Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

06 juillet 2011

Desperate Housewives 7x22 : And Lots of Security... // 7x23 : Come on Over for Dinner

DH 7x22-23

Les season finales ne sont vraiment pas le fort de Desperate Housewives puisque, toutes saisons confondues, ils ont tous été plus ou moins décevants ; plus ou moins prétentieux ou à l’inverse plus ou moins modestes. Celui-ci, par exemple, se veut plus modeste mais gagne-t-il pour autant mon approbation ?

Toute cette saison, les scénaristes se sont amusés à remuer le passé des personnages ou de la série elle-même. En faisant revenir Paul, Desperate Housewives a voulu tirer un trait définitif sur son intrigue. Une décision que l’on saluera tant le tandem Paul-Felicia est médiocre. Heureusement, le dénouement de l’histoire est moins pénible que je l’aurais cru. Je m’attendais à ce que Susan ne pardonne pas à Paul et qu’elle soit l’instigatrice de son départ, aidée par Felicia. C’était une hypothèse que j’avais développée depuis le début de la saison, quand Paul avait préparé son petit plan machiavélique. Etrange retournement de situation, la série a décidé de faire de ce personnage plus une victime qu’un coupable. Ca change des Dave Williams et autres méchants bas de gamme qui étaient condamnés, dès le début de la saison, à partir la tête baissée, au grand bonheur de tous. On sort du schéma gentil-méchant pour construire un trio ambigu entre Susan, Felicia et Paul, lequel n’est ni réellement un gentil, ni réellement un méchant. Desperate Housewives sort un peu de ses schémas gamins et clichés pour acquérir un peu de maturité. Au final, l’issue est la même : Paul retourne à la case prison pour le meurtre de Martha Hubert et Felicia meurt… d’un accident de voiture (le parfait prétexte pour faire disparaître un personnage). En temps normal, je me serais révolté contre une telle facilité mais un personnage aussi détestable et creux comme Felicia ne mérite que de l’indifférence.

Ce n’est pas aujourd’hui que le couple Tom-Lynette se séparera. Mais alors, si l’éventuelle séparation n’a pas eu lieu durant ce season finale, toutes les prémisses de cette histoire sont inutiles. Celle-ci arrivera sûrement en début de saison prochaine, même si je reste très dubitatif quant à cette éventualité. Quoi qu’il en soit, leurs différends conjugaux ne passionnent guère. Les scènes du « voyage romantique » étaient rébarbatives et d’ailleurs, de voyage, cette escapade n’en a que le nom car la série a été trop fainéante pour filmer des scènes à l’extérieur. On sait les personnages de Desperate Housewives très casaniers, à la limite de l’agoraphobie mais ils auraient pu faire un effort pour leur season finale. En tout cas, leur décision de divorcer a l’air plus ou moins sérieuse. Mais combien de couples ont-ils envisagé de divorcer avant de revenir sur leur décision ? J’ai bien l’impression que cette dernière piste sera privilégiée.

Karl Mayer s’y est essayé, il en est mort. Keith s’y est essayé, il est parti. Combien de temps restera Chuck ? Certainement autant que les scénaristes auront besoin de lui pour se concocter une intrigue pleine de mystères. Le premier des mystères est néanmoins d’ores et déjà élucidé : il n’est pas gay. Le deuxième aussi : son partenaire (professionnel) l’a trompé avec sa femme. D’ici là, les scénaristes lui trouveront une troisième chose à sa charge. Sans doute utiliseront-ils son statut d’inspecteur pour sortir les housewives d’une situation difficile… En tout cas, l’intérêt de cette relation nouvelle est totalement nul pour l’instant.

S’il fallait déterminer laquelle des quatre protagonistes s’en est le mieux sorti, je voterais sûrement en faveur de Gabrielle. La roue tourne même si elle ne lui est pas souvent favorable. Venu directement de son passé, le beau-père de Gabrielle qui a abusé d’elle sexuellement revient pour ce double season finale. L’intrigue avait déjà été lancée au moment où Gabrielle s’était rendue sur sa prétendue tombe. Et depuis, rien à l’horizon, jusqu’à ce qu’il apparaisse comme par enchantement, comme la série sait bien le faire. Désormais armée, Gabrielle obtient le contrôle sur lui, ce qui donne lieu à une scène bien jouée de la part d’Eva Longoria (dont on n’attendait plus grand-chose pourtant). En toute fin de série, le beau-père, qui n’a pas réellement de regret, tente de récidiver, sitôt arrêté par Carlos qui le tue sur le coup. Evidemment, Bree se saisit de la situation pour se réconcilier avec Carlos, de la même façon que Lynette avait, durant la saison 6, sauvé de l’accident d’aéroplane la fille de Gabrielle pour se réconcilier avec elle d’un litige dont j’ai oublié les tenants et aboutissants. Et sans doute, utilisera-t-elle son nouveau petit ami inspecteur pour leur faire sortir de cette galère et permettre à Carlos et Gabrielle de plaider la légitime défense.

En bref, régime sec pour Desperate Housewives qui nous offre un season finale somme toute banal et assez moyen. Quelques pistes sont envisagées mais rien n’est réellement avancé. La fin de la série approche et il sera certainement plus intéressant de suivre la prochaine saison.

Note : 11 / 20

Posté par Fabulio à 19:11 - Desperate Housewives - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


01 juillet 2011

Desperate Housewives 7x20 : I'll Swallow Poison on Sunday // 7x21 : Then I Really Got Scared

DH 7x20

Marc Cherry nous avait promis un retour aux sources, il ne s’est pas trompé puisque sept ans après le début de la série, on a encore et toujours une Lynette qui voudrait définitivement castrer son mari ambitieux, une querelle entre Paul et Felicia, une Bree qui donne des leçons d’éducation et une Gabrielle qui se lime les ongles. Vu de cet œil, rien n’a changé. Et en effet, c’est le cas, du moins pour deux personnages durant cet épisode, à savoir Lynette et Bree (en tandem avec Gabrielle). La première, avec Renee, entreprend son projet de décoratrice d’intérieur, quitte à assouvir les désirs les plus fous (et les plus puérils) d’un Tom devenu mégalomane. C’est l’habituel discours que la série nous ressort et je me demande même comment les scénaristes peuvent ne pas être lassés à écrire les mêmes lignes. Moi, ça m’ennuierait terriblement. De l’autre, Bree accueille Gabrielle accompagnée de ses filles et ses turbulences. Rien de bien nouveau à cet horizon, on a l’impression de revoir Bree en train de garder les enfants de Lynette sauf que ce sont maintenant ceux de Gabrielle qu’elle garde, en attendant que Gabrielle se réconcilie avec Carlos, ce qui se fait bien évidemment à l’issue de l’épisode. À côté de ça, Bree rencontre à deux reprises ce qui sera son prochain petit ami (qui, comme tous les petits amis de Bree, aura un lourd secret à cacher) : un inspecteur un peu cynique et sarcastique. À Wisteria Lane, les housewives ne restent jamais célibataires très longtemps…

Voilà quelques épisodes que Susan tire son épingle du jeu. Moins puérile et plus posée, elle redevient la personne d’écoute et généreuse qu’elle était dans la première saison. Enfin un retour aux sources réellement positif. Mais malheureusement, la réaction de Paul quand celui-ci apprend que Susan et Mike vont racheter la maison est à l’image de ce qu’est devenue Desperate Housewives et de la mentalité des personnages : à chaque action, toujours une arrière-pensée, toujours un plan maléfique et égoïste qui se prépare. À la longue, ça devient lourd, la série gagnerait à être plus humaine, moins complexe, moins mécanique. Mais c’est comme si les scénaristes n’arrivaient pas à faire simple. Felicia représente très bien cet aspect de la série même si les quelques gags la présentant en train de goûter aux gâteaux qu’elle a elles-mêmes empoisonnés ou en train de vomir dans son sac – inimaginables dans les premières saisons – tendent à faire d’elle un personnage moins froid. Cette complexité de l’intrigue s’illustre à la toute fin de l’épisode, qui se termine évidemment sur un cliffhanger dans lequel Paul est victime d’un malaise cardiaque. Voilà ce qui peut se passer à l’avenir (même si j’espère me tromper) : à l’hôpital, Paul se fera faire une prise de sang qui montrera qu’il a été empoisonné ; il en accusera Susan qui lui a préparé ses repas ; une nouvelle guéguerre et de nouveaux plans maléfiques seront à l’ordre du jour avant que Paul ne finisse par être arrêté. L’inconnue de l’équation reste Felicia.

En bref, cet épisode est un pot-pourri de ce que l’on peut voir dans Desperate Housewives, dans ce qu’elle a de meilleur comme de pire, ce qui en fait un épisode assez moyen.

Note : 10.5 / 20


DH 7x21

À peu de choses près, mes craintes se sont confirmées en ce qui concerne Paul et Susan sauf que là où Paul s’est montré intelligent en préférant à d’éventuels plans personnels machiavéliques envoyer la police, Susan a été complètement stupide de prouver très simplement qu’elle n’est pas à l’origine de l’empoisonnement à l’antigel. Inévitablement, ça refroidira encore plus les relations entre Mike et Paul jusqu’à ce que ce dernier fasse quelque chose de répréhensible qui justifiera son départ d’une manière ou d’une autre. Dans Desperate Housewives, on est toujours dans ce climat haineux où les personnages se vengent, puis se vengent d’avoir été victime d’une vengeance, et ainsi de suite. Ca n’en finit pas et ça lasse. La série n’arrive plus à aborder les sujets simplement, je ne cesse de le répéter. Parfois, elle veut aborder de sujets simples mais elle le fait toujours de manière compliquée. En témoigne la querelle entre Lynette et Tom qui finit sur un divorce éventuel, selon les dires du monologue de fin de Mary-Alice. D’un côté, c’est improbable en raison de la solidité de leur couple mais de l’autre, ça peut être une ébauche d’intrigue de season finale et d’intrigue de la huitième saison. Sans revenir sur les petits conflits peu passionnants entre Tom et Lynette pour savoir qui organisera les prochaines vacances, les scénaristes touchent quand même un point intéressant à développer, à savoir la mégalomanie de Tom, ivre de pouvoir et d’argent. Intrigue classique mais qui peut fonctionner à ce stade de la série.

Autre relation conflictuelle mais beaucoup plus romantique, celle entre Bree et l’inspecteur Chuck. Il n’a peut-être pas le cynisme de Rex Van de Kamp ou la folie de George Williams, mais il se démarque un peu plus d’Orson et Keith. Je suis resté un peu perplexe quant à la réaction de Bree qui accepte volontiers d’être assimilée à une prostituée pour parler de sa souffrance. Une réaction assez inattendue de sa part, c’est suffisamment rare de la part d’un personnage de cette série si prévisible pour être souligné. Ceci étant, cette relation entre Bree et son inspecteur est bizarre... elle ne peut finir qu’en eau de boudin… comme toutes les relations que Bree a connues. Quant à Gabrielle qui doit faire face aux cauchemars de sa fille, c’était d’un intérêt totalement nul. Juste un prétexte pour faire entrer, pour le season finale, un personnage mystérieux qui tourne autour d’elle.

En bref, c’est plus ou moins le même épisode que le précédent, avec des intrigues creuses, quelques bonnes répliques mais une articulation trop mécanique. Le season finale n’est pratiquement pas préparé, ce sera la seule surprise de la saison.

Note : 10.5 / 20

Posté par Fabulio à 15:09 - Desperate Housewives - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

20 mai 2011

Desperate Housewives 7x18 : Moments in the Woods // 7x19 : The Lies Ill-Concealed

DH_7x18

7x18 : Moments in the Woods

D’habitude, ce genre d’épisodes vient en toute fin de saison mais force est de constater que les scénaristes n’ont plus (à juste titre) cette patience et qu’ils se décident enfin à écrire les lignes du final à l’avance. Cet épisode est donc celui des révélations et des fautes que l’on reconnait. Elles peuvent être hypocrites comme l’a fait Felicia d’une part. Je ne me souvenais plus à quel point son personnage est détestable et caricatural ; le registre est le même depuis qu’elle est au casting, elle reste dans la même haine que Paul Young. Et ça fait sept ans que ça dure, après une pause de quelques saisons. J’ai bien peur qu’elle ne sorte gagnante à l’issue de cette saison mais au moins, cette intrigue sera close une fois pour toutes. D’autre part, après une pause toute aussi longue, Andrew – ou plutôt Bree – révèle qu’il est responsable de la mort de Juanita Senior. C’était assez inattendu et la révélation a le mérite d’être faite de manière posée, sans cliffhanger ou tout autre attrape-nigaud. Ricardo Antonio Chavira tire en particulier son épingle du jeu ; rares sont les fois où l’on a vu Carlos aussi remonté, avec ce regard inquisiteur et glacial, tel un vautour. Ceci étant, la série aurait gagné à exploiter le huis clos au chalet de montagne de manière à mieux mettre en valeur ladite révélation. Au lieu de cela, on nous passe sous silence la discussion entre Carlos et Andrew. Dommage. Toujours est-il que les conséquences sont terribles pour l’amitié qui nouait les Van de Kamp aux Solis puisque Carlos s’interdit, à lui et à sa femme, de côtoyer Bree à qui il reproche d’avoir couvert son fils. Il est très probable que ce conflit ne soit que temporaire ; il ne reste qu’à savoir combien de temps il durera. Trois épisodes tout au plus ?

Lynette et Susan sont là sans être là. Lynette joue un rôle que l’on connait déjà dans Desperate Housewives, celui de la femme choyée par son mari toujours absent, le rôle qu’a longtemps joué Gabrielle. L’argent coule à flots chez les Scavo (il a de toute façon toujours coulé à flots dans cette série pour n’importe quel prétexte) puisque Tom a d’ores et déjà une prime de 100 000 dollars, rien que ça. Le prix à payer ne le sera sûrement pas pendant très longtemps ; les scénaristes se lassent très vite d’une situation. Tôt ou tard, Tom reviendra sur sa décision, j’en mets ma main à couper… Ou juste un doigt devant le manque d’ambitions nouvelles pour les personnages. De l’autre, Susan s’amuse de la chance dont elle bénéficie, à l’instar de toutes ses voisines. Equipée d’un rein tout neuf, elle rend une (dernière) visite à son compagnon d’infortune qui l’avait d’abord envoyée sur les roses. Depuis, les deux sont devenus étrangement copains comme cochons et au moment où Dick meurt, Susan verse des larmes de crocodile, pleurant sur la chance dont elle bénéficie au détriment des autres. C’est vrai qu’elle est à plaindre.

En bref, c’est malgré tout un épisode très divertissant, dans la moyenne haute de cette saison 7. L’axe Solis-Van de Kamp est de loin le plus intéressant et il permet enfin de faire sortir Bree du décor.

Note : 14.5 / 20


DH_7x19

The Lies Ill-Concealed

C’est un plaisir de retrouver des sensations que l’on pensait avoir perdues en provenance d’une série. L’introduction de cet épisode est pour le moins hilarant. De manière très sobre, Susan rêve qu’elle couche avec… Paul Young. Sans doute la scène n’aurait pas été drôle si ça n’avait pas été Paul Young, lui qui est tellement froid pour ne pas dire glacial. C’est en quelque sorte le dernier personnage auquel on penserait dans le lit de Susan ! L’explication de ces rêves érotiques avec Paul est somme toute très simple mais se tient quand même : Susan culpabilise d’avoir reçu le rein de Beth et souhaite pour se racheter consoler au maximum le mari endeuillé de cette dernière. L’inconscient fait le reste du travail. Susan finira par aider Paul et oublier les différends qu’elle a connus avec lui, malgré la désapprobation de Mike. Par ce geste, il n’y a ni arrière-pensée, ni manipulation, ni autre complot et c’est typiquement le genre de scènes qui manque à Desperate Housewives, qui complique sciemment toutes ses scènes. C’est beaucoup moins réussi en revanche pour Lynette qui continue à vivre en tant qu’épouse subissant le carcan d’une burqa symbolique. Une drôle de comparaison mais pas si idiote que cela.

J’ai du mal à comprendre l’intérêt de l’implication de Karen comme témoin du meurtre maquillé de Felicia… Ca sonne comme un prétexte pour que les deux femmes se côtoient. Ceci dit, il n’y a pour l’instant aucun complot d’organisé contre Paul et c’est déjà ça de gagné. En revanche, Bree et Gabrielle, elles, complotent contre Carlos pour pouvoir se voir. Il faut dire que l’interdiction est stupide quand on sait que les deux femmes habitent face à face. Braver l’interdit était inévitable et ma foi, les scènes ne sont pas aussi lourdes que d’habitude. J’ai même apprécié celle où Gabrielle tente de faire la recette du gâteau renversé à l’ananas sous les conseils téléphoniques de Bree et sous les yeux d’un Carlos un poil moins naïf. Mais cet effort est anéanti lorsque Gabrielle s’apprête à passer un week-end avec Bree. Un ultimatum est posé à Gabrielle qui doit choisir entre Carlos et Bree. La réponse est elle aussi inévitable : elle choisit son amie, chez laquelle elle se réfugie. La tension est pour le moins palpable.

En bref, ce sont ces quelques bons épisodes, rares mais quand même présents, qui m’incitent à continuer l’aventure de Wisteria Lane, après plusieurs saisons catastrophiques.

Note : 15 / 20

Posté par Fabulio à 18:00 - Desperate Housewives - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

16 mai 2011

Desperate Housewives 7x15 : Farewell Letter / 7x16 : Searching / 7x17 : Everything's Different, Nothing's Changed

DH_7x15

Tout est déterminé chez l’enfance pour les housewives. Il y a toujours cette loi de cause à effet qui domine : si Lynette veut se séparer de ses mioches, c’est parce qu’elle les a toujours couvés, de la même façon qu’elle a couvé ses sœurs pendant son enfance. Les jumeaux jouent les pourris gâtés écervelés, tout juste bons à draguer, à boire et à trouver refuge chez McCluskey, après que le fantomatique mais non pas regretté Andrew ait emménagé en face de sa mère. Cette location aura néanmoins peu duré puisque les jumeaux reviennent à la maison. Si Gabrielle se tait sur son enfance et ses origines, c’est parce qu’elle n’a pas eu le soutien qu’elle escomptait de la vieille nonne aigrie qui voyait en elle une traînée manipulée par les magazines de mode. Au milieu de nulle part, elle redécouvre également les joies de la célébrité avant de repartir aussitôt pour Wisteria Lane. Si Zach Young se drogue, c’est parce qu’il déteste son père qu’il tient pour responsable de la mort de Mary-Alice. Personne ne peut aimer Paul Young, pas même une Beth qui tire aussitôt sa révérence même si c’est temporaire. Bree est un peu plus tendre avec Keith… Leur relation touche en effet déjà à leur fin et celle-ci risque d’être définitive. Déjà que Bree devait une existence par l’intermédiaire de Keith, que lui arrivera-t-elle si elle est esseulée ? Quant à Susan, son dysfonctionnement rénal fait étrangement écho à l’affection de l’épaule qui touche Teri Hatcher, qui l’a révélée récemment. En attendant, une maladie ne fait pas un scénario : Lynette l’a prouvé avec son éphémère cancer. Et Susan qui joue sur sa maladie pour profiter et manipuler les autres, ça a un goût de déjà-vu.

En bref, un épisode trop mécanique pour ne pas être pénible. Surtout quand les rouages sont usés.

Note : 9 / 20


DH_7x16

Le sens du sacrifice, Marc Cherry ne le connait pas. Lui qui a toujours gardé les mêmes personnages, la même construction des épisodes, les mêmes intrigues. Il n’a jamais su sacrifier l’un de ses personnages principaux, sauf quand il déteste l’acteur ou l’actrice qui les joue (Nicollette Sheridan a fait les frais de sa misogynie). Il jouit d’avance de la mort de ses personnages qu’il a lui-même créés mais qu’il déteste. Ceci étant, il n’arrive pas à se séparer de Susan qui obtiendra une greffe de rein grâce à Beth Young dont la sortie est pour le moins consternante. Rejetée, elle finit par se suicider… dans le service des urgences. Ce qui tend à penser qu’elle ratera peut-être sa tentative de suicide. De l’autre côté, il y a Bree qui se pose les mêmes questions que celles que l’on se pose sur son personnage : à quoi servira-t-elle ? À donner un rein ? Et ensuite ? Desperate Housewives est arrivée à une phase où les personnages se regardent le nombril, une phase qui illustre bien désormais le manque d’ambitions pour ses personnages. Mais ce n’est pas propre à cette série, Nip/Tuck a eu cette phase (ennuyeuse) d’introspection dans sa dernière saison. « Quel sens donner à ma vie ? » se demande Renee par exemple, qui pense être faite pour être mère mais qui en réalité ne fait que se donner en spectacle au couple Scavo. Seule Susan réussit son coup finalement en préparant ses adieux qui n’en sont pas. Son aventure dans les bois tourne au vinaigre à cause d’un Mike orgueilleux, énervé par son incapacité à résoudre ce qu’il ne peut en aucun cas résoudre, à savoir la maladie de Susan. Qu’importe, les adieux ne sont pas pour maintenant. Il faut noter tout de même qu’il a fallu attendre que Susan agonise avant que ses meilleures amies ne daignent faire d’elles-mêmes le test de compatibilité alors que cela fait bien plus longtemps que Susan est mal en point. Finalement, si Susan se rétablir, tout cela n’a été qu’un prétexte pour sortir les violons, plus spécifiquement celui de la fille Bob et Lee, en concurrence avec Juanita dans une intrigue bien amère, digne de Gabrielle.

En bref, un épisode beaucoup plus fluide que le précédent mais qui n’échappe aux habituelles facilités.

Note : 10.5 / 20


DH_7x17

C’est fou à quel point le passé des personnages peut déterminer leur personnalité dans Desperate Housewives… et combien le passé familial surtout peut les influencer. En témoigne Andrew, fantomatique alors qu’il habite à Wisteria Lane, qui a des problèmes d’alcool, tout comme en avait sa mère. Bree, qui est désormais reléguée au rang de faire-valoir, même après l’éviction de Keith, se rapproche de son fils pour soutenir ce dernier. Moins orgueilleux et plus fébrile, Andrew est moins imbuvable que d’habitude. Choquée par le suicide de sa mère, Renee, quant à elle, organise des fêtes pour oublier cet événement douloureux, auxquelles Gabrielle – autre faire-valoir – est conviée. Felicia Tilman, elle, en revanche, ne veut rien oublier et c’en est décevant. Je pensais réellement que la mort de Beth allait la conduire à revoir ses projets mais il n’en est absolument rien et Desperate Housewives perd encore en crédibilité et réalisme. Le petit sourire narquois en guise de cliffhanger est bonnement ridicule. Il est temps que la guéguerre entre Paul et elle cesse au plus tôt. De la même manière que la guéguerre l’opposant à Susan soit de l’histoire ancienne. Dans cette série, il est bon quand les personnages respirent un peu autre chose que de la haine envers les autres, ça en devient même pénible à regarder ce climat de tension permanent. Sans pour autant plaider en faveur d’un monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Mais du moins, un monde où Lynette n’est pas obligée de concocter des plans tordus et machiavéliques pour manipuler son mari, avec une voiture de luxe en guise d’appât.

En bref, un peu d’air ne ferait pas de mal à la série, plongée dans un schéma qui se répète inexorablement.

Note : 9.5 / 20

Posté par Fabulio à 00:06 - Desperate Housewives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

27 février 2011

Desperate Housewives 7x14 : Flashback

DH_7x14

Horreur, un épisode « spécial » avec des flashbacks ! Voilà la toute impression que j’ai eu de cet épisode, avant même de le regarder. Heureusement, le titre était trompeur. Malheureusement, ce soulagement ne rend pas l’épisode meilleur.

Voilà un épisode très mal écrit, très banal et complètement inutile. Desperate Housewives a toujours vu à court, voire très court terme. Une intrigue, pour les scénaristes de cette série, ne s’étale que l’instant de deux, trois ou quatre épisodes avant de passer rapidement à autre chose. Mais les mauvaises idées s’accumulent, la dernière en date est d’avoir fait revenir la mère de Lynette pour la marier au premier vieux riche qui passe. Le mariage aura été de très courte durée puisque ledit vieux meurt au moment de prendre la photo de famille. Le mariage pour l’argent au décès du conjoint est un grand classique, que la série utilise au moins une fois par saison. Grand classique certes, mais pas indémodable. Donc voilà que Mamie Lynette devient riche du jour au lendemain et s’achète tout ce dont elle a envie. À quoi nous mène cette intrigue ? Ce n’est qu’un prétexte pour empêcher les Scavo de travailler (de toute façon, pour le peu qu’on les voit travailler…). À la rigueur, l’humour noir qui se dégage de cette intrigue m’a un peu amusé mais ça s’arrête ici.

Autre facilité qui aurait pu être flagrante si les scénaristes étaient allés jusqu’au bout : le donneur de rein de Susan. J’ai détesté toute cette histoire, cousue de fil blanc du début à la fin, comme je déteste tous ces personnages qui arrivent de nulle part pour jouer les bons samaritains. Ainsi, un ancien camarade de classe de Susan, après une vingtaine d’années, tombe complètement par hasard sur ce qui est l’amour de sa jeunesse et lui propose un rein comme on proposerait à quelqu’un un chewing-gum. Cette histoire n’a rien d’amusant, d’intelligent ou d’utile… Les scénaristes continuent à écrire des histoires sur-mesure pour Susan, de sorte à ce que l’on dise de Teri Hatcher qu’elle est encore une femme jeune et irrésistible. Il ne faut surtout pas écrire des scènes qui puissent placer son personnage dans des situations compromettantes. C’est finalement le seul intérêt que je retiendrai de cette rencontre puisque le type en question finit par refuser de donner son rein, de la même manière que Susan refuse de s’engager avec lui. On a échappé de peu à la facilité de l’année mais on ne va pas féliciter la série pour autant : éviter les erreurs n’a jamais été une prouesse scénaristique. Mais on a échappé au pire, qui aurait été que Susan refuse, seulement après avoir reçu le rein, les avances de son ancien camarade de classe, la guérissant ainsi miraculeusement sans avoir à supporter l’autre.

Bree devient une entremetteuse, une médiatrice… bref, un personnage intermédiaire qui vaut plus pour lui-même mais pour les autres. Elle devient le faire-valoir de son fiancé, fiancé qui tira certainement sa révérence à l’issue de cette saison. Bree n’aura pas réussi à garder le secret très longtemps à propos du fils de Keith, celui-ci apprend avec stupéfaction son existence. La situation se résume à ces quelques lignes… Ejectons par ailleurs Gabrielle qui est très réticente à suivre des séances chez la psy, celle-ci voulant lui faire parler de son enfance. N’oublions pas qu’à Desperate Housewives, la vie entière des personnages est conditionnée par leur enfance. Pour expliquer leur moindre geste, il faut remonter jusque là.

Ainsi, pour remonter à la source du problème que représente Zach, il faut revenir sur une altercation entre Paul et lui remontant au suicide de Mary-Alice. On ne peut pas dire que Zach nous a réellement manqué, les scénaristes s’amusent à lui dégoter un nouveau rôle toutes les deux saisons. Du rôle de psychopathe qui tue le grand-père à celui de richissime harceleur de Gaby bien membré, Zach est maintenant une loque fauchée qui se réfugie dans la drogue. De quoi inquiéter Mike qui met de côté sa haine contre Paul pour l’aider. La rencontre entre Paul et Zach, non pas inattendue mais attendue par personne, risque d’être bien décevante.

En bref, dans la lignée directe du précédent, cet épisode est décevant à plus d’un titre. Accumulant les facilités, les situations recyclées, les personnages en demi-teinte, Desperate Housewives renoue avec la qualité des deux dernières années.

Note : 8.5 / 20

Posté par Fabulio à 17:41 - Desperate Housewives - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


16 février 2011

Desperate Housewives 7x13 : I'm Still Here

DH_7x13

Peut-on dire que l’histoire se répète ? Ce grand débat peut être traité à une plus petite échelle, celle de Desperate Housewives par exemple, qui recycle pour la deuxième, troisième, voire quatrième fois ses histoires en les présentant d’une manière inédite, ce qui n’est pas du le cas.

La situation inédite viendrait peut-être de Gabrielle, qui tombe pour la première fois réellement en dépression, même si, au fond, ce n’est que la troisième fois qu’elle perd son enfant, après sa fausse couche et son adoption ratée dans la deuxième saison. Sans parler de la fécondation in vitro de la bonne chinoise qui n’a pas fonctionné. Ce qu’il y a d’inédit, c’est que jamais elle n’a été aussi touchée : d’habitude, l’épisode suivant règle tous les soucis. Mais là, elle se console sur sa poupée, ce qui devient vraiment ridicule. C’est le genre d’histoires pour lesquelles j’ignore si les scénaristes veulent nous faire rire ou pleurer, mais parce qu’ils extrapolent une histoire ridicule en une scène larmoyante. Ne serait-ce le moment où Carlos et elle se font voler la voiture et qu’elle tente, paniquée, de sauver sa poupée, je me demande quelle a été l’intention des scénaristes en écrivant une telle scène. En tout cas, moi,  je l’ai trouvée ridicule.

Bree est on ne peut plus recyclée, la pauvre. Elle n’est plus que le faire-valoir de son amoureux, Keith. Et comme à Wisteria Lane, il est de coutume que de parfaits inconnus, venus du passé d’un personnage, surgissent et frappent à la porte sans prévenir à l’avance de leur venue, une ancienne copine de Keith fait son apparition pour aller chez Bree. De quoi inquiéter cette dernière, qui apprend que son copain a eu une amourette temporaire dont il a laissé un vestige non négligeable : un mioche de six ans. Je vous laisse deviner quelle intrigue d’un autre personnage les scénaristes ont-ils recyclé pour la mettre à la sauce de Bree. Espérons cette fois-ci que l’ex de Keith ne viendra pas faire sa chieuse, réclamer une pension alimentaire avant de squatter chez Bree.

On recycle aussi la mère de Lynette, le genre de personnages qui revient inutilement en guest star le temps d’un ou deux épisodes pour faire beau. Il n’y a STRICTEMENT rien de neuf dans cet épisode : la mère de Lynette vient pour annoncer qu’elle se marie au premier inconnu qui a daigné lui demander la main. Sauf que cet homme est abject et qu’il ne plait pas à Lynette. Dommage. Mais on s’en fout.

Ce que j’aime dans l’histoire de Paul Young, c’est que les scénaristes ne recherchent même plus à créer un suspense, ils nous dévoilent d’ores et déjà, et volontairement, les tenants et aboutissants de l’histoire, là où les saisons précédentes tenaient à ce suspense. Paul découvre que sa femme est une personne de confiance et que l’arme avec laquelle on lui a tiré dessus est certainement le revolver avec lequel Mary-Alice s’est suicidé. Du moins, c’est ainsi que j’ai compris. Ce qui nous renvoie inévitablement à Zach.

La septième saison sera sans doute celle de Susan, aussi étonnant que cela puisse paraître. Elle a certainement bénéficié de la négligence des scénaristes pour les autres personnages ou de la pauvreté de la qualité de la série mais toujours est-il qu’il s’agit de la housewife pour laquelle les scénaristes ont le plus de projets. Après l’avoir « prostituée » (ce qui reste un bien grand mot), ils l’ont mise sous dialyse. Ce que j’aime de cet épisode, c’est qu’il en dégage un certain cynisme, incarné par le compagnon d’infortune de Susan dans la salle de dialyse. Ce dernier lui cloue ce bec rempli de toujours bonnes mais naïves intentions. Et c’est suffisamment rare pour être souligné.

En bref, un épisode recyclé ne peut jamais reproduire un produit inédit et intéressant. L’épisode est un condensé des saisons précédentes de Desperate Housewives, dans ce qu’elles ont de plus ou moins glorieux. Ce qui rend l’épisode peu convaincant.

Note : 8.5 / 20

Posté par Fabulio à 11:30 - Desperate Housewives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

27 janvier 2011

Desperate Housewives 7x12 : Where Do I Belong

DH_7x12

C’est souvent à partir de la mi-saison de Desperate Housewives qu’il commence à ne plus rien se passer, tout commence à devenir anecdotique et les intrigues perdent le peu d’ambition qu’elles avaient… Cette saison 7 ne dérogera pas à la règle.

Néanmoins, dans cette saison 7, s’il y a un personnage qui s’en sort mieux que les autres, c’est bien Susan aussi étonnant que cela puisse paraître, tant le personnage a plombé les précédentes saisons. Tout a commencé avec ses strip-teases face à la webcam ; cette idée est complètement idiote mais elle a permis, d’une part de dévergonder la série et d’autre part, de voir Susan sous un autre angle. Même si son utilité était nulle, c’était un bon moment. Les nouvelles ambitions que Desperate Housewives a pour Susan résident dans son absence de rein et ses dialyses. Généralement, à la nouvelle année, on souhaite bonne santé mais la série a d’autres vues. Même si ce n’est jamais « qu’une » dialyse, le ton est presque aux adieux. Et si je ne crois pas que la série détériora réellement la santé de Susan (elle trouvera très vite un donneur, bénéficiant d’une chance inouïe), il est quand même un prétexte pour faire revenir la mère de Susan, que l’on n’avait pas vu depuis des lustres (peut-être depuis la deuxième saison). Cette dernière refuse de donner son rein à sa fille, prétextant une croisière imminente. Il aurait été plus cynique, plus osé que sa mère n’ait réellement pas envie de donner son rein, par égoïsme. Hélas, les bons sentiments reviennent au galop et on apprend que la mère, pour cacher son cancer, a inventé cette histoire de croisière de toutes pièces. Hélas également, il est fort probable que le cancer de la mère de Susan ne soit qu’un prétexte pour la faire revenir en guest star et qu’on ne la reverra pas de sitôt alors que l’on pourrait très bien l’imaginer sur son lit de mort, subissant de plein fouet son cancer. Mais ce serait mal connaître Desperate Housewives qui fait dans la demi-mesure quand elle s’attache à des personnages, pourtant aussi futiles et secondaires que la mère de Susan. De la même façon que l’on n’a plus entendu parler du père biologique de Susan depuis la deuxième saison. Tout n’est qu’un prétexte pour boucler quelques épisodes pendant une saison.

De la même façon, l’absence de Grace sera de l’histoire ancienne d’ici quelques épisodes pour Gabrielle. Néanmoins, la série a évolué sur ce postulat : là où elle balançait aux oubliettes des intrigues nouvellement engagées l’épisode suivant, on voit que la série a vieilli et qu’elle prend plus de temps à développer une histoire, qu’elle soit intéressante ou non. Et honnêtement, l’absence de Grace ne fait pas partie de ces idées intéressantes. Remplacer Grace par une poupée est mignon en soi mais tellement ridicule également… Et puis, c’est une histoire qui n’a aucune ambition : comment peut-on développer une telle idée au-delà d’un ou deux épisodes ? Moi-même, je n’ai rien d’autre à dire sur ce sujet… Et pour la peine, autant parler rapidement du cas de Lynette, qui pique sa crise de jalousie pour une histoire d’adultère qui n’en est pas un. Elle est déçue qu’au moment où Tom lui manquait, ce dernier était en train de coucher avec Renee. On ne va pas vraiment pas loin avec ce personnage, on n’a plus aucun projet.

Mais que dire de Bree alors ? Elle est l’incarnation même de l’absence de projets pour le personnage, si bien que l’on a couplé sa partie avec celle de Beth. Et il ne faut certainement pas compter sur Keith pour rattraper le coup puisqu’il est réduit à son rôle de mari auquel l’épouse se confie au lit. Mais dans un sens, c’est une bonne nouvelle puisque cela tend à faire de Keith un personnage à part entière de la série : si un personnage se fond dans le décor d’une série, c’est qu’il s’y intègre a fortiori. Si l’on avait continué sur ces histoires de beau-père qui drague sa belle-fille et sur le passé « houleux » de Keith, cela signifierait qu’une fois de plus, on ait des projets à très court terme pour le personnage. Bref, là n’est pas la question, il faudrait déjà s’occuper de Bree avant de s’occuper de son mec. Mais elle aussi est réduite, au rôle de voisine qui s’émeut du sort de Beth cette fois-ci. On peut par contre dire de Beth qu’elle ne sera jamais un personnage à part entière et qu’elle s’en ira d’ici la fin de la saison puisqu’on l’invite uniquement en sa qualité d’épouse de Paul Young. Et le coup du revolver sous le coussin, ainsi que celui du faux livreur de fleurs était bien bas, mais tellement propre à Desperate Housewives en même temps. On apprend finalement que ledit livreur est Zach Young, qui fait son énième retour, et on comprend très vite que c’est lui qui a posé le revolver et c’est certainement lui qui a tiré sur son père. Pourquoi ? Sûrement pour de vieilles histoires que l’on ressasse, sûrement parce qu’il déteste son père pour une raison que l’on a oubliée depuis. J’espère me tromper…

En bref, des projets, Desperate Housewives n’en a plus, autant pour elle que pour ses personnages, qu’elle fait mourir à petit feu. Cette série est sadique. Et même si elle produit des épisodes plus ou moins divertissants, ils ne méritent pas la moyenne.

Note : 9.5 / 20

Posté par Fabulio à 17:37 - Desperate Housewives - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

08 janvier 2011

Desperate Housewives 7x11 : Assassins

DH_7x11

Le pays des assassins, qui regroupe le plus de psychopathes au kilomètre carré, répondant au doux nom de Wisteria Lane, revient après la trêve hivernale mais surtout après l’événement de l’année. Souvent l’un des pires épisodes.

Généralement, après l’épisode événementiel, on dresse un bilan : qui survit, qui meurt, qui est handicapé, qui est maintenant en couple avec qui. Malgré l’absence de morts – une première – les protagonistes de l’émeute n’en restent pas moins mis à mal. Mais qui a tiré sur Paul Young ? Une question qui n’est pas sans rappeler l’accroche « Who shot J. R. ? » du temps de Dallas… c’est-à-dire en 1980. Plus de trente plus tard – ou même 35 dans le cas de Desperate Housewives - et la formule fait encore vendre apparemment. N’en déplaise à Paul Young, le paria qui a maintenant mal aux côtes en riant de manière machiavélique à l’incroyable plan qu’il a préparé pour détruire Wisteria Lane. Et pour cause, un plomb s’y est logé mais pas d’inquiétude, Paul Young est encore en vie. Ouf ! Le maître du jeu est encore en piste et découvre finalement la supercherie : Beth est la fille de Felicia Tilman qui, elle aussi, doit se tordre de rire en apprenant que l’on a tiré sur Paul. La mort de Paul, un fantasme pour elle ! Et pour l’occasion, elle regrette déjà de s’être coupé les doigts. Ou pour l’instant, c’est Mike qui s’en lèche les babines, avec ses lèvres gercées par le froid d’Alaska. À peine revenu, il tire son coup. C’est du moins la version plausible pendant vingt minutes avant qu’il ne la démente.

Le rein de Paul Young serait peut-être compatible avec l’organisme de Susan. Ou d’ici quelques épisodes, par le plus heureux des hasards, un car de touristes aura par exemple un accident : aucun survivant mais tous avait leur carte de donneur et il y aura assez de reins pour tous ceux qui sont en attente avant Susan, elle y compris (et elle obtiendrait le plus sain d’entre eux). Ou alors, par exemple, l’accident de car impliquerait uniquement des patients en attente et par conséquent, viendrait le tour de Susan, préservée de tout cela. Mais dans tous les cas, j’imagine mal Susan dans une santé réellement épouvantable. Ceci étant, même si c’était le cas, ce ne serait pas une prouesse après sept ans et en aucun cas une prise de risque. Bref, le corps de Susan est très mal formé : outre son visage bizarre (mais qui n’a jamais connu de botox, promis !) et sa rate qui se déplaçait dans la saison 2, elle a aussi un rein sur deux qui fonctionne. Malheureusement pour elle, c’est celui qui fonctionnait qui a été perforé par le troupeau de bœufs qui courrait dans tous les sens dans l’épisode précédent. Et voir Susan avoir des convulsions, c’est le lot de consolation après sept années durant lesquelles elle nous a exaspérés. Ne crachons pas dans la soupe, attendons de voir ce que vaut cette intrigue.

Je me suis particulièrement ennuyé avec le reste du groupe, notamment avec Gabrielle qui commande une poupée à l’effigie de Grace alors qu’il lui est au contraire fortement conseillé de la virer de son esprit. Encore une intrigue qui consiste à regarder derrière elle, ça devient fortement lassant. Regarder vers le passé n’est pas plus fructueux lorsqu’il s’agit de Lynette et Renee. Quand on y pense, leur conflit est risible : le fait que Renee ait couché UNE fois, il y a VINGT ans, avec Tom alors qu’il était retourné au célibat. Mais qu’adviendrait-il si Tom trompe réellement Lynette ? Les petits baisers et les galanteries diverses passe mieux chez Bree, qui se les autorise en compagnie de son ex. Le retour d’Orson était la chose à ne pas faire : déjà, le ménage à trois avec le père de Keith était imbuvable, il n’avait guère besoin d’un remplaçant. Je ne peux que rejoindre Keith : il serait temps que les deux soient réellement à deux, dans l’intimité d’un couple. Mais Desperate Housewives ne peut pas s’empêcher de ressortir ses vieux squelettes.

En bref, un épisode post-événementiel beaucoup plus digeste que ceux des précédentes saisons, dans le sens où l’événement n’occupe pas les esprits de chacun. La force de l’épisode vient justement du fait que le rythme de vie de chacun est revenu mais il n’empêche que ledit épisode peine à convaincre.

Note : 10 / 20

Posté par Fabulio à 21:52 - Desperate Housewives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

29 décembre 2010

Desperate Housewives 7x10 : Down the Block There's a Riot

DH_7x10

Ce sera donc une émeute. Pour son épisode événementiel, la saison 7 de Desperate Housewives a choisi de soulever les pavés de la paisible Wisteria Lane. Si le système Marc Cherry est toujours immobile et intact, le projet ne manque pas d’ambition.

Voilà le premier événement de Desperate Housewives qui est plus ou moins dans la logique des choses, qui ne survient pas totalement par hasard, par un malheureux concours de circonstances. Même Bang faisait intervenir une part de hasard puisque, rappelez-vous, la cause de la prise d’otage était totalement extérieure aux protagonistes. L’avantage de cet épisode, c’est qu’il se passe à Wisteria Lane même et que les personnages ont voulu et causé ce qui est arrivé. Par ailleurs, l’épisode est construit différemment des autres épisodes événementiels, sans l’insupportable flashforward de l’introduction, vers lequel tout l’épisode tend ensuite. Le procédé est mou et lasse considérablement maintenant. Pour autant, toutes les intrigues ont une progression mécanique qui veut réunir tous les personnages, même les moins concernés par l’émeute, vers elle. Juanita est pour la deuxième fois consécutive au cœur d’un épisode événementiel puisqu’elle prend la fuite après avoir découvert la lettre écrite à Gaby à une Grace qui n’est plus. La scène se voulant chargée d’émotion passe laborieusement mais passe tout de même. Le racolage du père de Keith touche lui à sa fin – on l’espère du moins – puisque Keith s’aperçoit des mauvaises intentions de son père. C’était de toute évidence une très mauvaise idée, la relation entre Bree et Keith est bien trop récente pour envisager déjà une faille. Il serait bon que Bree ait une relation stable et saine pour une fois, ce n’est pas trop demandé je pense. En revanche, l’heure est à la déstabilisation du couple Scavo mais bien sûr, on reste dans la demi-mesure. Lynette a toujours été la dernière femme que Tom a aimée, en toutes circonstances. Toute fille qui témoignerait une quelconque aventure avec lui l’a connu avant est sa rencontre avec Lynette. Vous vous souvenez (ou pas) de sa relation sans lendemain avec Nora ? Les années ont passé, Tom a eu un considérable coup de vieux, mais la question est remise au goût du jour avec Renee. Susan l’a surprise révéler son amour pour Tom… Etc etc… Vous connaissez la suite et ce vers où Desperate Housewives tente de nous diriger.

Ce quelque chose, c’est d’inclure Renee dans l’émeute. Elle fait partie de ces personnages, totalement déconnectés du reste et surtout de l’événement qui se produit, qui vont, à leurs risques et périls, régler leurs petites affaires et seulement ces petites affaires. Dans la même veine que cette femme qui tournait autour du mari de Katherine, dans la saison 4, et qui est volontairement partie de la maison des Hodge alors qu’une tornade s’abattait sur Wisteria Lane. Un oubli peut-être ? Mais ce qui m’a surtout amusé dans cet épisode, c’est la façon dont la série traite le sujet des émeutes. C’est un retour à la satire sociale. Celle-ci vaut son pesant de cacahuètes mais pose la question de la deuxième chance des criminels. Et au fond, les criminels sont-ils vraiment pires que ces petits bourgeois friqués qui se fondent dans le moule et respectent la loi de la Sainte Patrie des États-Unis. Desperate Housewives est fière de cette problématique. Le clou du spectacle survient quand Bree tire en l’air pour effrayer le bétail. Car il n’y a pas d’autre mot, c’est un vrai bétail effrayé quand une seule personne braque un seul revolver sur des centaines de personnes. Et là, l’émeute vire au n’importe quoi, les figurants ont eu pour consigne de jouer les cons qui courent dans tous les sens et cassent tout sur le passage. Ils auraient du embaucher les casseurs que l’on a connus pendant les manifs contre la réforme des retraites, les mêmes manifs qui ont viré à un n’importe quoi général. Implicitement, Desperate Housewives est plus proche de l’actualité (notamment française) que l’on pense. Bref, l’émeute prend des proportions exagérées. Susan en est la malheureuse victime même si l’on sait très bien qu’elle s’en sortira avec un hématome (voire même une amnésie, qui lui fera oublier la révélation de Renee, la série étant friande de ce genre de situations répétitives !). Bob et Lee ont beau avoir sauvé leur fille, Gabrielle et Carlos les laisseront crever à l’arrière de leur voiture, aux mains du libre arbitre des casseurs. Le couple homosexuel a eu son heure de gloire durant cet épisode, il n’en aura certainement pas une deuxième. Lynette est quand même plus sensée dans de telles situations. Et une fois le retour au calme annoncé, Paul Young marche sur les pavés révolutionnaires de Wisteria Lane, en poussant son rire machiavélique. Enfin, il a eu sa vengeance ! Sa vengeance vis-à-vis de quoi, l’on ne sait toujours pas mais il l’a eue ! Et il en est remercié d’une balle à la poitrine… S’il venait à mourir, personne ne le regretterait.

En bref, je ne serai pas de mauvaise foi : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Et sans doute, est-ce l’épisode événementiel alignant le moins de facilités depuis la saison 3, et le moins impromptu. Mais il ne suffit pas de corriger ses erreurs, encore faut-il convaincre pleinement et apporter quelque chose en plus.

Note : 13 / 20

Posté par Fabulio à 19:29 - Desperate Housewives - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

19 décembre 2010

Desperate Housewives 7x09 : Pleasant Little Kingdom

DH_7x09


Cette saison 7 a du potentiel, j’ai mis du temps à le dire mais force est de constater que la série ne nous a pas habitués à une telle qualité depuis la saison 4. Sans crier au génie, Desperate Housewives continue son petit chemin, même si les pavés de Wisteria Lane deviennent de plus en plus instables.

Ces dernières années ont été remuées par des affaires scandaleuses de la part de gens friqués sans scrupule. Parce que Desperate Housewives veut toujours avoir un temps d’avance, elle met elle aussi en scène son petit criminel en col blanc, en la personne de Paul Young. Les scénaristes ont sans doute compris que l’on était lassé des habituelles menaces d’assassinat dont faisaient preuve les différents antagonistes des saisons passées. Ainsi, Paul Young décide-t-il d’installer un centre de réhabilitation, en s’accordant le vote de plusieurs maisons du quartier. Je veux bien admettre qu’il ait obtenu une indemnité à sa libération mais la série nous présente Paul Young comme richissime, pouvant facilement acquérir sept pavillons d’une banlieue riche. Pour ce genre de détails, Desperate Housewives n’a jamais fait dans la demi-mesure : on est riche ou on ne l’est pas. La colère gronde au sein même de Wisteria Lane et Paul Young s’en délecte d’une manière quelque peu caricaturale. Le prochain épisode sera l’épisode « événementiel » de la saison et il me tarde de savoir de quoi il en retourne. Peut-être un tremblement de terre qui détruit – uniquement – les nouvelles propriétés de Paul ?

Gabrielle a aussi beaucoup appris de la criminalité en col blanc, elle s’en sert pour parvenir à sa seule finalité : obtenir la garde de Grace. Les enjeux sont toujours les mêmes pour Gabrielle : soit pousser quelqu’un au départ de sa demeure, soit à sa garde. La maison des Solis a toujours été un moulin dans lequel se sont installés différents intervenants, ils n’ont jamais eu – ou rarement – d’intrigues propres à eux deux. Il y a toujours eu une tierce personne. J’ai donc très moyennement apprécié le coup de dénonciation de la mère de Grace aux autorités de l’immigration. C’est vu et revu. En revanche, Gabrielle n’est pas allée jusqu’au bout même si, somme toute, ça ne mérite pas les applaudissements : défaire ce que l’on a fait n’a jamais été une grande prouesse. Au final, les immigrés partent pour le Texas : la boucle est bouclée. L’intrigue lancée en fin de saison 6 touche déjà à sa fin, même si l’on peut dire que neuf épisodes est une bonne longévité pour une série comme Desperate Housewives.

La longévité, Bree ne la connait pas pour un domaine particulier : celui de sa situation amoureuse. Après être restée trop longtemps avec Orson, sa relation avec Keith bat déjà de l’aile. Comme cela était prévu, le père de Keith vient s’interposer au couple et ne fait pas que tenir la chandelle, il veut participer au festin et se laisser emporter sous les charmes de la rousse. Un peu de poésie, de romantisme de bas étage aurait été une meilleure alternative. Faire éterniser Keith est fastidieux.

Tom en a une grosse. Ca nous fait une belle jambe. Toutefois, cette anecdote, ainsi que les répliques qui tournent autour, sont amusantes. Mais cela devient lassant, chaque épisode se consacre à un petit détail de la vie conjugale des Scavo : aujourd’hui, c’est le gros calibre de Tom, demain ce seront les rides de Lynette. Ainsi va la vie chez les Scavo. Reste le cas de Renee, qui ne cache plus son amour pour Tom. Un nouveau trio amoureux s’amorce et tombe dans l’oreille de Susan qui hésitera sans doute à étouffer l’affaire.

En bref, malgré des intrigues vues et revues, on passe un bon moment devant cet épisode de Desperate Housewives. L’épisode événementiel risque de sortir un peu des sentiers battus et l’on peut s’en réjouir.

Note : 12 / 20

Posté par Fabulio à 20:22 - Desperate Housewives - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


  1  2  3  4  5