11 novembre 2008
Desperate Housewives 5x07 : What More Do I Need ?
J'ai compris une chose en regardant cet épisode : Les scénaristes ont mis en place un bond de cinq ans dans le futur pour éviter que nos pauvres housewives vivent dans un pays gouverné par un Démocrate noir. Car visiblement, ils sont si déprimés de la victoire de Barack Obama qu'ils nous ressortent les mêmes intrigues datant du "bon vieux temps".
Vive les intrigues convenues, vive les situations déjà-vues, vive Desperate Housewives version cul-cul ! Susan est la pièce maîtresse pour nous sortir ce genre d'intrigues. C'était chiant à mourir et prévisible à souhait, tout l'épisode reposant sur la culpabilité de Susan d'avoir couché dès le premier jour. Dans tous les sens du terme, on recule pour finalement arriver à la conclusion que Jackson connait bien sa dame.
Par contre, on ne peut pas dire autant de Lynette qui campe sur ses premières impressions, persuadé que son mari la trompe avec la blondasse de l'épisode précédent. Je dois avouer que l'introduction est plutôt drôle puisqu'on joue sur le quiproquo mais ce sera le seul moment drôle de l'épisode concernant les Scavo. Et puis, c'est agréable de voir la Lynette combattive qui frappe Anne dans les toilettes mais on s'arrête là puisque l'on s'enlise très vite dans une histoire qui se casse la gueule dès le début, entre un Porter poète et amoureux de sa dame qui a récemment appris qu'elle était enceinte. Ça y est, ça recommence, on nous a fait exactement le même coup et on aura sûrement droit à la belle petite morale conservatrice de la série. Bien entendu, on n'entendra jamais le mot "avortement" dans cette série et c'est encore moins dans cette saison 5 qu'on l'entendra. Et puis, on se dirige vers une intrigue cousue de fil blanc avec Porter qui fuguera en compagnie d'Anne qui se sert de lui. Une autre idée aussi vite mise en scène qu'oubliée. Il constatera sûrement très rapidement qu'il a fait le mauvais choix et tout rentrera dans l'ordre avant de nous balancer une autre histoire éphémère sans intérêt.
On n'apprend vraiment rien du mystère Dave Williams. On nous répète ce qu'on sait déjà, à savoir qu'il est dangereux et on nous fait part d'une nouvelle totalement prévisible, à savoir qu'il a été interné pour folie criminelle. Même le mystère Mayfair m'avait tenu plus longtemps en haleine, c'est pour dire...
D'ailleurs, les Mayfair sont les rois pour les situations prévisibles même si la famille se résume maintenant à un seul membre : Katherine. La pauvre, esseulée, elle se contente de Mike Delfino avec qui elle couche dans la cuisine de Bree. Il n'y a vraiment aucune alchimie entre les deux, je ne me souviens même plus s'ils s'étaient déjà adressé la parole UNE fois dans la saison 4. Mais bon, il ne faut pas le laisser les mains vides, il faut plutôt le laisser les couilles vides. De ce fait, on s'enlise dans un couple tout aussi surprenant (par rapport au tout début de la saison du moins) qu'ennuyant. Cependant, Desperate Housewives reste une de ces séries où l'on a peur qu'elles retombent volontairement dans ses travers et il est fort possible que ce couple ne tienne qu'un ou deux épisodes de plus et qu'une guéguerre entre Susan et Katherine s'annonce.
Intrigue une fois de plus associée aux Hodge, toujours l'ombre d'eux-mêmes, avec leur histoire de sextape et de chantage bas étage.
Mais je ne vais pas faire ma mauvaise langue plus longtemps, j'ai bien aimé la partie de Gabrielle, aussi dispensable soit-elle. Mais je pense que si Frances Conroy n'était pas là, je l'aurais détestée. C'est un réel plaisir de la voir, convaincante en mamie possessive et psychopathe. Mais au fond, c'est toujours la même histoire chez les Solis : Un personnage, une fois de plus une femme, s'invite chez les Solis et y fout le bordel. On a bien eu droit à Xiao-Mei de la saison 2 et au dealer de drogue de la saison 4 dont je ne me rappelle plus le nom. L'intrigue est certes tombée comme un cheveu dans la soupe dans l'épisode précédent mais on peut la rendre plus ou moins attrayante. Les délires de Frances Conroy sont particulièrement drôles mais je pense que ceux qui n'ont jamais vu Six Feet Under n'éprouveraient pas le même sentiment face à cet épisode. Déception en revanche pour le dénouement de l'épisode, on nous balance une vengeance bas étage du style dont nous avait habitué Kayla. Mais on sait bien qu'elle ne gagnera pas le rapport de force contre les Solis et je m'attends à un départ forcé, une mort par exemple. Ah oui, Desperate Housewives sans ses morts qui facilitent la vie ne serait pas Desperate Housewives...
En bref, de bons moments très rares, trop rares pour me donner envie de donner la moyenne à cet épisode, cousu de fil blanc. Une petite accalmie ennuyante avant l'épisode "exceptionnel" de la saison 5 qui, comme à l'accoutumée, suscite chez moi de grandes appréhensions.
Note : 9 / 20
Commentaires
Ah bah ça me donne envie de regarder ... :)
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