Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

20 novembre 2009

Californication 3x06 : Glass Houses

Californication_3x06

Nous voici à la mi-saison et l'on peut être certains d'une chose : la saison 3 de Californication n'arrive pas à la cheville de la précédente. Au programme du jour, la même chose qu'hier : crise d'ado et du cul.

C'est la même chose qu'hier à un détail près, le pseudo-retour de Karen qui n'avait en fait jamais quitté la série mais juste Los Angeles pour New York. J'avais avancé dans la critique de l'épisode précédent que son retour ne pouvait être que bénéfique pour la série. Avec du recul, j'avais à moitié raison : d'un côté, Hank a eu son épisode d'abstinence, nous évitant ainsi l'ennuyeux trio sexuel entre Hank, Jackie et Jill ; mais de l'autre, l'épisode est plombé par la crise d'adolescence de Becca qui devient agaçante. En effet, le trio sexuel est ici évité alors que l'introduction était partie sur une direction différente : la situation aurait pu être intéressante si le secret de Hank était réellement menacé mais c'est un secret qui n'en est pas un puisque Karen découvre instantanément que le père de sa fille s'est tapé l'une de ses étudiantes, non sans railleries. Mais d'un autre côté, ça nous évitera une redite de la saison 1 où Hank avait gardé sa relation sans lendemain avec Mia sous silence, ce qui s'est avéré extrêmement redondant. Nous faisons ensuite le cas de la crise d'adolescence de Becca. Certes, c'est un passage obligé dans la vie réelle mais dans la fiction, c'est le genre de passages dont on pourrait se passer. La scène chez les Koons éméchés était too much, pas une seule seconde crédible. Cet aspect exagéré se retrouve chez un autre couple qui n'en est plus vraiment un, les Runkle. Guest star beaucoup mieux utilisée que celle de l'épisode précédent, Rick Springfield qui incarne son propre rôle n'en reste pas moins ennuyeux. Cette soirée chez les Runkle vire évidemment au baisodrome, comme à l'accoutumée et seule Sue Collini sort ses épingles du jeu en aidant Charlie à jouer au même jeu que sa femme... c'est tout.

En bref, mi-saison, mi-satisfaction qui tire davantage vers la déception. Californication continue sa route monotone.

Note : 9 / 20

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11 novembre 2009

Californication 3x05 : Slow Happy Boys

Californication_3x05

Ils sont rarement réussis. Les épisodes monopolisés par une guest star sont rarement réussis. On se console comme l'on peut dans cet épisode de Californication.

Cet épisode m'a beaucoup fait penser à celui de la première saison, consacré au père de Hank qui venait alors de mourir. D'ailleurs, fait intéressant : jusqu'alors ignoré, le père de Hank est mentionné ; à croire que l'analogie entre les des deux épisodes est volontaire. À l'instar de ce l'épisode de la première saison, Slow Happy Boys préfère épargner la petite famille de Hank au passé de ce dernier qui remonte. Aussi, Karen a pris un week-end improvisé dans la première saison, là où Becca prend, elle aussi, un week-end, chez sa mère sur la côte est. C'est ainsi que l'épisode est structuré, par le départ et le retour d'un personnage. Et c'est une drôle impression que dégage cet épisode, comme s'il s'était à la fois passé beaucoup de choses pendant l'absence de Becca mais en très peu de temps, comme en quelques heures. Mais le fait qu'il se passe beaucoup de choses ne signifie pas que l'épisode est dynamique et passionnant. Non. Il est même redondant, avec Zloz qui, dès les premières secondes, se montre insupportable. Voilà quel est le meilleur ami d'antan de Hank : un type paumé qui n'a pas grandi dans sa tête. À l'approche de la quarantaine, il parle comme n'importe quel ado hétéro excité à l'idée de tremper le biscuit n'importe où. L'arrivée de Sue Collini aurait pu être intéressante dans le sens où elle est comme lui d'une nymphomanie exagérée (ou pas). Mais il n'en est rien. Par ailleurs, autant dire que la maison de Sue est à son image : entre les chambres qui proposent tout le catalogue d'un sex-shop et un salle de séjour où la télévision montre deux félins en train de s'accoupler, la maison d'amour, comme l'appelle son hôte, pourrait devenir un lieu branché pour orgies. Mais pour revenir à l'invité, le paroxysme de l'insupportable est atteint quand Zloz fait face à un transsexuel dont il est dégoûté. Les paroles de Sue et Hank sont très justes même si l'intolérance de Zloz est en vérité le faire-valoir de Hank Moody. J'aurais pu revoir mes impressions sur le personnage à la fin où il annonce qu'il est malade. J'aurais pu. Mais je ne l'ai pas fait : un nouveau personnage qui se montre insupportable fait beaucoup plus vite déborder le vase. À la rigueur, je pourrais excuser les Runkle qui, une fois de plus, ont une altercation. Après les prémisses de réconciliation dans l'épisode précédent, tout est détruit en quelques secondes, à l'annonce de la probable IST de Charlie que Daisy lui a transmise. Et de cette altercation précipitée nait un retour, lui aussi précipité, celui de Karen à Los Angeles. Le début de la saison a montré que son absence n'a pas été profitable à Hank, son retour ne peut qu'être une bonne nouvelle.

En bref, le retour de Karen survient à temps, la série commençait à s'enliser. Cet épisode me fait trop penser à la première saison, c'est une mauvaise chose.

Note : 9 / 20

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30 octobre 2009

Californication 3x04 : Zoso

Californication_3x04

Cette saison, Californication alterne le bon et le mauvais. Elle a ici opté pour le mauvais : nous ne sommes qu'au quatrième épisode et la série retombe dans ses travers, ce qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps.

Sincèrement, je savais que cette histoire de ménage à trois, voire à quatre, n'était pas une bonne idée, elle m'avait d'emblée laissée froid. Mais en fait, ce n'est pas tant l'histoire en elle-même qui me dérange, ce sont ses intervenantes. Outre le fait qu'elles se rapprochent d'un personnage passé (et pour cela, je vous redirige vers ma critique précédente), elles tombent toutes facilement sous le charme de Hank d'une manière inexplicable. D'ailleurs, même Felicia est la première à s'adonner à quelques flirts avec son nouveau professeur. Elle est de loin la meilleure "prétendante" de Hank avec son accent britannique qui la crédite en charme et son côté coincé en intérêt. Mais elle est suivie par la pire, Jill dont l'utilité au sein du lycée, comme au sein de la série est à prouver. Du rat de bibliothèque, on passe rapidement à la nymphomane lambda de Californication. En revanche, contre toute attente, le personnage de Jackie aka Ashley Madison gagne en intérêt même si la ressemblance avec Mia au niveau du comportement est frappante. Comme elle, son histoire est sortie d'un roman de Zola et comme elle, elle pousse Hank à commettre ce qu'il pense être l'irréparable. Ceci dit, sa nouvelle partenaire a 23 ans mais on ne peut qu'en douter. De toute évidence, toutes ces jeunettes ne rivaliseront pas, à nos yeux comme à ceux de Hank, avec Karen. Son absence ne peut être profitable que si Hank tire momentanément un trait sur elle et évite de combler le vide qu'elle a laissé par des plans cul divers mais peu variés. C'est finalement toujours le même profil féminin qui se retrouve jambes écartées un moment ou un autre.

Quoiqu'il en soit, la saison 2 tirait sa force d'une certaine abstinence du personnage, abstinence que l'on peut expliquer par le fait que jamais encore, Hank et Karen n'avaient été si proches. Les deux gardaient une distance morale dans la première saison et gardent une distance physique dans celle-ci et en conclusion, Hank doit dépenser son énergie autrement. Il ne faudrait pas que Karen tarde à rentrer en tout cas. Le piège à filles dans lequel est tombé Hank est peut-être cocasse pour le moment mais se révélera vite lassant. C'est ce qu'ont compris les scénaristes en enterrant à moitié la hache de guerre entre Charlie et Marcy, le temps d'une scène langoureuse. Sue Collini est bien évidemment toute mouillée comme toujours mais aussi en retrait : elle ne figure que dans une scène où elle propose à Hank de devenir le gigolo de Los Angeles (une idée bien mauvaise). L'essentiel se situe à la demeure conjugale, en vente. Il suffira que Marcy oublie te tirer la chasse après avoir changé son tampon (la série n'hésitera pas à nous montrer ce plan écoeurant) pour que la vente échoue. Une bonne chose de faite, que le couple mette de l'eau dans leur vin. On ne peut pas encore parler de réconciliation mais on s'y approche.

En bref, l'épisode n'est pas si mauvais que je l'avais annoncé en introduction. Il a autant de points positifs que de négatifs mais il n'y a pas de quoi s'en réjouir.

Note : 10 / 20

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23 octobre 2009

Californication 3x03 : Verities & Balderdash

Californication_3x03

Alors que le season premiere s'est suivi sans moment de répit - effet de curiosité oblige - et que le deuxième épisode s'est regardé plus ou moins agréablement, on pique un peu du nez devant ce troisième. Quand Californication revient aux sources...

Hank a l'embarras du choix en termes de femmes et son charme restera pour toujours un mystère. Comme à l'accoutumée, il faudra attendre les soirées auxquelles il est convié pour que les scénaristes nous offrent les meilleurs scènes. Toutefois, cette soirée chez les nouveaux patrons de Hank n'est pas sans défaut. Au final, les trois personnages féminins qui ont des vues sur lui font écho à des personnages du passé. Aussi, inévitablement, son élève Jackie fait penser à Mia sur tous les points et ce n'est guère réjouissant. Cette manie de s'immiscer dans la vie de Hank par tous les moyens lasse et, autant Mia savait tirer profit de son charme en vue de sauter sur toutes les opportunités, autant Jackie se fait passer pour une salope. Le rêve (ou peut-être le simple souvenir ?) de Hank et du lap-dance de Jackie au début d'épisode en témoigne. Ensuite, il y a Jill qui a autant d'utilité que ne l'avait Sonja de son temps, à savoir aucune. Les deux femmes ont beau rester sur leurs principes, elles restent très ouvertes d'esprit... et pas seulement d'esprit puisque c'est avec elle que Hank entretiendra des ébats sexuels. Enfin, il y a Felicia qui, comme je l'ai dit du temps du season premiere, ressemble à Karen, de par son sérieux, ses idées conservatrices, son insatisfaction avec son mari actuel (Karen ayant connu cela avec Bill) et le fait que plus elle se retienne de tomber sous le charme de Hank, plus elle y succombe paradoxalement. Avec elle, ça s'arrêtera à un baiser langoureux. Mais elle a finalement plus d'importance que Karen qui écopera d'une maigre scène sans saveur. Si l'on cherche de la profondeur dans l'épisode, on sortira évidemment déçus. Il y a peut-être un début avec Becca qui, malgré son jeune âge, fait toujours preuve d'un cynisme incomparable - l'adolescence certainement. Reste quand même cette relation ambiguë avec son amie qui réussit là où tout le monde a échoué : lui donner le sourire. Bref. De l'autre côté, si l'on est adepte de situations cocasses, on appréciera l'épisode et en particulier, les scènes tantôt lourdes, tantôt drôles de Charlie face à une femme plus imposante que lui, tant au niveau de la carrière qu'au niveau du physique. La série jouera d'ailleurs là-dessus quand il trempera finalement le biscuit chez une femme qui n'attendait que cela. Mais la relation conflictuelle entre Charlie et Marcy ternit le tableau.

En bref, il serait dommage que la série revienne à ses débuts qui m'avaient presque persuadé de l'abandonner. Malgré tout, sans la redondance de la première saison mais aussi sans le sérieux et la profondeur de la deuxième saison, cet épisode se laisse suivre et sauve les meubles.

Note : 10.5 / 20

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13 octobre 2009

Californication 3x02 : The Land of Rape and Honey

Californication_3x02

En naviguant dans le contre-courant de toutes les autres séries, Californication s'améliore, ce qui en fait une figure d'exception. Absent de la saison 1, le côté too much de certaines situations plaisent là où d'autres séries déçoivent et la série se bonifie au fil des saisons, là où les autres s'enlisent.

Il y a certainement du travail à faire mais c'est pour l'instant l'un des meilleurs débuts de saison pour Californication : les scénaristes ont compris une chose essentielle, que l'oisiveté de Hank ne plait qu'un temps et qu'y mettre fin, c'est donner de l'énergie à la série et à son personnage. On comprend à demi-mot qu'il est engagé comme professeur de littérature à l'école dirigée par Stacy Koons et sa femme. Hank Moody a beau leur avoir fait une piètre première impression, il parvient quand même à gagner la confiance de ceux que l'on aurait pu considérer comme ses détracteurs, c'est à n'y rien comprendre. En ce sens, la situation est too much mais elle l'est d'autant plus dans les scènes de cours qui confortent l'image que j'en avais dans le season premiere : la classe est majoritairement féminine ; la présence de cette gente féminine ne se justifiant que par le bonnet avantageux (ou non, d'ailleurs) de certaines élèves mais aussi, l'image est confortée par la présence de garçons évidemment homosexuels. On sait que ce n'est pas du bord de Hank mais c'est quand même dommage que Californication, une série dont la sexualité est quand même le (seul) sujet, ait toujours négligé celui de l'homosexualité. Quand cet élève gay vint à se suicider, après un entretien décevant avec le professeur qu'il adule, la première réaction que l'on a est d'admettre que la série est encore too much. Malgré tout, si l'on prend du recul, on remarquera une scène presque touchante entre lui et Hank à l'hôpital, l'intention est louable. Ce qui l'est beaucoup moins, en revanche, c'est la solution de facilité de la série de faire de Jackie, la fille aux gros seins sur laquelle Hank a des vues, non seulement l'objet des convoitises de ce dernier mais aussi, de faire d'elle (très probablement) une go-go dancer. Bref, Hank aura à bien se contrôler et a encore beaucoup à apprendre de l'éducation, autant qu'il doit désormais contrôler sa fille Becca en pleine crise d'adolescence : la scène de fin est plutôt dure mais traitée avec justesse. Si l'absence de Karen est justifiée mais en aucun cas regrettable, ce n'est pas le cas pour Charlie qui s'enlise dans une histoire de divorce qui montre ses premières faiblesses dans l'épisode. Au final, sa présence et celle de Marcy se justifient par l'intérêt que portent les scénaristes à nous faire découvrir toutes les paraphilies existantes. En l'occurrence, ici, l'histoire du fantasme du viol était amusante mais on l'oubliera bien vite. Il faut bien meubler les épisodes avant leur réconciliation imminente.

En bref, un épisode que l'on n'aurait jamais vu dans la première saison tant il traite de sujets à la fois. La série apporte une once de dynamisme mais il en faudra encore plus pour que la saison décolle enfin.

Note : 13 / 20

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26 septembre 2009

Californication 3x01 : Wish You Were Here

Californication_3x01

On oublie le passé et on repart à zéro, exactement comme on l'avait déjà fait pour la deuxième saison, de la même façon que la première saison était parti de rien. Sans aucune fin ouverte, on ne pouvait qu'avoir des appréhensions quant à cette troisième saison de Californication : qu'en est-il pour le season premiere ?

Ce qu'il en est, c'est tout d'abord l'impression de la réduction du format de la série mais avec 26 minutes (en excluant de fait le résumé inutile de la saison 2), on se situe dans la moyenne. C'est tout bénéf' pourrait-on penser mais la vérité est toute autre. Aussi, si la série décide de repartir à zéro à chaque saison, elle le fait de la même manière, par l'intermédiaire de nouveaux personnages. Californication est une série qui vaut pour ses personnages, bien plus que pour ses situations et intrigues. En ce sens, à l'instar de séries comme Weeds, la qualité des dialogues sauvera toujours plus ou moins un épisode ostensiblement mauvais. La principale appréhension vient du fait qu'après une saison d'abstinence si j'ose dire, dans laquelle Californication a gagné en sérieux et profondeur, elle ne retombe dans ses travers. La scène d'introduction n'y aide pas puisqu'elle met en scène Hank, assoupi par un rapport sexuel monotone, qui peine à prêter sourire. Ce que Californication ne réussit pas non plus, c'est faire entrer de nouveaux personnages, elle utilise trop souvent de grosses ficelles pour cela. Ainsi, Hank a rencontré Ashby alors qu'il était emprisonné pour une nuit après une soirée agitée. Là, c'est encore nettement moins subtil puisque les nouveaux personnages passent par la nouvelle amie de Becca, qui est déjà présente dès le début. Quoiqu'on en dise, le charme, non apparent, semble séduire chacune de ses rencontres féminines et un peu moins ces messieurs, puisque la mère de l'amie de Becca semble un personnage récurrent de cette saison. Chelsea Koons n'est, en fait, qu'une pâle copie de Karen : assez conservatrice pour certains points (en particulier, l'éducation de ses enfants), elle se montre toutefois moins sérieux quand il s'agit de réprimander un Hank qui a toujours le mot pour faire rire. Et pour parfaire la copie, elle est casée à un type, beaucoup plus grincheux (autant que Bill était discret en son temps). Les copies ne s'arrêtent pas ici puisque l'écrivain convié au dîner, avec un penchant à l'alcool, n'est pas sans rappeler la personnalité de Julian, l'horrible hippie barbu de la saison 2. Malgré tout, ce dîner se révèle plutôt amusant, quoiqu'assez étrange.

Après que ledit invité alcoolique soit très vite retombé dans ses travers, il semblerait que le poste de professeur à l'école de Becca soit vacant. Il est très probable... inévitable même que Hank l'occupe, ne serait-ce pour une saison et en ce sens, les affiches promo n'ont pas été très subtiles. C'est une idée particulièrement bonne et il serait intéressant de voir Hank sous un autre genre. J'ai surtout peur que la série ne tombe dans les relations ambiguës entre Hank et ses futures jeunes élèves qui, comme toutes les filles de Los Angeles de cette série, sont forcément nymphomanes. L'absence de Mia ne m'a pas du tout gêné mais là encore, c'est comme si la série s'était donnée comme objectif de copier ses personnages du casting initial, en la remplaçant par des étudiantes à taille élancée forcément. Je prévois que Hank devra enseigner à une classe exclusivement (ou majoritairement) féminine et que s'il tentera de garder ses distances avec elle, certaines de ses élèves lui tendront la perche, au sens propre et au sens figuré. Outre Hank, les personnages du casting initial sont effectivement en retrait. Je pense notamment à Karen, complètement à l'est, avec un décalage horaire de 3 heures, dont on comprend à demi-mot, via la conversation téléphonique, qu'ils se manquent mutuellement et qu'ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. C'est le même constat pour Charlie et Marcy et on se demande ce qui a pris aux scénaristes d'avoir une idée si stupide que celle de les divorcer. Ces bagarres judiciaires m'ennuient profondémment, que ce soit dans Californication comme dans une autre série, et la nouvelle patronne de Charlie risque de se montrer encore plus lourde qu'elle n'est déjà dans les épisodes à venir.

En bref, c'est une relative déception pour ce season 3 premiere. Relative dans le sens où, l'épisode en lui-même reste pauvre, mais les intrigues prévues risquent d'inverser la donne... je l'espère du moins.

Note : 10.5 / 20

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24 août 2009

Californication 2x12 : La Petite Mort

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Pour certaines séries, le season finale est l'occasion idéale pour clôre des intrigues à peine développées afin de passer à autre chose. Californication fait partie de ce genre de séries.

Le titre est on ne peut mieux choisi car la petite mort, c'est avant tout celle d'Ashby qui était sur le point d'atteindre l'orgasme devant la rencontre imminente de sa chère et tendre. Mais s'il on prend l'expression au sens propre, cela convient aussi, malheureusement. Alors que Lew a été tôt ou tard confronté à tous les personnages de cette saison 2 de Californication, seuls Hank et Mia prennent le temps de lui rendre un dernier hommage. En ce sens, elle est petite, d'autant plus qu'elle n'occupe que quelques minutes au début de l'épisode. En ce sens, elle est "petite" puisque même son ex-petite amie ou Karen, qui fut l'une de ses conquêtes ne se donnent pas la peine de se rendre à sa tombe. La première n'apparait à aucun moment dans l'épisode tandis que la seconde préfère parler de son travail à New York. La petite mort, c'est aussi celle de Karen à Los Angeles et cette idée est plutôt étrange : si le tandem Hank-Becca se révèle efficace, celui entre Hank et Karen, encore plus et ce serait dommage de nous priver de ce personnage qui, seule, n'est pas très intéressante mais qui, avec Hank, offre ses meilleures répliques. A ce titre, la scène de l'accouchement de Sonja est très drôle, même si le fait que Hank ne soit pas le père est une facilité très décevante, alors que ça aurait pu être une intrigue intéressante pour la troisième saison. La petite mort, c'est aussi celle du mariage entre Charlie et Marcy et c'est là encore une déception, d'autant plus que Daisy est bien moins charismatique que Marcy et beaucoup plus fleure bleue malgré sa nymphomanie. En fait, la seule rupture bénéfique à la série fut celle entre Bill et Karen mais désormais, tous les couples sont démantelés... pour mieux se reformer dans la saison 3 ?

En bref, la petite mort, ce n'est pas encore celle de la série car cet épisode est tout sauf orgasmique. L'épisode est plutôt plaisant mais clairement en-deçà de la qualité des épisodes précédents et dans une moindre mesure, en-deçà de la qualité globale de la saison. Rendez-vous en septembre 2009 pour la suite.

Note : 10.5 / 20

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13 août 2009

Californication 2x11 : Blues From Laurel Canyon

Californication_2x11

Cette deuxième saison, Californication a contredit tous les aprioris qu'on pouvait avoir à son sujet en devenant plus intelligente, moins dépravée... et surtout moins répétitive.

Jamais un épisode de Californication a été aussi dynamique, bien que cela ne rime pas une hausse significative de la qualité. Et un épisode, ce sont à la fois le destin de Lew Ashby, celui de Becca et celui des Runkle qui est bouleversé. Pourtant, en ce qui concerne les Runkle, le retour de Dani, que l'on n'avait pas vue depuis le début de la saison me semble-t-il, n'y est pour rien ou presque. Elle s'allie avec Hank pour faire prendre conscience à Charlie qu'il a fait une erreur en s'étant laissé hypnotisé par les yeux de biche de Daisy. Il encaissa une pression tellement forte qu'il cracha le morceau mais d'une manière totalement impromptue, que même son ami Hank n'avait pas prévue. La vérité est qu'elle préfère vivre dorénavant avec Daisy et qu'il sent une jalousie beaucoup plus vive dès qu'un homme rôde autour d'elle qu'il ne ressente pour sa propre femme. La pauvre Marcy n'est guère aidée puisque tout au long de la soirée, on ne fera que lui tendre la perche alors qu'elle sort de sa cure de désintoxication, que ce soit par la vue de drogue ou d'alcool que par son propre mari qui la déçoit énormément. En revanche, la bagarre entre filles est de trop et digne de n'importe quelle comédie mal écrite. Et tant que l'on reste dans l'écriture, Mia fait également son retour, toujours aussi imbuvable, en narguant Hank sur la réussite du livre qu'elle s'est appropriée. C'est son principal problème et il préfère laisser à Lew le rôle de père, pour quelques instants, consolant Becca récemment trompée alors qu'on avait à peine développé cette relation. De toute évidence, cet épisode est celui de Lew Ashby, celui où il rend son dernier souffle, aux mains de celui qui écrira sa biographie. Même s'il était probable que Lew n'apparaisse pas dans la saison ", sa mort était imprévisible. Il paiera le prix de s'être cru aussi jeune qu'il y a quelques années mais aussi le prix de son seul amour. Un cliffhanger très intéressant.

En bref, Californication continue de me surprendre avec un épisode à la fois dynamique et too much, alors qu'elle privilégiait la routine du temps de la première saison. Le season finale promet d'être très intéressant lui aussi.

Note : 14.5 / 20

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02 août 2009

Californication 2x10 : In Utero

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Très poétique, cet épisode. Un très beau visuel et une expression latine en guise de titre. La saison 2 de Californication continue sur sa très correcte lancée d'il y a quelques épisodes.

De la poésie dans Californication, de qui se moque-t-on ? me direz-vous. Comme je l'ai dit depuis quelques temps, je peine à comprendre ce que l'on reproche exactement à cette saison 2 de Californication : toutes les lourdeurs sont supprimées, il y a beaucoup moins de redondances et l'écriture est plus soignée, tout comme la réalisation. Mais d'abord, il est intéressant de constater que ce sont les hommes qui trempent le biscuit dans n'importe quelle circonstance qui sont les plus soucieux de leur santé, à la limite de l'hypocondrie. Hank fait partie de ces hommes, ainsi que Christian de Nip/Tuck. Et on ressent une certaine impatience à connaitre le diagnostic du médecin qui traite cette grosseur, à l'image de Hank, évidemment très angoissé. En outre, la position que Hank prend chez le médecin n'est pas non plus sans rappeler celle qu'une femme prend chez le gynécologue, le titre prend tout son sens (bien que ce soit à l'origine une référence à l'album de Nirvana), aussi bien chez Hank que chez Karen. En effet, il y a une alternance entre les scènes au présent et les flashbacks, très bien réalisés, sur la découverte de la grossesse de Karen, à New York, à l'annonce de la mort de Kurt Cobain en 1994. L'image est beaucoup plus terne et il y a un parallèle intéressant entre les gouttes de pluie qui coulent le long des vitres et les larmes que Karen verse à l'annonce de la mort d'un de ses idoles. On comprend que c'est finalement la chaleur de Los Angeles qui a refroidi le couple, né d'un adultère. Chacun trompe son conjoint, exactement comme dans l'épisode précédent avec le quatuor Ashby-Karen-Hank-ex de Ashby. Apparemment, le couple a toujours fonctionné ainsi, il nait des cendres d'une autre relation et c'est sans doute pour cela qu'ils ne se sont jamais mariés. Par contre, ils sont unis par Becca, qui est présentée durant l'épisode comme une erreur. En définitive, à chaque fois qu'ils profitent des cendres chaudes de leur relation antérieure, cela est préjudiciable à l'un d'entre eux. En 1994, c'était la grossesse de Karen et présentement, c'était la grosseur (là encore, une analogie intéressante) qui n'est "que" la syphilis. Plus de peur que de mal donc, même s'il est possible que Hank l'ait transmise à Karen mais personne n'a abordé cette possibilité. Dans un autre registre, rares sont les scènes avec Charlie mais elles restent plaisantes à suivre. Charlie fait subir à Marcy un ménage à trois avec Daisy, là où Marcy faisait subir à Charlie un ménage à trois avec Dani du temps de la première saison.

En bref, c'est sans doute le meilleur épisode de Californication jusqu'à présent. La série est beaucoup plus intelligente qu'on la présente et cet épisode est le mieux placé pour en témoigner. Espérons seulement que la fin de la saison tiendra ses promesses.

Note : 15.5 / 20

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27 juillet 2009

Californication 2x09 : La Ronde

Californication_2x09

Plus j'avance dans cette deuxième saison de Californication, moins je comprends ce qu'on peut lui reprocher. Je ne cesserai de répéter que cette saison est bien meilleure que la première qui s'enfermait dans des schémas répétitifs et des histoires qui tournent en rond.

Mais n'allez pas dire ce que je n'ai pas dit : Californication reste cette série d'une incroyable banalité où l'on brasse de l'air, sans aucun enjeu. Toutefois, je dois admettre qu'elle gère plutôt bien sa monotonie, à travers ses personnages drôles et ses dialogues très bien écrits, toujours pimentés par de très nombreuses références culturelles. En cela, on ne peut pas dire que Californication est une série écrite avec les pieds, comme je l'ai lu parfois, et c'est sans doute cet aspect qui sauve le schéma répétitif représenté par cet épisode : à savoir, le nouvel amour impossible entre Hank et Karen. Les deux ont beau essayer de prendre des chemins différents, ils reviennent ensemble au même point ; le titre de l'épisode n'est pas innocent, je pense que les scénaristes ont bien conscience qu'ils tournent en rond. Ainsi, d'un côté, nous suivons le "rencard" entre Hank et l'ex de Lew dans une galerie d'art, l'occasion de remettre le sujet de la paternité de Hank sur table, ainsi que revoir le personnage de Julian. Comme Hank, je ne le supporte pas mais c'est justement l'incompatibilité entre les deux hommes qui est drôle. La situation est d'autant plus cocasse que de chacun sort avec l'ex d'une personne du quatuor. Aussi, de l'autre côté, nous suivons une relation pour laquelle j'avais de grandes appréhensions, celle entre Ashby et Karen. Il n'y a définitivement pas d'alchimie entre les deux mais cela permet de montrer Ashby sous un autre jour que celui de musicien hasbeen, dépravé et gamin. Quoiqu'il en soit, l'issue est la même, que ce soit pour Hank que pour Karen et c'est peut-être cela qui les ont poussé à coucher ensemble... encore. Mais les scénaristes osent une nouvelle intrigue, celle de l'étrange excroissance au niveau de l'aine de Hank : une tumeur ? Peut-être. C'est souvent la solution de la dernière chance dans n'importe quelle série. D'ailleurs, la solution de la dernière chance pour Marcy, c'est son séjour au centre de désintoxication. Si Charlie semble s'éprendre de sa petite protégée, il reste inquiet pour sa femme et c'est plaisant de voir un couple plus ou moins stable et fidèle dans cette série.

En bref, un épisode plaisant à regarder, non exempt de défauts mais qui a l'avantage d'oser une nouvelle intrigue. Encore faut-il que cela porte ses fruits.

Note : 13.5 / 20

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