08 novembre 2009
Dollhouse 2x03 : Belle Chose

Je sais que je ne ferai pas l'unanimité autour de moi mais Dollhouse est, en ce qui me concerne, la série de l'année 2009, bien qu'elle n'ait pas de concurrence. Il est loin le temps des médiocres premiers épisodes, Dollhouse s'améliore alors que les audiences dégringolent encore.
Pourtant, l'épisode n'a rien de très original, que ce soit dans sa trame que dans sa construction. Son début, à l'instar des autres épisodes, est très nébuleux et tout aussi intrigant. Il met en scène Terry, un psychopathe, tueur en série, qui reconstitue sa famille en leur injectant un sédatif pour animaux de telle sorte à ce que chacun des membres ressemble à un mannequin artificiel. Je n'ai pas très bien compris le lien avec la Dollhouse, si ce n'est que ce fou est un actionnaire de l'entreprise. Cette dernière mènera sa propre enquête pour éviter que les autorités ne remontent jusqu'à elle s'ils enquêtent sur Terry et ses pratiques douteuses. Il est intéressant de constater que ce sont le plus souvent des personnes mentalement dérangées qui ont recours à la Dollhouse alors qu'a priori, on aurait tendance à penser que n'importe quel individu voudrait souscrire à ses services. La portée de la série est beaucoup plus vaste que l'on ne croit, j'en suis certain. Elle n'est pas seulement une série de science-fiction conventionnelle, elle est également une intéressante réflexion sur la vie et la mort en général. Bref, je m'égare. Toujours est-il que Victor, seule Doll masculine mise en valeur, incarnera l'esprit du tueur en série et sera appâté par une chose non négligeable : la vérité en échange de sa propre vie, celle de l'homme qui est actuellement dans le coma sur lequel la Dollhouse a le libre contrôle. Gageons que si la Dollhouse était réelle, cela faciliterait nettement le travail de la justice.
Parallèlement, il y a l'intrigue de Echo qui ne prend de son utilité qu'à la fin de l'épisode. En attendant, on retrouve la Echo que l'on connait, celle qui oblige Elisa Dushku à se trémousser comme une fille facile, répondant aux fantasmes des scénaristes. À vrai dire, ils légitiment leurs propres intentions derrière celles des personnages fictifs : on ne compte plus les missions de romance depuis le début de la série, toutes ces missions qui obligent Echo à séduire le client et à enfiler ses tenues légères. Là, on atteint l'archétype de la fille facile, de l'étudiante stupide et frivole qui s'aventure à l'université suivre des cours de littérature médiévale dont elle ne comprend pas un mot. C'est suffisamment caricatural et volontairement caricatural pour que le personne ne nous exaspère pas plus que cela. Bref, l'intérêt vient au moment où Topher tente de supprimer l'emprunte actuelle de Victor, à distance. Et comme cette dernière demi-douzaine d'épisodes n'est que le manifeste des problèmes techniques de la Dollhouse, les événements ne se déroulent pas comme prévu. Aussi, Victor et Echo voient leurs empruntes échangés et si cela n'apporte rien de concret au fil rouge, c'est une très bonne idée, très intéressante à mettre en œuvre. D'un côté, Echo répond aux avances de son professeur par un coup de couteau au cou et de l'autre, Victor se comporte comme se comporterait Kiki, c'est-à-dire de manière très effémine, réveillant les ardeurs de ces mâles qui veulent "casser du pédé". Néanmoins, les scènes de Victor sont très drôles, Enver Gjokaj se donne à fond et c'est très réjouissant. De même, et c'est assez surprenant pour être signalé, Paul Ballard est beaucoup moins antipathique qu'à l'accoutumée et ce, au détour de quelques répliques. Aux multiples empruntes que Echo a définitivement enregistrées s'ajoute celle d'un tueur en série psychopathe. Voilà qui peut donner du grain à moudre à Dollhouse.
En bref, on passe un excellent moment devant cet épisode même s'il n'apporte rien au fil rouge de la série. On est encore au début de la saison, on peut se permettre ce genre d'épisodes mais ce sera moins le cas, surtout pour une série condamnée, dans les prochains épisodes. Dans tous les cas, oui, Dollhouse est devenue mon coup de cœur de l'année 2009 !
Note : 15 / 20
11 octobre 2009
Dollhouse 2x02 : Instinct

Il n'aura donc pas fallu attendre longtemps après l'épisode confirmant que Dollhouse a encore bien des faiblesses, malgré une notable remontée en qualité récemment. Au programme du jour : rediffusion de l'épisode précédent, dans une version entièrement retouchée.
C'est en fait le principal reproche que l'on adressera contre ce deuxième épisode de saison 2 de Dollhouse : sa ressemblance avec le season premiere. Cette ressemblance est d'autant plus gênante qu'elle est volontaire puisqu'il s'agit du deuxième épisode mettant en scène Echo, au service d'un sénateur véreux. Et autant le dire immédiatement : le client risque de revenir pour les prochains épisodes également. De cette déception nait une certaine incompréhension : en sachant la façon dont s'est terminée la mission précédente, pourquoi la Dollhouse continue-t-elle de collaborer avec ce même client ? A l'image de la série malmenée sur la FOX, la situation de la Dollhouse est-elle si critique qu'elle peut se permettre de faire des sacrifices et des entorses à ses principes ? Soit elle est totalement aveugle face aux intentions de son client, soit elle lui tend la perche pour des raisons encore bien obscures. Car, outre avoir une mère qui remplace sa défunte femme, il veut aussi démanteler la maison de poupées, tout comme Ballard. Bref, tout le monde en veut à l'entreprise d'Adelle DeWitt. Cette intrigue reste quand même mal menée, pour l'instant, la mission de cet épisode est tout simplement indigeste car redite de la semaine précédente : les conversations entre Echo et son "mari de mission" sont navrantes, tellement stéréotypées d'un mauvais téléfilm à l'eau de rose. Cette histoire fait très peu avancer le schmilblick et la seule question qui nous tourmente l'esprit est de savoir si l'on aura un jour les réponses aux questions que l'on se pose déjà. On ne comprendra guère l'intérêt du retour de November, alias madame Lasagnes, sinon confirmer qu'elle reste un personnage régulier de la série. A l'opposé, on regrettera l'absence du docteur Saunders, ni même mentionnée.
Mais l'épisode est loin d'être mauvais : sa qualité vient plus de son fond que de sa forme et c'est peut-être en cela que l'on reconnait des séries de qualité. La série a beau avoir beaucoup de défauts, il ne faut pas oublier qu'elle a la lourde tâcher de signer le retour de Joss Whedon : les critiques faites à son égard sont à mon sens trop acerbes. Quoiqu'en dise, sa chaîne de diffusion a une part de responsabilité dans le sens où elle a refusé de diffuser l'excellent épitaphe qui est un flashforward et qui permet d'assembler les morceaux du puzzle. Je ne le répéterai jamais trop mais chaque épisode de cette saison 2 est à voir dans le contexte du flashforward : on remarquera bien assez vite que tout s'assemble parfaitement. Aussi, à mon grand plaisir, Topher prend de l'importance et sa mégalomanie latente est certainement la cause de sa folie imminente, un peu comme tous les chefs d'État ou personnes à hautes responsabilités qui ont des marges de manœuvre extrêmement importantes. Et pour cause, Topher est à la tête de la programmation des Dolls dans leurs moindres détails. Pour l'instant, il n'agissait que sur la personnalité et les facultés des Dolls mais il a maintenant franchi un cap normalement immuable. Il joue en effet sur la Nature, sur l'essence même des Dolls. Il se confronte au jeu de Dame Nature qu'il essaye, en vain, de faire plier. Pour ce faire, Topher agit au niveau glandulaire, celui qui régit tous les instincts. En fait, le fauteuil de Topher supprime, certes, la personnalité et la mémoire de chaque Doll mais ne peut modifier le corps en lui-même. De fait, Echo garde l'instinct maternel que la lactation qui lui avait été programmée lui a octroyé. Cela vient expliquer le titre de l'épisode mais aussi la manière par laquelle Echo a conscience qu'elle n'est qu'une poupée : tout réside dans ses instincts immuables. Ballard jouera bien entendu là-dessus.
En bref, tout s'emboîte tranquillement à la Dollhouse. Si le fil rouge reste maîtrisé, il n'empêche que l'épisode reste relativement ennuyeux, tirée par le fond par une mission totalement inintéressante.
Note : 11 / 20
29 septembre 2009
Dollhouse 2x01 : Vows

Alors que certaines séries sont annulées alors qu'elles obtiennent des audiences tout à fait convenables, Dollhouse a créé la surprise de par son renouvellement pour une deuxième saison. Déjà amputée de la diffusion le vendredi, elle a aussi une restriction budgétaire. Mais au-delà de ces occupations extérieures, le coming-back de Joss Whedon sur la FOX en valait-il la peine pour une deuxième saison ?
La FOX n'est peut-être pas si impitoyable, on dirait même qu'elle a eu de la culpabilité et de la pitié envers Whedon qui a du les supplier à genoux. Mais si les audiences sont ridicules (ce season premiere représente un nouveau bas historique pour la série), les scénaristes ont appris de leurs erreurs. Tout d'abord, elle a su que la focalisation sur la taille élancée d'Eliza Dushku était un mauvais choix stratégique, la série ayant brassé de l'air pendant ses premiers épisodes. Elle a également su que noyer le poisson ne servait à rien, si ce n'est à perdre des téléspectateurs. A ce titre, l'excellent Epitah One est indispensable pour apprécier la série à sa juste valeur mais c'est hélas le seul épisode non diffusé sur la FOX, paradoxalement le meilleur de la saison. Après avoir regardé cet épisode, on voit toutes les scènes d'un œil différent et Dollhouse nous parait nettement plus convaincante et claire. La série a toujours été ainsi : nébuleuse dans la grande majorité de ses épisodes, les pièces du puzzle sont assemblés à l'épilogue dudit épisode. Mais j'en viens désormais au vif du sujet et il est intéressant de constater le jeu (involontaire ou non) sur la polysémie du titre de ce season premiere : Vows signifie à la fois "Serments" et "Vœux" et on s'interrogera pendant les (désormais) 42 minutes et le vœu de chaque doll de se sortir de chaque serment qu'elle a prononcé. L'épitaphe nous montrait un Topher devenu complètement fou, on en a l'amorce dans cet épisode, où il est confronté au réveil de Whiskey pour laquelle il culpabilise énormément. En cela, il est effectivement intéressant de voir l'épisode sous un nouvel angle, celui-ci comme les suivants j'espère.
J'appréhendais beaucoup la partie relative à Echo car la plaie de la première saison était ses stand-alone, rarement passionnants, parfois totalement ratés. L'épisode présente certes un stand-alone mais cette histoire de femme mariée à un trafiquant d'armes n'est en fait qu'une toile de fond. Paul Ballard est (malheureusement) au centre de l'intrigue puisque l'on apprit dans l'épitaphe qu'il était en couple avec Echo et qu'ensemble, ils partaient à la recherche de l'âme de Caroline. Mais avant d'en arriver là, il était le chaperon de Echo et je soupçonne DeWitt d'être à l'origine de cette mise en scène, bien que ses motifs me paraissent assez flous. La vérité est que, en enrôlant Echo dans une mission très périlleuse (alors que l'administration de Dollhouse s'était défendue de toute action compromettante de ce genre), le souhait était de jouer avec les sentiments de Ballard pour qu'il intervienne afin de sauver Echo d'une situation risquée. Pour preuve, ni même Topher, habituellement cloîtré devant son écran d'ordinateur, ne semble se préoccuper des agressions multiples de Echo. Ces dernières lui ont fait perdre la tête et elle commence à se souvenir de tous les personnages qu'elle a joués. Ballard utilisera ces réminiscences pour provoquer une colère chez Echo, afin qu'elle puisse se défendre elle-même. Au final, une fois la mission terminée et une fois que Ballard ait pris conscience que Echo était une doll "spéciale" (comme répété à chaque occasion), il ne peut que se soumettre au vœu de DeWitt de devenir son chaperon pour les trois prochaines années. L'épitaphe était ici indispensable et je me demande bien comment ceux qui ne l'ont pas vu ont su apprécier l'épisode. Ce peut paraitre tiré par les cheveux mais il y a une relative cohérence dans l'action et c'est ce que j'ai apprécié de l'épisode.
En bref, Dollhouse reste une série au propos très évasif, donnant lieu à des interprétations diverses. Ce season 2 pemiere, bien loin d'être exempt de défauts (on regrettera la place trop importante accordée à Ballard), permet toutefois de clarifier l'intrigue. Un bon épisode en somme.
Note : 14.5 / 20
21 juillet 2009
Dollhouse 1x13 : Epitaph One

Quand on regarde l'épisode, on peut comprendre pourquoi ce fut cet épisode en particulier qui a été choisi pour figurer exclusivement sur le DVD de la saison 1 de Dollhouse. Ce dont on ne comprend pas, c'est pourquoi il n'a pas été diffusé sur la FOX au vue de sa qualité.
Ma première réaction à l'épisode n'était pourtant pas très positive : Qui sont ces gens ? Qu'est-ce donc ce "Los Angeles 2019" ? Je ne vois pas d'un bon œil les séries dans lesquelles les scénaristes préfèrent laisser les téléspectateurs dans le flou total et je vois d'un bien mauvais œil, les bonds dans le futur, souvent catastrophiques. La vérité est toute autre et si cet épisode parait au premier abord dispensable, il exploite les forces de Dollhouse. Aussi, on suit l'intrusion d'une équipe de quatre soldats, accompagnés par un vieil homme végétatif et de sa fille et puisqu'il est toujours mieux de reposer sur ses acquis, cette même équipe fait penser à celle que Echo a du fréquenter lors du quatrième épisode : un homme méchant, parfois cruel mais tout aussi amusant de par son humour noir qui collabore avec un autre homme beaucoup plus posé et bienveillant. Et parmi les deux femmes du groupe, l'une brille par sa stupidité et c'est bien la seule incohérence idiote de cet épisode : prétextant de ne pas avoir pris de douche depuis longtemps, elle succombe au charme des douches de la Dollhouse et décide immédiatement de se déshabiller et d'en profiter... ce qui lui sera préjudiciable puisqu'elle est retrouvée morte peu de temps après. Ce huit clos est plutôt angoissant et dès que l'introduction violente de l'épisode, on s'attend à un épisode particulièrement sombre (cette obscurité de l'ambiance se répercute inévitablement sur la luminosité, comme tout procédé scénique de n'importe quel film ou série). Les fans de scénarii post-apocalyptiques seront évidemment servis et bien que Los Angeles soit mis à ras, il subsiste, comme n'importe quel film de ce genre une fois encore, des individus qui vivent coupés du monde. Ici, il s'agit de Whiskey, que l'on connaissait sous le rôle du docteur Saunders mais avec désormais une coquille vide en guise de tête.
Jusqu'alors négligée, le docteur Saunders est dans cet épisode l'une des pièces maîtresses puisqu'elle permet à l'équipe de se renseigner sur les circonstances du désastre. Cependant, l'épisode nous fait part de parties anecdotiques mais plaisantes à suivre, comme l'entrée de Topher dans la Dollhouse qui a finalement apporté un vent de modernité (et de puérilité) dans son antre autrefois austère. Mais même si une partie de cet épisode reste nébuleuse, on comprend plus ou moins que Topher culpabilise pour ce désastre puisqu'il est à l'origine des monstres crées pour des tâches peu orthodoxes... Pire, le pauvre homme est devenu fou. Par ailleurs, le réveil et la rupture de contrat des Dolls ne se sont pas fait sans gêne, à commencer par Echo (que l'on verra finalement et heureusement peu) accompagné du mec le plus con du monde, du nom de Ballard. Bien entendu, forte de sa grande gueule et de son côté philanthrope, elle n'a que pour objectif de libérer les Dolls de cette usine de lobotomie. Adelle DeWitt s'attire de fait les foudres de partout et même si l'on ignore la manière dont la Dollhouse a été abandonnée, les faits sont là : Seule Whiskey rôde dans la Dollhouse et c'est comme si elle avait été programmée pour cela, pour reprendre la gestion d'un institut désaffecté. En définitive, elle est aussi fidèle à la post-Dollhouse qu'elle l'a été pour son rôle de médecin dans la Dollhouse.
Mais qu'attendre de cet épisode exactement ? Est-ce une transition vers un season 2 premiere se déroulant toujours en 2019 ? J'ignore si la FOX a décidé de diffuser un jour l'épisode mais si les scénaristes décident de continuer dans le futur, cet épisode semble crucial. Pourtant, cette voie impliquerait que Caroline soit dans le corps de cette fille pré-pubère et au vue des nombreux prétextes pour mettre Eliza Dushku en tenue légère, il est improbable qu'ils continuent cette voie ou alors, l'équipe entreprendrait la recherche du corps de Echo. Ainsi, les deux issues sont possibles : revenir en 2009 (bien que ce soit frustrant après le suivi d'un tel épisode) et narrer l'enlisement de la Dollhouse ou continuer en 2019. Cependant, il est à préciser que la série a écopé de justesse à une deuxième saison, moyennant une sérieuse coupure financière. Continuer la série en 2019 impliquerait de ce fait de nouveaux décors et autant dire que la série ne peut pas (plus ?) se le permettre.
En bref, si vous avez d'ores et déjà décidé de ne pas suivre la deuxième saison de Dollhouse, accordez-vous tout de même 50 minutes pour visionner cet épisode. Si rien ne garantit que la suite de la série sera dans la même veine, il reste un excellent épisode, passionnant de bout en bout et c'est de loin le meilleur épisode de la série, digne d'un series finale.
Note : 17.5 / 20
16 mai 2009
Dollhouse 1x12 : Omega

En dépit d'audiences catastrophiques, Dollhouse vient, à l'heure où j'écris la critique, d'être renouvelée pour une deuxième saison, à la plus grande surprise de tous. Ou du moins, à la surprise des seuls quelques 2.7 millions de téléspectateurs qui, à titre d'exemple, ont regardé ce season finale.
Si Dollhouse a désormais de l'avenir, il n'en est pas pour autant radieux, la vérité étant que la série écope d'une coupure budgétaire désormais. Les dépenses seront donc diminuées mais à mon sens, il ne faudrait pas diminuer le budget de l'écriture de l'épisode car, en sa qualité de season finale, celui-ci est plutôt décevant. Il faut noter qu'il s'agit du douzième épisode sur treize annoncés mais le treizième est réservé pour les DVD, la FOX voyant un noyau solide de fans pour cette série et de Whedon. Bref, j'arrête de tourner autour du pot et je passe au contenu même de l'épisode qui était censé nous donner des réponses. D'abord, ces réponses sont partielles et le tout est assez manichéen, la Dollhouse représentant le "Bien" avec ses innocentes Actives bien traitées, opposée à un Alpha qui croit dur comme fer à l'évolution de l'homme, représentant ainsi le "Mal". Pour ce faire, il cite le travail de Friedrich Nietzche mais, comme l'ont fait les nazis dans les années 30, il interprète mal sa philosophie. Toujours est-il que Alpha apparait comme beaucoup moins organisé que ne l'ont été les nazis puisque tout lui échappe, même sa propre création -Omega-. Pour comprendre le schmilblick, il faut retourner "quelques années auparavant" quand Alpha était épris de Echo, cette dernière étant dans l'ombre d'une Active plus sollicitée, Whiskey, alias le docteur Saunders qui, malgré tout, est restée une Active à l'heure actuelle. L'explication est peu convaincante et la suite consistera à brasser de l'air, dans la laboratoire de fortune d'Alpha, entre lui, Echo et une femme enlevée pour la soumettre aux empruntes de Caroline. Cela reste difficile de compréhensible et on ignore où tout cela nous mène. Toujours est-il également que Alpha et Omega ont en point commun, d'être plusieurs personnalités à la fois et que, dans le cas d'Alpha, il s'agit tout simplement d'une erreur informatique.
À l'aide, monsieur Ballard ! Sauvez-nous ! Mais peut-on attendre de lui quelque chose de concret ? Il résume bien qui il est lui-même en trois mots : I'm nobody. Ceci dit, DeWitt n'a d'autres alternatives que de le laisser arranger le bordel qu'il a lui-même causé. Là encore, il apparait comme le boulet moralisateur qui vient jouer les trouble-fête dans n'importe quelle série, Topher et Boyd en sont témoins. Il tente une approche infructueuse avec ce dernier, tentant de le persuader d'aller voir ailleurs que dans la Dollhouse. Une fois encore, on brasse de l'air jusqu'à la fin de l'épisode avec la poursuite d'Alpha dans les escaliers. Mais "poursuite" est un grand mot car on ignore totalement ce qu'est advenu Alpha. À vrai, comme à l'accoutumée, on préfère braquer les projecteurs sur Eliza Dushku en petite tenue. En définitive, il n'y a pas fin mot de l'histoire et l'épisode aurait été très peu convaincant en guise de series finale. C'est une approche superficielle de l'histoire que cet épisode offre, avec des révélations qui n'en sont pas, la série s'est peu mouillée et on doit se contenter d'une conclusion selon laquelle Echo est sauvée, ainsi que ses empruntes et c'est l'essentiel. Alpha continue à vagabonder dehors mais peu importe !
En bref, certes, il ne s'agit pas du season finale à proprement parler mais on ne peut que le considérer comme tel. L'épisode est agréable à suivre, assez fluide mais c'est tout ce que l'on en retient car le fond sonne creux malheureusement.
Note : 10.5 / 20
08 mai 2009
Dollhouse 1x11 : Briar Rose

Cet épisode fait peur. Il fait peur parce qu'il commence par une mission peu palpitante et surtout parce qu'il l'épisode d'un certain Paul Ballard, l'idiot fini de la série. Partant de ces appréhensions, il est finalement plus facile à apprécier.
Je vais en surprendre plus d'un (y compris moi-même) en avouant que la meilleure partie de l'épisode concerne Ballard. Mais avec du recul, c'est idiot comme constat puisque sa partie englobe la majeure partie de l'épisode. Et pourtant, elle avait très mal commencé avec son altercation avec avec madame Lasagnes qui vit très mal la rupture, au point de vouloir se jeter par dessus une rambarde de route. Il n'en sera malheureusement rien et madame Lasagnes retourne vaquer à ses occupations à la Dollhouse, ni vu, ni connu. Pendant ce temps, Ballard multiplie les découvertes et si ça se prouve qu'il peut être un bon agent de FBI occasionnellement (pour ne pas dire épisodiquement), le personnage reste un gros boulet qui entraînera autrui dans ses emmerdes pour... pour quoi au juste ? Sauver Echo/Caroline ? C'est une perte de temps car la Doll ne veut pas de lui et on la comprend. Pour s'introduire et démanteler la Dollhouse, il est accompagné d'un ingénieur qui en a conçu l'architecture, non sans mal pour le convaincre puisqu'il est agoraphobe et drogué. Qu'importe, Paul Ballard avance aveuglement dans sa mission officieuse et l'entraîne contre son gré. Même s'il ne pouvait pas s'en douter avant c'est là que Ballard apparait vraiment pour un crétin puisque, d'un côté, il veut sauver sa chérie et de l'autre, il introduit la pire menace dans la Dollhouse... qui a même le culot de lui voler sa chérie ! Ainsi, il est pris dans son propre piège et la Dollhouse sera donc confrontée à deux menaces, l'une qui n'en est pas vraiment une (Ballard) et l'autre qui risque d'annoncer un season (series ?) finale mouveménté (Alpha).
En effet, Kepler montre son vrai visage et la mode à la FOX semble d'introduire des personnages qui se soucient de la Terre. D'un côté, on a donc un Alpha qui a construit la Dollhouse dans le respect de l'environnement et de l'autre, dans Prison Break (diffusée juste avant), on a une organisation qui met au point un procédé révolutionnaire pour sauver le monde : dans les deux séries, les préoccupés de l'environnement sont des êtres cruels. Le vendredi soir est donc la soirée écologique de la semaine sur la FOX. Pour revenir dans le vif du sujet, l'épisode comporte quand même une incohérence : Si, au départ, Alpha apparait comme la copie conforme de Topher (assommé par Ballard pas content), il met en place son plan diabolique, une fois le boulet (au sens propre et figuré) Ballard écarté. Cependant, l'aurait-il aussi mis en place si quelqu'un n'était pas allé le chercher ? En tout cas, jusque là, il réussit à s'emparer d'une Echo, transformée en son acolyte après avoir écopé d'un rôle de psychologue insipide au début de l'épisode.
En bref, il reste tant de questions sans réponse et cet épisode prépare assez bien le season finale.
Note : 14.5 / 20
29 avril 2009
Dollhouse 1x10 : Haunted

Haunted / Four Engagements
Après un épisode plutôt intense, c'est le retour aux sources pour Dollhouse et ses looners (ou épisodes indépendants), ce qui pourrait a prori décevoir... A priori seulement ?
La majeure partie de l'épisode se concentre sur la mission d'Echo qui, cette fois-ci, se révèle être originale et très plaisante mais pas pour autant utile. En fait, c'est l'exact opposé : Même si Adelle DeWitt est une amie de la défunte cliente, il n'empêche que ce que l'on apprend dans cet épisode se rapporte à ce personnage qu'on ne reverra plus jamais (normal puisqu'elle est six pieds sous terre, me direz-vous). Cependant, j'estime qu'exploiter tous les aspects et les travers d'une entreprise comme Dollhouse est une idée judicieuse. Ainsi, après montré ce que donnait une Doll livrée à elle-même sans aucune programmation, puis une Doll qui prend conscience de son existence ; on exploite un autre aspect, celui de la vie après la mort. Le désir de la cliente de voir ses propres funérailles et ce que quiconque n'aurait jamais pu dire lorsqu'elle était en vie est à la fois compréhensible, morbide et malsaine. Qui n'a jamais eu envie de voir la réaction de ses proches à son propre décès et ce quelles répercussions aura notre absence sur le cours de leur vie ? Avouons-le, c'est plutôt égocentrique et Echo, alias Julia, alias Margaret était partie pour être la copie encore plus insipide et coincée que DeWitt. Finalement, la dame tire son épingle du jeu et on assiste à des moments, certes inutiles mais quand même émouvants où elle doit essuyer les critiques des proches de sa famille. L'histoire devient encore plus malsaine quand le fils tente d'embrasser Echo et donc, sa mère ; c'était une piste intéressante mais ça s'arrête là. L'enquête qui découle de cette vie après la mort est moins convaincante toutefois, un peu trop convenue et prévisible. Les soupçons ne cessent de basculer entre le mari asiatique, puis le frère William (alcoolique, comme le regretté Hugh Panetta de The Riches joué par le même acteur) avant de revenir sur le mari, puis, enfin sur le fils qui en avait assez de cette mère trop exigeante. Soit. Le testament en est alors modifié et justice a été rendue. Les scénaristes oublieront cette intrigue aussi vite que nous même si on a passé un agréable moment.
C'est tout à l'honneur pour la série d'exploiter complètement le trio Echo-Victor-Sierra (madame Lasagnes restant à l'écart) mais avouons-le, il n'était pas nécessaire de les faire venir. Autant la présence de Victor se justifie dans l'enquête, autant celle de Sierra est dispensable même si son utilisation en tant qu'amie geek de Topher est mignonne, sans plus. Le personnel de la Dollhouse est visiblement composé de no-life et paradoxalement, c'est celle qui parait la plus rigide qui s'amuse le mieux, à savoir DeWitt (qui s'était envoyée son petit Russe au dernier épisode). Ballard s'envoie également une Doll mais ce couple est extrêmement insipide, il n'y a aucune alchimie et Paul continue d'être un gros boulet... Mais le gros boulet a tout de même convaincu une personne, sa plus proche ex-collègue, c'est déjà un bon début. Félicitons ensemble, en choeur, Paul pour les premiers fruits de son travail : Bravo Paul !
En bref, il n'y aura rien à retenir de cet épisode tant il se concentre sur la mission du jour. Mais c'est en fait la seule partie convaincante et comme il s'agit de la partie majoritaire, l'épisode est tout à fait convenable.
Note : 14 / 20
14 avril 2009
Dollhouse 1x09 : Spy in the House of Love

Voilà exactement l'épisode qui illustre l'imminence de la fin de la saison (et peut-être aussi de la série au vue des audiences). La tension monte d'un cran, les personnages craquent. Bref, c'est le bordel à la Dollhouse.
Mais Dollhouse reste quand Dollhouse, c'est-à-dire la promotion d'Eliza Dushku qui, dans ses premières minutes, apparaît en tenue SM mais ce détail n'intéressera que les éventuels mecs hétéros. De mon côté, je suis bien plus intéressé par le teaser qui présente la forme d'un flashforward dans lequel on voit, de l'autre côté de la fenêtre, l'éclat de sang après un coup de feu. Cette scène est particulièrement percutante (quoique sa résolution déçoit) et réussit bien à nous tenir à haleine. Ainsi, comme on pouvait se douter, tout l'épisode retracera l'évolution de l'intrigue jusqu'à ce dernier moment. Mais il a aussi, pour particularité, de mettre en scène 4 intrigues différentes, sur les 4 Dolls les plus médiatisées, avec un procédé qu'utilise énormément Desperate Housewives, avec des intrigues indépendantes mais comportant des passages s'entrecroisant avec les intrigues des autres, vues différemment. J'aime beaucoup ce procédé qui nécessite quelques efforts de réalisation mais ce que j'aime encore plus, c'est que l'on suit les quatre personnages même si Echo monopolise la scène. Toutefois, on retiendra peu de November, aka madame Lasagnes, qui avertit son homologue de stupidité, Paul Ballard. Je n'ai pas trop compris le pourquoi du comment de cet avertissement mais on retiendra que, dans tous les cas, Paul Ballard sera surveillé et si ce n'est pas par un mouchard, ce sera par madame Lasagnes schizophrène.
Parallèlement, l'escapée de Sierra au sein de la NSA, en vue de trouver l'espion dont il est question, se révèle bien plus intéressante. Si la série maîtrise plutôt mal les scènes de kung-fu, celles d'inflitration restent assez jouissives. Mais ça reste quand même assez brouillon, on a du mal à connaître les intentions de M.Dominic et ses relations avec cet organisme.
Adele DeWitt est au bord de la dépression et prend des vacances... en compagnie de Victor ! L'homme était visiblement aux services d'une autre cliente mais il a succombé au charme de son amie anglaise, tentant de retirer le balai qu'elle a dans le cul. Avouons-le, cette déprime tombe comme un cheveu dans la soupe et est, somme toute, inutile. Mais elle a le mérite de rendre le personnage plus humain, loin de ses tailleurs et talons aiguilles de femmes d'affaires. C'est incroyable de voir à quel point elle veut se montrer forte en toutes circonstances et cette scène où elle pleure et se lamente a affaibli, à bon escient, le personnage. Elle a beau se prendre une balle, elle reste parfaitement stoïque. Quelle idée quand même d'attacher un homme armé contre sa volonté... Ne vaut-il pas mieux lui retirer l'arme préalablement ? Mais cette scène reste décevante, après le teaser prometteur mais on n'y tient pas vraiment compte. Echo a réussi sa mission et voilà M. Dominic formaté, au même titre que les autres Dolls. Quid de Sam, le compagnon de Echo à Rossum deux épisodes auparavant ? Lui aussi a été formaté mais il n'est pas réapparu depuis... Dommage.
En bref, le meilleur épisode de Dollhouse jusqu'à présent, même s'il n'est pas exempt de défauts. Rythmé et bien maîtrisé, il suffirait que la série ait un avenir garanti pour mettre à bout toutes ces idées.
Note : 15 / 20
06 avril 2009
Dollhouse 1x08 : Needs

Je ne sais pas quoi penser de cet épisode. À vrai dire, je suis resté indifférent tout au long, il n'était ni bon auquel cas je serais en train jubiler, ni mauvais, auquel cas je serais en train de grogner. Finalement, on ne garde aucun souvenir de cet épisode... Mais tiens, ce ne serait pas le concept même de l'épisode, ça ?
Depuis quelques temps, on sentait que la situation gagnait en intensité, on croyait qu'il allait se passer quelque chose d'important, comme un soulèvement des Dolls qui ont pris conscience de leur existence et leur passé, contre l'administration de Dollhouse. C'est un pari réussi... jusqu'aux cinq dernières minutes de l'épisode qui remettent la situation à son point initial. Mais si, comme moi, vous êtes sériphile, quelque chose vous titillerait sûrement : le numéro de l'épisode. Sur les 13 annoncés, on sait qu'au huitième, la saison se cherche encore en vue du season finale. Donc, qui sait, peut-être que l'on assisterait à ce fameux soulèvement à la fin de la saison ? L'épisode est parti d'une bonne idée, c'est indéniable et si l'enchaînement des événements peine à convaincre, l'intrigue en elle-même n'est pas mauvaise. Mieux, l'intrigue était judicieuse après l'épisode précédent qui avait fait avancer les choses mais pas trop. Ainsi, Echo, Sierra, Victor et November (madame Lasagnes) se retrouvent par le pur hasard dans le dortoir, à leur grande surprise et leur curiosité. Toutefois, je doute que la première pensée qui nous traverse à l'esprit dans une telle situation est de se demander pourquoi on connait les jours de la semaine, la capitale du Nebraska et compagnie mais de faire impasse sur soi-même. Interprété de la sorte, on dirait que les personnages se plongent dans une réflexion philosophique d'eux-mêmes. Mais on est loin du compte : après que Mike ait été utilisé comme bouc émissaire, le groupe se mobilise pour s'échapper de la Dollhouse, ce à quoi aspirait justement DeWitt, contre toute attente. Car, tout au long de l'épisode, on tente comme à l'accoutumée de noyer le poisson et de nous enfermer dans une confusion la plus totale, ne comprenant pas pourquoi la dame recherchait à ce que ses poupées s'en aillent.
La réponse est la suivante et provient de l'invisible Dr. Saunders : La drogue de l'épisode précédent a suscité chez les Dolls trop de curiosité et de ce fait, il est préférable de concrétiser leurs désirs, ne serait-ce que superficiellement, pour revenir à la raison et tout oublier avec un sédatif. C'est un peu tiré par les cheveux mais on a vu bien pire. Et puis, ça a l'avantage de mieux connaître (même si l'approche reste assez superficielle) le noyau de personnages qui s'est formé. Malheureusement, c'est toujours le personnage principal Echo (ou devrais-je dire Caroline cette fois-ci), qui peine à convaincre. En gros, Caroline est une militante grande gueule qui s'oppose à tout. Alors, forcément, quand on parle de manipulation d'humains, la dame sort ses poings et son revolver. Hélas, on n'ira pas plus loin que les menaces et s'il y a eu un semblant de réussite de la mission, tout revient à la normale, avec un fauteuil flambant neuf qui fonctionne (alors qu'il s'est pris préalablement une balle de revolver). De ce que j'ai compris, Sierra se prostituait avant d'entrer dans le programme Dollhouse et décide de mettre cartes sur table avec son ex-maquereau. Ça ne m'étonne pas vraiment mais ce qui ne m'étonne pas du tout, c'est qu'elle et Victor, finissent par s'embrasser... Victor qui suscite quelques doutes, d'ailleurs, quant à ses désirs, chez Langton... Pas certain que l'explication du Dr. Saunders ait réussi à le convaincre. Après tout, il cache un passé militaire et apparemment, soit la Dollhouse tente de cacher ce secret, soit Victor le fait à l'insu de tout autre. Et Miss Lasagnes, alors ? Et bien, elle a perdu une fille et, visiblement, a voulu oublier ce malheureux souvenir. Heureusement, elle peut compter sur son seul faire-valoir pour contre-balancer sa niaiserie et ce faire-valoir s'appelle Paul Ballard, toujours aussi ridicule, avec sa puce (ou je ne sais quoi) sortie de nulle part à moins d'une soucoupe volante.
En bref, si je pouvais ne noter que l'idée, l'épisode aurait toutes mes faveurs. Malheureusement, ce n'est pas le cas et le développement de l'idée reste confus et maladroit. De surcroît, l'épisode souffre de lourdeurs mais globalement, il s'en sort bien.
Note : 12 / 20
02 avril 2009
Dollhouse 1x07 : Echoes

Topher en boxer... DeWitt qui fait du trampoline... Dollhouse aurait-elle voulu faire, elle aussi, son Poisson d'Avril ? Rien n'est moins sûr...
Cet épisode est certainement le moins formel qu'on ait eu car tout part dans tous les sens et finalement, un peu d'autodérision ne fait pas de mal à la série, elle se prenait trop au sérieux depuis le début. L'épisode tourne autour d'une drogue qui tourne dans le campus d'une université... et je crois que les scénaristes ont pu la tester pour écrire cet épisode dont il est difficile pour moi de faire la critique. Toutefois, il est à retenir qu'on exploite un peu mieux le passé de nos personnages, en particulier celui d'Echo même si, au final, la grande majorité des scènes ne servent à rien tant elles peuvent se résumer à quelques minutes. De sa part, on aurait pu s'attendre à quelque chose de solide quant au motif d'adhésion au programme Dollhouse. Là, également, rien n'est moins sûr... Ainsi, dans son ancienne vie, Echo se la jouait Brigitte Bardot et dénonçait, ce qui est tout à fait louable je précise, l'expérimentation animale dans les multinationales, en l'occurrence, il s'agit ici de l'industrie pharmaceutique Rossum. Son opération ayant échoué et son mec ayant perdu la vie, elle aurait été ensuite manipulée et convaincue par la Dollhouse. Du personnage principal, je m'attendais à un motif mieux construit. Mais le virus se propage à tout le monde et de ce que j'ai compris, fait remonter les souvenirs "effacés" chez les Dolls. Ainsi, on apprend que Victor a fait la guerre, peut-être celle de Yougoslavie, en raison de ses origines slaves, qui l'a fragilisé et poussé à rejoindre Dollhouse. De son côté, Sierra se remémore son viol. Cette petite scène où l'on découvre les désagréables souvenirs de chacun des deux Dolls est l'une des meilleures de l'épisode et le rapprochement entre les deux est judicieux et très bien réalisé. Quoiqu'il en soit, l'enquête se solde par la prévisible défaite de l'ex-Matthew Applewhite de Desperate Housewives. Toutefois, elle a, pour une fois, une conséquence sur la Dollhouse puisque, lui aussi rejoint le programme. Les souvenirs risquent de remonter à la surface, avec son arrivée...
Allez savoir pourquoi, je n'ai jamais pu apprécier les personnages anglais interprétés par des Anglais dans les séries américaines. Que ce soit Ian dans DH, ou, pire, Lila dans Dexter, ils sont insupportables. Bien souvent aussi, ils sont froids et prétentieux, comme DeWitt. Gageons aussi que l'actrice ne fait pas énormément d'efforts pour rendre son personnage crédible mais ça, c'est une autre histoire. Pour l'instant, c'est plaisant de la voir dans un état euphorique ; elle sort de sa tour d'ivoire et taille une bavette avec Topher en boxer autour de malbouffe. Mais si l'effet a été bénéfique pour DeWitt qui a été décoincée, il a cependant été nul sur Topher. D'ailleurs, j'ai eu du mal à me mettre à l'évidence que Topher était dans un état secondaire, tellement ça se rapproche de son état actuel. Par contre, celle qui fait toujours chier, dans un état secondaire ou non, c'est Mellie mais pour le bonheur de tous, elle prend congé. Finies les pleurnicheries et les mièvreries ! Enfin, j'espère...
En bref, un épisode qui part dans tous les sens avec une histoire peu crédible. Mais c'est en se décoinçant un peu que Dollhouse a suscité de l'intérêt et, au final, c'est un assez bon épisode.
Note : 13.5 / 20