Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Weeds, etc.

06 avril 2008

Pause ciné : Requiem for a Dream

Requiem_for_a_dream

Une fois n'est pas coutume, cette critique, même d'un film, est pleine de spoilers.

De toute évidence, je suis plus seriephile que cinéphile. De toute évidence, je manque de références en question de cinéma. De toute évidence, mon blog ne traite que de séries. De toute évidence, je suis plus habitué à faire des critiques d'épisodes de séries que de films complets. Mais j'ai exceptionnellement voulu rompre le rituel et qui sait, ouvrir une catégorie "Pause ciné".

Requiem for a Dream n'est pas un film tout récent puisqu'il est sorti en l'an 2000 aux States et l'année suivante en France, adapté d'un roman de Hubert Selby Jr. (qui fait d'ailleurs une figuration dans le film) et traite de personnages qui ont tous une addiction. Pour Harry Goldfarb, sa petite amie Marion (Marianne en VF) et son ami Tyrone, il s'agit de drogues au sens premier. Pour la mère de Harry, c'est une addiction à la télévision et en particulier d'une émission à laquelle elle rêverait d'y assister. Tous veulent être plus heureux mais différemment. En me focalisant uniquement sur le synopsis, je n'aurai peut-être pas eu la curiosité de regarder le film. Cependant, la renommée de ce dernier et les critiques faites à son égard (en large majorité positives) m'ont poussé à le regarder. J'ai toujours aimé les films un peu bizarres avec des personnages paumés et tout ce que je peux dire, c'est que je suis servi dans ce film.

Dès le début, on entre dans le vif du sujet avec Sara Goldfarb, la mère de Harry, qui essaye de ne plus succomber aux vices de la télévision, ce qui exaspère son fils qui va vendre la télévision comme d'habitude pour avoir de l'argent afin de s'acheter sa drogue. Mais en droguée qu'elle est, Sara retourne à chaque fois la racheter quitte à débourser une somme importante. Et c'est parti pour le voyage. Alors que les junkies s'adonnent à leur rituel préféré, Harry et son ami Tyrone ont l'idée de commencer leur propre petit business pour s'enrichir dans cette branche qui marche fort dans la sinistre ville de New York, à Brooklyn plus précisément. Et d'ailleurs, ce rituel est très bien interprété par des micro-scènes de quelques mili-secondes où l'on voit la poudre, le billet roulé, la pupille dilatée, une séquence qui se répète à bon escient pour
inviter le spectateur dans le vif du sujet. Il faut dire qu'on adhère bien à leur histoire et que le film donne une vraie définition d'un junkie, décrivant toutes les sensations alors que dans des séries (et oui, je l'avais dit que je n'avais pas de références en terme de cinéma) comme Nip/Tuck ou Six Feet Under, ça reste minime, voire très ennuyeux.

En parallèle à cette intrigue, celle de Sara Goldfarb a été ma préférée tout au long du film. Sara n'est plus dans sa première jeunesse et, veuve, elle vit seule sa vie de façon monotone en compagnie de quelques amies hypocrites. Quelle surprise fut donc pour elle quand elle reçoit un appel qui lui annonce qu'elle a été sélectionnée pour le jeu dont elle est la fan n°1. Une nouvelle vie semble alors se dessiner pour elle et pour e faire, elle court vers sa robe rouge préférée qu'elle portait à la remise du diplôme de son fils, en compagnie de son mari, voulant revivre une telle scène à la télévision. Le criant sur tous les toits, elle obtient alors la meilleure place au soleil et plus d'amies qu'elle n'en a eu tout au long de sa vie. Et elle dépose fièrement son formulaire à la poste qu'elle guette tous les jours. Mais un problème de grande ampleur arrive alors : Elle ne peut plus rentrer dans sa robe préférée à cause de son embonpoint. Elle suit donc un régime draconien à base de pamplemousse, d'oeuf et de café... En vain... À l'instar des autres personnages, on voit que pour son cas, elle a du mal à se séparer d'une autre drogue, la bonne bouffe et ne pas manger la hante tous les jours, ce qui donne lieu à quelques hallucinations hilarantes. Pour accélérer son régime, elle a recours à des pilules conseillées par son médecin peu recommandable, quatre par jour.

On entre alors dans la deuxième partie du film : Là où tout va pour le mieux pour tous et ironiquement, c'est la partie la plus courte du film, révélant ainsi que les paradis artificiels sont également les plus courts.
Je commence par les junkies qui voient leur commerce bien marcher, les liasses de billets s'accumulant. Et toujours pour présenter ce fait, on a recours au même type de séquences de très courtes scènes. Tout va pour le mieux aussi pour Harry et Marianne/Marion qui se projettent des projets dans l'avenir et Harry va même acheter une nouvelle télévision de très haute gamme à sa mère... qui la laisse perplexe, ce qui fait rire. D'ailleurs, tout va bien aussi pour Sara : Elle parvient de jour en jour à fermer sa robe, conséquence d'une perte de poids assez importantes grâce aux pilules magiques. En outre, elle a l'espoir que la date de passage à la télévision arrive à grand pas et, pour cela, elle se fait une nouvelle coiffure d'un roux très... orangé. Sara est toujours aussi hilarante mais elle fait également un peu pitié.

Mais les personnages ne font pas plus pitié que dans la troisième partie, la plus longue et la plus dure pour les personnages et d'ailleurs, cette période très sombre correspond à une autre période sombre de l'année : la fin de l'automne et le début d'un hiver ravageur, une saison où le taux de suicide est plus élevé et les dépressions bien plus nombreuses.
En cette période, la concurrence est donc plus rude pour les junkies et l'argent s'écoule à une vitesse phénoménale, ce qui contraint à quelques sacrifices. Devant l'incapacité de Harry à trouver "de la bonne", il demande à sa copine de se prostituer en ayant comme premier client son ancien thérapeute qui fantasme sur elle depuis longtemps. On tombe donc de plus en plus dans le sordide, le sombre et le dur, surtout que la tête des personnages n'est plus très belle à voir. Tous sont en manque d'un paradis artificiel et tous font donc tout pour parvenir à la fin, comme Tyrone qui manque de se faire tirer dessus par un blanc, lui qui a en plus, une aversion des blancs. Et c'est le début des ennuis judiciaires pour ce dernier, le premier à mettre un pied dans la merde. D'ailleurs, et c'est très habile de la part de la réalisation et du scénario, on voit que quand un personnage est dans la merde, il entraîne tous les autres dans la même merde.

À commencer par Harry qui a pour idée de se rendre en Floride avant de donner un nouveau souffle à son commerce mais le film nous montre alors les premiers ravages de la drogue en elle-même puisque le bras dans lequel Harry se pique est dans un état de plus en plus critique ; on nous propose d'ailleurs une vue particulièrement écoeurante. Alors qu'on pensait que l'état de son bras allait le dissuader de continuer son rituel, on se trompe complètement comme à plusieurs reprises dans le film, et on remarque que tellement il est drogué, rien ne semble l'arrêter. Une vision très dure mais à la fois réaliste du junkie qui ne se contrôle même plus et qui est manipulé par lui-même.

Marianne souffre de l'absence de son copain mais aussi, voire surtout, de l'absence de drogues. Son état s'empire à l'instar des autres personnages et ses cernes lui donnent l'idée sordide d'avoir un look gothique. Comme tout le reste, j'ai adoré cette métamorphose... Marianne est dans une situation de plus en plus critique et s'adonne à sa nouvelle vocation qui est loin du projet d'ouverture d'un magasin de mode annoncé au début du film puisqu'elle se prostitue au service de l'obsédé sexuel, juste pour l'argent bien évidemment. Encore une fois, on remarque que la drogue prend le dessus sur les personnages qui semble destinés à une fatalité imminente et des plus pessimistes.

Sara, quant à elle, est droguée aux pilules qu'elle prend pour maigrir et, toujours comme les autres personnages, son état s'empire au fil du temps. Elle rentre maintenant dans sa robe mais ça ne l'empêche pas de continuer son traitement et augmente d'ailleurs les doses, surtout quand elle voit que l'annonce de sa date de passage tarde à venir et que la teinture de ses cheveux est désormais de l'histoire ancienne puisqu'on voit clairement apparaître les racines de cheveux gris. Et quand elle se rend dans la métro, avec sa robe pleine de boue et ses cheveux en désordre pour aller vers le studio, on a autant envie de pleurer que de rire, tellement elle est tombée bas. Ayant complètement pétée un câble, elle est transférée dans un hôpital psychiatrique où on l'oblige à faire ce qu'elle n'a pas fait depuis longtemps, à savoir manger.

Arrive alors déjà le dénouement du film et je n'ai jamais vu une fin de film si intense, très mémorable comme le reste du film. On voit la situation critique de chacun des personnages : Harry et Tyrone, transférés en prison ; le premier se voit amputer du bras dans lequel il se piquait, et le deuxième se voit obéir à des gardes blancs. Marianne, elle, semble être conquise par son statut de prostituée du moment qu'elle a l'argent à côté et enfin, Sara est prise, contre son gré, entre les mains de médecins qui lui lancent des électrochocs. Une fin horrible pour chacun d'entre eux qui font plus pitié qu'autre chose et qui nous dissuade (ou non d'ailleurs...) de s'adonner à une drogue. Un parcours vers l'enfer fidèle à la réalité qui nous captive ; on est drogué au parcours de ces drogués.

Côte réalisation, pas de grands effets spéciaux mais des scènes simples mais très intenses en émotions. Aux petites séquences de drogue s'ajoutent une superbe musique très fidèle à l'ambiance du film.

En bref, je vous félicite si vous avez lu toute ma critique mais je retiens tellement de choses dans ce chef d'oeuvre que je me suis couché et réveillé en pensant à certaines scènes vues. Tous les émotions passent dans ce film et les 102 minutes du film s'écoulent à une vitesse incroyable tellement on est scotchés au film au même titre que les personnages sont drogués. Un film parfait sur tous les plans et à conseiller partout dans son entourage. Tout cinéphile ne peut mourir sans avoir vu Requiem for a Dream au moins une fois.

Note : 20 / 20

Posté par Fabulio à 17:27 - - Pages diverses - - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2007

Bilan du premier mois et un quart

Hop, deuxième article inutile dans cette section...

Ne vous fiez pas au titre de cet article, je ne ferais ni de bilan mensuel, ni de bilanEn r mensuel + un quart. Cela fait déjà plus d'un mois que je critique des épisodes de séries et je voulais savoir ce qui en resortait le plus souvent. ainsi, j'ai calculé le nombre de critiques positives, de critiques moyennes et de critiques négatives. Attention, ce bilan ne s'applique que sur les critiques d'épisodes simples et non les quelques critiques de saisons que j'ai fait. Sinon, croyez bien que si j'avais critiqué les épisodes de la saison 2 de Prison Break, de la saison 1 de Heroes, de la saison 3 de DH et de la saison 3 de Nip/Tuck, la tendance aurait été inversée...

Pourquoi je dis inversée ? Car, pour un rabat-joie comme moi, il m'a été surprenant de voir le bilan :

  • Critiques positives totales : 34
  • Critiques moyennes totales : 16
  • Critiques négatives totales : 6

En résumé, il y a bien plus souvent des critiques positives que des critiques négatives. Voilà le bilan par série :

Dr House :

  • Critiques positives : 4
  • Critiques moyennes : 3
  • Critiques négatives : 0

Nip/Tuck :

  • Critiques positives : 6
  • Critiques moyennes : 3
  • Critiques négatives : 0

Six Feet Under :

  • Critiques positives : 15
  • Critiques moyennes : 8
  • Critiques négatives : 6

Weeds :

  • Critiques positives : 9
  • Critiques moyennes : 2
  • Critiques négatives : 0

Ce que j'en conclue : Tout d'abord, que je passe la majeure partie du temps sur ce blog à critiquer des épisodes de Six Feet Under qui représentent une grande majorité d'articles. Et que c'est sûrement pour cette raison que je me montre plus attentif aux petits détails qui font que je n'ai pas aimé tel ou tel épisode. Car Six Feet Under est la seule série où j'ai donné des bilans négatifs et pourtant, cette série est très appréciée par les "sériephiles". Je tenterais donc de me montrer plus tolérant avec Six Feet Under et plus exigeant avec Weeds. Il faut dire qu'en 25 minutes, il y a peu à dire pour un épisode et donc, le bilan est rarement négatif.

La rentrée (des séries) approche et si actuellement, les séries critiques sont limitées, c'est parce que ce sont les vacances. Avant la rentrée, je vous ferai part des saisons des séries que je critiquerai et pourquoi pas de nouvelles séries qui me donnent envie. En attendant, bonne fin de vacances. Je vais devoir ralentir un peu la fréquence des mises à jour, qui sont actuellement quasi-quotidiennes, désolé.

Posté par Fabulio à 23:26 - - Pages diverses - - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 août 2007

Personnages lourds et personnages regrettés dans Desperate Housewives

Je m'ennuyais un peu et j'ai décidé de faire un petit article avec les personnages que moi, personnellement, voudrais bien voir mourir et voir revenir. Et la série à passer en premier est Desperate Housewives. Cet article n'a pas vraiment d'utilité, je voulais faire ma petite minute égocentrique.
On sait bien que DH aime bien aligner les morts et les départs et ce n'est pas vraiment à mon goût. Voici donc la liste. Pour ceux n'ayant pas regardé la saison 3, la saison 2 ou même rien de la série, je vous déconseille de lire ce qui va suivre puisque c'est rempli de spoilers. Je mettrai une note de regret ou d'envie de sortie pour chaque personnage. De plus, comme je sais que la curiosité peut parfois prendre le dessus, j'ai décidé de commencer par les...

Personnages que je voudrais bien voir dégager :
Evidemment, ça ne marche qu'avec les personnages qui ne sont pas déjà partis à la fin de la saison 3.
Ca fait en ordre croissant : Plus le score est élevé, plus j'ai envie de voir le personnage partir. Attention, ça ne veut pas dire pour autant que je veux voir ceux qui ont un faible score rester à tout prix dans la série, ici ne figurent que les personnages qui m'ont déjà énervé

  • Carlos Solis (3 / 10)
  • Orson Hodge (5 / 10)
  • Karen McCluskey (6 / 10)
  • Kayla Huntington (6 / 10)
  • Les autres gosses Scavo (6.5 / 10)
  • Gabrielle Solis (7 / 10)
  • Andrew Van De Kamp (7 / 10)
  • Danielle Van De Kamp (7.5 / 10)
  • Julie Mayer (7.5 / 10)
  • Tom Scavo (8 / 10)
  • Mike Delfino (9.5 / 10)
  • Victor Lang et son père (10 / 10)
  • Susan Mayer (11 / 10)

Oui, il ne reste plus grand monde comme personnages récurrents encore présents. Je dois aimer Desperate Housewives sans aimer les personnages sans doute...

Personnages que je regrette :
Ici figurent les personnages, morts, invalides et absents depuis longtemps que je voudrais bien voir revenir, avec n'importe quoi, même une réssurection.
De la même façon, je fais la liste que je voudrais bien voir revenir uniquement et plus le score est élevé, plus le personnage me manque.

  • Mary-Alice Young (0.025 / 10)
  • Juanita Solis (0.5 / 10)
  • Felicia Tilman (2 / 10)
  • Carolyn Bigsby (5 / 10)
  • Nora Huntington (6 / 10)
  • Maisy Gibbons (6.5 / 10
  • Gloria Hodge (7 / 10)
  • George Williams (8 / 10)
  • Alma Hodge (9 / 10)
  • Rex Van De Kamp (10 / 10)
  • Martha Huber (11.5 / 10) [Elle meurt au bout du 8e épisode, c'est vraiment trop peu...]

Voilà, restent donc Bree, Edie (À voir...) et Lynette hors du classement, les seuls personnages qui ne me dérangent pas.

Je dois certainement être un peu rabat-joie et nécrophile pour aimer ceux qui vont mourir...

Posté par Fabulio à 00:01 - - Pages diverses - - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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