31 mars 2009
Brothers & Sisters 1x09 : Mistakes Were Made [2/2]

Sponsorisée par les plus grandes marques de mouchoirs et de violons, Brothers & Sisters nous fait toujours autant profiter de ses vertus soporifiques à travers cette deuxième partie d'épisode encore plus insipide.
Tout est à jeter. Ou du moins, rien n'est à garder et je commencerais de fait par la meilleure partie, par défaut, de l'épisode qui concerne le road trip de Kevin, le légume Tommy et Sarah. S'il y a bien une chose que la série a su faire, la seule, ce sont ces road trips. Mais c'est aussi cliché que ne peut l'être le personnage de Kevin puisque, comme toute scène de n'importe quel film ou série américaine, la voiture tombe en panne dans une route déserte du Nevada. Merde, c'est con ! Mais c'est pas grâââââve, les problèmes s'arrangent d'eux-mêmes et par le plus grand des hasards, Kevin trouve un soldat au gaydar très prononcé mais qui, en plus, veuille bien de lui. Donc, Kevin parvient à se faire loger par ledit soldat moyennant (ou suppléant, plutôt) le fait de se faire péter la rondelle. Roh, y'en a qui ont de la chance quand même. Mais ça ne s'arrête pas là car, par le plus grand, mais alors par le plus énorme des hasards, il n'y a qu'une seule banque à des milliers d'hectares aux alentours. Et là, par le plus démesuré des hasards, il se trouve que le terrain que papy Walker a délaissé avant son dernier plongeon dans la piscine s'élève à la modique somme de 30 millions de dollars. Certes, la crise n'était pas encore passée par là lors de la diffusion de cet épisode insipide mais reconnaissons-le, c'est une grosse, grosse, grosse, ficelle à la con. À défaut d'être une série réaliste, Brothers & Sisters est une série surréaliste.
Mais les Kleenex ne sont pas seulement là pour que les personnages s'apitoient encore plus sur leur sort. Non, ils sont là quand ils pleurent de bonheur tellement ils peuvent accumuler les bonnes nouvelles. Ainsi, Justin se sort de son overdose sans aucune séquelle et mieux, il est prêt à repartir, l'occasion pour nous servir à nouveau des discours patriotiques qui donnent envie de gerber. Des Américains comme les Walker, on en fait de moins en moins. Ils sont dotés d'un courage incroyable... Même Kitty ! Par le plus grand des hasards, un sénateur qu'elle interviewe est attirée par elle et il est en capacité de retirer Justin du rang par un simple claquement de doigts. Les scénaristes y vont avec leurs grosses Rangers made in the USA et les deux finiront ensemble. Aaaaaaaaah, arrêtez ce suspense, il est insoutenable ! Qui Kitty choisira t-elle entre ce bon Robert McMachin qui sert fièrement son pays au Sénat ; et ce pauvre minable de Démocrate Warren. Bah oui, ça se comprend, elle préfère se taper un éléphant plutôt qu'un âne... En attendant, Kitty, par un élan de courage hallucinant, dit la vérité et avoue avoir soudoyé McMachin et tout ça devant la télé. Et même McMachin est content, au point de lui offrir un poste. Mais ne nous égosillons pas tout de suite... Ce serait dommage de s'abîmer la gorge alors que Nora a mis toute sa sueur à préparer le repas de Thanksgiving. Attendons au moins d'entendre la plus absurde des bonnes nouvelles, à savoir la grossesse de la femme de Tommy, avant de s'égosiller. Ouais, elle est enceinte... et sans bavure s'il vous plaît ! Quand on pense que les générations successives sont de moins en moins fertiles... Pffff, quelle connerie ! Chez les Walker, au moins, même quand on est stérile, on est productif.
En bref, inutile de sponsoriser les plus grandes marques de somnifères car là, je me suis fait chier à mourir. Des erreurs ont été faites... La mienne, c'est d'avoir suivi Brothers & Sisters et d'avoir cru que la série pouvait se bonifier.
Note : 6 / 20
C'est ainsi que j'annonce l'arrêt des critiques de Brothers & Sisters sur Serial Reviews. Pas besoin de longs discours qui tournent autour du pot, comme je l'ai fait pour l'abandon de Friday Night Lights. Cette série n'est définitivement pas pour moi mais je ne remets pas en question son succès auprès des autres sériphiles. J'estime juste qu'elle ne vaut pas un épisode de Six Feet Under comme j'ai cru le lire parfois. On en est loin... très loin...
21 mars 2009
Brothers & Sisters 1x08 : Mistakes Were Made [1/2]

Un épisode par mois. C'est la fréquence à laquelle je regarde Brothers & Sisters et cela illustre bien mon désintérêt pour la série dont l'arrêt imminent des critiques est confirmé.
En fait, je n'arrivais pas à dormir quand j'ai regardé cet épisode. Mieux, j'ai regardé cet épisode parce que je n'arrivais pas à dormir. Parce qu'en fait, Brothers & Sisters a des vertus soporifiques. Parce qu'en fait, je recherchais une série où je ne devais pas me prendre la tête. Parce qu'en fait, dans Brothers & Sisters, ce sont les personnages qui se prennent la tête à votre place. Prenons l'exemple de Sarah, la Walker la plus pleurnicharde de tous (et je ne cesserai de répéter qu'elle n'est pas du tout la Brenda de SFU). De manière très peu subtile, on introduit... euh... peu importe son prénom, le gosse de son mari Joe qui s'introduit dans l'épisode en demandant ce qu'il foutait là à notre place (je vous l'avais dit que les personnes aiment se prendre la tête à notre place !). Et bien, à force de se prendre la tête, une illumination lui est venue et a découvert le fameux mot de passe avec lequel on nous faisait chier depuis quelques temps, juste grâce à des assiettes. C'est papy Walker qui doit se retourner dans sa tombe pour avoir à faire à une fille si lucide ! Sauf que papy Walker est un coquin et il a planté la graine chez Holly.
Mamie Nora Walker, elle aussi, se prend la tête et se cherche des excuses pour bécoter son ami entrepreneur. Je ne vois pas en quoi elle devrait se justifier car quand il était de ce monde, papy Walker s'en foutait carrément de tromper sa femme. Bref, tout est insipide de ce côté. Ça l'est tout autant du côté de Kevin qui s'excuse auprès de Scotty. Ce dernier nous sort de jolies maximes que l'on peut trouver dans n'importe quel film de série B à savoir que l'argent ne doit pas être vu comme un avantage dans les relations. Oh, tout ça pour en arriver là et pas une scène de baise, ni même un baiser, ils m'envoient déçus !
Mais côté pleurnichards et dépressifs, on est doublement servi par Justin, récemment rappelé pour partir à l'autre bout du monde, combattre l'Axe du Mal ! Rares sont les séries qui veulent revenir sur les attentats du 11 septembre (et on les comprend) mais encore plus rares sont celles qui veulent approfondir le sujet. Et Brothers & Sisters s'est arrêté à la première catégorie car c'est d'une manière très superficielle qu'on aborde le sujet, préférant se fixer sur les états d'âme des personnages dont tout le monde se fout. D'abord, une éventuelle incohérence : Admettons que la retransmission des attentats soit en direct à la télévision, comment se ferait-il que ce soit le matin à la fois en Californie et à New York ? Ah, la magie des médias ! Pourtant le parallèle avec le rappel de Justin était judicieux mais on préfère tomber dans la niaiserie et dans des tentatives de suicide ratées. Sortez les violons et surtout les mouchoirs ! C'est con d'être mignon mais de se la jouer pleurnichard et suicidaire sans être attachant. En outre, on nous fait profiter d'un avis dont on se dispenserait bien, celui de Kitty. Ah, elle n'est pas Républicaine pour rien, cette dame. Après, ce n'est qu'une question d'opinions politiques mais de là à justifier une guerre comme celle d'Irak, c'est (à mon sens) perdre son temps et inventer des motifs qui n'ont pas lieu d'être.
En bref, j'espérais lâcher cette série qui ne me convient pas du tout au bout de cet épisode ennuyeux et pleurnichard à souhait mais l'inconvénient, c'est qu'il s'agit d'un double épisode. Comme je suis courageux, je tente l'expérience et je regarderai la deuxième partie, soit le dernier épisode de Brothers & Sisters. Mais j'ai envie de vite enterrer la série, c'est donc pour cela que je regarderai ledit épisode avant le mois prochain.
Note : 8 / 20
17 janvier 2009
Brothers & Sisters 1x07 : Northern Exposture
J'avais prévu, au terme de cet épisode, d'annoncer l'imminent départ de Brothers & Sisters de mon blog. Et, malgré la crise économique, malgré le temps pourri, il y a encore une once d'espoir mais alors, juste une once.
Dire que j'ai passé un bon moment devant l'épisode serait exagéré, je ne me suis pas (trop) ennuyé et c'est déjà une belle avancée dans la série. Mais, avec Desperate Housewives, Brothers & Sisters forme un dimanche soir sur ABC aux schémas répétitifs. Ainsi, l'ouverture est légère pour finir à la dispute familiale généralisée, exactement ce qui se passe depuis le début de la série donc. Mais on sauve les meubles en n'insistant pas sur le tire-larmes à chaque occasion. Par ailleurs, on tente par tous les moyens de réunir cette très grande famille au complet (ou presque) et c'est ce qui la démarque de DH. On joue beaucoup sur le comique de situation puisque chaque couple a le désir de se rendre au ranch, bientôt vendu pour compenser la dette générée par le vieux fraudeur, sans se douter que les autres ont eu la même idée. La famille se retrouve réunie, une fois encore, pour bien des problèmes... une fois encore...
Deux intrigues occupent l'épisode, je commence par les secrets que papy Walker a emportés dans sa tombe mais malheureusement, c'est relativement prévisible. Le résumé au début de l'épisode mène toutefois en erreur puisque Rebecca n'est pas la fille illégitime de William (ce qui aurait été le coup de massue pour les Walker !) mais la fille d'Holly, qui semble toutefois proche de ce dernier. Et comme Brothers & Sisters a l'air une de ces séries qui aime ressusciter les morts pour bouleverser l'équilibre de la famille, je ne serais pas étonné de savoir que Rebecca n'est pas morte. D'ailleurs, même si on reste dans de la fiction, Saul ne ment pas très bien sur cette fille. Bref, le vieux a légué toutes ses emmerdes à sa famille avant le repos éternel.
Le meilleur de l'épisode venait du personnage que j'attendais le moins au tournant, en l'occurrence Tommy. Récemment mis en avant par sa stérilité, il occupe la majeure partie de l'épisode et même si ce n'est pas extrêmement passionnant, c'est relativement bien géré. Cependant, le personnage est antipathique mais alors, vraiment antipathique, d'une froideur impressionnante. Il ne dégage aucune sympathie et l'acteur peine à rendre son personnage convaincant. Le hasard a donc bien fait de l'empêcher d'avoir des gosses. Ce qui m'a surtout intéressé dans cette histoire, c'est la recherche du père du futur enfant que portera Julia et les regards sont alors tournés vers Kevin. On comprend nettement sa réaction, il ne voudrait pas être à la fois le père et l'oncle de son fils. J'ignore si on s'attardera sur cette idée mais elle n'est pas sans faire rappeler un plan semblable de David dans Six Feet Under (dont Brothers & Sisters s'est peut-être inspiré). C'est assez malsain et je ne sais pas si Brothers & Sisters pourrait se permettre d'aller jusqu'au bout. Ce qui est le plus étonnant, c'est que, comme le fait souligner Kevin, il soit le seul à trouver cette idée bizarre. Heureusement qu'il est là pour pimenter l'épisode même si, parfois, le statut de guignol qu'on lui accorde dérange. Ca se ressent dans les musiques choisies pour les scènes de Kevin, elles sont joyeuses au contraire des musiques attribuées à Justin, par exemple, dont le récit de la nuit pendant la guerre d'Afghanistan n'est qu'un vulgaire prétexte pour le pousser à se proposer comme père du gosse de Tommy. Au final, histoire de noyer le poisson, les deux frères de Tommy se portent volontaires et c'est une bonne idée.
En bref, il aura fallu attendre longtemps avant que la série ne propose un épisode correct. Si la série a remonté un peu dans mon estime, il m'en faudra plus pour être emballé. Je lui accorde encore un sursis mais au prochain épisode décevant, je l'arrête.
Note : 11 / 20
20 décembre 2008
Brothers & Sisters 1x06 : For the Children
Deux mois. C'est le temps pendant lequel je n'ai pas regardé un seul épisode de Brothers & Sisters. Le fait que je m'y remette ne témoigne en aucun cas d'un regain d'intérêt mais plutôt par un manque de séries à me mettre sous la dent. Donc, c'est parti pour une quarantaine de minutes très mitigée.
Six. C'est le nombre d'épisodes qu'il a fallu attendre avant que Tommy sorte de l'ombre mais une fois encore, il n'y a rien de consistant concernant ce personnage. On apprend juste qu'il est stérile et comme par hasard, le rêve le plus cher du couple est d'avoir un enfant ! Mince alors ! Quelle malheureuse coïncidence ! Qu'il soit mis en avant est une bonne chose mais c'est un peu l'intrigue bateau tire-larmes, même si la série essaye d'être légère quand le couple s'envoie en l'air dans les vestiaires et se fait surprendre par des invités. Sourire, rester neutre, être exaspéré. Choisissez votre expression, j'ai choisi d'être neutre mais les scénaristes ont sorti les violons.
15 millions. C'est le nombre qui fait pleurer Sarah. Oui, car des nombres font pleurer ! Mais en même temps, quand on voit celle qui en pleure, on n'est pas vraiment étonné. Plus je découvre Brothers & Sisters, plus ce personnage m'énerve, à l'instar de sa sœur. Au moins, Kitty a le mérite de ne pas nous inonder à chaque épisode. L'entreprise familiale bat de l'aile à cause de papy Walter qui rit dans sa tombe, et pour cause, il y a eu un détournement de fonds s'élevant à pas moins de 15 millions de dollars. Sortez les violons.
25 800. C'est le montant qu'il faudra déverser pour un voyage en Nouvelle-Zélande, acquis par Nora par inadvertance. Heureusement qu'elle est là pour animer un peu l'épisode, j'ai bien aimé d'ailleurs la comparaison faite avec la famille Kennedy et les remarques cyniques et ironiques qui en suivent. Mais j'aurais également un reproche à faire la concernant, c'est qu'elle commence à radoter vu son âge ; loin de moi l'idée d'être méchant avec Sally Field car je la trouve excellente actrice mais on nous fait une redite de l'épisode précédent. Ainsi, la relation entre Nora et Holly n'avance pas d'un pouce, l'une est furieuse contre l'autre qui ne veut qu'enterrer la hache de guerre. Je me doute bien que ce n'est pas le genre de choses facilement pardonnables mais après tout, quand on voit à quelle rapidité Nora a fait son deuil, on peut espérer qu'elle aille de l'avant, même si, comme elle le dit, elle est toujours la dernière à savoir quoi que ce soit dans cette famille.
2. C'est le nombre de personnages principaux que j'ai bien aimés dans cet épisode. En effet, outre Nora, j'ai une fois de plus apprécié Kevin même si, comme à l'accoutumée, il monopolise assez peu l'épisode. Sa relation avec Scotty est charmante, quoiqu'un peu mièvre. Kevin a visiblement bien à apprendre de l'amour puisqu'il est prêt à payer Scotty pour son temps même s'il se rattrape très vite, sur son cheval blanc, en s'opposant à la décision de licenciement du patron de Scotty. Cette relation m'intéresse quand même et j'espère quelque chose de plus consistant par la suite.
14, c'est l'âge en années que donne Kitty dans cet épisode et 17, celui de Justin. Ça ne vous étonne pas ? Moi non plus.
En bref, je me suis encore trop ennuyé devant cet épisode où tout semble réchauffé et où rien n'avance vraiment. Malgré tout, si cela peut être considéré comme un compliment, des épisodes les plus mauvais, celui-ci est le moins mauvais.
Note : 9 / 20
17 octobre 2008
Brothers & Sisters 1x05 : Day Night
Attention, ceci est un leurre. Proposer une scène mignonne alors que l'épisode est décevant est un leurre. En effet, je me suis fait chier devant cet épisode. À en mourir. Je me suis tellement fait chier que j'ai divisé le visionnage en deux. Je me suis tellement fait chier que j'ai envie de mettre la série en stand-by.
Il faut cependant remercier Kevin d'avoir sauvé ce qui a pu être sauvé dans cet épisode qui évite de peu de tomber la nullité. L'épisode a le mérite de faire commencer grâce à un seul épisode une relation qui a pouvait commencer quelques épisodes auparavant puisqu'on savait, tôt ou tard, qu'il serait avec Scotty, auquel cas on n'aurait pas insisté sur le personnage. On suit l'évolution de la relation des deux personnages et il y a une belle alchimie et ce sont d'eux que viennent les meilleurs répliques (il faut dire que la concurrence était inexistante !) ; ce sont en tout cas les répliques les plus spontanées et réalistes. D'un côté donc, dans cette relation, on a un Scotty bien plus attachant que dans les épisodes précédents qui conforte moins le cliché du gay efféminé et de l'autre, on a encore un Kevin assez froid mais intriguant. De là à dire que la série est à l'aise avec le thème de l'homosexualité, ce serait très précipité mais on regarde avec plaisir. Kevin est pour moi le personnage le plus complexe de la série et qui reste de marbre devant chaque événement et c'est un bon point.
Mais ce sera le seul car Kitty est toujours si superficielle et si idiote. La relation qu'elle entretient avec Jonathan est la même que celle de Susan et Mike dans Desperate Housewives : Deux naïfs qui ne savent pas pourquoi ils sont en couple, avec une femme puérile et agaçante et un homme sans aucun charisme, ni personnalité. En effet, de façon éphémère, Kitty s'est remise avec Jonathan et l'on se demande pourquoi car, au final, on n'apprend rien de plus sur leur couple, si ce n'est qu'il n'y a vraiment plus aucune chance entre les deux. Voilà, ça, c'est fait. Il est très probable que Kitty sorte avec Warren et qu'il y ait de nombreuses scènes de ménage, entre les deux, sur le plan des idées politiques notamment (cela fait penser d'ailleurs au dernier boyfriend de Claire dans Six Feet Under). Kitty reste fidèle à elle-même donc.
Oh, ce que Sarah m'énerve ! Brenda de Six Feet Under n'a rien à lui envier et l'on se demande même ce qui a poussé Rachel Griffiths à signer pour un tel rôle, tellement ça ne lui correspond pas. Ainsi, on la représente comme un mère au foyer, récemment promue au poste de PDG, qui craque devant sa masse de travail et sa vie de famille un chouïa plus compliquée avec le diabète de sa fille pour lequel on en fait des tonnes mais en même temps, avec des parents comme Sarah et son fainéant de mari, je pleurerais aussi. Mais cette histoire a le mérite de mettre en avant Justin autrement qu'un junkie. Mais par contre, Timmy, on se demande s'il est vraiment de la famille.
Je me suis aussi fait chier à mourir devant l'intrigue de Nora et parallèlement, celle de Saul. La situation est à priori intéressante, les deux se retrouvant au restaurant pour un dîner, l'une, récemment veuve et l'autre, avec la maîtresse du mari de ce dernier. Mais il n'en est rien. Sally Field réussit tout de même à rendre l'histoire plus convaincante par sa très bonne interprétation mais l'on s'ennuie ferme, c'est du réchauffé auquel il ne faut rien retenir.
En bref, un épisode ennuyant à mourir sauvé quand même par Kevin. Le visionnage de cette quarantaine de minutes a été comme un supplice pour moi et je ne voudrais pas que ça se produise auquel cas je mettrai la série en stand-by... voire même l'arrêt du visionnage.
Note : 8 / 20
30 septembre 2008
Brothers & Sisters 1x04 : Family Portrait
Cet épisode est le même que le précédent... Non, il est pire que le précédent en fait... On dirait un Six Feet Under réchauffé et cul-cul avec des lourdeurs dignes de cette série. Ai-je fait le bon choix en m'attaquant au visionnage de la la série ?
Dans la famille "Je chiale pour un rien car je suis à bout et j'aime me lamenter", je demande la mère, le fils, la fille... En fait, à peu près tout le monde. Mais l'épisode a quand même le mérite de déboulétiser un peu Kitty, bien plus supportable dans cet épisode que dans les précédents mais franchement, l'histoire de la photo accrochée à l'entrée, on pouvait très bien s'en disposer ou la remballer en cinq minutes mais au lieu de ça, ça prend des proportions exagérées... Sortez les mouchoirs ! Non, pas pour vous, pour les personnages. Ça sonne terriblement faux, peu importe si les larmes des acteurs sont vraies ou non. "Oh maman, je suis mal intégrée de cette famille même si je suis partie à l'autre bout du pays... Oh maman, tout le monde dans cette famille me déteste... Oh maman, tu m'as toi-même évincé de la famille."... Le pire, c'est que Kitty déteint sur ses frères et sœurs et elle n'est finalement pas la pire mais j'y reviendrais après. Que dire de sa situation amoureuse si ce n'est que le mot "prévisible" ? Aussi prévisible qu'entendre le mot "mistake" face à Warren... Ok, un éléphant qui couche avec un âne, ce n'est pas si courant mais n'empêche, que l'on se fiche pas mal de ses histoires !
En plus d'être inutile, Tommy a un caractère exécrable, un vrai bourreau de travail qui vient compléter la pleurnicharde, la dépressive et l'autre dépressif dans la famille Walker. Mais une fois encore, on ne s'intéresse pas au personnage en lui-même mais plutôt à Justin, son frère dépressif. Tout sonne faux et exagéré, la série veut passer à la vitesse supérieure mais ça en devient dérisoire, notamment quand il s'énerve contre son vestiaire après qu'un client lui ait parlé un tant soi peu méchamment. Mais ce n'est pas le pire ! Le pire arrive quand on le voit totalement shooté à je ne sais quoi. Il y a bien sûr une altercation entre les deux frères qui dynamise un peu l'épisode mais rien à retenir non plus. Et puis, les discours mièvres de la boss qui croit en Justin, on s'en passerait aussi...
Je finis la critique sur les deux intrigues restants, à la qualité totalement opposée. Je commence par la meilleure, à savoir la petite ballade entre mère et fils, entre Nora et Kevin. J'aime beaucoup ces deux-là, ce sont mes personnages préférés, c'est bien moins lourd que les autres qui agonisent chacun de leur coin. Une fois de plus, Sally Field est parfaite mais c'est la seule petite once de qualité dans cet épisode. Par contre, on voit venir le nouveau boyfriend de Kevin de très loin, même si ce dernier s'en est dégoté un autre. Peu de choses à retenir de leur ballade, si ce n'est que Nora n'est pas encore remise du décès de son mari, ce qui est compréhensible vu qu'on a totalement oublié la période de deuil.
Alors, le pire de chez pire, ça vient de Sarah. Non, Sarah n'est pas Brenda Chenowith, on le comprend tout de suite puisque Sarah est une Brenda que d'apparence physique, sans la saveur de cette dernière et sans sa personnalité complexe. Et son mari n'est pas mieux, c'est un gros fainéant qui sort de belles phrases à sa femme le soir et qui s'occupe aussi bien de ses enfants que Justin de lui-même. On veut nous faire croire que Sarah est horriblement stressée et occupée pleinement par son travail, ce que je veux bien concevoir, mais rien ne nous parvient... C'est fade, ça chiale pour un rien et on chiale en regrettant la Brenda d'antan. Alors, quand arrive le diabète (qu'on voit venir de lui) de Paige, on se doute bien que Sarah n'a pas pleuré de toutes ses larmes... Et bien, maintenant c'est fait, elle se recharge pour le prochain épisode. Happy end, blablablabla, belle photo de famille avec tout le monde pour éviter que ça fasse des jaloux, blablablabla... Et nous dans tout ça ? On ne gagne même pas le droit d'avoir un bon épisode ?
En bref, un épisode complètement inutile, ennuyant à mourir qui ne satisfait que pour une toute petite partie. Tout sonne faux et exagéré et la série veut faire pleurer dans les chaumières... C'est raté....
Note : 7 / 20
13 septembre 2008
Brothers & Sisters 1x03 : Affair of State
Ennuyant et mal écrit. Voilà deux adjectifs pour qualifier cet épisode qui m'a particulièrement déçu. Après un deuxième épisode plutôt convaincant, on tombe dans le tire-larmes sans émotions.
Je suis peut-être un peu dur mais toutes les intrigues de cet épisode servent à faire pleurer dans les chaumières avec des personnages qui chialent tous de façon plus ou moins convaincante. Le pétage de plombs de Sarah dans l'épisode précédent était bien réussi ; on récidive avec cet épisode en nous proposant une Sarah qui craque pour un rien et je sens qu'à la longue, ça va me gonfler si on part dans cette optique. Peut-être est-ce du au fait que j'assimile encore le personnage de Sarah à celui de Brenda dans Six Feet Under, où elle était bien plus forte mais tout aussi froide. On ne peut pas dire en effet que Sarah a hérité de sa mère l'aptitude à contrôler toutes les situations gênantes, notamment l'intrigue de sa fille qui ne veut plus mettre un pied dans l'eau de la piscine dont on nous fait tout un plat. Malgré tout, c'est l'occasion pour Tommy de se jeter à l'eau (aux sens propre et figuré) et de monopoliser quelques secondes de plus la scène. Il faut dire que c'est le personnage le moins exploité puisqu'on le limite à celui de frère jaloux dans l'entreprise familiale.
Outre l'entreprise familiale, William a foutu la merde un peu partout avant se faire son dernier plongeon, comme dans ses relations extra-conjugales. C'est de loin l'intrigue la mieux gérée, même si il n'y avait pas beaucoup de concurrence, il faut l'avouer. Au détriment des autres, Nora est le personnage que j'aime de plus en plus, elle est l'incarnation de la femme qui tente de garder la tête froide et qui est en même temps fragile sans paraître caricaturale. C'est le genre de personnages que j'aime et quand c'est servi par une actrice formidable, c'est un réel plaisir à regarder. Elle apprend que son mari s'est approprié une maison, dans laquelle sa maîtresse loge, ce qu'elle ne sait pas, du moins au début. Cette histoire est un peu ambiguë : On y apprend que Nora savait pour l'adultère depuis 15 ans mais a-t-elle su immédiatement que Holly était la maîtresse de son mari ? À en croire l'accueil que Nora lui offre pendant la fête, je pense qu'elle le savait dès le début et qu'elle a joué un rôle pour discréditer publiquement Holly. Rien à reprocher du côté de Nora à part la rapidité de l'intrigue.
Que c'est mièvre et ennuyant du côté de Kitty ! Étrangement, cet ennui coïncide avec le retour de Jonathan qui fait New York-Los Angeles plus vite que son ombre. Ce retour est de surcroît déplaisant qu'il est livré avec des dialogues tout faits, qui manquent de réalisme et de spontanéité. Au fil du temps, j'ai de plus en plus l'impression que Kitty est une Susan Mayer à qui l'on a ajouté un semblant de culture politique. L'actrice n'est vraiment pas convaincante, je le répète et elle n'a pas l'envergure d'une femme politique. On la voit arriver très très loin cette relation avec Warren et bingo, elle couche avec... D'ailleurs, tout fait penser que ça ne s'arrêtera pas là mais Warren peut-il est flagrant que Jonathan en terme de mièvreries ? J'en doute et c'est en ça que c'est une semi-bonne nouvelle. Les pires ennemis d'hier sont les amants de demain après tout...
Et le reste... En vrac, on voit la relation entre Kevin et le stéréotype du gay efféminé arrivé très loin tandis que Justin tourne en rond et s'enlise dans une pseudo-dépression en voyant que les membres de sa famille sont tous des cons, avec papy Walker en tête.
En bref, on assiste à un réchauffé de l'épisode précédent et ce réchauffé a visiblement perdu ses saveurs d'antan. Un épisode qui insiste trop sur des pleurnichards, couronné par des dialogues trop convenus et dignes de n'importe quelle série politiquement correcte qui fait semblant de ne pas l'être. Heureusement que Nora est là pour redresser le tout. Mais je reste confiant en la série et je veux bien oublier cet épisode ô combien ennuyant pour passer à la suite.
Note : 8.5 / 20
20 août 2008
Brothers & Sisters 1x02 : An Act of Will
L'épisode pilote était un avant-goût mitigé de la série qui donnait à moitié envie de continuer. La série familiale un peu niaise que j'appréhendais n'est pas celle que j'ai vue à travers cet épisode.
Sans surprise, papy Walker est mort et cela ne semble pas affecter terriblement la famille alors que dans Six Feet Under, la mort du paternel avait été une véritable tornade dans la famille Fisher. On zappe totalement la période de deuil et ce n'est pas plus mal puisque l'on va de l'avant en se projetant trois semaines dans le futur. On passe directement à l'héritage et visiblement, savoir de quoi ils ont hérité affecte plus la famille Walker (les enfants du moins) que la mort en elle-même du père. Ce sont les mêmes personnages qui sont mis en avant que dans l'épisode pilote (à une exception près), à savoir, en premier lieu Justin qui se fait insulter pour sa puérilité à travers le testament puisque papy Walker puisqu'il confie sa part de l'héritage à un autre membre de la famille. D'ailleurs, papy devait être très sénile et ne devait pas tourner très rond au moment où il a rédigé son testament puisque c'est Kitty la tutrice de la part de Justin, soit la membre de la famille Walker la moins proche de la famille justement. C'est idiot et je déteste cette manie de mettre Kitty en avant dans toutes les scènes, comme si l'actrice avait exigé que son personnage devait monopoliser toutes les intrigues. Oui, je crache encore mon venin mais je n'aime ni le personnage, ni l'actrice qui l'interprète. Quant aux autres, Sarah devient la nouvelle PDG de l'entreprise familiale. Voilà, le plan de l'épisode est déterminé : La réaction de Justin ; la réaction de Sarah, soit une fois de plus les mêmes personnages mis en avant par rapport à l'épisode pilote mais ce n'est pas plus mal d'avoir retiré Kitty de la scène.
Justin pète donc un câble en apprenant cela, d'autant plus qu'il découvre l'adultère de son père avec une femme surtout intéressée par l'argent a priori. Il finit par fuguer de son lieu de travail et la scène où Nora arrache le détecteur de fumée en l'apprenant est tout à fait dans le style du personnage : une cocotte minute qui fait des dégâts quand elle explose. Ses échanges avec Kitty sont excellents et quoique cette dernière dise, elle a raison. Je vais m'autoriser une petite prise de position concernant la politique américaine mais ce que dit Kitty en ce qui concerne l'incitation à envoyer Justin en Afghanistan et les décisions de Bush ne vaut pas un clou et manque de crédibilité. Si Desperate Housewives est clairement une série d'un Républicain, il est difficile pour l'instant de voir ce qu'il en est pour Brothers & Sisters. Finalement, on apprend que Justin était en état d'ivresse publique à une bonne distance de Los Angeles. Nora, accompagnée inutilement par Kitty (oui, je cracherai mon venin jusqu'au bout contre elle) et utilement par Kevin (il faut bien le mettre sur le devant la scène de temps en temps... et il faut bien un pigeon pour conduire) se rendent au poste de police où Justin a été enfermé. Kitty utilise sa notoriété au service de Justin puisque le flic est amadoué et c'est finalement bien décevant, trop facile. Heureusement que la scène qui s'ensuit est tout simplement excellente, jouée à la perfection par Sally Field et par l'interprète de Justin. Rien à dire, ce sont tous les deux de très bons acteurs, en particulier Sally Field que je viens de découvrir par cette série. Finalement, tout est rentré dans l'ordre puisque Justin a la preuve que son père l'aimait et que ce legs n'était pas une sanction pour lui.
J'ai moins bien aimé la partie consacrée à Sarah mais elle se laisse regarder avec plaisir. Autant on voit dans l'épisode que Kevin va être mieux exploité ("grâce à" sa sexualité), autant on voit qu'il n'en est rien pour Tommy, toujours l'ombre de lui-même. Ce dernier est jaloux de sa sœur et la contredit dans ses décisions, notamment en ce qui concerne l'éventuelle enquête sur les fonds de pension que le vieux a retirés. L'entreprise est au bord de la faillite, d'autant plus que les fruits commandés sont coincés sous une chaleur épouvantable qui leur est préjudiciable. Sarah garde la tête froide malgré son ébauche de pétage de câble dans le magasin d'accessoires de fête. Même si à la fin, on a l'impression qu'elle concilie assez bien vie professionnelle et vie familiale, on ne peut que se dire que ce sera éphémère. Wait and see.
En bref, un bon épisode, plaisant à regarder. Borthers & Sisters évite les intrigues classiques des séries familiales et nous propose un deuxième épisode bien écrit et surtout bien joué.
Note : 14.5 / 20
Brothers & Sisters 1x01 : Patriarchy
=> Voir la critique ici <=





