Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

25 octobre 2009

Dr House 5x12 : Painless

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Painless / Sans douleur

L'épisode précédent m'a tellement rebuté que j'ai pris un mois, jour pour jour, afin de regarder celui-ci. C'est à nouveau un épisode faible pour la saison 5 de Dr House mais pour des raisons que je ne soupçonnais pas.

À nouveau, ce sera donc une critique concise pour l'épisode car je ne vois pas l'intérêt de s'y attarder. En premier lieu, l'intrigue médicale est, somme toute, tout ce qu'il y a de plus banal : un homme se plaint de douleurs invisibles atroces et tente de s'en séparer par le suicide. Globalement, l'intrigue se suit mais elle est plombée par Taub et Kutner qui, comme à l'accoutumée, s'initient à des séances de psychanalyse. Quoiqu'il en soit, sans apporter de réponses, l'épisode pose des questions sur le suicide et le deuil familial. Évidemment, le patient s'en sort à la toute fin de l'épisode, à l'aide de ficelles auxquelles les scénaristes nous habituent. Aujourd'hui, Gregory House trouve miraculeusement l'identité de la pathologie inconnue en regardant un plombier se regarder l'entrejambe. C'est assez original et cela a le mérite de nous épargner de Wilson, habituellement l'élement déclencheur. Il s'agissait donc d'une épilepsie bien que je n'aie pas compris les tenants et aboutissants de cette intrigue. À noter aussi l'insupportable gamin de Jeff, le patient, doublé par une voix française encore plus insupportable. Je parlais du deuil, il en est question aussi du côté de Numéro Treize qui refuse les avances de Foreman sous prétexte qu'il lui plait et que s'engager dans une relation devant l'imminence de sa mort est une décision malsaine. C'est très répétitif et l'intrigue est d'autant moins agréable à suivre que l'asocial Foreman en est l'un des protagonistes. Quant à Cuddy, elle déroge de sa fonction d'administratrice d'hôpital au profit de son rôle de nouvelle mère, quitte à laisser la voix libre à House. Comme Cuddy, j'ai eu peur de la visite du travailleur social mais pour une raison différente, à savoir que je ne tenais pas à ce qu'un autre bébé ne lui échappe des mains. Désormais, Cuddy a ce dont elle voulait depuis longtemps et c'est ainsi parfait.

En bref, être concis sur un épisode aux situations qui tourne en rond est une tâche facile à remplir. L'épisode remplit sa principale fonction - divertir - tout en négligeant le reste.

Note : 10 / 20

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25 septembre 2009

Dr House 5x11 : Joy to the World

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Joy to the World / Le Divin Enfant

L'épisode était le dernier diffusé en 2008, les accessoiristes ont donc sorti leur fausse neige et les scénaristes, pressés d'en avoir fini, ont pondu un épisode indigeste. De toute façon, les indigestions sont également d'actualité, durant la période de fêtes.

À l'instar de l'épisode précédent, je ne m'aventurai pas longtemps sur la critique car il y a peu à dire. Les intrigues médicales, qui étaient même le seul point d'intérêt dans cette saison 5 de Dr House finalement bien moyenne, ne sont pas toujours passionnantes, à l'image de cet épisode avec une adolescente victime de vomissement en pleine chorale. Rien de nouveau du côté des patients pour lesquels on peine à avoir un tant soit peu d'empathie. Ils sont toujours présentés comme des personnages prêts à tout pour reprendre leur vie en main, jusqu'à ce qu'ils en deviennent têtus. Dans ce sens, les scénaristes tendent constamment la perche à House qui en profite de fait pour caser ses répliques. Les ficelles sont très grosses quand il s'agit de résoudre l'intrigue médicale : si la patiente n'est pas sauvée (pour une fois !), le bébé qui l'a indirectement mené à la mort, si puisque, miraculeusement, des squatteurs l'ont récupéré et nourri mais pas soigné. Telle Cameron qui fantasme sur ses patients boiteux, Cuddy tombe sous le charme de cette Joy bis. D'ailleurs, je suis certain que le titre de l'épisode n'est pas anodin : il fait incontestablement référence à l'épisode Joy qui a fait couler beaucoup d'encre pour rien. Et comme les miracles se multiplient à l'hôpital, House est devenu gentil, le temps d'une demi-consultation afin de gagner un pari qu'il a lui-même décidé de rélever. La situation est cocasse et le retour des consultations était le seul intérêt de l'épisode, surtout le cas de cette femme asthmatique qui pense utiliser son inhalateur correctement. Et dans une moindre mesure, le cas de la soi-disante vierge qui est tombée enceinte prêta mon attention même si c'est dommage qu'une parthénogenèse humaine semble impensable. J'avoue mon inculture en médecine, j'aurais pu y croire si on n'avait pas réfuté cette idée. Bref, je m'égare. Il n'empêche que cet épisode est bourré de bons sentiments, l'amourette qui se dessine entre Numéro 13 et Foreman parle d'elle-même : si prévisible mais si peu convaincante. Mais le parallèle entre la patiente et Kutner est ridicule, je n'ai même pas l'envie d'y toucher un mot.

En bref, un épisode beaucoup trop convenu, comme tous les épisodes de fin d'année. Sans intérêt.

Note : 8 / 20

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11 septembre 2009

Dr House 5x10 : Let Them Eat Cake

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Let Them Eat Cake / Manger bouger

Le décor de la scène que j'ai choisie pour illustrer l'article illustre surtout à quel point l'épisode a pu être vite. Après un épisode atypique, la série revient à sa routine et, de mon côté, j'ai envie de prendre une autre habitude : écourter les reviews de Dr House.

Il y avait pourtant de bonnes idées pour cet épisode mais elles ont été clairement mal exploitées, voire très mal exploitées mais j'y reviendrai à la fin de ma critique. Le cas médical est d'ailleurs lui-même assez peu aguicheur et utilise, dans la scène d'introduction, les mêmes ficelles. Au final, la patiente est la prof de fitness qui se refuse de manger quoique ce soit de sucré. Le problème de cette série, c'est que tous ses personnages tentent de se justifier, avant que des idiots comme Wilson ne justifie pour eux leurs actions. A défaut d'avoir un entourage hypocrite dont Gregory reste friand, on a une kyrielle de patients prêts à mourir pour leurs convictions. Aussi, renonce-t-elle au traitement pour rester mince, avec son anneau gastrique mais également avec sa pathologie. Ca en deviendrait ridicule et la série s'obstine à, justement, mettre en sècne des personnages qui s'obstinent à faire certaines choses, à l'image de cette querelle et guéguerre idiote entre House et Cuddy. Après le carnage de son bureau, elle a décidé d'obtenir réparation en poussant Gregory à bout pour qu'il lui cède son bureau en attendant. La situation est très cocasse mais s'enlise bien (trop) vite, avec la surrenchère de chacun d'eux, avant d'atteindre le summum du ridicule au désir de Cuddy de se rapprocher de son médecin préféré. C'est mal amené, avec un motif à deux sous et la fin l'est tout autant, avec House qui joue la comédie avec l'actrice qu'il a engagée, préférant fuire ses sentiments réels. D'ailleurs, à ce propos, je le voyais de très loin venir la grosse farce autour de l'usurpation de Kutner. L'idée était très bonne et mettait un doigt sur les forums d'entraide médicale sur Internet : un grain de beauté ? Ce peut être un cancer de la peau. Des douleurs articulaires ? Ce peut être un diabète ou le SIDA. Voilà pour la petite anecdote, qui devrait faire parler tous les hypocondriaques de ce monde. Pour revenir à l'épisode, toujours est-il que l'on ignore comment House a pu découvrir la farce et pourtant, le retournement de situation final est bien là, en chair et en os, bien vivant et bien décevant. Il me tarde de finir cette review avec la dernière intrigue bancale, concernant Numéro 13 et sa maladie. Si les flashbacks sont assez émouvants, il n'en est rien pour Foreman qui reste, comme à l'accoutumée, un personnage froid sans intérêt, qui se la joue philanthrope et parfaitement respectueux de l'éthique. Je peux finir ma review ainsi ? Pas de problèmes ? OK, merci.

En bref, l'épisode qui fait "plouf" après que la série ait fait "pan". Un épisode assez bizarre mais surtout consternant.

Note : 9 / 20

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14 août 2009

Dr House 5x09 : Last Resort

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Last Resort / Un diagnostic ou je tire

C'est avec un revolver sous la gorge que la série nous prend, de manière impromptue, avec cet épisode. Ne vous réagissez pas trop vite, aucun personnage ne meurt mais il était temps que la saison 5 ait droit à un épisode digne de ce nom.

J'aime particulièrement ces épisodes où le système D est le concept principal, ce sont de loin les épisodes les mieux réussis de Dr House, que ce soit la maladie de Foreman dans la saison 2 ou l'exploratrice bloquée en Antarctique dans la saison 4. Et d'une manière générale, je suis friand des stand-alone de cette série. Qui plus est, le rôle du patient est attribué à Željko Ivanek, décidément habitué aux rôles de méchants. Autant dire que les personnes qui n'ont pas aimé les deux épisodes pré-cités n'aimeront pas non plus celui-ci. Tout dépend en fait de ce que l'on attend et j'ai toujours relégué le développement des personnages secondaires au second plan car ils m'intéressent vraiment peu. L'épisode est un huit-clos original dans le bureau de Cuddy, en compagnie de patients, d'une infirmière, de Numéro Treize et de Gregory qui paye le prix de sa curiosité. La vérité est que l'on n'a pas envie que l'on espère que le patient puisse échapper à tout prix à l'équipe d'intervention spéciale de la police mais c'est finalement plus par souci de crédibilité qu'elle est ici, à mon grand plaisir. C'est notamment l'occasion de développer le personnage de Numéro Treize qui est, en définitive, le plus intéressant de la nouvelle équipe de House, alors qu'elle était totalement imbuvable du temps de la saison 4. Tout au long de l'épisode, elle servira de cobaye au patient qui la confrontera à l'imminence de la mort. Au final, elle est beaucoup moins courageuse qu'elle ne le parait : elle veut mourir mais pas se tuer pour autant, préférant offrir cette responsabilité à sa maladie ou à une personne, ce qui est compréhensible en soi. En tout cas, cette situation n'empêche pas à House de nous faire part de ses remarques cinglantes et cyniques et son jusqu'au-boutisme est tout simplement incroyable même si l'on connait le personnage. Il partage le même but avec ce patient fou, cette recherche obsessionnelle du bon diagnostic, au détriment d'autrui. Et là où l'on remarque qu'on a bien affaire à Gregory House, c'est quand il vient constater les dégâts après l'explosion de la porte de la salle du scanner : il ne demande pas en premier lieu à Numéro Treize si elle va bien mais pourquoi elle est encore en vie. Cette recherche de la vérité, du pourquoi du comment, est poussée jusqu'au bout. Aussi, demande-t-il discrètement confirmation à son patient s'il s'agissait du bon diagnostic, ce à quoi il acquiesce avec un sourire alors qu'il est accompagné par des policiers. Une scène assez froide quand on y pense.

En bref, après des débuts plus ou moins laborieux, la saison 5 de House prend un deuxième envol avec cet épisode mais qui n'est qu'un stand-alone. Rien ne garantit que la suite sera meilleure, surtout quand on observe à quel point Foreman se rapproche de Numéro Treize, ne présageant rien de bon.

Note : 16.5 / 20

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31 juillet 2009

Dr House 5x08 : Emancipation

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Emancipation / Un vent d'indépendance

Savez-vous ce que l'on peut faire quand on ne parvient à pas à rédiger une introduction d'une critique pour une série qui n'a aucun enjeu ? Et bien, on la meuble ainsi.

Cette série a beau faire partie de mes préférées, je m'en passerais sans problèmes pendant plusieurs mois. Bien qu'ils ne soient pas mauvais, tous les épisodes se ressemblent, House est avant tout un formula show, une série qui se construit presque toujours sur le même schéma. Quelque part, ce peut être vu comme une force mais à bientôt 100 épisodes, les cas médicaux commencent à se limiter et l'originalité des patients, de même. Le cas de cette jeune fille de 16 ans émancipée peut être vu comme de la discrimination positive puisque les patients ne cessent de faire taire les préjugés à leur sujet, avec leur habituel discours "Ah, je vois. Sous prétexte que [blablablabla - remplacer par une caractéristique du personnage -], je ne peux pas mener une vie normale.". Il faut dire qu'avec des médecins comme Cameron, Numéro 13 et dans une moindre mesure leurs homologues masculins, on n'a guère le choix que celui se livrer à eux. Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ils continuent alors qu'ils voient très bien que leurs efforts sont vains, cela a déjà été le cas avec Cameron qui s'apitoie sur le sort de l'agoraphobe. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Finalement, la franchise et la réflexion de Gregory a toujours payé, il en va de même ici puisqu'il convainc cette fille qui a rompu les ponts avec sa famille de les recontacter pour pouvoir bénéficier d'une greffe.

Moi aussi, j'ai pris mon indépendance. Enfin, mes yeux ont pris leur indépendance de l'épisode. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Dr House est la seule série que je regarde en version française, ne serait-ce pour mieux suivre et comprendre la situation (surtout avec cette accumulation de pathologies mentionnées). Quoiqu'en dise, elle a au moins un avantage, pour quelqu'un qui n'est pas bilingue et qui doit encore être dépendant des sous-titres, comme moi : on peut comprendre l'épisode en l'écoutant, tout en faisant une activité simultanément (moi, je rédigeais un e-mail). Cette pratique permet de gagner du temps et ne pas s'ennuyer à suivre les réflexions de Freud bis, alias Wilson. Même s'il a touché deux mots dans cet épisode, il est insupportable. En tout cas, il l'est beaucoup plus que Foreman, qui est mieux servie au niveau des intrigues. Celui-ci aussi veut avoir son indépendance, celle vis-à-vis de House. Aussi, s'attaque-t-il au cas d'un enfant de 4 ans en état fébrile. Là, je dois reconnaître que la version française m'ait été insupportable à entendre, comme toute voix de gosse. Et si ce dernier arrive quand même à proposer le bon diagnostic, ce ne fut pas sans peine. J'imagine que le reste de la série reposera sur ce désir d'indépendance du seul médecin en costard et c'est déjà plus dans la veine de la série que cette histoire de baiser avec la patronne.

En bref, j'ai profité de la vacuité de l'épisode pour développer les défauts de cette série. Mais l'épisode n'est pas mauvais pour autant, juste moyen.

Note : 11.5 / 20

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23 juillet 2009

Dr House 5x07 : The Itch

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The Itch / Consultation à domicile

S'il y avait bien une série pour laquelle je déteste écrire des critiques, ce serait bien House. Elle reste indéniablement une série divertissante mais c'est fou à quel point les personnages secondaires sont vides...

L'épisode est comme toujours sauvé par la partie médicale, moins passionnante que celle de l'épisode précédent mais toujours aussi plaisante. Elle s'intéresse au cas d'un homme atteint d'agoraphobie maladive, qui perd connaissance. L'histoire reste cependant très convenue, à faire pleurer dans les chaumières puisque l'homme s'est enfermé depuis que sa fiancée fut tuée par balle ; il a à la fois peur de sortir et n'y trouve aucun intérêt. En fait, on n'attendait plus que Cameron pour décrédibiliser encore plus cette histoire ; elle et son stupide côté philanthrope. Aussi, elle s'apitoie sur le sort de cet homme qui n'en demandait pas tant en lui collant au cul jusqu'à ce que ça l'exaspère. Ainsi, elle est beaucoup plus stupide que bienveillante mais ce n'est pas comme si on ne la connaissait pas. Je m'attendais plutôt à un parallèle avec la tentative d'assassinat de House dans le season 2 finale mais il n'en est rien, à mon grand étonnement. Pourtant, la série adore faire un parallèle entre le patient et la vie privée des personnages secondaires.

Justement, parlons-en de ces personnages secondaires, tous plus dispensables les uns que les autres. Après nous avoir fait profité d'une trêve, Wilson redevient ce stupide psychanalyste de House qui ne vit que pour lui. Comme prévu, les conséquences du baiser entre Grégory et Cuddy ne sont pas attendre et il n'y a guère que cet idiot de Wilson qui donne des proportions énormes à l'affaire. Pour ceux qui lisent mes critiques de House pour la première fois (puisque je le répète à chacune d'entre elles), j'ai une haine du personnage de Wilson qui est à tuer. Ce n'est qu'un pauvre type qui est prêt à mettre sa carrière en jeu, en sortant avec sa patronne, pour narguer son seul ami. À la limite, ça aurait été plus crédible s'il avait effectivement des sentiments pour Cuddy mais là, c'est tout simplement un plan pourri. J'en viens à croire que Wilson serait meilleur en tant que psychanalyste plutôt qu'en tant qu'oncologue. En définitive, ce type ne sert à rien, si ce n'est à être un faire-valoir que House qui, lui, nous fait profiter de scènes très amusantes, à l'image de l'hilarant du rêve où il fait involontairement exploser son appartement en voulant enfin tuer ce moustique qui le perturbe. Enfin, l'épisode a eu la très mauvaise idée d'explorer la vie privée des personnages secondaires, surtout quand ils s'appellent Cameron, Chase et Taub. Les deux premiers ont brassé de l'air pendant tout l'épisode et le troisième s'est vu contraint de parler de sa vie privée parce qu'on le lui demandait.

En bref, une intrigue médicale qui sauve l'épisode, plombé par des personnages secondaires sans intérêt.

Note : 12 / 20

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06 juillet 2009

Dr House 5x06 : Joy

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Joy / Rêves éveillés

Il est de ces fins d'épisodes qui nous scotchent, d'autres qui nous exaspèrent, d'autres qui nous indiffèrent mais il y a aussi des fins d'épisodes que l'on connait déjà. Je vais donc faire le type étonné qui n'a jamais malencontreusement vu un spoiler.

Autant le dire immédiatement, l'épisode est particulièrement bon et ça donne une once d'optimisme pour la suite de la saison qui avait mal plutôt mal démarré. D'habitude, je préfère les intrigues médicales aux intrigues superficielles qui, soi-disant, développent ses personnages secondaires mais là, j'avoue que les deux parties se valent. Je commence par l'intrigue médicale qui est intrigante, notamment à travers de son introduction étrange, sinistre et glaciale. Effectivement, elle met en scène un homme qui vit avec cette fille, et qui passe ses journées à sentir les arômes du café sans en boire une goutte. Aucun sourire n'échappe à ces deux personnages, aucune émotion ne les traverse, il existe une indifférence mutuelle et cela se voit à travers la décoration inexistante de la maison. Des personnages au regard vide, nourris par aucune ambition, aucun rêve. En fait, là est le problème : la seule fois où Jerry, le père, rêve, c'est debout. Il est en effet somnambule et durant ses sorties, il va s'acheter de la cocaïne. Comme à l'accoutumée, la série utilise ses patients pour faire le parallèle avec l'absence criante de personnalité de ses personnages secondaires : ici, Numéro 13 fait profiter de son expérience avec la drogue et reconnait immédiatement la drogue pure à celle coupée. À ce propos, la réaction du dealer quand Numéro 13 lui demande de la coke coupée est hilarante. Mais les patients ont aussi un sourire aux lèvres dès leur guérison ; tous les deux ayant souffert de la fièvre méditerranéenne familiale.

Quant à Cuddy, elle est un peu la Gabrielle Solis des premières saisons, à savoir un personnage contre lequel les scénaristes font tout pour qu'elle ne soit pas mère. Mais on est bien loin des dialogues insipides et des facilités en tout genre de Desperate Housewives. Aussi, l'intrigue est traitée avec justesse, sans exagération, si ce n'est un côté mélodramatique, certes présent à bon scient, mais gâché par l'interprétation plus que moyenne de la mère biologique de Joy. Quoiqu'il en soit, quand il est question pour Cuddy d'être enfin mère, Grégory House se comporte en parfait salaud qui doute de ses capacités à être mère ; mais le personnage n'intervient que d'une manière accessoire à la fin de l'épisode. Avant cette fin, Cuddy est confronté à un problème bien plus grave que les brimades de House, celui de la santé de Joy dont la mère était une ancienne (?) toxicomane. Le problème, qui occupera la majeure partie de l'épisode, est finalement réglé assez facilement mais on pourrait dire que c'était inutile puisque Cuddy perd la garde (qu'elle n'a jamais eue, de toute façon) du bébé, la mère revenant sur sa décision à la dernière minute. Évidemment, c'est le coup de grâce pour Cuddy, noyée dans son chagrin, chez elle. Dans une telle situation, la fin de l'épisode était donc prévisible puisque l'on imaginait mal House narguer sa patronne sur la perte du bébé ; Grégory est imbuvable mais pas stupide. Ainsi, les deux s'embrassent langoureusement. Soit. C'est un peu too much à mon sens même si c'est assez prévisible, peu importe si l'on a été spoilé comme moi ou non. Ce pourrait être le premier signe d'un jumping the shark, cette étape où les séries connaissent, après une longue existence, une baisse de leur qualité mais House n'en est pas encore là. Au contraire, c'est l'une des rares séries du cru 2004 à être restée fidèle à elle-même depuis le début. Seulement, ces relations impossibles entre deux personnages anciens de la série m'ennuient et j'ai peur des conséquences.

En bref, un très bon gâteau mais sans cerise pour cet épisode qui déçoit sur sa scène finale. Cette même fin risque, en fait, d'atténuer l'élan d'optimisme que l'épisode avait permis.

Note : 16 / 20

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10 juin 2009

Dr House 5x05 : Lucky Thirteen

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Lucky Thirteen / La Vie privée de n° 13

Cet épisode a un nom effrayant. Un épisode sur l'imbuvable Numéro 13. C'est presque aussi pire que de faire un épisode sur Foreman. Alors, qu'en est-il de cette vie privée de Numéro 13 ?

On le sait, la série n'a jamais réussi à exploiter ses personnages et quand elle souhaite le faire, c'est souvent de manière peu subtile, comme la maladie d'un proche ou, une mesure extrême, un détective privé. La série a en effet besoin d'un détecte privé pour nous parler de la vie des personnages. Souvent, on s'intéresser à un aspect particulier, un secret inintéressant, comme l'avaient été les problèmes conjugaux de Taub. Dans cet épisode, c'est ration double puisqu'on s'intéresse à la fois sur la maladie de Numéro 13 et sur sa préférence sexuelle. Qui a dit que les mecs homos n'étaient que des accros au cul qui se font un plan cul tous les soirs (certains sont ainsi, oui) ? Les lesbiennes aussi ont leur mot à dire ! C'est donc la compagne de cul de Numéro 13 qui est hospitalisée après s'être évanouie après leurs ébats. La scène va peut-être ravir les téléspacteurs hétéros puisqu'on veut les deux femmes s'embrasser lors de leurs préliminaires. Mais que Numéro 13 soit lesbienne ou non, ça me fait une belle jambe... Heureusement, à House aussi ou presque. Numéro 13 écopera de quelques remarques et quelques sous-entendus par ci, par là mais on n'épiloguera pas là-dessus comme on aurait pu le faire habituellement. On préfère se concentrer, à juste titre, sur sa maladie qui gagne en terrain et cette même maladie fait écho à celle de son amie. Mais comme il est également de coutume dans cette série, la patiente est sauvée in extremis et ne sera pas condamnée ; les scénaristes ont peut-être jugé que c'était trop mélo.

Ce n'est pas non plus très glorieux pour les intrigues annexes. En fait, je suis plutôt satisfait que l'on ne soit pas attardé sur les raisons du départ (très bref) de Wilson mais je le suis beaucoup moins que le détective privé soit de retour. Mais comme toujours, avec Wilson, tout peut être réduit de moitié, à l'instar de son intrigue gentillette où il donne des fausses preuves de son deuil à House pour qu'il lui foute la paix. Apparemment, Wilson prend effectivement tout ça à la légère mais je n'en demande pas mieux. On préfère s'intéresser à une intrigue qui refait surface, celle du désir maternel de Cuddy ; cette dernière ayant sa demande d'adoption acceptée. Soit. Quant à Foreman, il écope d'une histoire marginale mais plutôt amusante puisque la série concrétise ce que je pensais depuis bien longtemps, à savoir qu'il est totalement inintéressant.

En bref, la série donne une fois de plus de la fausse profondeur aux personnages et si on ne s'ennuie pas (trop), l'épisode est vite oublié.

Note : 13 / 20

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28 mai 2009

Dr House 5x04 : Birthmarks

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Birthmarks / L'Origine du mal

Dr House a beau être une de ces séries fidèle à elle-même depuis le début, elle subit, comme toutes les autres, la malédiction de la saison 5. C'est l'occasion de revoir ses exigences à la baisse et donc, de se contenter d'épisode corrects, à l'image de celui-ci.

Indéniablement, l'épisode a pour thème les parents. Nous connaissions relativement peu la famille de Gregory House et la mort de son père ne donne pas lieu à de grandes révélations. Comme toujours, l'équipe de l'hôpital de Princeton-Plaisboro oriente House et lui oblige presque à se rendre aux funérailles. Cela a toujours été un défaut dans la série, les personnages ont tendance à brasser de l'air et à psychanaliser pendant des heures dans leur coin le médecin boîteux. Ces méthodes douces ne sont d'aucune utilité puisque Cuddy décide de le droguer avant de l'associer à l'increvable Wilson. Heureuseument, on abordera peu leur rancune ennuyeuse pour se concentrer sur un road trip assez sympathique. Comme toujours, cette gueguerre est gentillette, même au moment de l'arrestation. On apprend effectivement que Wilson a un mandat de Louisiane retenu comme lui suite à des dommages matériels lors du conférence. Même si cela nous fait une belle jambe, cette anecdote permet d'installer l'intrigue. La suite est beaucoup moins légère car House se résoud à se rendre aux funérailles de son père, qu'il sait non biologique depuis son enfance. Le discours qu'il tient en l'honneur de cet homme qui l'a plus ou moins élevé, est caractéristique du personnage de Gregory House, d'une incroyable franchise à n'importe quel moment. C'est de loin la meilleure scène de l'épisode.

Le reste s'oublie vite car il met en scène des personnages encore sous-exploités et qui n'en demandent pas mieux. En effet, les sous-fifres de House s'attèlent au diagnostic de la patiente qui crache du sang après avoir soulevé une statuette de Bouddha en Chine. L'histoire tourne, là encore, autour des parents adoptifs et biologiques des personnages, un discours sur la différence louable mais terriblement banal. Comme toujours, le patient se plaint d'être le vilan petit canard de la famille et comme toujours, un médecin lui raconte une expérience semblable. Dans cet épisode, il s'agit de Kutner qui parle de ses propres parents adoptifs. Soit. L'intrigue médicale en elle-même est plus intéressante, quoique tirée par les cheveux. Ainsi, en vertu de la politique de l'enfant unique, les parents biologiques de la patiente lui auraient planté des aiguilles dans la tête, aiguilles responsables son alcoolisme et son crachat de sang, la statuette possédant un aimant.

En bref, il faut bel et bien revoir ses exigences à la baisse quant à Dr House. Si l'épisode est correct et plaisant à regarder, il ne rivalise en rien avec les excellents épisodes de la saison précédente.

Note : 13.5 / 20

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27 avril 2009

Dr House 5x03 : Adverse Events

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Adverse Events / Flou artistique

Qui l'eût cru ? Un épisode où Wilson n'est ni présent, ni même mentionné, ce qui est d'autant plus surprenant en raison des récents événements. Est-ce pour autant que l'épisode est meilleur qu'à l'accoutumée ?

Non, pas vraiment. Cette cinquième saison ne bouleverse en rien la série qui a retrouvé sa certaine monotonie d'antan, avec un cas médical et une petite intrigue parallèle sans consistance censée donner de la consistance aux personnages. Mais le fait que ces deux parties soient parallèles est une fois de plus préjudiciable à l'épisode qui arrive quand même à convaincre par l'intermédiaire d'un cas médical assez intéressant, centré sur un peintre en difficulté, victime de trouble de la vision. Et de manière plus anecdotique, il a eu le nez cassé par un client peu sensible au pré-cubisme. Grégory House reste assez en retrait dans le cas médical pour se concentrer sur ses futilités peu intéressantes quand il n'est pas sous le charme de la compagne de sa patiente (même si je me suis demandé ce qu'elle avait de si extraordinaire que ça, tout au long de l'épisode). Ce sont donc Numéro 13 et Taub, pour qui j'ai de moins en moins d'affection en raison probablement de sa ressemblance avec Sarko, qui s'occupent du patient et, comme ça ne se voit que dans les séries télévisées, de sa vie conjugale également. Ainsi, le patient écope d'une intoxication due à un cocktail de traitements testés préjudiciable.

Taub et Numéro 13 font l'objet d'enquêtes sur leur vie privée par le détective privé engagé par House, au même titre que Kutner : on sait combien House aime s'immiscer dans la vie des gens qui l'entourent (mais pas de ses patients) ! Mais le principal problème de cette série, c'est qu'elle s'attarde bien trop sur un détail futile et les provocations de House n'y changent absolument rien. Dans cet épisode, le petit détail est le compte secret de la femme de Taub, vu par House comme une preuve de son infidélité. En réalité, tout finit (presque) bien et le clone de Sarko peut se pavaner dans sa nouvelle voiture.
Comme à l'accoutumée, on a droit à un affrontement gentil et presque enfantin entre House et Cuddy, dans lequel le détective tient la chandelle... ou alors la sienne ? Tout est à penser que Cuddy accueille bien le rendez-vous qui lui a été donné par ce dernier (qui ne fera sûrement pas long feu -trois ou quatre épisodes de plus-). La série tente désespérement d'humaniser ses personnages en leur associant des amourettes éphémères et superficielles, cela paie rarement !

En bref, l'absence de Wilson n'a pas été un si bon atout que ça ; elle permet de ne pas sombrer encore plus, c'est tout. L'épisode est assez agréable à suivre mais le début de cette saison 5 reste timide quoiqu'il en soit.

Note : 12.5 / 20

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