Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

01 juillet 2009

Hung 1x01 : Pilot

Hung_1x01

True Blood avait connu un excellent démarrage pour sa saison 2 sur HBO, il en va de même, dans une moindre mesure, pour cette série estivale que j'attendais avant tout, quitte à en espérer beaucoup (trop ?). Alors, Hung, si bien monté que cela ?

La série raconte les mésaventures de Ray, un professeur entraîneur de basketball, qui accumule les désastres, surtout financiers. Pour y remédier, il rentabilise son plus gros attibut, son gros pénis, comme l'indique le nom de la série. Une série que l'on pourrait qualifier de comedy-drama, avec pour rôle principal Thomas Jane, réalisée par les créateurs de la série inachevée The Riches.

Pilot oblige, le format est de 40 min, exceptionnellement et à mon sens, il faut bien insister sur l'adverbe "exceptionnellement" : Si les séries ne sont pas du tout les mêmes, Hung peut toutefois se rapprocher de Californication au niveau de l'inexistant fil rouge. Il suffira, en effet, de suivre les aventures d'un homme divorcé, au bord de la dépression, plus ou moins comme Hank Moody. À vrai dire, ce sont leurs seuls traits en commun car Ray n'a, certes pas, le charisme de Hank, mais il n'en est pas moins attachant. Autre différence, Ray ne couche pas gratuitement par luxure mais il vend son corps pour subvenir à ses besoins. On parle finalement assez peu de prostitution masculine et la série tente de pénétrer dans ce milieu sous forme humoristique. Pour expliquer la manière dont il est arrivé là, il suffit d'un flashback qui couvre une majeure partie de l'épisode. Heureusement, que ceux qui ont une aversion des flashbacks (moi compris, dans une certaine mesure), ils diffèrent totalement des flashbacks des séries plus nébuleuses. Ici, pas de mystère, on nous proposer de faire une rétrospective de la vie de Ray et, ma foi, ce n'est pas plus mal de le faire pour le pilot avant de ne plus jamais y revenir. Ainsi, c'est surtout l'accumulation de désastres qui ont amené Ray à présenter son trophée, qu'ils soient familiaux (ayant divocé et perdu la garde de ses enfants), professionnels (avec une équipe inexpérimentée) et surtout, financiers, avec l'incendie qui sera finalement l'événement de trop. Par ailleurs, Ray ne peut compter sur son salaire de prof d'une région en crise de reconversion, pour venir à bout.

L'éventail de personnages est assez restreint pour l'instant ; il se compose de Ray, de ses deux enfants adolescents, une fille en surpoids et un fils gothique qui mène chacun leur vie ; de son ex-femme Jessica remariée à un riche dermatologue et enfin, de Tanya qui est une relation sans lendemain mais, paradoxalement, avec un potentiel futur. Effectivement, si ses cris de jouissance sont insupportables (Ray en fait les frais autant que nous !), elle s'avère être un personnage important, si ce n'est le plus important après Ray lui-même puisqu'elle se propose d'être son maque et c'est amusant que ce soit une femme qui soit la proxénète d'un homme. En outre, il convient d'insister sur le fait que Ray se décrit comme "escort" et non "gigolo" ; on pourrait de fait penser qu'il ait des homosexuels parmi ses clients à l'avenir. Mais pour l'instant, tout laisse (malheureusement) à penser que sa clientèle soit exclusivement féminine. L'autre défaut que l'on pourrait adresser à Hung, ce serait d'être trop pudique. Ça rejoint finalement Nip/Tuck qui veut nous faire dresser le portrait d'un Christian bien membré : on reste dans le on-dit et personnellement, je pense qu'il faut le voir pour le croire. Je ne demanderais qu'à aller vérifier si Thomas Jane est véritablement bien membré mais il est probable que non (ou alors, dans une moindre mesure par rapport à l'énormité du pénis de Ray présentée par la série). Aussi, la déception est grande chez les téléspectateurs gays qui espéraient voir ne serait-ce que les formes de la bête dans des vêtements moulants (on préfère au contraire le caleçon ample). On a beau être chez HBO (qui, je le rappelle, nous a déjà proposé son catalogue de pénis dans des séries comme Oz !), la série n'ose pas. Sans pour autant virer dans le porno, on peut espérer des changements d'ici là.

En bref, ni TBM, encore moins TTBM, Hung est juste bien montée, par son intrigue et sa réalisation, et bien membrée à travers des acteurs tout à fait corrects. Le pilot remplit sa fonction en implantant le décor mais on regrettera sa pudeur. Quand même, pour une série qui tourne autour de la bite, c'est assez hypocrite !

Note : 12 / 20

Posté par Fabulio à 21:00 - - Test des épisodes pilotes - - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Eh ben! Ta critique est vraiment...anticonformiste et politiquement incorrecte ^^

Posté par Alex, 01 juillet 2009 à 23:49

À série anticonformiste et politiquement incorrecte, oblige critique semblable. ^^

Mais avec mes histoires de pénis, de TTBM et de gigolo, je risque d'attirer un lectorat particulier qui n'était pas vraiment à la recherche d'un blog sur les séries TV... ^^"

Posté par Fabulio, 01 juillet 2009 à 23:58

Je vois que je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement avec Cali.
En même temps, elle tape dans le même style mais sans trop nous en faire voir quoi.

C'est un bon pilot, bon mais pas aussi alléchant (^^) et extravagant que ce à quoi je m'attendais.

Posté par Goodbauer, 02 juillet 2009 à 00:12

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