Serial Reviews

Critiques de séries telles que Dexter, Desperate Housewives, Heroes, Nip/Tuck, Prison Break, Six Feet Under, Skins, Weeds, etc.

05 août 2009

Harper's Island 1x13 : Sigh

HI_1x13

Harper's Island, c'est fini, et autant dévoiler l'identité du tueur en série immédiatement : Columbia Broadcasting System, mieux connue sous le sigle CBS. Sans une giclée de sang, elle arriva à l'évincer de sa grille et ce, sans que personne ne s'aperçoive de sa disparation. Trop forte, CBS !

L'épisode se découpe en deux parties, la première a sa dose d'adrénaline, alternée par des flashbacks remontant à l'enfance des protagonistes. Mais tout se fait trop rapidement, à l'image de Henry qui emmène Sully se promener dans le bois et lui planter, une fois de plus, un poignard dans le dos, juste après avoir raconté la vérité et tout le blabla que l'on connait depuis quelques épisodes maintenant. Sacrilège ! Ils ont osé tuer mon personnage préféré ! Ils ont tué le grand blond ! Je m'insurge, il est éjecté comme une merde, sa mort pouvait très bien être dispensable ; à croire qu'il fallait impérativement quatre survivants, liés deux à deux. Après tout, il fallait encore deux représentants des Wellington et Shea et sa fille zarbi ont été choisies : tuons les célibataires mais épargnons les gosses et les veuves. Vous remarquerez que cette première partie est relativement courte, à peine un quart d'heure. La deuxième occupe donc les 25 minutes restantes et bien qu'elle dégage une certaine froideur dans son ambiance, elle est très redondante et brouillonne. Elle a le mérite de nous exposer le motif de chacun des meurtres de Henry et son père, John Wakefield (qu'il a préalablement tué) et autant dire que les scénaristes ne sont pas creusé la tête. En revanche, Henry, si, puisqu'il justifie les meurtres à une simple promesse qu'il a faite étant gosse à Abby, selon laquelle il ferait tout pour n'être qu'à deux. Soit. Mais ce n'est pas tout : Henry est le (demi-)frère d'Abby dont il est tombé amoureux et c'est évidemment très malsain. Cependant, la solution du crime passionnel du dégénéré est bien trop facile. Ainsi, il a fallu prendre la promesse de Henry à la lettre : deux, c'est deux et pas deux plus un. La série accumulera malheureusement les explications à deux sous, à commencer par la "connexion" entre Henry et son père. De ce que j'ai compris, Wakefield tue pour le plaisir de tuer, et n'hésitera pas à trancher le premier passant : la scène où il s'abstient de tuer Henry est tout bonnement ridicule, très mal jouée et sortie de nulle part. On nous fait croire que le type, sachant très bien qu'un tueur en série rôde dans les bois, va se promener et rencontre ledit tueur qui, par un simple échange de regards, sait qu'il est son fils. Et puis, comme jamais deux sans trois, il reste Jimmy. Là encore, de ce que j'ai compris, Abby a profité que Henry ait sa minute de bonté en les autorisant à faire leurs adieux, pour embrasser Jimmy afin de lui donner des vis qu'elle gardait dans la bouche et grâce à ça, Jimmy a su se libérer des menottes. Je vous passe les détails, Henry est désormais mort, tué par Abby. La série peut se finir sur un happy end écœurant mais qui est toutefois atténué par la scène finale, avec les séquences vidéos où les invités principaux du mariage ont souhaité leurs meilleurs vœux à Trish et Henry. C'est une belle façon de terminer l'épisode, surtout sur un plan sur un Henry souriant et qui m'a donné quelques frissons, je dois avouer. Toutefois, encore bien des questions restent en suspense, tout au long de ces 13 épisodes et pour cela, il faudrait tous les revisionner. Un volontaire ?

En bref, "sur son cheval blanc de fortune, qui n'est qu'un simple cerf déglingué des baignoires, le nanar Harper's Island parcourait l'île, à la recherche de la série B. Elle y rencontre des victimes pendues, par les pieds parfois, qui jamais ne craignent l'hémorragie et demanda son chemin à une voyante qui saigna du nez dès qu'elle entendit le nom d'Abby Mills. Mais la nuit tombe, Harper's Island est fatiguée et s'accorde un ménage à trois sado-masochiste avec Katherine et Richard, afin de repartir ultramotivée le lendemain. On lui conseilla, pour se rendre à bon port rapidement de prendre le réseau de métro, sans métro, sous terre, qui parcourait tout l'île. Mais, se produit alors une panne d'électricité qui la plongea dans l'obscurité totale : arriver à l'heure au mariage était maintenant compromis. Heureusement pour elle, la mariée est également en retard, déambulant dans les bois avec sa robe. Au même moment, elle finit sa quête de la série B mais à peine eut-elle le temps de dire ouf que le tueur en série la poignardait dans le dos. "CBS m'a tuer" dit-elle finalement dans son agonie."

Note réelle : 10 / 20
Note nanaresque : 10 / 20

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28 juillet 2009

Harper's Island 1x12 : Gasp

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Encore un épisode et c'est tout. Harper's Island aura écopé d'une seule saison et ce n'est pas plus mal car je voyais très mal le concept se renouveler. Et puis, peut-on prendre le risque de planter à nouveau une intrigue si cousue de fil blanc ?

Les personnages de cette série sont quand même des idiots finis. Tout au long de leur séjour, le tueur en série les a attaqués dans le dos et pour une fois que le rapport de force s'inverse, ils le laissent filer entre leurs doigts. Ils avaient une occasion inespérée, grâce à Sully, de lui tirer une balle dans la tête et au lieu de cela, prétextent qu'ils ne sont pas des assassins et qu'il valait mieux attendre l'intervention des policiers. D'autant plus qu'ils auraient pu se douter qu'au vue de la vitesse à laquelle les morts s'enchaînaient, Wakefield était aidé mais il n'en est rien. Le seul personnage sensé dans cette série (et tout autant mon préféré), c'est bien Sully qui a raison de se montrer aussi cynique. Qui a dit que les blonds étaient bêtes ? Et de surcroît, les grands ? Et ce n'est pas (seulement) parce que j'ai un faible pour les mecs grands que je dis cela, non, non. Bref, je m'égare. Il faut tout de même meubler cette critique qui risque d'être assez courte en raison du peu d'événements qui se déroulent. Et pour cause, ils ne sont plus qu'une demi-douzaine en vie, à laquelle on soustraie Danny qui connait le même chemin de Shane : à vouloir risquer sa vie pour des femmes qui s'en contrefoutent de lui, il la perd. Et autant dire que sa mort est assez gore, même si je remercie pour une fois la série de nous avoir épargné les détails. Harper's Island a toujours procédé ainsi, en tuant les personnages selon leur degré d'importance dans la série et Danny est de loin celui qui a le moins occupé la scène. De l'autre côté, en raison de ses antécédents, Jimmy est pointé du doigt par ses "amis", à commencer par Henry qui joue définitivement bien la comédie (l'acteur, beaucoup moins ; j'y reviendrai). Quoiqu'il en soit, cette série réserve encore des surprises, de la part des personnages dont on attendait le moins. Ainsi, en premier lieu, la feu et stupidissime Chloe était la seule à venir à la conclusion qu'ils allaient tous mourir un par un. Et dans un second temps, Trish est celle qui permettra au reste du groupe de s'enfuir, grâce au poste radio qu'elle a découvert. Mais là où l'on sait qu'elle est stupide au fond d'elle, c'est quand elle s'habille en robe de mariée en sachant très bien qu'un tueur en série rôde autour de son appartement vide de toute présence humaine, exceptée la sienne. Mais il semblerait que les scénaristes aient choisi de rendre les morts plus poétiques depuis le meurtre de l'Anglais et le suicide de sa blonde, à défaut d'être plus originales. Aussi, en robe de mariée, vient-elle pleurer sur l'épaule de son fiancé, en réponse de quoi ce dernier lui plante un poignard. Je ne m'attendais pas à ce que Trish disparaisse aussi "tôt", je la voyais comme la dernière survivante mais il n'en est rien, il est fort probable que Abby reste, ainsi que Madison (vu que toucher aux gosses, ce serait bien trop politiquement incorrect !). Là où c'est beaucoup prévisible, c'est quand on apprend que Henry est le complice de Wakefield... dont il est le fils (dans une moindre mesure prévisible mais ça reste anecdotique). Quoiqu'il en soit, la série n'aura plus que 40 minutes pour développer son explication (si explication il y aura) cousue de fil blanc.

En bref, entre l'épisode pilote et le series finale, la série a changé. On peut supposer qu'entre-temps, les scénaristes avaient eu une rupture de stock en post-it sur lesquels ils écrivaient leurs scénarios et qu'ils ont retrouvé des feuilles de plus grand format poussiéreuses dans leurs locaux. Même si les défauts et incohérences en tout genre persistent, la série est devenue plus agréable à suivre.

Note réelle : 12 / 20
Note nanaresque : 9 / 20

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21 juillet 2009

Harper's Island 1x11 : Splash

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J'ai un peu honte. J'ai un peu honte d'avoir aimé cet épisode parce qu'il est signé Harper's Island, aussi futile soit cette raison. Et pourtant...

Et pourtant, ça reste Harper's Island, une kyrielle de morts plus ou moins gores qui sont là pour le simple divertissement, sans la moindre réflexion. Et pour cause, depuis que l'on sait que John Wakefield est tout simplement revenu refaire ce qu'il a fait sept ans auparavant, il n'y a plus aucun suspense, juste des suspicions sur ses complices car, si la série est sensée, elle ne nous laisserait pas gober stupidement qu'un seul homme est à l'origine de tous ces meurtres, sans l'aide de personne, même avec un réseau de tunnels qui parcourt tout l'île. Le poisson que les scénaristes tentaient de noyer leur a glissé des mains et le tueur n'hésite plus à se montrer, ce qui est tout à l'honneur de la série et ce qui permet enfin des duels, aussi mal joués soient-il, comme ce Shane qui, alors, jouait le salaud et qui se sacrifie... pour quoi ? Deux pouffiasses, une maman poule et sa fille. L'une des deux pouffiasses, Trish, a beau être armée d'un fusil, elle ne se donne pas la peine de faire reculer Wakefield et son sabre, regardant impassiblement Shane se faire tuer pour sa gueule avant de fuir par la fenêtre. L'autre pouffiasse, Chloe, voit enfin son heure arriver et je ne peux qu'exprimer ma joie. Aussi apprend-on que Wakefield, à défaut de pouvoir tuer ceux qui l'ont pourri dans sa vie (si ce n'est pas déjà fait), s'en prend aux locaux et vacanciers actuels de Harper's Island : un semblant de motif en définitive. Par exemple, il tue Chloe car "[elle lui] rappelle une fille pour qui il a failli mourir" comme il aurait tué Nikki, la serveuse, parce qu'il lui rappellerait une ancienne serveuse qui lui a renversé une boisson dessus. Par conséquent, autant dire que la technique des scénaristes est très facile, même si ça peut expliquer une des photos promo, chaque personnage étant appelé par un intitulé. Chaque personnage ferait alors écho à la vie passée de Wakefield. En résumé, le motif des meurtres, c'est... "Je peux pas dire, c'est privé". Soit. Mais je suis forcé de reconnaitre que si la série patauge dans son scénario écrit par les pieds, elle est bien réalisée, avec de beaux décors. Bien que la fin de l'épisode soit très convenue et horriblement cul-cul, il faut en effet souligner sa réalisation très correcte. On peut citer pour exemple la musique qui s'accorde plus ou moins bien avec le suicide de Chloe passé au ralenti (c'est pas juste, je voulais qu'elle soit empalée) après la mort de son beau fiancé qui lui a adressé un dernier "Chloe..." ensanglanté. Évidemment, c'est emphatique et bien que je n'apprécie pas particulièrement la chanson pop-rock choisie, ça reste une assez belle fin. Et comme, à mon sens, j'aurai parmi mes visiteurs plus de gens qui demanderont le nom de ladite chanson que de gens qui souhaiteront avoir mon avis sur les complices de Wakefield, je me contente de dire que la musique de fin d'épisode est "Letters From The Sky" du groupe Civil Twilight.

En bref, fait intéressant, l'épisode est à la fois aussi bon en général que de par son aspect nanaresque. Cela ne m'empêche pas d'attendre impatiemment la conclusion de cette série.

Note réelle : 11 / 20
Note nanaresque : 11 / 20

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14 juillet 2009

Harper's Island 1x10 : Snap

Harper_Island_1x10

De vrais rigolos, ces scénaristes, je vous dis ! En regardant la série, on le savait mais ce dont on ne savait pas encore, c'est qu'ils se foutaient de notre gueule également.

Cette série est donc une grosse rigolade et le tueur en série doit rire aux éclats, avec son rire de méchant, quand il voit le piège qu'il a concocté. En fait, c'était drôle quand les soupçons planaient au-dessus du shérif Mills, avec son allure de Père Noël grassouillet qui doit ravir les communautés gay bear ; mais là, ça en devient navrant et seuls les scénaristes semblent y croire, à cette histoire ; pas même les acteurs. Il n'y a qu'à prendre l'exemple de cette scène où Abby monte dans le grenier et allume, déterminée, un plafonnier qui... reste éteint (oui, c'est ce qui arrive quand il n'y a plus de courant, Abby !). Mais peu importe, elle continue ses recherches sur son père tordu ; ce même père qui, bien que présenté comme à l'agonie, reste très en forme ; ce même père qui est la version "fou" de Walker. En fait, Harper's Island devrait ravir les anarchistes car là-bas, il n'y a aucune surveillance, le shérif étant lui-même corrompu et les renforts demandés n'arrivant qu'au bout de quelques jours, tués froidement sur le quai, par le shérif justement. Chacun fait ce qu'il veut ! De toute façon, personne n'irait au bureau des réclamations, se plaignant de retrouver des morceaux découpés de son voisin dans ses buissons fraîchement taillés ou se plaignant de la couleur rougeâtre de sa piscine. En effet, Harper's Island parait complètement désertée à l'exception des invités du mariage, on ne compte qu'une poignée de locaux... À croire que le tueur en série a carrément fait un génocide, le génocide de Harper's Island. Ne demandez pas pourquoi le tueur en série tue, il tue, tout bonnement et simplement. Aussi, ce pauvre Jimmy, laissé pour mort et cette pauvre Maggie retrouvée pendue en ont fait les frais.

Maggie est en effet accrochée au bar-restaurant de l'île, là où se sont réfugiés les quelques survivants. Et c'était bien la seule à garder son calme : alors que tout le monde scrutait les environs ; elle, elle ne s'inquiétait que pour le bar du Candlewick sur lequel Shane était en train de graver son nom avec un couteau. Et c'était avec cette même totale indifférente qu'elle avait quitté le refuge, très confiante. Malheureusement pour elle, elle revient morte au bar et fait désormais partie du décor sans que cela ne dérange quiconque. Il n'y a guère que la serveuse du bar qui ne trouve pas cette décoration à son goût. Et pour cause, elle fait une remarque très judicieuse :


Nikki : We can't just leave her out there.
(On ne peut pas la laisser comme ça)


C'est vrai, elle a raison ; fermons le store, ça ira beaucoup mieux. Et comme le tueur en série n'est qu'un animal comme les autres, la superbe équipe des bras cassés décide de l'éloigner avec du feu, grâce à des lancers de cocktails Molotov avant de se lancer dans une pluie de balles dont une a touché l'Anglais. Dommage qu'il n'en soit pas de même pour sa copine débile ; j'attends la mort de Chloe depuis le début de la série. Et on sauve ce qu'il y a à sauver grâce à des effets spéciaux, des explosions et pendaisons en tout genre, sans craindre à force le manque d'originalité criant. De toute façon, les scénaristes ne sont pas allés rechercher leurs idées très loin. Après une explication à deux sous, on apprend que le shérif n'est que l'appât du tueur en série qui n'est autre que... John Wakefield. Oui, donc, là, on est un peu moins gâtés en termes d'effets spéciaux et explosions en tout genres car c'est un gros pétard mouillé.

En bref, on fait pan pan et on pend. La série se réduit désormais à ça : à des tirs et à des pendaisons. Ne cherchez définitivement pas une cohérence dans Harper's Island, on voit bien que la scénario de l'épisode est écrit sur un post-it.

Note réelle : 8 / 20
Note nanaresque : 11.5 / 20

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05 juillet 2009

Harper's Island 1x09 : Seep

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Hé oh, les scénaristes ! Il faudrait se magner, il y a encore une dizaine de personnages à tuer en 4 épisodes ! D'ailleurs, on a beau entrer dans le dernier quart de la saison (et donc de la série), rien ne s'arranger sur Harper's Island.

La série grouille toujours de personnages inutiles mais elle grouille encore plus de personnages idiots. Aussi, le cliffhanger de l'épisode précédent, pourtant bien réalisé je dois l'admettre, n'est qu'une vulgaire supercherie censée nous faire revenir la fois suivante pour en connaître son issue. À ce stade de la série, je me suis promis de la finir de toute façon mais la série commence à m'exaspérer par ses ficelles et ses facilités énormes. Il a beau de surgir de n'importe où et être couvert de sang, Henry n'est pas inquiété un seul instant. Au contraire, il joue le rôle du type qui aura tenté jusqu'au bout de sauver son frère et Abby, naturellement, n'y voit que du feu. Par ailleurs, les scénaristes continuent à noyer le poisson en nous refilant une grosse facilité que l'on peut qualifier de telle en l'absence de débuts d'explications. Deux pages intactes sont tombées par le plus grand hasard de la poche de JD ; ces mêmes pages qui appartenaient au journal du tueur en série ; ces mêmes pages qui précisent que Wakefield a massacré tout le monde pour récupéré sa fille ; ces mêmes pages qui permettent à Abby de conclure qu'elle est peut-être sa fille. C'est certainement l'unique information qu'il faut retenir de cet épisode mais la série se refuse à dévoiler quoi que ce soit avant le series finale et préfère tirer en longueur avec ses ficelles de slasher movie démodés, avec un épisode déprimant plutôt qu'effrayant, se déroulant en pleine nuit. Pire, elle revient sur ladite information, en faisant dire à Madison, retrouvée miraculeusement, que le shérif est bien le père d'Abby et que cette aventure dans les conduits d'aération n'était qu'un jeu pour lui. Revenons sur ce "jeu" justement qui grouille, là encore, de facilités énormes. Il faut savoir que les conduits d'aération donnent d'abord sur le domaine, qui est relativement éloigné de la forêt. Mais non, les scénaristes évaluent différement les distances. Ainsi, après s'être faufilée dans un conduit d'aération, échappant à la fois à une grille qui se ferme miraculeusement après son passage et au prétendu tueur en série qui essaye de l'attrapper par les pieds, Abby y va à l'aveuglette et trouve Madison qui était tout simplement en train de faire une sieste : Pas un instant le kidnappeur n'a pensé à enfermer la gosse. Il faut dire que pour un claustrophobe comme moi, je me vois mal parcourir des conduits d'aération (première raison) pour retrouver une sale gosse (deuxième raison). Mais soit, on est dans Harper's Island. Aussi, les facilités s'enchaînent autant que les morts : Miraculeusement, Abby et Madison ont une issue vers la forêt (qui est, je le rappelle, plutôt éloigné du château pour faire un tunnel aussi long !) et miraculeusement, une voiture passe à ce moment là, comme il en passerait une fois toutes les 3 semaines. Miraculeusement, Madison agite sa main au moment où sa mère regarde, dépitée, le rétroviseur. Miraculeusement, elle voit, malgré l'obscurité de la nuit (qui précède, à quelques minutes près, la clarté du matin !), la main de sa fille. Ça se passe de commentaires.

L'épisode fait état de deux personnages dont on se fout complètement. D'ailleurs, à titre personnel, j'ignore qui c'est cette Beth... Pourtant, tout le monde s'inquiète de sa disparition. Aussi, le grand blond et son ami Brooks se lanceront à sa recherche pour une raison que l'on ignore quand on sait que pour ce même grand blond, c'est chacun pour sa gueule. Brooks découvre le cadavre de Beth dans le conduit. Pour elle, c'est donc fini. Les scénaristes ont décidé de regrouper tout le monde au domaine car je suis sûr qu'ils sont aussi perdus que nous quant aux personnages encore vivants ou morts. Shane et Jimmy vont donc chez les bourges et le premier tape la discute avec Katherine, l'autre personnage inutile à tuer. Effectivement, à part s'adonner à un trip sado-maso avec Richard (dont la mort n'attriste personne ; Madison ne demande même pas où est passé son père), elle n'a servi strictement à rien, déambulant dans les couloirs, à côtoyer des personnages avec qui elle n'a aucun lien. Finalement, un suicide aurait été plus crédible qu'une attaque à taille-haie qui a transpercé à la fois le canapé et le corps de la femme ! Là encore, ça se passe de commentaires. Enfin, en marge des autres, deux autres personnages inutiles, qui ne verront pas (encore) la mort, accompagnent le shérif dans son agonie. Et s'il y a bien un personnage dont la mort me donne envie, c'est bien cette débile de Chloe ! Elle trouve les plaies du Walker de Harper's Island si excitantes qu'elle se retrouve en sous-vêtements en deux minutes, à baiser avec son mec dans un couloir. Ils ont tous les deux une cervelle de moineau, même l'Anglais à l'accent insupportable qui a pourtant fait des études de médecine (?). Aussi, le shérif Mills préféra ne pas assister à ce spectacle zoophile et prendre la poudre d'escampettes avec son trou à la jambe, en train de crever, surtout de rire, devant la farce qu'il a faite à sa fille.

En bref, du n'importe quoi.

Note réelle : 8 / 20
Note nanaresque : 12 / 20

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27 juin 2009

Harper's Island 1x08 : Gurgle

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Cet épisode aurait du s'appeler "bling-bling" en fait. La série est obligée de nous offrir des explosions et des morts de partout pour nous intéresser - ce qu'elle réussit - mais cela annonce le retour en force de l'aspect nanaresque de la série.

On commençait à piquer du nez devant Harper's Island, si bien que je m'étais amusé dans les deux reviews précédentes à analyser les épisodes détail par détail, telle une œuvre télévisuelle. Mais ici, tout part en vrille et il serait fastidieux de continuer sur ce procédé. L'élément déclencheur s'appelle Madison... Vous savez, la seule gosse de tout le casting, fille unique de Shéa, maman poule. Vous vous souvenez aussi que cette dernière était toujours en train de surveiller ses moindres gestes : Madison, ne touche pas aux parterres de fleurs ! Madison, ne casse pas la porcelaine de tata Trish ! Madison, ne parle pas de ton père sur ce ton ! Mais il faut reconnaître que la gamine avait raison puisque, si elle avait laissé un peu d'air à sa fille, elle aurait pu s'occuper des affaires adultérines de son mari. Mieux, l'absence de Richard ne l'inquiète absolument pas ou du moins, elle ne s'en est jamais posée la question et ce n'est que quelques jours plus tard qu'elle apprend que son mari est mort, accroché à un arbre... Soit. Quoiqu'il en soit, tout l'épisode se concentre sur la recherche de Madison et le grand blond, traîne des pieds en grognant, ce qui est tout à fait compréhensible.


Sully : If we miss the boat 'cause of this little...
(Si on loupe le bateau à cause de cette...)


Ca s'arrêtera ici car si la série est nanaresque, elle n'est pas totalement politiquement incorrecte et insulter un gosse, ce serait tendre la perche à certaines personnes. En outre, il ne faut pas s'acharner sur cette petite. Après tout, comme répond Danny à Sully :


Danny : Come on, man, she might be freaking out somewhere. She saw her grandfather almost cut in two yesterday.
(Arrête, elle doit être morte de peur. Elle a vu son grand-père quasiment coupé en deux, hier.)


Ce n'est pas tous les jours qu'une gamine voit son grand-père coupé en deux, on se doit d'être compatissant. Harper's Island est une série d'exception pour cela justement, pour ses dialogues que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Mais aussi parce qu'elle ne vit pas dans son époque mais à la décennie dernière, avec qui ce qui fait maintenant le propre des séries B : des coupures d'électricité, un orage menaçant, une forêt lugubre. Quant au cerveau de Chloe, il fonctionne en même temps que le vieux groupe électrogène de l'île, c'est-à-dire presque jamais. Mais presque jamais n'est pas jamais et quand la lumière revint au domaine de Harper's Island, elle arrive à la conclusion que le tueur les tuera un par un, conclusion que personne ne partage.

Comme quoi, les personnages de cette série peuvent être sensés. Ainsi, ils décident d'annuler le mariage en voyant qu'un quart des invités manquent à l'appel, tués un par un. J'avoue, je n'aurais pas pris une meilleure décision si j'avais été confronté au même problème. Par contre, je me pose beaucoup de questions quant à la production de cette série qui doit s'attirer les foudres des associations de protection des animaux avec, aujourd'hui, le petit chien de la blonde carbonisée du deuxième épisode, qui tremble de froid. Mais ce chien est maléfique tant il porte malheur : il a amené sa propriétaire dans un piège où elle a été aspergée d'essence et dans cet épisode, il amène le shérif Mills vers un autre piège, celui du monstre défiguré, qui le blesse sérieusement à la jambe. Mais qu'importe, recueilli par ledit monstre défiguré, il oublie sa jambe dégoulinante de sang pour contempler un journal intime, celui de Wakefield ou que sais-je. Et pour prouver que Harper's Island n'est pas un nanar stéréotypé, les scénaristes nous confirment que le tueur en série n'est pas forcément celui que l'on croit, ce type marginal laid qui rejette sa souffrance sur les autres ; mais plutôt sur l'un des personnage autour duquel le fil rouge tourne : Henry Dunn. Tout laisse à penser qu'il est le tueur en série mais Harper's Island fera tout pour noyer le poisson, en faisant passer le poissonnier, justement, comme complice. De toute façon, que ce soit Henry ou un autre, le tueur en série ne peut être seul tant il est omniprésent sur l'île. Et gageons que l'on aura un dénouement cousu de fil blanc. Si tous les meurtres concerneraient apparemment Abby, on pourrait en déduire une explication idiote selon laquelle Henry se serait épris d'Abby et tuerait tout ceux qui auraient eu des doutes. Et Jimmy, le poissonnier, ferait figure de concurrent. Les deux hommes montrent leurs atouts à Abby et concourent pour le titre de meilleur tueur en série. Après tout, le stéréotype du bad boy qui séduit toutes les femmes n'est pas mort.

En bref, Harper's Island est de retour en tant que nanar et il ne faut pas rougir du "plaisir coupable" qu'il procure de par ses idioties. On entrerait désormais dans le vif du sujet.

Note réelle : 10.5 / 20
Note nanaresque : 14 / 20

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13 juin 2009

Harper's Island 1x07 : Thrack, Splack, Sizzle

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Je n'y irai pas par quatre chemins et je vais résumer mon avis en trois mots : Chiant à mourir. Les scénaristes semblent aussi aller dans ce sens puisque ce titre d'épisode de 3 mots est le plus long de tous, composés d'un seul mot (si l'on considère Ka-Blam comme un seul nom). Allez, c'est parti !

Mais je trouve toujours un moyen de prendre plaisir là où il n'y en a pourtant pas. Ainsi, quand j'appréhende un épisode, je peux entraîner mon anglais en regardant avec les sous-titres en version originale ou bien, exclusivement pour Harper's Island, je peux l'analyser comme si c'était un chef d'œuvre télévisuel. J'ai compris, dès le sixième épisode, que cette série était plus intelligente qu'on ne le pense. L'épisode fait le parallèle entre le présent et le passé d'Abby et je crois que Harper's Island a inventé un nouveau procédé de scénario, que je n'avais alors encore jamais vu : le cliffhanger dans un flashback. Ainsi, venue de nulle part, une explosion survient à la marina et c'est sur cette angoissante image - du passé - que l'épisode nous laisse saliver (soit par excitation, soit parce qu'on s'est déjà endormi). Mais comme tout chef d'œuvre, aucun détail n'est laissé au hasard. Ainsi, l'explosion ne représenterait pas l'amour passionné qui consume les âmes d'Abby et de son poissonnier ? Et sa victime qui se retrouve le visage à moitié brûlé ne ferait pas l'écho au personnage de Jimmy Mance qui jouerait un double rôle ? Par ailleurs, dans la même idée, le fait que le père, le shérif Mills, demande à Abby de s'en aller ne soumettrait-elle pas l'idée que le shérif ne veuille pas que sa fille voit l'autre côté du visage de son prince charmant ? Enfin, le choix du poissonnier n'est pas innocent ; le poisson symbolise plus ou moins (à confirmer donc) la résurrection dans la religion chrétienne et dans la culture grecque, le dauphin (associé à un poisson) représentait le sauveur. Finalement, c'est ce qu'est Jimmy, il est le sauveur de sa bien aimée, ressuscité après sept ans de deuil. Ainsi la sauvera-t-il de la folie de Wakefield. Et je suis certain que le choix du chiffre 7 n'est pas innocent non plus. Sept comme le nombre de péchés capitaux ?

Il y a tout une symbolique du feu, de par également le feu dans lequel brûle les billets de Malcolm. Le feu consume l'argent, comme l'avarice consumait son âme. Pour l'instant, un combat semble se préparer entre Jimmy, le poissonnier, la personnification de l'eau (symbole de la pureté et de fertilité entre autres) contre le feu nourri par les plaisirs matériels. Finalement, c'est une lutte des plaisirs simples (comme la passion amoureuse et le sexe) qui s'engage contre les plaisirs purement matériels (comme l'argent ou les bateaux de plaisance). L'argent aura raison de l'un des seuls personnages obèses de la série.

Inséparables, Madison et sa mère continuent à faire leur deuil de Thomas Wellington ; Shea le faisait déjà dans l'épisode précédent où elle brossait les cheveux de sa fille qu'elle tire à quatre épingles en n'importe quelle circonstance. Là encore, la caméra insiste le verre d'eau posé sur la table du côté de Shea mais aussi de celui de sa fille, aussi étonnant que cela puisse paraitre. On peut en conclure que les deux sont restées très pures. Madison se veut très pure mais c'est dans une chambre où se trouve vraisemblablement une cheminée qu'elle se retrouve enfermée. Le combat entre l'eau et le feu ne fait que commencer.

En bref, je vous prie de m'excuser de cette critique totalement improvisée et absurde mais il y a tellement peu à retenir de cet épisode qu'il faut bien étoffer un peu.

Note réelle : 9 / 20
Note nanaresque : 8 / 20

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30 mai 2009

Harper's Island 1x06 : Sploosh

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Devinez quelle série ne sera pas présente sur les grilles de CBS de l'année prochaine ? Certes, son côté nanaresque nous manquera mais si la série continue à nous offrir des épisodes de ce genre, sa durée devrait être réduite de moitié.

Pour l'anecdote, j'ai regardé cet épisode juste avant de me coucher, tard dans la nuit et devinez de quoi j'ai rêvé quelques heures plus tard ? De Harper's Island. Oui, honte à moi,  je devrais réduire ma dose de séries. Mais, du peu que je me souvienne, mon rêve avait un meilleur scénario que la série, il était même plus cohérent (alors que c'est loin d'être le propre d'un rêve !) et plus effrayant. Déjà, l'insupportable blondasse de Chloe n'était pas au rendez-vous et je n'irai pas à m'en plaindre car son intrigue avec Cal est insipide et totalement déconnectée du reste. Aucun des deux ne rendra l'âme dans cet épisode, on leur servira une histoire de bague retrouvée sur la plage par un autre type. Avec ces deux énergumènes, la série veut mettre de l'eau dans son vin et la rendre moins sérieuse. C'est à moitié réussi ce n'est pas du tout le genre d'intrigues que l'on veut voir.

Mais l'épisode a l'avantage de ne pas s'ouvrir sur une introduction, sous fond de pop rock guimauve de pré-adolescentes et c'est tout à fait louable. Au contraire, l'atmosphère se veut pesante, avec des visages de désespérés. Il y a fort à parier que devant le mauvais jeu de leurs acteurs, l'équipe a du les contraindre à éplucher des oignons pour forcer les larmes. Seule Abby reste, comme à l'accoutumée, avec un air hébété, à regarder les deux moitiés du récemment découpé (à la verticale) Thomas Welligton. C'est donc, avec les giclées de sang de cet homme plein le visage que tout le petit monde regagne leurs appartements pour pleurer la mort de Welligton la majeure partie de l'épisode. C'est alors qu'intervient le meilleur (et l'unique) shérif de l'île pour élucider ces meurtres ; les zombies ayant décidé de revenir, notamment l'oncle Marty, découpé, lui, à l'horizontale. Mais avec un shérif pareil, il n'est pas étonnant que le tueur en série ait décoré son arbre d'une kyrielle de cadavres sans qu'il ne soit inquiété une seule fois. De toute façon, il n'y a visiblement pas de prison sur cette île puisque le shérif enferme JD dans la réserve, en compagnie de boîtes de conserve ! Euh... Que l'on m'explique pourquoi... Qu'est-ce que ça signifie ? Ces boîtes de conserves représenteraient-elles, métaphoriquement, les secrets que cache le shérif et la tour de conserves que construit JD représenterait-elle le fait qu'il est en train d'assembler les pièces du puzzle ? Et pourquoi des tomates ? Pour donner l'image du sang ? Sans que l'on sache, Harper's Island est une série incomprise dont les incohérences sont en fait des images et des figures de style. Quoiqu'il en soit, le shérif Mills devrait installer un système de sécurité anti-esprits car c'est grâce à leur aide que Madison a réussi à sortir son beau métalleux de sa cage de verre. Cette gamine est encore plus effrayante (!) quand elle donne un coup de pied dans la tour de boîtes de conserve, non sans hilarité (là encore, c'est peut-être une métaphore !). Quand ce ne sont pas les zombies qui viennent d'eux-mêmes, ce sont les personnages qui viennent à eux, comme en témoigne l'exhumation du cadavre de John Wakefield par Abby et son ami Henry, afin de voir s'il est vraiment mort. Les deux, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, concluent, en voyant un squelette quelconque, qu'il s'agit de celui de Wakefield. Que l'on appelle le médecin légiste expérimenté de l'île qui n'a pas fait d'autopsie depuis des lustres pour confirmer ! Toujours est-il que les possibilités se réduisent puisque les scénaristes décident de tuer un par un les tueurs potentiels, c'est le cas aujourd'hui de Richard qui ne pourra donc nous faire profiter de ses trips sado-maso... Dommage. De toute façon, le tueur en série sera cet inconnu défiguré que l'on voit depuis l'épisode précédent.

En bref, un nanar est censé nous faire ressentir un "guilty pleasure" devant ses absurdités. Là, ce n'est pas le cas et on sombre dans un ennui abyssal.

Note réelle : 8.5 / 20
Note nanaresque : 10 / 20

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15 mai 2009

Harper's Island 1x05 : Thwack

Harper_Island_1x05

Jusque là, Harper's Island partait dans tous les sens, en ne suivant évidemment aucun fil conducteur. Si le problème est encore loin d'être résolu, l'épisode apporte un peu de cohérence et fait avancer les choses après deux épisodes de routine.

Amateurs de sensations fortes, venez vous aventurer dans la forêt de l'île d'Harper. Littéralement, vous n'en reviendrez pas de toutes les merveilles qu'elle recèle et offre bien plus qu'un séjour dans la jungle colombienne. Trish et son père en ont fait l'expérience et ne regrettent si peu de choses qu'ils n'iront jamais au bureau des plaintes. Les événements s'enchaînent les uns après les autres et presque tous se dirigent apparemment vers l'entourage de Trish. C'est en cela que la série apporte un tant soit peu de cohérence ; un tant soit peu car les meurtres restent inexpliqués et le seront peut-être jusqu'au bout. Toutefois, le tueur en série se démène à élaborer des plans farfelus pour se débarrasser des personnages, à commencer par le tronc d'arbre venu projeter les Wellington hors de leur vélo, dans une chute qui n'a coûté la vie qu'au portable de Trish. Ils profitent de leurs mésaventures pour faire le point sur leur relation, un dialogue dépourvu d'intérêt tout de même. Ce qui est étonnant, c'est que la série sait qu'elle repose sur des clichés, à en croire les propos de Thomas se décrivant comme le stéréotype du "veuf qui rebondit en se mariant avec une belle jeune femme". Là, j'avoue, les scénaristes m'ont coupé l'herbe sous le pied... Amateur de sensations fortes, venez également participer à la course contre un chien enragé qui est doté d'une grande intelligence. Tandis que les deux se réfugient dans le coffre d'une carcasse de voiture, le chien, lui, décide de les attendre sagement sur son toit de façon à ce que Thomas soit attaqué par derrière, même si ce dernier a finalement le dernier mot. Son maître, à moitié défiguré, vient se recueillir sur son cadavre, un personnage que l'on n'a jamais vu soit dit en passant...

Une autre réconciliation entre fille et père se construit dans cet épisode, celle entre Abby et son papa shérif et/ou chéri. Cela dépend effectivement de la période, il y a des jours où Abby en veut plus à son père que d'autres même si on n'a jamais compris jamais pourquoi elle lui en voulait. De la simple séance souvenirs, Abby passe à l'exposé morbide dans le grenier de la maison familiale, avec des photos d'autopsie et des articles de journaux portant sur des meurtres. Le pauvre shérif devient sénile puisqu'il voit des John Wakefield un peu partout.

Je parlais de cohérence dans cet épisode dans la mesure où les protagonistes commencent enfin à s'inquiéter des mystérieuses disparitions des invités. Si, à notre plus grand plaisir, l'on passe le départ de Lucy sous silence à l'exception d'une apparition de son petit chien, les mecs passent une bonne partie de l'épisode à s'inquiéter de l'absence de Booth avant d'en arriver à une conclusion qui les effraie peu, à savoir qui lui est peut-être arrivé quelque chose. Ils ne prennent pas le temps de continuer leurs recherches, la vie continue après tout ! Seul Malcolm s'inquiète de son ami, qu'il sait enterré de ses propres mains, mais son discours est peu émouvant et peu crédible.

C'est au moment de l'appel à la répétition de la cérémonie que les invités s'inquiètent de l'absence inexpliquée de certains ; ces mêmes invités seraient prêts à gober n'importe quoi : il leur suffit de dire qu'untel est parti de son plein gré pour les satisfaire, sans savoir pourquoi ils sont partis AVANT le mariage. Soit. Auparavant, Henry a du s'occuper de petits détails insignifiants du mariage, tels que les ronds de serviette et a du subir les puérilités de son frère JD ainsi que celles de Madison et "ses nombreux amis" esprits. Et s'il y a un moyen pour exaspérer Henry, c'est bein de déposer le cadavre d'un animal partout où il y va, que ce soit un cerf mort dans la baignoire ou, ici, un raton laveur sur l'autel. Harper's Island reste, en outre, l'une de ces séries cheap, dont on n'est même pas sur de la garantie de protection des animaux. Qui sait, pour attirer des téléspectateurs, ils en ont sacrifié quelques uns, afin de gagner en crédibilité. Évidemment, j'avance une telle anecdote sans preuves, c'est à l'équivalent américain de la SPA de s'en occuper. En revanche, la scène finale de l'épisode est plaisante, avec un parallèle intéressant entre la répétition du mariage et la découverte du cadavre du révérend Fain, coupé en petits morceaux à la Dexter, jetés à l'eau à la Dexter et reliés par un fil de pêche pas à la façon de Dexter. Ces deux scènes sont accompagnées de la musique de mariage que l'on connait bien avant son arrêt brusque quand le lustre à la lame tranchante vient séparer en deux (du moins, on suppose car on nous coupe la scène) Thomas Wellington... Quand je vous disais que le tueur en série regorge d'imagination pour s'occuper de ses victimes ! J'ai même envie de dire que pour Harper's Island, cette dernière scène est de l'art.

En bref, il est toujours difficile de donner un avis sur Harper's Island car on la suit sur deux tableaux. D'un côté, la série reste fidèle à elle-même, avec tant d'incohérences et un fil rouge très brouillon. De l'autre, elle apporte un soupçon de cohérence qui l'éloigne très légèrement de sa qualité de nanar.

Note réelle : 10 / 20
Note nanaresque : 9 / 20

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09 mai 2009

Harper's Island 1x04 : Bang

Harper_Island_1x04

Bang bang ou Gang bang ? Harper's Island est toujours ce slash-series naïf mais tout est fait pour retenir le quelques téléspectateurs qui ont le courage de suivre la série désormais un samedi soir, à coups de poupée gonflable et de trips sado-maso.

Where is Madison ? Malheureusement, elle figure dans l'épisode, en compagnie de ses amis esprits qui lui causent des ennuis. En effet, l'agaçante gamine de la série se rebelle de plus en plus puisque, après avoir arraché la tête des fleurs d'un parterre du parc du manoir, elle brise la porcelaine de la défunte mère de Trish qui n'a alors plus que les yeux pour pleurer. Mais très vite, Madison est rattrapée par sa haine pour les fleurs, qui lui a été transmise par des esprits qui s'improvisent désormais organisateurs de mariages :


Madison : One by one. [x 3]
(L'un après l'autre.)

Abby : Madison ?

Madison : I'm not going to get to be a flower girl, Abby.
(Je ne serai pas la porteuse de fleurs ["demoiselle d'honneur"], Abby.)

Abby : Who told you that ?
(Qui t'a dit cela ?)

Madison : The spirits told me.
(Les esprits.)


Si ce sont les esprits qui l'ont dit, il n'y a certainement rien à redire. La mère de Madison, Shea (je vais bien finir par les mémoriser ces prénoms) a jusque là ouvert sa gueule uniquement pour la réprimander, la voilà avertie. De toute façon, elle devrait arrêter de la surveiller constamment comme elle le fait depuis le début de la série et plutôt regarder ce qu'il en est de ce côté puisque son mari se fait un trip sado-maso avec, ce qui semble être, la femme du père de sa belle-sœur, soit la belle-mère de Trish, Katherine, justement repérée par Trish. Il faut dire que les confusions sont possibles, avec ce casting féminin uniforme, sans rien pour les différencier, ni même l'âge, apparemment. Une nouvelle fois, elle n'a plus que les yeux pour pleurer, malgré le joli uniforme confectionné par sa belle-mère pour son enterrement de vie de jeune fille. Mais comme si ce n'était pas assez absurde, le fil rouge est agrémenté par du paranormal, ce qui le rend encore moins crédible qu'il ne l'est déjà. Mais Madison n'est pas la seule à être possédée par des démons puisque Abby fait fuir la voyante timbrée engagée pour la fête. La pauvre avait préalablement saigné du nez en lisant le nom d'Abby Miles ! Pour conclure l'épisode, le sort s'acharne pour Trish qui, en voulant sauver la poupée gonflable de la noyade, risqua de se faire enfermer sous la bâche. Par ailleurs, au lieu de rejoindre rapidement l'espace qui n'est pas couvert, telle une idiote, elle tente de soulever la bâche recouvrant la moitié couverte.

De toute évidence, le tueur en série a pris un épisode de congé mais ce n'est pas pour autant que les morts cessent puisque ces idiots arrivent à se tuer par accident. Cette-fois ci, c'est un personnage secondaire masculin qui est touché et il rejoindra tous les autres dont le départ est passé sous silence (l'oncle Marty coupé en deux, la blonde au chien brûlée et le prêtre décapité). Mais si les filles préfèrent faire la dînette sous fond d'ésotérisme, les mecs préfèrent dépouiller le cadavre de Hunter (l'homme étant tout de suite beaucoup moins séduisant) pour lui voler ses 250 000 dollars, ni plus ni moins, avant que la bateau ne rejoigne le fond de la mer. Il n'est même pas à exclure que Malcolm ait accidentellement tiré une balle dans la coque du bateau... Après tout, les jeunes hommes de cette série ne savent vraiment pas se servir d'une arme puisque Booth se tire dessus (dans une scène totalement absurde où chacun se demande qui a été touché par la balle avant que l'un des deux ne s'écroule) et périra de sa blessure (qu'il juge indolore) à la jambe. Tout le monde sait évidemment que se tirer une balle dans la jambe est la manière la plus souvent fatale d'en finir (!).

En bref, on a connu Harper's Island en meilleure forme dans l'absurde plaisant à suivre. En revanche, la série continue toujours par nous impressionner par ses innombrables incohérences mais ce n'est pas assez pour rendre cet épisode moins ennuyeux qu'il ne l'est.

Note réelle : 8 / 20
Note nanaresque : 12 / 20

Posté par Fabulio à 21:54 - Harper's Island - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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