Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

31 octobre 2008

Pushing Daisies 2x04 : Frescorts

PuDa_2x04

Un épisode sur deux est très bon, c'était en effet le cas du premier et du troisième. Un épisode sur deux est à fortiori moins bon, c'était le cas du deuxième et on ne va pas échapper à la règle pour ce quatrième.

On se concentre énormément sur l'affaire, bien plus que dans l'épisode précédent du moins et la série tombe dans un de ses travers de la saison 1, à savoir proposer une intrigue indépendante du reste. C'est ce qui se produit ici, avec une histoire de sans ami qui tue tue par vengeance. Rien de bien fabuleux là dedans. Pourtant, l'arrivée de la mère d'Emerson aurait pu amener un peu de fraîcheur, étant donné qu'elle-même était inspecteur mais il n'en est rien, on reste dans du superficiel avec une intrigue de fille disparue survolée et sans révélations. De toute manière, j'attends peu de cette intrigue qui m'ennuie d'avance, même si elle a le mérite d'exploiter le personnage d'Emerson qui est parfois l'ombre de lui-même, parfois même l'ombre de Ned (Lee Pace est l'un des seuls à faire la même taille que lui après tout). Ce dernier, quant à lui, s'est trouvé un nouvel ami dont on peut espérer une nouvelle apparition dans les épisodes à venir vu que c'est l'un des rares personnages auquel Ned se rapproche qui ne finit mort ou emprisonné.

En fait, peu de personnages sont exploités dans cet épisode, à l'exception de Randy Mann. Les tantes sont complètement oubliées et c'est bien dommage après la révélation de l'épisode précédent. Mais la bonne nouvelle est que les scénaristes ont décidé de sortir Olive du placard cette deuxième saison... Enfin, si j'ose dire car là voilà coincée dans un placard avec Chuck, avec qui elle a eu une dispute particulièrement drôle au sujet de la collocation. Car en effet, on remet une éternelle fois la question du déménagement sur le tapis, Ned n'arrivant toujours pas à le digérer. Mais c'est en partie chose faite car Chuck décide de rester à Olive et se déshabille devant Ned. On reste tout aussi surpris que lui car c'est assez inattendu. Mais après tout, ils pourront peut-être trouver un moyen de coucher ensemble, une capote empêchant tout contact tactile entre les deux corps. Pourquoi pas après tout, si la série était un peu moins cul-cul.

En bref, un épisode assez ennuyant qui se concentre essentiellement sur les intrigues policière et de fille perdue de vue peu intéressantes. Normalement, si la tendance se confirme, le prochain épisode sera très bon.

Note : 11.5 / 20

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30 octobre 2008

Dr House 4x07 : La Belle et la Bête

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Le pétard mouillé a éclaté plus tôt que prévu dans cet épisode pourtant très sympathie à suivre et tout aussi original. Mais cette quatrième saison reste un plaisir pour les yeux.

La saison 4 de Dr House est un peu l'âge de raison de la série, cette dernière a en effet mis fin à la routine qui touchait une fois de trop la saison précédente. Il y a de bonnes idées, de moins bonnes et des plus risquées comme cette équipe de télé qui suit House et son équipe dans l'hôpital, une intrigue qui n'est pas sans faire rappeler le flop du 5x06 de Nip/Tuck, qui utilisa ce procédé mais l'a tellement mal exploité qu'il en a fait un des plus mauvais épisodes de la série. Mais heureusement, Dr House n'est pas le genre de séries à vite s'enliser dans le n'importe quoi et le développement de l'idée reste satisfaisant même si c'est tout à fait dispensable. On nous propose une approche originale du patient à guérir puisque là, aucune convulsion surprise, la visite à l'hôpital est déjà prévue et sponsorisée par une équipe de télé. En effet, le patient du jour souffre d'une horrible hypertrophie du crâne et suscite autant le dégoût que la curiosité. Comme on pouvait s'en douter, on joue un peu là-dessus et on nous ressort les discours extrêmement prévisibles sur le désir d'être proche de la "normalité" et loin des moqueries. On nous a déjà servi le même discours auparavant, non ? Finalement, le patient s'en sort bien, avec une tête normale, mais ce n'est plus une habitude. En revanche, le portrait fait de House à l'émission est tout simplement hilarant puisque c'est un montagne de répliques housiennes qui prêtent à confusion quand on ne connait pas le contexte. Même si la venue de l'équipe est dispensable, il faut avouer qu'on passe un très bon moment.

Comme à chaque épisode, il y a la partie psychologie et une fois de plus, elle concerne celle de House. Comme à chaque épisode également, c'est Wilson qui soulève le problème en psychanalyste de fortune qu'il est. L'arrivée précipitée du docteur Terzi suscite bien des réactions et pour cause, elle abêtit House par sa poitrine proéminente et ses longues jambes, si bien que House affirme son diagnostic qu'aucun médecin n'aurait établi tellement il est idiot. Bien entendu, le téléspectateur moyen et qui n'a jamais fait médecin que je suis, ne verrait pas l'erreur commise par l'ex-employée de la CIA et la série joue là-dessus. En tout cas, quand House prend conscience qu'il a été idiot d'avoir appuyé le diagnostic est plutôt drôle.
Concernant la télé-réalité, je n'aurais jamais cru dire cela mais elle commence légèrement à me lasser étant donné qu'il n'y a plus le piquant des premiers épisodes. Il faudrait qu'elle se finisse mais il faudrait aussi qu'elle propose quelque chose derrière, une nouvelle idée parmi tant d'autres de cette saison 4. Mais au contraire, cet épisode lui accorde un sursis d'un épisode (un seul ?) dans les éliminations puisque le docteur Terzi part aussi vite qu'elle est arrivée, le pétard mouillé que j'appréhendais se confirme donc et c'est un des points négatifs de l'épisode, même s'il faut avouer que cette dernière n'a aucun charisme et aucune personnalité. Les autres candidats sont de fait moins mis en avant même si c'est au tour du chirurgien esthétique de susciter la curiosité de House et comme tous les candidats, ils ont un secret, ça s'arrêtera à l'adultère pour ce dernier.

En bref, c'est en faisant la critique de l'épisode que je me rends compte qu'il n'est pas tout à fait irréprochable. L'épisode se révèle être inutile même s'il est très sympathique.

Note : 14 / 20

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29 octobre 2008

Desperate Housewives 5x05 : Mirror, Mirror

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Alors... J'ai deux nouvelles à nous annoncer : La première, aussi surprenante soit-elle, c'est que l'on tient là un très bon épisode ; la deuxième, un peu moins surprenante, c'est que l'épisode est construit sur un schéma différent et ça fait du bien pour les yeux et les oreilles.

Cet épisode ressemble drôlement au season finale de saison 2 et pour cause, tout au long de cet épisode, on assiste à des flashbacks sur ce qui s'est passé pendant ces 5 ans, même si l'approche est bien moins subtile et se contentera de regards dans le miroir, d'où le titre de l'épisode. À cela s'ajoute aussi de micro-flashbacks avec une réalisation que l'on a déjà vue dans Desperate Housewives, à savoir que l'on part de la conclusion pour en expliquer le développement ensuite, avec des scènes qui s'entremêlent avec brio. À part le manque de subtilité évident, il n'y a rien à reprocher à la construction de cet épisode.

Par contre, des reproches, je peux en adresser à Lynette qui se contente de la pire intrigue de l'épisode. Déjà dans la saison 2, Tom trouvait sa vie insignifiante et là, 7 ans plus tard, il remet le sujet sur le tapis ; il faut dire en même temps que les personnages ont vraiment peu évolué. Ainsi, depuis son (énième ?) accident à la pizzeria, Tom veut profiter de la vie au maximum et se lance dans des projets éphémères. Voilà déjà que l'on veut se débarrasser de la pizzeria ! Vous me direz, dans Desperate Housewives, pour qu'un projet dure plus d'une saison et demi, c'est rare. En revanche, je ne suis pas du tout satisfait par ses nouvelles idées, que ce soit le groupe de musique ou l'achat d'un camping-car. Rien de nouveau du côté des Scavo, c'est du réchauffé, comme d'habitude.

Susan s'en sort un peu mieux mais, paradoxalement, alors qu'elle était celle qui a suscité le plus de curiosité à la fin de la saison 4, elle se retrouve avec le flashback le moins surprenant dans cet épisode où l'on apprend tout simplement qu'elle a engagé Jackson pour rendre sa maison moins déprimante. Cependant, comme pour les Scavo, c'est toujours la même histoire et elle nous emmerde avec ses love stories et ses hésitations. Sa relation avec Jackson commence à battre de l'aile et je ne doute pas que Mike arrivera avec ses gros sabots, comme il l'a fait avec Ian.

Gabrielle était très drôle dans cet épisode. Son intrigue n'a aucune profondeur mais l'essentiel est qu'elle ne m'a pas énervé une seconde. Peu de choses à retenir d'elle, à part ses répliques toujours aussi crues. La disparition de la stérilité de Gaby est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, la bonne étant que les scénaristes n'ont pas oublié sa fausse couche et la mauvais, que c'est une grande facilité mais ça, on en a l'habitude dans cette série ; alors, une de plus, une de moins...

Alors qu'elle a perdu tout intérêt dans la saison 4, Bree revient au devant de la scène et l'on assiste au brunch qui a précédé l'envoi en prison d'Orson. Là encore, on a des répliques crues venant aussi bien du couple gay (qui refait surface) que d'Andrew et c'est plaisant de voir que Desperate Housewives se décoince un peu en ce début de saison. Il faut dire qu'au vue de la baisse d'audience, la série peut se permettre ce genre de répliques. Et, chose surprenante, on assiste à ce qui a fait de Bree la star de la saison 2, à savoir son alcoolisme. Il faut dire que je suis l'un des seuls à avoir aimé la Bree alcoolique dans la deuxième saison et donc, forcément, la revoir l'instant d'un épisode se révèle être très plaisant pour moi. Les dialogues sont également bien écrits et Katherine, qui sort un peu de son statut de sous-fifre, trouve les mots exacts pour que Bree se reprenne en main. Reste à savoir si Katherine saura faire des concessions pour qu'Orson rejoigne l'équipe de Bree, j'en doute un peu, vu à quel point les femmes au foyer de Wisteria Lane sont obstinées.

Karen McCluskey fête ses 70 ans et Dave décide d'organiser une fête en son honneur. La faire passer pour sénile est une très bonne idée, surtout quand elle est orchestrée par Dave, un excellent manipulateur. On éprouve cependant de la pitié pour Karen, même si c'est une voisine peu agréable. On développe un peu plus le secret de Dave et on peut désormais mettre des hypothèses. À priori, j'ai pensé que Dave est le fils, passé pour mort, de Karen, vu la façon dont les personnages sont mis en avant et surtout, au vue de certains détails, que ce soit le portrait que Dave a peint de Karen quand il est venu demander ses excuses auprès d'Edie ou le fait qu'il ait décroché la photo de Karen plus jeune, portant un bébé, lors de son intrusion. Mais finalement, McCluskey se révèle être plutôt une menace pour les projets de Dave, comme le sous-entend Mary-Alice. L'homme que Dave recherche doit être Mike. Après tout, dans un autre épisode, Dave a insisté pour que Mike rejoigne le groupe, l'a aidé à habiter Wisteria Lane et Mike n'est pas tout innocent non plus, à en croire l'accident du season premiere. Ce serait donc un mystère qui touche une fois de plus Mike : Comment un personnage si superficiel arrive t-il à susciter un tel intérêt ?

En bref, j'ai deux autres nouvelles. La bonne, c'est que Desperate Housewives a parfaitement réussi son changement de schéma ; la mauvaise, c'est que la série retombera sûrement vite dans ses travers. Dans tous les cas, voilà un très bon épisode dans lequel on ne s'ennuie pas. Un peu d'espoir retrouvé en cette saison 5 jusque là décevante.

Note : 16.5 / 20

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28 octobre 2008

Skins 1x01 : Tony

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Première série british sur Serial Reviews, Skins, qui a fait couler beaucoup d'encre et susciter des critiques généralement positives. Voilà longtemps que cette série suscite ma curiosité, non sans quelques appréhensions cependant. A t-on là un teen drama vulgaire ou quelque chose d'intelligent ?

Skins est l'histoire d'une dizaine d'adolescents anglais vivant à Bristol. En fait, ma première appréhension vient du fait que les héros soient tous adolescents. Je dois être vieux avant l'âge mais je n'ai jamais adhéré aux intrigues de jeunes. Voyez par vous-mêmes : La seule série critiquée sur le blog mettant en scène des adolescents, voire des jeunes adultes s'appelle Friday Night Lights et je l'ai abandonnée. J'ai une deuxième appréhension, celle d'avoir à faire à une série qui stéréotype les adolescents. En fait, quand on lit le synopsis, on a cette impression. Après tout, on a le beau gosse prétentieux, le puceau à lunettes, le gay, l'anorexique,  le musulman, etc. Les stéréotypes sont là, on ne peut pas le nier mais la série se révèle être plus intelligente au final.

La construction des épisodes est assez originale puisque chacun d'entre eux se concentrera sur un personnage, si j'ai bien compris. Le premier est Tony, le beau gosse prétentieux et ce n'est pas vraiment étonnant puisqu'il donne l'impression d'être le leader de tout ce petit monde. Mais la série a du mal à mettre réellement en avant Tony avec tout ce monde. En effet, un reproche qui peut être fait, à priori, sur cette série, c'est le grand nombre de personnages : On a vu ce que ça donne dans Heroes et il est inévitable que des personnages soient complètement effacés dans les prochains épisodes. Ça ne se ressent pas trop dans l'épisode pilote même si Tony et Sid sont les principaux personnages de l'épisode. D'ailleurs, la première approche des personnages m'a fait penser au pilot de Brothers & Sisters : On a un personnage qui appelle et se fait appeler par des proches, en raison d'un événement important. Ici, il s'agit du dépucelage de Sid. En effet, à bientôt 17 ans, celui-ci est encore puceau et c'est la honte (!).

En fait, ce premier épisode devrait plutôt s'appeler "Sid" car c'est sur ce personnage que l'on s'attarde le plus. Pour l'instant, il semble être un peu le gars malchanceux et faire-valoir de Tony mais j'espère que la tendance s'inversera à l'avenir. Pour dépuceler Sid, Tony fait appel à la déjantée Cassie, l'anorexique même si il aurait préféré Michelle. Cette histoire est en soi peu originale mais les scénaristes ont réussi à la pimenter. J'ai bien aimé la scène chez la prostituée et le type louche à moustache. En fait, tous les personnages à part peut-être Tony sont déjantés et étranges. Bref, Sid se sort de cet entretien musclé avec 100 grammes au lieu de 300 de drogue à vendre pour le soir-même.

Tout au long de l'épisode, on vante les qualités de Tony en tant que séducteur ; on a à faire un beau gosse, grand, mince, sportif, chantant bien, au sourire ravageur et qui se rebelle contre l'autorité. Vous avez déjà vu ça quelque part ? Moi aussi. En fait, Tony suit son petit bonhomme de chemin qui lui est tout à fait favorable. Chris est un peu son alter égo sauf que tout ne tourne pas rond dans la tête de ce dernier : En compagnie d'Anwar, le musulman et Maxxie, le gay, ils se rendent dans une soirée gay... finalement très décevante. Ainsi, ils se rendent à la fête des bourges et c'est à ce moment que tout part complètement en vrille dans l'épisode. J'ai adoré ces dix dernières minutes où ils foutent littéralement le bordel dans la soirée, se font frapper et conduisent Cassie à l'hôpital pour finir dans l'eau (et la drogue avec). Voilà qui promet de bonnes surprises pour la suite.

En bref, rien d'exceptionnel dans cet épisode mais finalement, Skins se révèle être une série à la fois déjantée et intelligente, qui peint la réalité. Même si les personnages sont assez stéréotypes, ils sont assez attachants et l'on est loin des teen drama avec des ados pourris gâtés et sans aucune saveur. Reste à savoir où cela nous mène.

Note : 15 / 20

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27 octobre 2008

Breaking Bad 1x05 : Gray Matter

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La série a perdu en intensité depuis l'épisode pilote. Certes, elle reste une série toujours si intéressante à suivre mais l'on se dirige vers quelque chose de beaucoup plus linéaire mais tout aussi ennuyant. Il faut se dire que c'est une mauvaise passe.

J'ai l'impression que cette première saison fonctionne par couples d'épisodes, le pilot à part. Les deuxième et troisième épisode étaient consacrés aux deux victimes ; le quatrième et cinquième épisode, à la révélation du cancer et je pense que les sixième et septième épisodes seront consacrés à la chimiothérapie de Walter. En quelque sorte, cet épisode et le précédent semblent être une période de transition, ce qui peut expliquer que tout soit un peu mou. Le premier quart d'heure de l'épisode repose sur des futilités. Walter et Skyler sont invités chez un ami et Walter se remémore de ses années d'université avec ce dernier, jusqu'à ce que l'ami en question propose son aide pour payer le traitement, ce qui ne plait pas à Walter. Le reste de l'épisode est consacré à la réunion familiale qui est, il faut le dire, très réaliste. En particulier, j'aime beaucoup la relation entre Walter et son fils : Au fond, ce dernier n'a pas tort en reprochant à son père sa lâcheté alors que lui-même est handicapé. On voit que la série a bien étudié le sujet de cancer, aussi bien au niveau de la maladie en elle-même qu'au niveau de sa réception dans l'entourage familial et c'est d'autant plus plaisant à suivre que l'interprétation des acteurs est convaincante. Dans un premier temps, Walter refuse le traitement. Dans un premier temps, seulement, puisqu'après un sommeil réparateur, Walter finit à l'accepter et la dernière scène avec sa femme est particulièrement émouvante. Mais finalement, on aurait tendance à se dire "Tout ça pour ça ?". Certes, tous les aspects sont étudiés mais au final, on a à faire à un épisode bouche-trou dans lequel on s'ennuie assez. Seul moment de surprise, celui où l'on apprend, indirectement, que Walter a eu une aventure avec la femme de son ami. Décidément, la liste des soucis de Walter ne fait que s'allonger.

La partie de Jesse Pinkman se laisse suivre mais l'alchimie entre lui et Walter fait défaut et ça se ressent. Celui-ci veut tourner la page sur l'épisode des méthamphétamines mais on sait que tôt ou tard, il se remettra dans le business... et ce sera tôt puisqu'il rencontre un ami à lui qui l'incite à se remettre dans la fabrication. Et je ne comprends vraiment pas le changement de Jesse. On le voyait boulet dans l'épisode pilote et voilà qu'il commence à appeler un erlenmeyer, un erlenmeyer alors que depuis l'épisode pilote. L'idiot dans cet épisode, c'est maintenant son ami. Par contre, les scènes de violence sont toujours si... violentes. Finalement, son intrigue sonne un peu comme un prétexte pour retourner dans le business avec Walter. En effet, cet épisode est ce genre d'épisodes où l'on voit un personnage qui rompt avec sa situation actuelle l'instant d'un épisode avant de revenir sur sa décision d'ici la fin de l'épisode. C'est un procédé très souvent utilisé dans les séries. Espérons maintenant un retour concret.

En bref, il se passe vraiment peu de choses dans cet épisode, assez ennuyant. Je ne dirai pas que la série a perdu en qualité mais il manque le piquant et le trash des premiers épisodes. Actuellement, c'est trop linéaire et déprimant. Espérons que la réconciliation entre Walter et Jesse permette un retour aux sources.

Note : 13.5 / 20

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26 octobre 2008

Pushing Daisies 2x03 : Bad Habits

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Après le coup de mou de l'épisode précédent, Pushing Daisies reprend de plus belle avec un épisode qui maîtrise aussi bien l'intrigue policière que l'évolution des personnages, ce qui est assez rare pour être souligné.

J'avais reproché aux épisodes précédents la partie d'Olive, trop marginale à mon goût et sans grand intérêt. Avoir mêlé ses péripéties au couvent à l'enquête est une excellente idée. Tout le petit monde est regroupé au même endroit et on ne s'ennuie pas du tout dans cet épisode. Et c'est peut-être grâce ) la présence d'Olive qui amène beaucoup de fraîcheur que l'enquête est très agréable à suivre. Ainsi, la nonne qui s'est liée d'amitié avec Olive meurt brutalement après une chute du haut du clocher. Je ne m'attarderai pas sur l'avancement de l'enquête qui débouche, au final, sur un accident causé par Pigby ; mais certaines scènes sont drôles, comme celle de la résurrection éphémère de la nonne dans une église qui est, évidemment, gênante pour Ned. Les scénaristes nous évitent ainsi certains éléments d'enquête qui sortent de nulle part et l'explication donnée par le narrateur est beaucoup plus claire.

Sans hésitation, on peut dire qu'Olive est une pièce maîtresse de la série et elle le prouve une fois de plus avec ses discussions avec Ned. L'épisode regorge de révélations et en plus d'avouer ses sentiments (je ne me souviens pas qu'elle ait avoué ses sentiments auparavant), elle révèle que Lily est la mère de Chuck. On avance enfin ! C'est d'autant plus réjouissant que Olive décide de se retirer du couvent pour rejoindre la pâtisserie. Moi qui pensais que ce séjour au couvent ne servait qu'à boucher les trous, me voilà rassuré.
J'ai aussi beaucoup aimé les discussions entre Ned et Chuck. La saison 2 est une rupture avec la première dans la mesure où l'on se dirige vers quelque chose de beaucoup moins naïf, de plus compliqué et de plus triste aussi. Par exemple, c'est la première fois, il me semble, que Chuck regrette d'avoir été ramenée à la vie, ce qui place Ned dans une très mauvaise position bien entendu. On suit bien l'évolution du malaise de Chuck, tout autant que celui de Ned qui se confie à un autre prêtre alors qu'il est habituellement renfermé sur lui-même. Les personnages vident tous leurs sacs dans cet épisode, à l'exception d'Emerson, un peu effacé. On finit l'épisode par un happy end mais surtout, on finit l'épisode sur la révélation de Ned à Chuck, qui apprend que Lily est sa mère. Voilà enfin quelque chose de consistant et j'ai hâte de voir la suite.

En bref, un excellent épisode, peut-être le meilleur depuis le début de la série. L'épisode mêle avec brio l'enquête et l'évolution de personnages, ce qui donne lieu à une quarantaine de minutes passionnantes à suivre.

Note : 17 / 20

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25 octobre 2008

Prison Break 4x08 : The Price

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Je ne sais pas trop quoi penser de cet épisode, je suis resté plutôt perplexe à son visionnage. Après une semaine de pause de diffusion, la tension monte est toujours au même point alors qu'au même instant, on jouait aux montagnes russes dans la saison 3.

De toute évidence, je suis moins indulgent envers cette saison 4 qu'envers la précédente mais finalement, cette saison a peu déçu jusque là. Le seul vrai pétard mouillé de cette quatrième saison est l'aspirateur de données créé par Roland et ce qui est très prévisible, c'est que l'obtention de la dernière carte de Scylla soit différente et bien plus compliquée que les autres. En effet, l'aspirateur de données de Roland a été confisqué et l'équipe doit trouver de vrais moyens pour obtenir la sixième carte mais du coup, on a l'impression que les épisodes précédents n'étaient que du pur remplissage. Quoiqu'il en soit, la dernière carte de Scylla est évidemment, celle du personnage le plus haut gradé et le plus dangereux, le directeur de la Compagnie. C'est comme dans les jeux vidéo où la difficulté des adversaires monte crescendo. Ici, pas de plan cul pour l'obtenir mais juste un accident de voiture volontaire, rappelé ingénieusement par un flashback de Lincoln qui date certainement d'avant son incarcération à Fox River. Mais le plan échoue à cause de Roland qui devient la source de Wyatt, par vengeance. Mais finalement, c'est le revers de la médaille pour lui, qui agonise après que Wyatt, lui-même assommé par l'équipe, lui ait tiré dessus. L'épisode se termine donc en queue de poisson et dans un style qui n'est pas du tout propre à Prison Break.

Lincoln n'est pas le seul à être sujet de flashbacks, Sara aussi mais les siens sont beaucoup moins lointaines puisque chaque goutte de sang, chaque fois qu'elle entend le nom de "Gretchen" ou chaque arme blanche lui rappelle les tortures que cette dernière lui a infligées. Depuis la troisième saison, on sait que ça ne tourne pas rond chez Gretchen qui est, à son insu, un personnage vraiment bizarre ; jamais encore, elle ne s'est proposée victime de coups de fouets, c'est désormais chose faite. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la tension reste palpable entre les deux femmes. Les autres personnages sont, quant à eux, peu, voire pas du tout exploités : Que ce soit Sucre qui baigne dans son sang, une fois de plus ; Bellick qui pense à sa mère ; Mahone toujours si déterminé à en finir avec Wyatt ou T-Bag qui ne sert strictement à rien.

En bref, un épisode qui se laisse regarder pour Prison Break. Tout part un peu dans tous les sens ; le sang gicle de partout, les coups de feu sont tirés de partout et les personnages inutiles sont, eux aussi, partout mais ce n'est pas mauvais, juste brouillon.

Note : 12.5 / 20

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24 octobre 2008

Desperate Housewives 5x04 : Back in Business

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Avant, on pouvait qualifier un épisode de Desperate Housewives de bon quand il nous retenait jusqu'à la dernière seconde, sans aucun moment d'ennui. Depuis peu, on peut considère comme bon tout épisode où les personnages et les intrigues ne nous énervent pas trop. C'est un peu le cas ici.

Ce que j'ai le plus aimé dans cet épisode, c'est l'intrigue, voire même l'évolution de Bree et ça m'a fait penser à la première saison. Comme à travers celle-ci, Bree voit son petit monde s'écrouler autour d'elle etc 'est un thème bien traité depuis le début de la saison, même si on a assisté à quelques exagérations (comme la scène du rôti de minuit, assez risible avec du recul). J'aime surtout la façon dont on nous fait découvrir la tristesse de Bree. Celle-ci fête la parution de son livre et, officieusement, sa promotion en tant que « femme d'affaires de l'année » et suscite donc la jalousie de ses amies. En quelque sorte, elle ne fait que subir des ultimatums de tout son entourage : De Lynette, déçue que Bree préfère la première campagne de pub à la sienne ; de Katherine, qui refuse qu'Orson devienne le partenaire professionnel de Bree ; et d'Orson lui-même qui s'éloigne d'elle. C'est en analysant l'épisode qu'on parvient à avoir cette impression car à chaud, on aurait tendance à dire que Bree se lamente de sa vie. S'ajoutent à cela des dialogues bien écrits, entre Bree et Orson et ceux entre Bree et Lynette. Par contre, Katherine risque de ne pas apprécier d'apprendre qu'Orson lui a piqué la place. Reste à savoir comment les deux femmes vont gérer le conflit, je commence à me lasser de leurs petites piques entre elles pour concourir au poste de femme au foyer parfaite. Ça passait dans la quatrième saison mais là, ça devient lourd. Au final, je ne dirais pas que l'on a retrouvé la Bree d'antan mais plutôt une Bree bien moins antipathique... Espérons que ça dure.

Lynette est l'ombre d'elle-même dans cet épisode même si son intrigue partagée avec Bree est plaisante à suivre. Par contre, quant au reste, l'idée de former un groupe me semble tellement nulle (et je trouve l'adjectif adéquat à la situation)... Autant, la pizzeria m'est restée indifférent, autant ce projet ne me convainc pas du tout, même si le charismatique Dave est de la partie.

Ça me plait encore moins que Mike fasse partie du groupe. Dave semble en effet s'intéresser à Mike, à mon grand désarroi. Pourquoi un personnage aussi fade suscite t-il autant intérêt ? Il monopolise complètement l'épisode ! Il est au centre de toutes les conversations et Dave a eu la très mauvaise idée de lui acheter une maison à Wisteria Lane... Du déjà vu ? Oui. Avec l'éventuel retour de Lynette dans les affaires, voilà un autre élément d'intrigue qui témoigne que Desperate Housewives n'est pas prête à assumer un bond dans le futur et qui témoigne surtout qu'elle ne sait pas du tout se stabiliser au niveau des intrigues : On passe d'une intrigue à l'autre avec une vitesse incroyable et quand les scénaristes le remarquent, ils tentent un retour en arrière improvisé sans savoir que les téléspectateurs en ont peut-être marre que Desperate Housewives s'amuse à faire les éternelles mêmes conneries. Parmi ces conneries, on a le mystère de la saison, un Dave extrêmement impulsif. Bien entendu, on n'évitera pas des pulsions meurtrières venant de ce dernier mais on n'en est pas (encore) là.

Mike monopolise complètement l'intrigue déjà ô combien ennuyante de Susan. Plus je regarde cette cinquième saison, plus je me dis que l'arrivée de Jackson à la toute fin de la saison précédente était un pétard mouillé. Ce dernier doit se contenter de quelques maigres scènes sans consistance. Il faut dire que, de facto, le mec de Susan, ça reste Mike, Mike et toujours Mike. On voit leur réconciliation arriver très loin et on ne peut être que déçu ! D'autant plus que la petite histoire de l'apprentissage du vélo de MJ est tellement prévisible et d'un ennui...

Gabrielle ne m'a pas énervé et c'est à marquer d'une croix blanche. J'ai globalement bien aimé la petite histoire avec la leçon d'éducation sexuelle très précoce de Juanita. De tous les enfants de son âge que l'on a connus dans cette série, c'est certainement celle qui est la plus drôle. Cela s'accentue par des répliques crues, telles que "Boys have sperm". Avec l'épisode précédent, j'ai, rapidement, l'impression que Desperate Housewives se décoincent un tout petit peu et qu'elle veut retrouver ses répliques réellement crues comme le fameux "Rex pleure après l'éjaculation" de la première saison. Mais finalement, comme Lynette et Susan (mais faut-il vraiment le préciser pour cette dernière ?), on n'avance pas du côté de Gaby, c'est toujours un peu la même conclusion, à savoir la nostalgie de celle-ci.

En bref, on stagne, sauf pour Bree qui s'en sort convenablement. L'épisode reste cependant assez plaisant à regarder mais on n'en gardera pas de souvenir.

Note : 12 / 20

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21 octobre 2008

Dexter 2x12 : The British Invasion

Dexter_2x12

Je suis resté assez perplexe devant cet épisode, comme s'il venait de mettre fin à deux saisons et que la série devait s'achever ainsi, en demi-teinte. On voit la patte des scénaristes dans cette deuxième saison, inévitablement moins bonne que la première, basée sur un livre.

On règle la question de Doakes très rapidement et c'est une bonne chose car ça évitera de tourner en rond. Peut-être même la règle t-on trop vite ? La série s'est évidemment prise à son propre piège en faisant de Doakes un témoin des petites activités de Dexter et il était certain qu'on allait être déçus, d'une manière ou d'une autre de la finalité de l'intrigue. En fait, la série prouve qu'elle a une couille sur deux dans cet épisode et ce n'est pas tant un reproche car beaucoup de séries devraient avoir, ne serait-ce qu'une petite couille sur deux. En effet, les scénaristes ont eu la couille de tuer Doakes, un personnage présent depuis le début, et apparemment, pour de vrai mais elle n'a pas la couille de faire régler ce problème par Lila qui lui facilite décidément bien la vie avec sa pyromanie. Il faut dire que c'est le genre de situations où il est très difficile pour une série d'exceller mais au moins, on évite d'affreuses facilités de scénario comme, par exemple, une amnésie soudaine du sergent Doakes ou la paralysie de ce dernier. Heureusement que Dexter n'est pas ce genre de séries, on a déjà bien à faire avec d'autres.

Ainsi, vu que la situation est réglée, on assiste à quelques minutes de remplissage très dispensables mais qu'importe, Lila vient au secours de cette inertie causée par Rita. D'une manière générale, je ne suis pas fan de ce genre de personnages qui font à la fois leur entrée et leur sortie dans la même saison, comme si les scénaristes voulaient mettre un aspect de l'intrigue au cœur d'une saison sans trop se mouiller en sortant un nouveau personnage de nulle part. Comme Rudy mais sans le charisme et la maturité de ce dernier, Lila se dit être l'âme sœur de Dexter mais au final, à part sa pyromanie, on ne saura jamais quelle est concrètement l'addiction de Lila. Cependant, j'ai bien aimé les confrontations entre les deux personnages, encore plus problématiques quand Debra (qui est enfin forcée de quitter son vieux Lundy) mais je m'attends toujours à quelque chose de plus explosif, de plus captivant. En effet, ce que je reproche aux confrontations entre Dexter et un autre personnage, c'est qu'elles tournent court et le rapport de force est finalement très favorable à Dexter. Ainsi, l'incendie de l'appartement est certes captivant mais il manque un petit quelque chose, ça m'est plutôt apparu comme de la poudre aux yeux ou alors une occasion pour Lila de prendre de l'avance sur Dexter en prenant l'avion pour Paris. On remarquera d'ailleurs l'effort d'être allés spécialement à Paris pour les prises. Cependant, je suis très déçu par le dénouement qui se règle en cinq minutes pour Lila et cette scène sonne comme une scène d'oubli au dernier moment, comme si les scénaristes étaient sur le point de terminer l'épisode et qu'ils avaient oublié de donner une réponse sur le sort de Lila. Et bien, elle est donnée : Elle meurt, tuée par un Dexter qui l'a trouvée on ne sait pas comment. Ce n'est pas moi qui vais verser une larme sur la mort de Lila puisque le personnage était extrêmement agaçant mais tout de même, je suis déçu que son sort soit réglé de façon si bâclée.

En bref, pas de grandes surprises dans cet épisode. Même s'il se révèle être agréable à suivre, c'est finalement un épisode en demi-teinte. La série a voulu plonger dans une intrigue périlleuse et elle en a payé le prix. Je reste tout de même curieux de savoir ce qu'ils vont nous inventer après ce season finale qui semble mettre un point final à toute la série au point de vue scénaristique.

Note : 12 / 20

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19 octobre 2008

The Riches 1x10 : This is Your Brain On Drugs

The_Riches_1x10

Il existe un thème pour lequel The Riches n'a fait pratiquement aucun faux pas, c'est la drogue. Cet épisode pourrait être la deuxième partie du précédent et comme le précédent, celui-ci était excellent.

En effet, on nous propose la suite directe de l'épisode précédent avec Chunky K qui laissait le sachet de poudre dans une chambre. On voit Dahlia se battre contre son addiction et finalement, contre tout attente, c'est Wayne qui s'enfile une dose très importante pour montrer l'exemple et dissuader sa femme d'en prendre et tout l'épisode reposera là-dessus. Au départ, j'étais réticent vis-à-vis de cette idée, pensant avoir affaire à une intrigue bouche-trou mais il n'en est rien : On traite l'addiction de Dahlia d'après l'expérience de Wayne, c'est une méthode très ingénieuse. On distingue deux parties dans cet épisode, comme on distingue deux phases dans la consommation d'une telle drogue : Dans un premier temps, on voit Wayne surexcité et c'est tout simplement hilarant. J'ai ri du début à la fin quand il était complètement shooté ! L'acteur est formidable. Tout au long de cette première partie, il sera obsédé par ses factures et tout l'argent qu'il doit déverser. Un vrai régal qui commence par l'entretien d'embauche avec comme employeur l'avocat que Wayne/Doug a viré pour prendre sa place et qui continue par la demande d'euthanasie de la belle-mère pour finir par ses pulsions sexuelles. Ce que j'ai aimé aussi, c'est la progression de l'état de Wayne, on ne passe pas d'une phase à l'autre brutalement mais au contraire, on le suit petit à petit vers sa phase suicidaire et encore une fois, c'est un vrai régal. La série sait être comique et sombre mais dans tous les cas, elle reste intelligente et le prouve à travers la discussion entre Wayne et Dahlia, très bien écrite.

D'ailleurs, tout le monde devient fou chez les Malloy/Rich, notamment Dahlia, extrêmement inquiète naturellement. C'est en ça que je disais que faire, l'instant d'un épisode, Wayne le drogué était une idée très ingénieuse puisque ça permettra à Dahlia de se voir quand elle était elle-même sous l'emprise de la drogue. Ainsi, cela la dissuadera t-elle peut-être de continuer à se droguer. On traite très bien le flux de conscience de Dahlia et c'est, comme je l'ai dit dans l'introduction, l'un des thèmes que maîtrise le mieux la série (même si ça a été relativement laborieux au départ). En outre, ses échanges avec sa "fausse mère" sénile s'adaptent vraiment à la situation et on a beaucoup d'empathie pour Dahlia. Bref, Dahlia a été très bien exploitée cet épisode-ci.

La partie sur Dale est également bien exploitée. Celui se rend chez la voisine amputée d'Edenfalls et il est déterminé à tout savoir sur Wayne, alias Doug Rich. Même si l'épisode est essentiellement centré sur la psychologie de Dahlia, il permet, dans une certaine mesure aussi, de recentrer l'intrigue sur l'usurpation des Malloy, quelque peu oubliée ou négligée depuis quelques épisodes. Se montrant d'abord désagréable, la voisine succomberait au charme de Dale mais peut-on dire de même pour lui ou est-ce une ruse pour mieux atteindre Wayne ? Dans tous les cas, voilà une piste intéressante, d'autant plus que cette voisine amputée s'est mariée par intérêt à un vieux sur le point de mourir.

En bref, plus je regarde The Riches, plus je regrette que la série ait été (injustement) annulée. Voilà un épisode atypique tout simplement excellent. La suite !

Note : 18 / 20

Posté par Fabulio à 16:26 - The Riches - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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