Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

23 novembre 2009

Desperate Housewives 6x07 : Careful the Things You Say

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Après l'épisode précédent, il ne me tardait absolument pas de revoir Desperate Housewives et pour cause, cet épisode a écopé d'un titre moralisateur effrayant. Heureusement, la série ne s'en sort pas si mal.

Comme je l'ai souligné, Desperate Housewives gagnait mieux à être le soap opera qu'elle était surtout dans les saisons 3 et 4 que d'essayer un ton qui se veut plus sérieux depuis la saison 5, c'est beaucoup plus ennuyeux. Careful the Things You Say est un titre qui parle de lui-même : la première idée qui nous vient à l'esprit est que l'épisode nous fera l'éloge de la bonne tenue de l'expression orale, avec tout le blabla moralisateur dont la série est habituée. À commencer par les monologues de Mary-Alice de plus en plus inspides que plus personne n'écoute. Heureusement, elle n'a pas suivi cette voie et si le titre devait avoir un rapport avec l'épisode en lui-même, ce serait en rapport avec Angie Bolen qui tire ici ses épingles du jeu. Le jeu de Drea de Matteo y est pour quelque chose, elle apporte de la fraîcheur là où les autres actrices s'enferment dans leurs mimiques habituelles. D'autant plus que la série a eu l'audace de peindre un personnage différent de ces Applewhite, Mayfair et Williams qui gardaient tout pour eux, voulant sauver les apparences à tout prix et tout le blabla que l'on connait. Jusque là dans l'ombre de son fils et de son mari - de bien fades personnages - Angie prouve qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche à cette hypocrite de Bree qui n'est que l'ombre d'elle-même avec Orson. Remplacer Katherine par Angie est une idée extrêmement facile mais elle aura le mérite de mettre en avant le personnage. Qu'importe, il a été dit que les Bolen ne resteraient pas après la fin de cette saison, autant les utiliser au maximum.

C'est ce que la série a décidé de faire en faisant planner le doute sur l'agresseur de Julie jusqu'au season finale... pas avant ! Gageons qu'on aura énormément d'épisodes de remplissage d'ici là. Bree n'a pas à rougir de son inutilé, Lynette la rejoint. En effet, un épisode sur deux, Lynette est enceinte. Et un épisode sur deux de cette saison est merdique. Doit-on y avoir un rapport de cause à effet ? Certainement. Toujours est-il qu'il faut occuper la dame pendant sa grossesse. C'est bien beau de refiler une grossesse ou une maladie (un cancer par exemple, une idée déjà concrétisée) mais ce ne sont pas là des intrigues, juste des états de personnage. Evidemment, si Desperate Housewives s'amuse à jouer avec le corps de ses personnages, elle tournera très vite en rond ; c'est peut-être pour cette raison que Carlos a retrouvé la vue, au plaisir de tous. Pour revenir à Julie, une complicité entre Lynette et elle s'installe. C'est tout à l'honneur de Lynette car elle est la seule avec qui le courant passe avec les jeunes, son instinct maternel sans doute.

À l'inverse, quand il s'agit de jeunes ou de sa propre fille, Susan est navrante. Teri Hatcher nous joue du Teri Hatcher, à vouloir que tous les projecteurs soient tournés vers elle afin que l'on puisse l'entendre au mieux cancanner. Le son de sa voix est agaçant, rien que pour cela il faudrait suivre Desperate Housewives dans sa version française. En outre, Teri Hatcher a du taper du pied pour être (une fois encore !) enrôlée dans le fil rouge de la saison. Le fil rouge Dave Williams ne lui a pas suffi, il faut qu'elle achève le peu de crédibilité qui lui reste à rechercher l'agresseur de sa fille, avec toute l'ingéniosité dont fait preuve son personnage. Nous refiler cette intrigue d'ex-camarade de classe de lycée dont elle a piqué le copain est nous prendre pour des cons. Tant de puérilité, c'est désespérant. L'intrigue n'amuse que la production. Reste l'incarcération de Susan suite à la balle qu'elle a tiré à Katherine : que de joie en perspective !

Desperate Housewives fait un dernier aveu, celui de sa profonde inculture. On connaissait déjà la série pour sa pauvreté (pour ne pas dire son absence totale) de références culturelles mais elle nous confirme désormais qu'elle se cache derrière ses personnages superficiels pour avouer cette inculture. À la rigueur, la seule culture nous dispose la série est une culture populaire, des croyances infondées et des préjugés divers. Ce qui m'exaspère également, ce sont ses propos médisants qui tendent à considérer certains métiers comme de sous-métiers. On se souvient notamment d'une Susan abattue parce que sa fille travaillait comme serveuse dans un bar (et je ne vois pas en quoi c'est dévalorisant pour une étudiante ou pour quiconque d'ailleurs) et on assiste à la preuve que Gabrielle est restée fidèle à elle-même, une ex-mannequin totalement superficielle mais qui se permet en plus de rabaisser sa femme de ménage. Et de pleurer son inculture dans les bras de Carlos à la fin ! De qui se fout-on ? Le fait que ce soit ancré dans la personnalité de Gabrielle n'excuse rien du tout ! Malgré cette preuve d'irrespect, on retient quand même quelques répliques comiques, à commencer par celle où Gabrielle tente d'explique les fractions à sa fille en menaçant de couper sa poupée. Mais c'est tout.

En bref
, nous avons encore un épisode symptomatique de ce qu'est devenue Desperate Housewives : une série qui se permet de faire la morale à son public, de se montrer médisante, tout en jouant les victimes. Ceci dit, l'épisode reste plus ou moins agréable à suivre, quelques répliques bien placées sauvent les meubles.

Note : 10.5 / 20

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13 novembre 2009

Desperate Housewives 6x06 : Don't Walk on the Grass

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S'il fallait illustrer l'actuel empestement de Desperate Housewives par la morale et la conservatisme, cet épisode serait parfait. Un épisode dont les règles représentent le thème principal, les scénaristes ont certainement dû nous en faire profiter mais à l'époque, la morale n'empestait pas autant.

Vous avez compris, toute la série fait l'éloge du bon respect des règles, qu'elles soient morales, administratives ou éthiques. Ce qui est dérangeant dans cette série, c'est qu'elle se cache derrière le prétexte que ses personnages étant des conservatrices à la base, on ne peut la blâmer de se montrer si conventionnelle. Le problème, c'est qu'elle a fait le choix, à ses débuts, d'aller à l'encontre des conventions en proposant une satire, une moquerie vis-à-vis de ces conservateurs. En revanche, dans ses dernières saisons, Desperate Housewives a fait le choix de revenir en arrière et évidemment, tous les téléspectateurs se sentent idiots et abusés par son hypocrisie. À la rigueur, on pourrait rejeter la faute sur la démocratisation de la série qui a été victime de son succès et qui a du mettre beaucoup d'eau dans son vin. Mais plus la série vieillit, plus je me dis qu'au fond, les scénaristes ne font pas qu'écrire un produit commercial qui leur est commandé mais qu'ils font partager leurs propres expériences pour donner un motif (plus ou moins intéressant) afin de respecter la morale en général. Si elle avait suivi cette voie dès le départ, je ne l'aurais jamais suivie d'une part et, d'autre part, elle aurait suscité moins de critiques par le grand public car son public aurait été beaucoup plus restreint et conservateur.

L'intrigue de Gabrielle en témoigne, elle est d'ailleurs la mieux placée pour ce faire. Dans la saison 5, on avait encore à faire à une Juanita turbulente qui faisait mener la vie de sa mère en enfer (en compagnie de son inexistante sœur). Désormais, les rôles sont inversés et Juanita fait la morale à sa mère, qui a plus de six fois son âge. Tout sonne extrêmement faux : Juanita avoue qu'elle aurait accepté la sanction sans broncher car elle le méritait. Est-ce vraiment le genre de raisonnement qu'une gamine de six ans puisse avoir ? Desperate Housewives aurait la prétention de, non seulement moraliser les gosses, mais aussi les adultes. Il faut quand même avoir un ego démesuré pour se le permettre (le pape par exemple). Un autre point qui m'a exaspéré : Carlos ne voit que les cours à domicile comme alternative à l'école privée (précisons-le). J'ignore quelle est la réputation des écoles publiques américaines mais est-ce une tare d'avoir un rejeton scolarisé dans une école publique ? Il le semble, à tel point que Carlos a plus de confiance en sa femme qu'aux professeurs d'écoles publiques pour assurer l'éducation de sa fille. L'idée aurait pu être intéressante, confronter Gaby à son inculture, mais tourne au grand guignol qui ne fait rire que les acteurs et à la limite, l'équipe de production. Chez nous, le vase est débordé.

On continue dans l'hypocrisie totale de Desperate Housewives qui dénigre toujours autant les personnes de forte corpulence (ou qui ont juste un embompoint). Où ont-ils vu que Lynette avait "un gros cul" ? Où Gabrielle a-t-elle vu que son amie se laissait aller ? Certes, il est difficile de considérer comme gros un acteur qui ne l'est (c'est pour cela qu'on ne le fait normalement pas, ça s'appelle être réaliste - ce que Desperate Housewives ne sait pas faire -), mais Marc Cherry devrait balayer devant sa propre porte avant de faire écrire de telles lignes à ses scénaristes. Il suffit de voir Marcia Cross pour voir que la série fait l'apologie de la maigreur : je suis prêt à parier que la pâleur de son visage et de son corps entier ne s'explique pas exclusivement par sa rousseur, si vous voyez ce que je veux dire. Quant à Tom, on continue dans le on-dit et on ne nous montre que les côtés sympas de la fac - soirées, alcool, potes - en omettant complètement les cours. Si mettre Gaby face à son inculture, il aurait été intéressant de mettre les scénaristes à la leur. Alors, certes, Tom a des devoirs. Il suit quel cursus ? Ah, du chinois ! Je ne l'aurais jamais su. Desperate Housewives pourrait au moins faire semblant d'être intelligente. Juste faire semblant. Mais il faut déjà être intelligent pour faire semblant.

Vous m'excuserez mais je n'ai pas envie de m'attarder sur Bree. Jamais désormais la dame n'est mise dans une situation compromettante comme elle l'aurait été dans la saison 2, avec son alcoolisme. Sa relation avec Karl pourrait la décoincer et la faire revoir ses principes mais Karl ne sert que comme son faire-valoir.

À la rigueur, Susan se mouille davantage et c'est le cas de le dire puisqu'elle se retrouve dans le bain moussant que la naïve Katherine avait préparé à l'éventuelle arrivée de Mike. Le tout est très fade : trois épisodes auparavant, la série mettait en avant un aspect intéressant, en l'occurrence la dépression de Katherine. Mais là encore, l'inculture de la série lui joue des tours puisqu'elle fait l'amalgame entre dépressive et folle comme je l'ai déjà dit. On se souvient de ce nase de Dave Williams l'an dernier. Alors, Katherine est dans son trip. Au lieu de la laisser seule, tout le monde se remonte contre elle sous prétexte d'un comportement inacceptable. La série devrait revoir ses classiques en tant que psychopathes cathodiques : Katherine n'a rien d'une psychopathe, juste d'une mythomane qui prend ses rêves pour des réalités. quant à Angie, on ne comprendra jamais, comme tous ses prédécesseurs au titre de famille mystérieuse, pourquoi elle tient absolument à mentir sur sa mère qui est encore vivante. N'ont-ils pas compris que c'est en voulant cacher quelque chose que l'on met son secret en danger puisque cela suscite la curiosité des voisins ?

En bref, Desperate Housewives gagnait mieux à être un soap opera dont l'intérêt résidait uniquement dans sa trame et ses actions. Elle est désormais une série qui se suit avec les oreilles mais les discours moralisateurs sont trop indigestes pour que la série reprenne des couleurs.

Note : 8 / 20

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07 novembre 2009

Desperate Housewives 6x05 : Everybody Ought to Have a Maid

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Cette série est une bombe. Si, si, je vous assure ! Elle détruit tout sur son passage : l'espoir, les bonnes idées et même les téléspectateurs. Passons en revue les principales qualités de Desperate Housewives à travers cet épisode.

La série doit sa force à une incroyable originalité et à l'imagination débordante des scénaristes qui nous proposent chaque semaine de nouvelles aventures palpitantes déjà connues. Qui a parlé de plagiat ? Desperate Housewives a pour seule source d'inspiration elle-même. Dix ans ont passé (oui, dix ans !) entre la première saison et la sixième et Gabrielle fait face aux problèmes que son amie Lynette a connus, avec ses mioches. Que Gabrielle se plaigne d'un clown incompétent qui réitère ce qu'il avait fait trois ans auparavant, on le comprend tout à fait car c'est le même sentiment qui parcourt les téléspectateurs : les scénaristes nous prennent des gamins que l'on peut amadouer comme trois ans auparavant (et encore, la série montrait déjà des faiblesses à cette époque). Quel est l'aboutissement de cette intrigue ? Gaby est toujours aussi superficielle avant et la scène tire-larmes de fin d'épisode n'y change absolument rien. Après l'épisode John Rowland, Gabrielle continue de faire son mea culpa mais ce, à des téléspectateurs absents !

Desperate Housewives est une série trash à souhait, tellement politiquement incorrecte que le jury des Emmy Awards craint de la récompenser depuis bien longtemps sous peine de remontrances des instances de censure. Bree commet un adultère ! Dans une chambre avec un tiroir ouvert ! Dans lequel est rangé la Bible ! Une Bible toute rose ! Ayez de la pitié pour cette dame ! Après tout, son mari est gentil... trop gentil ! Ce salaud la fait culpabiliser sur ses actes ! L'hôtel est définitivement bien choisi car en plus d'offrir une Bible gratuite (chez nous, on n'a même pas ce privilège, c'est honteux !) livrée en même temps qu'une femme de chambre moralisatrice qui n'a de mérite que d'être interprétée par Aisha Hinds, l'exorciste de True Blood. De quoi se mêle-t-elle ? Elle a eu de la chance de ne pas avoir un mari niais qui fait les courses comme madame Hodge.  ___________ (pleurez dans le champ indiqué)

Tremblez, tremblez, voici Lynêêêêêtte Scavo, la castratrice de ces lieux qui oublie un temps qu'elle est en cloque de deux morveux pour s'occuper de son couple avec pour médiateur, Roy, le misogyne (femmes-ophobe comme dirait l'autre - private joke) de ces lieux. Oubliez toutes les scènes d'émasculation que vous avez vues, voici la méthode de la volière de Lynette. Le discours de Tom est mignon tout plein. Allez, la suite !

Le meilleur pour la fin. Mesdames et messieurs, voici la star du show, le dernier show de la star, voici celle qui vous fait pleurer de tristesse, comme de rire. Mesdames et messieurs, voici... voici... voici Susan Mayer, jouée par l'incroyable Teri Hatcher ! La beauté naturelle du personnage, son intelligence, son sens de l'humour (Ha ha !) vous ravira tous, messieurs et même vous, mesdames. Elle s'appelle Susan Mayer, elle n'est n'importe quelle femme qui pourrait partir en prison pour avoir tiré sur quelqu'un avec une arme qui n'est pas à elle d'autant plus. Après tout, la femme sur laquelle elle a tiré faisait des saluts hitlériens durant la réunion de quartier et pire, elle n'a pas laissé à Susan le champ libre pour lui voler son mec ! Pour cela, elle mériterait même la peine capitale. Zou, Katherine Mayfair n'est que méfait !

En bref, cette série est une bombe qui a explosé depuis bien longtemps, laissant quelques meubles de fortune sauvés. L'épisode en lui-même est un ersatz de l'épisode lambda de la saison 2, avec des histoires sans prétention, qui se laissent suivre, sans plus. Mais cela ne mérite même pas la moyenne.

Note : 9.5 / 20

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29 octobre 2009

Desperate Housewives 6x04 : The God-Why-Don't-You-Love-Me Blues

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Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Autrement dit, et je m'adresse à mes détracteurs, Desperate Housewives a beau avoir le nom souillé qu'elle a, elle a encore quelques (rares) bons épisodes. Du guilty pleasure en somme.

La qualité de l'épisode vient la faiblesse de ses précédents et en ce sens, il n'est pas sûr que l'avis aurait été le même s'il était un épisode d'une des premières saisons. Ceci dit, l'épisode permet de contredire les appréhensions que j'avais à l'égard des fils rouges lancés pour cette saison, à commencer par celle de Gaby. L'insupportable Ana de la fin de la saison 5 fait place à une fille plus posée qui ne cherche pas à tout prix à énerver sa nouvelle tutrice. Le retour de John Rowland était justement la chose à ne pas faire et je suis assez satisfait que l'on échappe à la gué-guerre entre Gaby et sa nièce pour récupérer l'ex-jardinier. Cela aurait été fastidieux. Il se dessine au contraire comme les prémices d'une séparation avec le personnage, comme en témoigne la photo déchirée que Gaby a envoyée à John. C'est assez réjouissant de voir que les scénaristes se rendent compte qu'en retournant aux sources, ils empiraient la situation. Si Gaby se lamente de sa vie de mère au foyer ; nous, nous nous en réjouissons : sa relation avec Carlos a bien plus de potentiel. Reste à confirmer cette lancée mais quoiqu'il en soit, Gabrielle se révèle touchante de par son discours au lit. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu de telles scènes dans Desperate Housewives. Enfin, comme à l'accoutumée, le drame est contre-balancée avec le comique et j'avoue que les situations et les dialogues étaient particulièrement amusantes, notamment quand les deux filles découvrent ce qu'elles pensent être des bonbons. Mais je retiendrai surtout une excellente réplique de Gabrielle à John : If you lay one finger on Ana, Carlos will knock every tooth out of your mouth, which will make you pretty darn popular in prison. (Si tu touches à un seul cheveu d'Ana, Carlos t'arrachera toutes les dents, ce qui te rendrait plutôt populaire en prison.)

Lynette était également amusante dans cet épisode avec ses seins devenus énormes. Le gag a déjà été utilisé dans la saison 4 avec Susan qui se faisait prendre pour une strip-teaseuse mais Felicity Huffman est une bien meilleure actrice que Teri Hatcher, cela va sans dire. De la même façon, la série utilise un autre gag qu'elle a déjà utilisé en long, en large et en travers, le comique de situation avec le quiproquo mais elle l'utilise ici de manière efficace. D'un côté, Carlos qui pense que Lynette s'est fait refaire les seins et de l'autre, Lynette qui pense que son patron a découvert sa grossesse. Certes, les ficelles sont là, également énormes et le tout est exagéré mais le résultat est convaincant. Le dialogue de fin avec Tom qui avoue à Lynette son amour pour son imperfection est dispensable. Le couple est toujours resté soudé.

On redescend encore d'un cran et on arrive à Bree dont l'utilité est à prouver depuis deux saisons. Karl n'apparaitra pas une seconde à l'écran, de même que Orson et c'est une bonne idée que de laisser en suspense ces histoires d'adultères pour se reconcentrer sur Katherine avec qui elle a une histoire couplée. On esquisse un minuscule sourire devant la théoriquement comique scène de gâteau de mariée que Katherine veut reprendre dans la mesure où il avait été dessiné pour son propre mariage. Ce n'est pas ce que l'on retiendra principalement de cette histoire mais plutôt la scène de fin entre Bree et Katherine, assez froide mais qui confirmait ce que l'on savait plus ou moins déjà, à savoir que Katherine est au coeur d'une dépression névreuse. Je préfère que l'on suive cette direction plutôt que de continuer sur la rivalité entre Katherine et Susan pour avoir Mike. Mais reste à savoir le traitement que la série réservera à son encontre : dans Desperate Housewives, les dépressifs sont souvent la bête noire du quartier, ils finissent soit pendus, soit enfermés dans un asile de fous. La série fait trop souvent l'amalgame entre dépressif et fou !

Et puis, il y a l'autre. La débile. Elle s'appelle Susan et se montre de plus en plus antipathique. Evidemment, Julie sort du coma sans la moindre séquelle, juste une petite fatigue. On dirait qu'elle n'a été victime que d'un décalage horaire et non pas d'un coma. Bref, ce n'est pas là où je veux en venir mais plutôt sur les informations que Susan a apprises par l'intermédiaire d'Andrew. Peu importe l'état de sa fille, elle fait l'énorme erreur d'abandonner ses études de médecine pour devenir... serveuse ! C'est incroyable les préjugés qui trottent dans la tête de cette écervelée de Susan qui se permet en outre de considérer certaines activités comme des sous-métiers alors qu'elle n'est pas foutue de lever son cul pour bosser. Je m'emporte mais les scénaristes ont fait un peu trop fort là, ils sont devenus médisants. En fait, vous connaissez les clés pour réussir sa vie ? Il faut avoir une Rolex à 50 ans d'une part et ne jamais se teindre les cheveux ! On rit doucement quand on sait que les personnages qui affirment une telle chose sont interprétés par des actrices passées sous le bistouri. Sinon, on a appris que Julie a entretenu une relation avec Dominic aka Nick Bolen. Soit. Quant à ce fil rouge cousu de fil blanc, voici la nouvelle version que je propose : à New York, Danny était en couple avec une fille qui, dans son dos, succombait aux charmes du père de Danny, Nick, qui aime les petites jeunettes. Ne voulant pas que son secret soit découvet, il a fait exploser je-ne-sais-quoi et sauva sa femme par culpabilité. Il doit aussi y avoir une histoire de morts cachés dans le placard et tout ça, comme dans n'importe quel formidable fil rouge de cette série.

En bref, l'épisode est d'une inutilité incontestable mais on passe un bon moment. Ce sera bien sûr éphémère.

Note : 12.5 / 20

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22 octobre 2009

Desperate Housewives 6x03 : Never Judge a Lady By Her Lover

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Ne jugez jamais un épisode par son titre pourri. Les échos étaient en l'occurrence très négatifs pour celui-ci mais au fond, ni bon, ni mauvais, cet épisode représente ce que Desperate Housewives est actuellement. Les meubles sont sauvés, ni plus, ni moins.

Mais je suis obligé de démarrer cette critique par une note très négative : Susan est une abrutie finie et Teri Hatcher définitivement une très mauvaise actrice. Cette pauvre dernière détruit le peu de crédibilité qu'elle a quand son personnage se doit d'être sérieux dans une scène ! À la rigueur, Susan est bien plus supportable quand elle fait sa "folle" mais ici, avec l'histoire de Julie, la bien-aimée de tout Wisteria Lane, le paroxysme du ridicule est atteint. Je n'ai jamais autant détesté Susan que dans cet épisode, c'est dire. Tout commence par la remise en liberté de Danny qui provoque chez Susan un sentiment de révolte : on croirait que l'on a tué quelqu'un tant l'agression de Julie prend des proportions inimaginables. Aussi, avec ce ton pseudo-sérieux que je ne supporte, genre "Je suis une actrice qui sait aussi bien jouer dans un ton comique que dans un ton sérieux", elle demande à Bob s'il arrive à dormir le soir ! Mais oui, Bob, réfléchis, tu défends le probable agresseur de la fille la plus gentille du monde ! Le monde ne sera que chaos si ce même agresseur reste libre. Quant à Mike, on le sait simple d'esprit mais on n'aurait jamais cru qu'il serait convaincu par la défense de Susan qui consiste à dire que si l'on ment, on est forcément le coupable et on doit être puni. S'il en est ainsi, en vertu de la sagesse de la parole de Susan, Sarkozy et sa clique ont du souci à se faire, je vous dis !

Revenons à nos moutons. On les nommera la famille Bolen. Et ce sont des moutons noirs. Martyrisés par tout Wisteria Lane car l'un des membres a agressé la fille la plus gentille du monde. Ce sont finalement eux qui sauvent les meubles, on soulignera notamment la bonne interprétation de Drea de Matteo qui met beaucoup du sien dans une série où même les acteurs sont lassés par eux-mêmes. Et l'acteur qui interprète Danny se défend aussi sur certains points. Susan-la-misérable se ridiculise dans la scène où elle tente d'écraser le gosse sous la voiture qu'il est en train de réparer. Jamais Desperate Housewives n'était tombé si bas ! à la rigueur, si Danny s'était défendu en donnant un coup de pied dans la gueule botoxisée de la Delfino, ça aurait été réjouissant mais il n'en est rien. Susan montre patte blanche et il en sera toujours ainsi. Angie sauve tout de même cette catastrophique scène en se montrant agressive avec sa batte de baseball. Mais à quoi bon s'intéresser aux Bolen - ou quelque ce soit leur nom de famille - puisqu'ils s'en iront à la fin de saison ? Cette histoire d'usurpation me fait inévitablement penser à un ersatz de la série The Riches. Amusons-nous à faire des hypothèses sur leur fil rouge. Et je reste sur mon hypothèse de pyromanie. Les Bolen ont été à l'origine d'un incendie et pour se laver de tout soupçon, ils ont changé de nom et de ville. Blablabla. Il y aussi eu un meurtre. Blablabla. Ils ont du fuir. Blablabla.

Le plus éprouvant de l'épisode est désormais passé et pour le reste de l'épisode, il s'agit de garder bêtement ce qu'il se déroule. Si Lynette a retenu un des Dix Commandements que l'on ne peut violer (oh ça non !) en refusant l'avortement - Tu ne commettras point d'assassinat -, Bree oublie un autre : Tu ne commettras point d'adultère. Sacrilège ! Je demande le courroux de Dieu ! Que dis-je ?! Le courroux de Dieu ne se commande pas ! Sauf chez les wives. En fait, Dieu est même un actionnaire principal de la Desperate Housewives Corporation. De fait, il peut lancer des petits miracles, par ci, par là. On imagine bien ce dernier s'adresser à Bree : "Tu veux que la pouf de Karl se casse la gueule ? Ne t'inquiète pas, je vais venir un serveur avec sa bouteille d'huile, tu verseras sur le sol, ce qui causera la chute de son ex et de cette pouf. Elle se cassera le nez et elle le confirmera elle-même ! Et ne t'inquiète pas pour ton ex, il va crever dans mon super-grand miracle de la saison, tu verras !".

D'ailleurs, il se passe toujours deux événements dans une saison de Desperate Housewives : un épisode dit exceptionnel et un autre où John revient. On imagine bien les scénaristes de la série en train de penser que John Rowland est encore l'idole de Desperate Housewives et que pour satisfaire leurs groupies, il faut le faire revenir de façon à ce que son retour soit sous les feux de la rampe. L'an dernier (ou il y a deux ans, je sais plus, je m'en fous !), John avouait qu'il se sentait mal avec sa copine du moment et qu'il avait des sentiments pour Gaby. C'est l'inverse ici. Redite, dites-vous ?

L'intrigue des Solis est liée à celle des Scavo. Les ficelles sont encore extrêmement présentes alors que les scénaristes devraient les dissimuler le plus possible au contraire. Aussi, c'est sans doute une nouvelle illumination qui a gagné la Lynette puisqu'elle a suivi le bon chemin en refusant de dévoiler sa grossesse. Dire qu'elle aurait pu rater une promotion qui tombe du ciel ! (Dire aussi qu'elle aurait pu aussi tout simplement se débarrasser de ces mioches - qui n'en étaient pas encore - quand il était encore temps pourrait-on dire). Lynette devra donc dissimuler sa grossesse et faire l'inverse de Bree. Redite, dites-vous ?

En bref, voilà ce que l'on appelle du Desperate Housewives correct : un épisode aux intrigues sans intérêt mais qui se laisse passivement suivre. Pour contredire l'imminent commentaire d'un certain visiteur assidu de Serial Reviews, Desperate Housewives fait désormais un portrait peu élogieux de la femme au foyer en la rabaissant à ces quatre choses et demi futiles. Quoiqu'il en soit, la série vit dans un univers parallèle plein de clichés qui se situe dans une autre époque.

Note : 9 / 20

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14 octobre 2009

Desperate Housewives 6x02 : Being Alive

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Regardez l'intérieur d'un micro-ondes et vous y verrez la principale source d'inspiration des scénaristes de Desperate Housewives : une plaque réchauffant des intrigues déjà bien moyennes et qui revient vite sur elle-même. C'est donc un épisode de routine pour la série républicaine de Marc Cherry.

Venez, messieurs, dames ! Venez ! Venez vous émouvoir de l'histoire de Susan Mayer, la femme la plus malheureuse de Wisteria Lane ! Elle qui a tant voulu avoir un premier réveil de "jeune" mariée se retrouve avec une ville allongée sur la pelouse toute la nuit, sans que personne ne s'en aperçoive, ni même Susan elle-même ! Il aura fallu attendre McCluskey et son nouveau mec septuagénaire pour sauver ce qui reste de la "fille la plus gentille du monde" (dixit le roux dont on se fout du prénom). Oui, McClukey est désormais maquée et comme Desperate Housewives adore que tout arrive tout cuit dans le bec, on nous expose la progression de leur relation en deux minutes. Tout cela pour revenir vers Julie qui a bien entendu suffisamment d'oxygène dans le cerveau pour survivre à n'importe quelle strangulation. Elle doit hérité de cette vacuité de la tête, qui laisse passer l'air, de sa mère mais ce n'est guère un scoop. Voici ce qui va arriver : les Bolen feront tout pour faire porter le chapeau de cette agression à Katherine, ce qu'ils réussiront à faire brillament. Ainsi, l'interminable triangle amoureux entre Katherine, Susan et Mike pourra continuer jusqu'à la fin de la saison. En attendant, la vengeance de Katherine est tout simplement stupide, ni drôle et encore moins naturelle.

Venez, messieurs, dames ! Venez ! Venez vous émouvoir de l'histoire de Lynette Scavo, la femme la plus en cloque de Wisteria Lane ! Effectivement, c'est un micro-ondes spécial que possède les scénaristes : il émet de puissantes radiations qui font apparaître des excroissances aux ovaires, de fait beaucoup plus fertiles. Et dans ces contrées républicaines où jamais le nombre de spermatozoïdes diminue au contraire des autres régions, la vie est un cadeau de Dieu que lui seul peut décider de reprendre comme bon lui semble car on fait de la propagande sur son dos sans qu'il ne touche un centime. La série nous offre un discours pro-life que l'on ne fait plus où tout est dans le sous-entendu. Il existe deux manières de contourner l'avortement : soit on ne parle pas du tout car cela n'existe plus l'instant d'un épisode, soit on en parle en tournant autour du pot. On peut se soulager en disant qu'elle a quand même osé en parler, même à demi-mot, mais il est trop facile de trouver des qualités que la série n'a plus.

Venez, messieurs, dames ! Venez ! Venez vous émouvoir de l'histoire des Bolen, les mal-aimés de Wisteria Lane ! Venez vous émouvoir de l'histoire de Danny, cet adolescent cloîtré chez lui en pyjama tout l'épisode. En effet, ne trouvez-vous pas étrange qu'il soit encore en pyjama, à une heure où tout le monde est déjà habillé ? Cela signifierait qu'il s'est levé tard et a fortiori, qu'il s'est couché tard. Mais qu'a-t-il pu faire si tard ? Que peut-on bien faire à Wisteria Lane quand on s'ennuie ? La réponse est simple : profiter de l'une des vingtaines sorties des poubelles quotidiennes pour étrangler les gens. Cela va de soi. Mettons les pyromanes en prison au deuxième épisode et faisons venir des folles taxidermistes à la Nip/Tuck. Ca, au moins, c'est amusant !

Venez, messieurs, dames ! Venez ! Venez vous émouvoir de l'histoire de Bree, la femme la plus décalée avec son temps de Wisteria Lane ! Orson n'est plus dans sa ligne de mire du moment, elle a d'autres préoccupations bien plus importantes mais tout aussi (si ce n'est plus) terre-à-terre : faire en sorte que Julie n'ait rien vu de son baiser avec Karl. Ca sent le cramé ? Non, je dirais plutôt le réchauffé, le réchauffée de l'histoire de Susan et de son comateux du temps de la saison 3.

Venez, messieurs, dames ! Venez ! Venez vous émouvoir de l'histoire de Gabrielle, la femme la plus superficielle de Wisteria Lane ! Au juste, que faut-il retenir de son histoire ? Rien justement.

En bref, passez votre chemin, messieurs, dames !

Note : 8 / 20

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01 octobre 2009

Desperate Housewives 6x01 : Nice Is Different Than Good

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C'est un coup de vieux que la saison 5 avait subi, un coup de naphtaline si important que les raisons pour l'apprécier se comptaient sur les doigts d'une seule main. Après ce désastre, la série peut désormais mourir à petit feu, en paix.

La grande question de ce season premiere était de savoir avec qui Mike va-t-il se marier, une question tellement grande que personne ne s'est donnée la peine de se la poser. Cela va de soi, Desperate Housewives est une série qui maîtrise à la perfection l'art du suspense et du changement : après tout, ce n'est que la deuxième fois que Susan se marie à Mike. Quand on en arrivera à la dixième fois, là, on pourra conclure que la série manque d'audace mais pas avant, non non ! Et finalement, n'est-ce pas la meilleure solution ? La seule saison où Susan était à peu près supportable était celle où elle était casée à l'homme de ses rêves, à savoir la quatrième. Le reste du temps, elle s'est battue pour conquérir ledit homme, en même temps qu'elle conquérait notre antipathie pour le personnage. Katherine se venge à sa façon mais on sait qu'elle ne joue pas dans la même cour, elle sera tôt ou tard vaincue par Susan dont la chance prévaut sur l'intelligence. Finalement, ça donne une plus grande importance au personnage après une saison 5 où elle jouait la figuration mais surtout ça lui donne une identité propre, j'espère qu'elle deviendra un jour Katherine et non une Bree bis. A ce titre, j'ai quand même bien aimé la scène où elle prépare une sauce, vêtue de la robe de Susan. Mais qu'importe, elle reste vaincue à son propre jeu puisqu'elle se résigne bien vite, en voyant que Mike avait choisi Susan. La scène d'excuses de cette dernière à la cérémonie est tout simplement ridicule, l'utilisation de la musique de fond mélodramatique, tout autant mais Katherine ne tombe pas dans le piège et c'est une bonne nouvelle.

Pour continuer dans le médiocre, sinon s'y enfoncer, on peut citer l'intrigue de Lynette qui était déjà la pire envisagée dans le season 5 finale. Lynette déteste ses prochains jumeaux. ("Qu'elle avorte dans ce cas." répondit le public). Elle n'a jamais connu ce sentiment auparavant. (- Bah, qu'elle avorte !). Elle sera très âgée quand ces jumeaux partiront à l'université. (- Mais qu'elle arrête de se plaindre et qu'elle avorte, merde !). Vous l'avez bien compris : à l'instar du season finale, Desperate Housewives joue la carte de l'hypocrisie. Certes, c'est ABC elle-même qui lui a interdit de prononcer le mot "avortement" mais ce ne peut être en aucun cas une excuse. Ce n'est pas tant le fait que l'avortement n'ait pas été la résolution de cette intrigue qui me dérange mais plutôt le fait que jamais, elle n'ait envisagé ni mentionné cette pratique. Chacun ses convictions, il n'empêche que l'on ne peut pas se permettre de jouer à l'autruche. A l'inverse, une série encore plus conservatrice qu'elle, diffusée sur ABC Family, met les pieds dans le plat (un peu trop même) : The Secret Life of an American Teenager (dont vous pouvez lire la critique du pilot ici). Felicity Huffman a beau cancaner et se forcer à pleurer, ses efforts restent vains, le fil rouge de son personnage est tout bonnement navrant.

Mais si Lynette ne surprend pas pour la médiocrité de son intrigue, Gabrielle sauve heureusement les meubles d'une histoire réchauffée et morte-née. La façon dont elle est traitée est évidemment propre au personnage puisque Gabrielle est, comme ses amis, une asociale qui ne sait se faire que des ennemies. Il s'agit ici de la nièce de Carlos, présentée comme une rivale de Gaby, de par sa morphologie avantageuse. Mais contrairement à ce que le season finale annonçait, elle reste un personnages globalement supportable, jusqu'à temps qu'elle ne retombe dans les travers de la série (histoires de chantage et de rivalité de bas étage, par exemple)... disons, au prochain épisode ? Après la carte de l'hypocrisie, Desperate Housewives joue celle du sentimentalisme consistant à faire ressortir le passé du personnage et d'en faire un rapprochement avec le présent afin que cela explique le pourquoi du comment Gabrielle agit comme une garce. C'est très moyennement réussi.

Bree, elle, joue la carte de la continuité et confirme l'asociabilité des quatre femmes au foyer desespérées puisqu'elle trouve toujours à redire sur sa situation amoureuse. Cette histoire d'hôtel miteux qui fait office de baisodrome entre Karl et elle était à la fois prévisible, répétitive et sans le moindre intérêt. Le chantage d'Orson risque de tourner court. Je répète ce que j'avais dit dans le season 5 finale mais voici ce qui va probablement se dérouler : D'une part, Orson continuera à faire chanter Bree, jusqu'à ce qu'il découvre l'adultère. D'autre part, Karl est de plus en plus amoureux de Bree et prêt à tout pour garder cette relation. Voyant que sa relation risque d'être compromise par Orson, Karl embauchera de son propre chef des tueurs à gages qui liquideront simplement Orson. Apprenant la nouvelle, Bree s'éloignera de Karl qui, lui, finira en prison, laissant ainsi Bree innocente, célibataire, et prêt à recevoir une autre intrigue stupide.

Pour palier le cruel manque d'intrigues solides, les scénaristes décident d'occuper les parties vides par un fil rouge, cousu de fil blanc très lentement, pour que cela tienne 23-24 épisodes. Pour ce faire, ils font emménager une famille "mystérieuse, anormale, pleine de secrets" dont la présence est d'ailleurs dores et déjà limitée à une seule saison. Il est donc inutile de s'intéresser à eux, ils ne feront que mettre en avant les autres personnages, plus qu'ils ne sont déjà mis en avant. A l'instar des Mayfair, le secret réside dans le gosse, pâle copie de Zach Young, au physique plus avantageux toutefois. Ensemble, jouons aux scénaristes de Desperate Housewives et adoptons des critères pour le parfait psychopathe. Primo, il est forcément brun aux yeux sombres. Deuxio, il fronce les sourcils pour faire peur. Tertio, il répond mystérieusement à côté de la plaque. Quarto, il fait du bruit pour que les vieilles personnes, la nuit, puissent écouter et ragoter ensuite. Allez, parions que ce diable de fils est un pyromane qui a brûlé la maison dans laquelle ils vivaient, son frère avec et une partie de sa mère qui en garde de méchantes séquelles. En attendant, il agresse Julie : va-t-elle mourir ? Quel suspense ! Je suis certain qu'au contraire, elle ait pris son pied. Si sortir les poubelles est si palpitant, on comprend mieux pourquoi ils la sortent 10 fois par jour à Wisteria Lane.

En bref, l'enterrement de la série se prépare à l'avance, tant au niveau des audiences qui chutent, qu'au niveau des intrigues. Si ce season premiere est meilleur que celui de la saison précédente, il reste très moyen.

Note : 9.5 / 20

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21 mai 2009

Desperate Housewives 5x23 : Everybody Says Don't / 5x24 : If It's Only In Your Head

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Ah, ce fameux numéro 5 ! Il ne désigne pas encore le nombre, en millions, de courageux téléspectateurs pour cet épisode même si, avec 13.9 millions, il s'en rapproche. Non, le numéro 5 est un grand numéro de cirque qui vous fera vomir avec ses 5 intrigues insipides.

Cinq, c'est avant tout le nombre d'années qui se sont écoulées entre la quatrième et la cinquième saison. Autant dire que ce bond n'a été d'aucune utilité et qu'il aurait été plus intéressant de faire un bond de 70 ans pour se débarrasser de ces connasses égoïstes et égocentriques. Rien n'est moins sûr car si Lynette peut être encore très facilement enceinte à 47 ans, elle peut espérer vivre très longtemps ; elle pourrait donc encore être de ce monde dans 70 petites années, avec une parodie de cancer qui revient tous les 5 ans. C'est ce que l'on a essayé de nous faire croire pendant 5 minutes mais une telle nouvelle était extrêmement prévisible, comme ça l'avait été pour Susan qui s'inquiétait de sa pseudo-ménopause la saison dernière. Ce seront avec ses... 6 (arf, raté !) enfants que Lynette reviendra l'an prochain. La naissance d'une autre paire de jumeaux compromet sa carrière et le nouveau projet de Tom mais à quoi bon, l'avortement n'est pas envisagé une seule seconde. D'ailleurs, a-t-on déjà parlé d'avortement dans cette série ? J'en doute ou alors, la femme qui en parlait devait être une Démocrate junkie aux bas-fonds de l'échelle sociale, comme toute femme qui a envisagé l'avortement. Et comme Lynette est encore incroyablement fraîche, les jumeaux qu'elles portent seront en excellente santé, alors qu'une grossesse à cet âge est synonyme de risques. C'est presque aussi con que le cas de cette Brésilienne enceinte des suites d'un viol qui a été excommuniée par un archevêque fêlé pour avoir eu recours à l'avortement. À quoi bon, la série campe sur ses positions, tout comme Lynette qui met tout en œuvre pour que son mari soit trop ivre pour réussir un examen d'entrée. Tu parles d'un couple soudé !

Et quand les scénaristes n'ont plus d'idées, ils jouent à Frankenstein, que ce soit une Katherine qui est une alternative de Bree ou bien une adolescente rebelle, vue comme une rivale par une Gabrielle, qui est un zombie entre Gabrielle et Edie, sans la répartie de ces dernières. Gageons que l'arrivée de ce personnage cache des plans diaboliques de la part d'une tante qui déteste la femme de son neveu. Dans tous les cas, Gabrielle sortira victorieuse, à quoi bon ! C'est tout ce qui est à retenir car l'essentiel de cette intrigue reste dans le on-dit, avec beaucoup de blabla pour rien.

Dans ce beau merdier, Bree tire ses épingles cirées du jeu même si on écope des habituelles ficelles scénaristiques pour faire passer Orson pour le coupable de la situation. Il faut dire qu'il agit peu discrètement, à l'image de cette fuite bruyante en voiture près de l'entrepôt. Parallèlement, une relation ambiguë se dessine entre Bree et Karl même si elle ne durera que 5 épisodes, à tout casser : elle disparaitra aussi rapidement qu'elle n'est apparue. Depuis le départ d'Edie, Karl est le seul personnage qui est égal à lui-même à notre plus grand plaisir. Il est le seul à s'être montré toujours franc et si c'est pour remettre Bree sur le droit chemin, je suis preneur. Mais je suis prêt à parier 5 € qu'à la prochaine saison, les scénaristes feront tout pour blanchir le casier de Bree (et sa fraude aux assurances) en éliminant tout bonnement et simplement Orson par les tueurs à gage de Karl. Karl, à son tour, paiera le prix de son amour soudain pour Bree en se voyant envoyer en prison, laissant Bree complètement innocente.

On entre enfin dans le gros morceau si l'on peut le qualifier ainsi. Ce qui est bien avec un dépressif schizophrène, pour les scénaristes, c'est que l'on peut lui assimiler de multiples états d'âme. Ainsi, en 5 secondes, Dave se repentit, comme tout bon Protestant, religion prônée par la série. Ce fil rouge a été très mal amené, tiré en longueur du début à la fin et c'est, de loin, la pire intrigue que Desperate Housewives ait connue. Le fait est que ce fil rouge réunit tous les plus mauvais acteurs de la série, ceux qui interprètent Dave, Susan, Mike et MJ. La série nous a tout fait en termes de ficelles scénaristes pourries mais je crois que c'est bien la première fois où le personnage antagoniste détruit lui-même son plan et de son plein gré. Tout d'abord, il faudrait m'expliquer pourquoi il donne la cassette vidéo de ses aveux à un personnage contre lequel il veut indirectement du mal. Ensuite, Dave n'a jamais été inquiété par la police de Fairview qui est d'une lenteur et d'une nullité affligeante et pouvait, de fait, agir comme bon lui semble. Mais cet idiot, alors qu'il vient de frapper Susan, préfère répondre au téléphone, se retourner, et laisser Susan prendre le dessus. À chacun ses priorités ! Mais le paroxysme du ridicule est atteint quand Mike découvre par le plus énorme des hasards la cassette de Dave à l'aéroport mise en route, par le plus phénoménal des hasards, par la caméra. D'un côté, Susan préfère abandonner son fils dans la voiture de Dave, en espérant que la chance lui sourie (et elle a raison !) et de l'autre, Mike parvient à se rendre au lieu de rendez-vous en deux fois moins de temps que Dave. Même avec sa rémunération de plombier, Mike arrive à se payer un pick-up avec un moteur de Ferrari. Le paroxysme du ridicule est également atteint avec cette rédemption de 5 secondes de Dave où il fond devant les yeux de biche de l'esprit de sa fille. La conclusion est d'autant plus absurde que l'accident sera bien plus dommageable pour les voitures que pour les conducteurs avec un Mike qui s'en sort indemne, prêt à embrasser sa petite famille tandis que Dave se retrouvera, comme prévu, dans un hôpital psychiatrique.

La boucle est donc bouclée pour la quatrième fois, toute la saison a été inutile et les perspectives ne sont pas très avantageuses. Katherine est laissée pour compte à l'aéroport dans une scène un tant soit peu émouvante dans laquelle on verse une larminouchette. La grande question est donc de savoir qui est la future femme de Mike. Susan ? Katherine ? Une autre ? Un autre ? J'ai envie de dire qu'on s'en branle avec les 5 doigts d'une main !

En bref, "mot qualifiant cette cinquième saison de Desperate Housewives en 5 lettres". M-E-R-D-E, Merde. Cette saison est pourrie jusqu'à l'os mais vous laisse quand même le choix pour ce season finale en deux parties. Soit vous avez envie de quitter la série sur une note plus ou moins positive et vous choisissez l'inutile première partie uniquement. Soit vous avez envie d'en finir rapidement avec ces intrigues nullissimes et vous choisissez uniquement et courageusement la deuxième partie. Par ailleurs, et si le chiffre 5 était le dernier pour moi ?

Note : 5 / 20

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14 mai 2009

Desperate Housewives 5x22 : Marry Me a Little

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Fête des Mères aux Etats-Unis oblige (ou non), Desperate Housewives a enregistré son plus faible score historique. La saison 5 ne serait-elle pas, ainsi, la saison de tous les records ? Aurait-elle aussi enregistré le record de la répétition d'une même intrigue ?

Les scénaristes ont beau avoir leurs gros sabots recouverts de boue, ils continuent de parcourir des sentiers battus puisqu'il est à nouveau question de la relation conjugale entre Bree et Orson. C'est en une phrase que Karl la résume : faite de compromis et espérant vainement des changements de la part de l'autre. Ainsi, mécaniquement, la série étant friande de ce type de procédé, Orson prend conscience de sa cleptomanie après avoir été volé. L'histoire est assez farfelue mais plutôt amusante, à commencer par la très bonne scène d'introduction aux allures de Basic Instinct. La suite est davantage dans le ton de la série, plus léger, moins intelligent mais tout autant plaisant à suivre, surtout quand Karl Mayer accompagne Freckles dans le cambriolage. L'homme n'a pas sa langue dans sa poche et a de la répartie face à Bree, ce qui est assez rare pour le souligner, Orson ayant l'habitude de s'écraser à chaque fois. À ce que je sache, le duo n'a jamais été exploité et c'est assez regrettable car la magie opère entre les deux et rend cette intrigue, au principe quelque peu insipide, beaucoup plus satisfaisante. Désormais, Bree retourne à la case départ et si ça ne vaudra certainement pas la saison 2 -la saison de Bree-, je la préfère célibataire.

En revanche, je préfère Susan casée, même quand il s'agit d'un mariage blanc. Certes, la menace Mike n'est pas exterminée, à notre plus faible surprise, mais la voir de nouveau avec Jackson est réjouissant. Les jours sont peut-être comptés pour lui puisque la production n'utilise leurs personnages secondaires que pour rester fidèles à son rituel des monologues. C'est en effet le retour de Jackson qui ravive les amours passés de Mike qui se fixe comme échappatoire un mariage avec Katherine. Mais pour revenir aux monologues, ces derniers deviennent de plus en plus insipides et l'image du masque n'est pas très subtile puisque passe-partout, comme l'a été le monologue sur les différents types de sourire dans la saison 4. Dave Williams illustre donc le thème de l'épisode même si, pour l'instant, je n'ai vu qu'un seul visage du personnage, celui du dépressif impulsif lourd du quartier. Il mourra très probablement dans le season finale, à la suite d'un accident stupide qui sauve in extremis un personnage qu'il mettait alors en danger. Les paris sont ouverts !

Dave Williams rejoint le reste du freak show puisque c'est une victime du bistouri qui se fait inviter chez Lynette et Tom, pour dissuader ce dernier de recourir à la chirurgie esthétique. C'est en effet la dernière fantaisie de Tom qui ne cesse de plonger dans sa crise de la quarantaine. Si cet aspect est assez bien maîtrisé, le mélodrame prend le dessus. La scène où Lynette décrit les rides de son mari est mignonne mais la série ne peut s'empêcher de retourner très vite dans le léger, la musique aidant, comme ça a été le cas pour Karl vantant les mérites de Bree. Au final, il est à retenir que la morale de Desperate Housewives s'oppose complètement à celle de Nip/Tuck même si ce n'est guère étonnant. La jeunesse éternelle est l'un des thèmes centraux de Nip/Tuck alors que Desperate Housewives, qui se dirige vers une catégorie de téléspectateurs complètement différente, voient dans les rides des vestiges du passé, sur un ton de mélancolie. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise perception, c'est à chacun de voir.

Tout était parti pour que l'intrigue de Gabrielle soit centrée autour du vase qu'elle a acheté ; tout était parti, de fait, pour que l'intrigue soit insupportable, surtout quand Juanita a décidé de faire sa pourrie gâtée. Mais il est d'usage, dans cette série, d'accorder des propos aux personnages les plus mal placés pour les tenir. Les histoires de Gabrielle sont toujours creuses, il n'y a aucun approfondissement et on oublie sa rédemption d'un épisode au suivant qui se base exactement sur le même principe. Gabrielle vient ainsi en aide d'une veuve, autrefois riche, se rendant à la soupe populaire. Soit, c'est un geste tout à fait louable mais est-elle en position de comparer sa situation avec Carlos avec celle de cette femme ? Le paroxysme de l'hypocrisie est atteint quand Gabrielle avoue s'être démenée pour sortir la tête de l'eau alors qu'il lui suffisait d'ouvrir le bec pour que tout lui arrive tout cuit, le poste de PDG de Carlos en tête de liste.

En bref, à l'exception de Gabrielle, hypocrite à souhait, les autres femmes s'en sortent plutôt bien. Mais en guise de préparation pour le season finale, cela reste léger. De toute façon, Desperate Housewives soigne rarement ses sorties.

Note : 12 / 20

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07 mai 2009

Desperate Housewives 5x21 : Bargaining

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Et une fois de plus, la série repose sur ses lauriers et invite les squelettes du placard à l'accompagner (à la ralentir ?) dans sa chute aux enfers. La tâche sera ardue et il faut se contenter avec ce qu'on a.

Quand je parlais de squelettes, je parle inévitablement du retour de Gale Harold, en petite forme, après son grave accident de moto en octobre dernier. Mais que ce soit l'entrée, la sortie ou le retour de personnages, Desperate Housewives n'a jamais été très subtile, très loin de là et les scénaristes nous concoctent une belle petite raison cousue de fil blanc qui sent à nouveau le mariage pour Susan... La pauvre, elle n'attendait effectivement que ça ! C'est ainsi que la dame, qui a connaissance des convenances (et c'est un peu se foutre de la gueule du monde d'avancer une telle chose), préfère pleurer dans sa salle de bains, avec quelques violonistes qui se cachent derrière son rideau de douche bon marché. La pauvre Teri Hatcher ne peut pas non plus compter sur les scénaristes pour lui donner des bonnes répliques, sa tirade sous fond de violons est tout bonnement insipide et écrite avec les pieds ; elle n'a donc rien pour compenser son jeu très inégal. Mais il suffit de suivre l'ambiance sonore de cette série pour prévoir une suite beaucoup plus légère ; Susan se fait pigeonner par Jackson qui prévoit un mariage blanc pour ne pas être renvoyé au Canada, à croire que la vie est difficile là-bas ! On sait que la pays de l'Oncle Sam fascine mais de là à risquer l'horrible fureur de Dave Willams qui n'en fait trembler qu'un (lui-même quand il oublie ses antidépresseurs). Friand d'échappées sauvages, il veut emmener Susan et son fils à la pêche, en vain, pour se reconcentrer sur Jackson... Pourquoi d'ailleurs ?

Encore plus insipide, l'intrigue de Bree prend des tournures complètement absurdes puisqu'elle engage un avocat pour son imminent divorce avec Orson qui, lui, a atteint le point de non-retour. En tout cas, Richard Burgi est revenu vivant de Harper's Island pour jouer, le temps d'un ou deux épisodes certainement, l'avocat de Bree. Pour ce faire, elle doit remplir une mission futile, pas intéressante pour un sou, celle de faire inviter le fils de Karl à la fête de MJ. Comme souvent, comme elle l'a fait pour son petit-fils, Bree convainc MJ avec ses talents culinaires en lui offrant des congolais. Là où l'on tombe dans l'absurdité la plus totale, c'est quand MJ accepte la requête de Bree, "Boy, the stuff I do for macaroons." ("Bon sang, ce que je ferais pas pour des congolais.") selon ses propres dires. On croirait des dialogues de publicité tellement c'est mal écrit ! Les jours sont désormais comptés pour Orson, qui s'en plaindra ?

La satisfaction vient de là où on ne l'attendait pas, c'est-à-dire de la part de Katherine. Si l'on évite le doublé de mariages que l'on a déjà connu pour le season 3 finale, une page se tourne quand même dans la relation entre Katherine et Mike. Ce qui m'étonne le plus, c'est que Mike avoue avoir oublié Susan et quand on analyse la saison 5, ce n'est pas faux : les rencontres entre les deux se font rares, chacun préférant trouver la perle ailleurs. Tout n'est qu'une question de temps désormais entre les deux.

Jusqu'à là, les intrigues font redite : Susan et son mariage blanc qui n'est pas sans faire penser à son autre mariage blanc, avec Karl, pour bénéficier de son assurance et d'autre part, les manipulations culinaires de Bree. Les Scavo ne dérogeront pas à la règle puisqu'une histoire typique de la saison 2 qui se dessine entre un Tom surexcité, frustré de ne pas en faire profiter à sa femme, elle, exténuée. Hormis le fait qu'une demi-douzaine d'années se sont écoulées entre les deux moments, on n'apprend rien de nouveau... Enfin, on apprend que Tom est un éjaculateur précoce, compte tenu de la rapidité de leurs galipettes dans le bureau de Lynette. Je me demande même si l'on n'a pas déjà vu, à très peu de choses près, la même scène auparavant.

Enfin, Gabrielle improvise des cours de morale pour sa fille Juanita... Pire, sur la définition très abstraite du beau, Juanita se trouvant laide. Mais Desperate Housewives n'a jamais brillé dans ses dialogues, loin de là, et on résume en un épisode ce que je présume être le thème central d'une série comme Ugly Betty, à savoir que la beauté est avant tout intérieure. C'est quand même extrêmement hypocrite de la part de Gabrielle mais également, de celle de la série qui est vite revenue à la Gabrielle superficielle à mi-chemin de la saison 5. Pour faire rentrer la notion dans la "petite" tête blonde, Gabrielle doit montrer l'exemple en ne maquillant pas. Bien évidemment, c'est le minimum qui est retiré, à l'image de la Gabrielle qu'on peut voir au lever du jour, ni plus ni sûrement moins. Tapez "Eva Longoria sans maquillage" sur Google pour apprendre la vérité sur cette petite supercherie.

En bref, des intrigues réchauffées font légèrement plonger la série après avoir offert quelques épisodes pas trop mauvais. Vivement l'enterrement de la saison d'ici quelques épisodes !

Note : 9.5 / 20

Posté par Fabulio à 18:15 - Desperate Housewives - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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