à chaque épisode, ça commencé à être gavant. Pour une fois, donc, les bras cassés doivent se débrouiller seuls. Et que font les scénaristes, que ce soit dans n'importe quelle série télévisée, quand ils ne savent pas où mener ses personnages ? Ils en inventent un nouveau et c'est chose faite ici car on sort l'adjointe du général de nulle part. Et quant à faire, il faut qu'elle possède la deuxième carte de Scylla et quant à faire également, il faut qu'elle la possède constamment, même pour aller faire son jogging. C'est vraiment peu cohérent et l'idée d'avoir un aspirateur de données me gêne de plus en plus car, autant j'aimais l'idée dans le deuxième épisode, autant là, c'est une énorme facilité, parmi d'autres. L'autre facilité qui m'a gêné est la scène où l'on voit le garde du poste de police qui contrôle les caméras et qui, bien entendu, a le dos tourné quand Michael et ses amis escaladent la grille. On se demande même pourquoi Lincoln se tue à essayer de brouiller l'image puisque ça a dérangé le garde dans son occupation. De toute façon, on ne peut plus vraiment rien attendre de Lincoln et il le prouve ici en tuant un gars de la Compagnie. Forcément, il a maintenant plus de sang sur les mains qu'au début où il était accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Bref, je ne vois vraiment pas où l'on veut en venir dans cette histoire et j'ai même oublié les origines et les objectifs de la Compagnie... D'autant plus que la saison 3 est venue compliquer les choses entre deux...

T-Bag a une intrigue toujours aussi marginale mais on tente de faire croire que non en proposant un duel, tout aussi décevant qu'inutile, entre Lincoln et lui. Inutile car ce petit accident n'empêche pas à T-Bag de continuer son petit bonhomme de chemin mais le problème, c'est que son chemin tourne en rond et on se demande bien vers où l'on se dirige avec Gate. T-Bag usurpe un certain Cole Pfeiffer pour... faire quelque chose. Heureusement que le personnage est joué par un excellent acteur, auquel cas cette intrigue aurait été un supplice niveau ennui à regarder. Ça l'avait déjà été avec Whistler et son livre sur les oiseaux dans la prison de Sona.

Et... Euh... Sara... Totalement à l'ouest. Le problème, c'est qu'en naviguant vers l'ouest, elle a rencontré le Robocop de Prison Break, à savoir Wyatt. Avant cela, elle s'enivre aussi bien de chagrin que d'alcool dans un bar... Depuis quand Sara est-elle alcoolique ? Je crois que les scénaristes ont confondu son addiction à la drogue avec l'alcoolisme car un drogué n'est pas un alcoolique et vice-versa. On savait déjà Sara faible, on apprend maintenant que c'est une junkie dont les rêves à l'eau de rose (One Day...) tombent dans un verre de whisky. Le vol de la carte bancaire était malgré tout une bonne idée, il aurait pu mener Wyatt vers une fausse piste et ainsi, le discréditer mais au lieu de ça, il découvre Sara par une facilité incroyable. Plus que Robocop, ce type est Big Brother.

En bref, ce qui est étrange, c'est qu'avant de faire la critique, j'avais un bon apriori de l'épisode et au final, c'est en l'analysant qu'on se rend compte que c'est mauvais. Mais Prison Break arrive toujours à me convaincre sur un point : Je ne m'ennuie jamais pendant cette quarantaine de minutes.

Note : 8 / 20

Posté par Fabulio à 19:41 - Prison Break - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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