20 septembre 2009
Hung 1x10 : "A Dick And A Dream" Or "Fight The Honey"

Et là, c'est le drame ! Avant qu'elle ne commence, la série était présentée comme une comédie mais les scénaristes ne sont pas allés dans ce sens et ont privilégié une voie plus tragique. Cet épisode est peut-être l'un des plus aboutis de la saison, sans être vraiment passionnant.
Si j'en avais le temps (et l'envie), je pourrais regarder cet épisode une deuxième fois pour repérer tous les petits détails qui s'y cachent. La scène d'introduction avec les mouches de l'appartement de Tanya n'est pas anodine, tout comme celle du miel qui se cache dans les murs de la maison de Ray. D'abord, les deux se confrontent dans la vision qu'il donne de leur activité : si Tanya privilégie la philanthropie, vouée au désastre financier ; Ray, lui, a une vision beaucoup plus capitaliste, qu'importent les conséquences. On se souvient notamment de l'épisode avec la collègue de Tanya nymphomane qui se sentait humiliée et qui tombait de haut après avoir couché avec Ray. Ce qui différait par rapport aux autres clientes, c'était qu'ils étaient allés droit au but et c'est justement une conséquence d'un mode opératoire trop capitaliste qui rend l'activité moins humaine. Tanya en a des remords et l'épisode l'illustre par la présence de mouches, alors que de l'autre côté, Ray trouve du miel dans ses murs, le miel, symbole de réconfort dans de nombreuses interprétations religieuses (que ce soit dans la Bible, dans le Coran ou que dans les traditions chinoise, celtique, grecque, ...). Mais son abondance est source d'avarice et de cupidité. Ce n'est donc pas un hasard que ce soit la voisine de Ray, snob et égoïste, qui l'utilise comme agrément dans leur rapport sexuel. En cela, l'épisode est effectivement l'un des plus aboutis de cette courte première saison. Une nouvelle trame (prévue pour la saison 2 ?) se dessine : le sorte de ménage à trois entre Ray et ses deux maquerelles. Ray, étant l'ouvrier du miel, Leanor, avec sa taille élancée, peut quant à elle être la reine des abeilles, tandis que Tanya, avec sa coiffure négligée et ses yeux globuleux mais fatigués, reste celle des mouches.
Le reste, moins subtil, est dispensable, à l'image de cette scène au cinéma où Damon accepte encore mal son homosexualité et les preuves d'affection publiques mais aussi la petite scène du mari de Jessica en tant que dermatologue. D'ailleurs, Jessica prend une place non négligeable dans ce season finale puisqu'elle succombe à la tentation et accepte la proposition de sa nouvelle amie Leanor. La situation est, a priori, très cocasse mais a posteriori, beaucoup plus sérieuse. Aussi, Ray se demande pourquoi son ex-femme, elle qui semblait si heureuse avec son nouveau mari, s'est laissée convaincre par une offre allant contre ses convictions. Finalement, le dialogue téléphonique entre Ray et elle est plutôt touchant, même si l'on pouvait s'attendre à un cliffhanger, avec Jessica qui découvre que son "Happiness Consultant" n'est autre que son ex-mari. Mais de toute évidence, Hung n'est pas de ces séries à surprise. Pendant ces dix épisodes, j'ai dit plus souvent du mal de Hung que de bien mais je dois reconnaître qu'elle reste une série agréable à suivre. Au final, la série surprend dans le sens où l'on n'attendait pas que son sujet principal n'est qu'un prétexte pour donner lieu à des intrigues plus sérieuses et intimistes. C'est assez frustrant dans la mesure où, de par l'absence d'équivalent, la série ne se révèle pas si originale que cela mais c'est rassurant dans la mesure où l'on ne tombe pas dans la grossiereté de séries comme Nip/Tuck. On aurait juste aimé que la série fasse la part des choses.
En bref, un season finale correct pour finir une saison qui a connu des hauts et bien des bas. On n'est pas tant déçu par la qualité de la série mais plutôt par la façon dont elle est aborde son sujet. À première vue, l'épisode se révélerait être un pétard mouillé mais il est en fait plus profond que cela quand on y regarde de plus de près.
Note : 13.5 / 20
12 septembre 2009
Hung 1x09 : "This Is America" Or "Fifty Bucks"

C'est un fait : Hung peut avoir du potentiel. Mais jouons aux chirurgiens esthétiques l'instant d'un épisode et voyons non pas ce que cet épisode est mais ce qu'il pourrait être. Dommage que la réalité des choses nous retombe bien vite dessus.
L'épisode n'y est pas allé par quatre chemins quant à l'introduction de l'épisode. En quelques répliques, elle nous apprend quelque chose de peu étonnant : Damon est homosexuel. J'ai envie de dire qu'il a la tête, ou la bouche du moins, pour l'emploi et en cela, c'est peu étonnant. Trêve de clichés, la série avait dégoté là le parfait filon et se montre originale dans le sens où c'est le père qui le découvre en premier et qui, certainement, le prendra le mieux. Je reste toujours à penser qu'un jour, Ray devra élargir sa clientèle à ces messieurs gays et tout était pour aller dans cette direction. En soi, je pensais que l'idée n'était pas anodine : Ray parle de l'homosexualité de son fils à Tanya qui, elle, pense à refleurir son marché devant le fiasco créé par certaines dames difficiles à combler et difficilement solvables. Est-ce que tête d'oeuf aurait fait un rapport ? Pas du moindre. Je ne prends pas mes fantasmes pour des réalités mais la série n'est-elle pas le manifeste d'une clientèle féminine exigeante et moins persuasive quant il s'agit de prostitution masculine ? Une clientèle masculine homosexuelle aurait l'avantage de mettre en avant le propre de la série : le gros calibre de Ray puisque les femmes, de leur côté, n'accordent pas tant d'importance à cela. Aussi, Leanor revient et se contente aujourd'hui d'un cunnilingus d'un homme bien habillé, sans que Ray n'ait à baisser le pantalon de fait. Au final, la série s'éloigne de plus en plus de l'élement principal de son pitch pour se concentrer sur des intrigues tout aussi futiles mais moins aguicheuses, telle la journée shopping de Jessica, accompagnée par l'infatigable Leanor qui apparait sur tous les fronts. Cette femme est juste exaspérante. La série a certes besoin de sa touche snob mais elle est servie ici sous toutes ses sauces. Le côté plus "cheap" revient à Tanya et c'est de loin la meilleure partie de l'épisode, quand elle tente de convaincre ses collègues fauchées et aussi paumées qu'elle, si ce n'est plus. Elle en devient folle, prêt à tout abandonner et on la comprend.
En bref, de bonnes idées clairement très mal exploitées. Cette fin de saison, quoique timide, est plus intéressante que la mi-saison. On pouvait s'attendre à mieux pour un épisode qui précède le season finale.
Note : 11 / 20
04 septembre 2009
Hung 1x08 : "Thith Is Prothetic" or "You Cum Just Right"

Après une pause, aussi longue qu'ennuyeuse, Ray est de retour au travail. Et si le magnétisme de Ray allait au-delà de ses clientes et nous touchait aussi, téléspectateurs ? La série se veut effectivement de plus en plus rassurante.
Il est de ces jours où rien ne va, où bien qu'en étant abattu par des problèmes quelconques, d'autres viennent s'ajouter et que l'on finit par craquer avec ce poids sur les épaules. Ray s'apprête à vivre dans cet épisode le pire jour de sa vie puisque rien ne lui va, du début à la fin, à commencer par Jemma qui lui fait faux bond sur le quai, sans vraiment de surprise. Et plus Ray tente de la reconquérir, plus il s'enfonce car elle n'est qu'une de ces idiotes qui, à défaut de canaliser sa colère sur son malfaiteur (en l'occurence, son ex-mari), la canalise sur les autres, quitte à payer pour ce service. Avoir inclu ce personnage dans la série était la pire idée de la série qui doit ; mettre fin à sa relation avec Ray est a fortiori la meilleure idée. Elle a toutefois permis de comprendre les aléas d'une annonce très évasive, comme celle que propose Tanya sous le nom de "Happiness Consultant". La publicité est tellement mauvaise qu'elle la fait sur son propre lieu de travail, à une collègue nymphomane, qui a l'air encore plus paumée qu'elle (c'est dire l'ampleur des dégâts !). Une cliente facile dont on oubliera facilement les scènes au lit. Par ailleurs, le petit ami de Tanya n'en est pas vraiment un et cela n'est guère étonnant. La pauvre fait beaucoup de peine à s'accrocher aux seules opportunités que la vie lui offre et, je me repète, il s'agit du meilleur personnage de la série, surtout féminin. Ses sentiments pour Ray sont visibles et elle semble rechercher une relation sérieuse, comme en témoigne la jolie scène de fin où elle refuse poliment les avances d'un Ray émêché. Quant à Jessica, l'autre femme de Ray, chacune de ses rares apparitions est l'occasion pour l'actrice de jouer son rôle dans l'excès, quitte à la décrédibilise. En revanche, son mari dermatologue joue plus dans la sobriété et c'est tout à son honneur, j'ai presque eu de la pitié pour lui et sa petite voix qui exprimait sa vexation quand Ray doute de la sincérité de sa relation avec Jessica. Il s'est mis à dos un nouveau personnage mais pour l'accabler, on a droit à un ancien adversaire de baseball de Ray qui veut prendre sa revanche à la suite d'un match qu'il a honteusement perdu. Cette histoire ne vaut, à la limite, que pour les apparitions de Toby Hauss que, personnellement, je n'ai pas revu depuis Carnivàle.
En bref, c'est un épisode sympathique, bien loin d'être exempt de défauts, qui s'offre à nous. Hung tourne la très lourde page consacrée à Jemma pour se consacrer sur ce qu'elle pourrait mieux faire.
Note : 12.5 / 20
26 août 2009
Hung 1x07 : "The Rita Flower" Or "The Indelible Stench"

Du mieux. Il était temps. Après avoir touché le fond la semaine dernière, avec son patchwork d'amourettes et d'histoires pleines de bons sentiments, la série revient un peu plus en forme. La queue de Ray s'est relevée mais pour une fois, elle n'est pas la seule... Pas la seule caractéristique de l'épisode à s'être relevée, je sous-entends bien sûr... Hum hum...
Sans pour autant nous offrir de bonnes intrigues, ce nouvel épisode Hung nous en évite les pires, à commencer par l'absence quasi-totale de Jemma. Toujours aussi peu charismatique et attachante, elle est bonne à noyer dans le lac de Ray. Pire que cela, elle apparait comme une connasse névrosée et hystérique qui paye un homme pour qu'il joue vraisemblablement le rôle de son ex-mari. Pathétique. A l'instar de Jemma, Jessica occupe vraiment peu la scène et quel soulagement de ne pas voir la tronche de son mari et celle de ses gosses. Pour combler leur absence, Ray recherche des clientes potentielles, ce qu'il fait évidemment très mal, jusqu'à ce que le problème soit réglé de lui-même avec l'arrivée de sa voisine. Les scènes ensemble ne valent que pour les sarcasmes de Ray qui, quand il s'agit de ses voisins, n'a plus sa langue dans la poche. Elle est, dans cet épisode, ailleurs pour combler sa voisine pour un prix finalement très faible : la garantie de ne plus avoir de réprimandes de la police, garantie pour laquelle on peut encore avoir des doutes. Après ce break, Ray repense à son insupportable copine, qui ne l'entend pas de cette oreille puisqu'elle lui fait bond. A peine débutée, cette relation semble déjà terminée. Sortez le champagne ! Et des cendres encore chaudes de cette relation en nait une autre, également précipitée, celle entre Tanya et Pierce, un inconnu du bar. Cette partie est déjà nettement plus intéressante et permet de voir le personnage de Tanya sous un autre jour, autre que celui de maquerelle. L'agaçant Floyd apparaitra, mais son apparition est heureusement écourtée. Le reste de la partie de Tanya se déroule chez la mère de cette dernière, pendant une soirée auxquels des artistes sont conviés. Bien qu'elle ne soit toujours pas devenue une grande oratrice, son poème est assez poignant et virulent. Elle forme un assez bon duo avec Pierce mais rien ne garantit qu'il durera encore longtemps. Quoiqu'il en soit, j'ai l'impression que dans cette série, on parle de tout sauf du sujet central, pas vous ?
En bref, la série s'est relévée, en offrant un épisode correct qui nous fait bénéficier la quasi-absence ou totale absence de personnages parasites. On ne jubile pas devant cet épisode, on est tout juste rassurés.
Note : 11 / 20
21 août 2009
Hung 1x06 : "Doris Is Dead" or "Are We Rich Or Are We Poor ?"

Hung continue sa pente raide et il serait temps de recourir à une pilule de Viagra pour rebooster tout cela. Après nous avoir fait l'épisode inutile et l'épisode répétitif, Hung s'attaque à l'épisode cliché.
La série suit une direction qui ne me plait absolument pas, la relation naissante entre Ray et Jemma, l'une de ses clientes. Au fond, l'idée aurait pu ne pas être mauvaise si elle avait été conçue différemment, par l'intermédiaire, par exemple, d'une Jemma qui harcèle son conseiller en bonheur. Ni drôle, ni attachante, elle ne mérite que le mépris. L'épisode avait pourtant bien commencé, chez le conseiller conjugal où elle jette le venin qu'elle a vraisemblablement craché sur son ex-mari mais ici, sur Ray. Le pauvre tombe des nues en étant l'acteur de cette bouffonnerie. La suite est beaucoup moins plaisante, entre le dîner aux chandelles sans surprise de Ray et Jemma, et les discussions futiles entre Jessica et son conjoint. Mais je crains qu'on tombe dans la niaiserie la plus totale à partir du match de Ray. Remettre en avant son statut de coach est une intention tout à fait louable mais mélanger vie professionnelle et vie privée et affective l'est beaucoup moins. Ainsi, Ray retrouve sa hargne qu'à l'instant où il revoit sa belle... de qui se moque-t-on franchement ? La suite est digne d'un film high school américain stéréotypé, mauvais qui plus est. Le summum du ridicule est atteint quand Ray entraîne sa langue de bois et nous livre son discours de motivation à deux sous, qui porte ses fruits et même plus, si bien que son équipe arrive à vaincre l'équipe adverse. Là encore, de qui se moque-t-on ? Le propre de cette série, c'est quand même de se focaliser sur un looser mais au bout de six épisodes, tout semble lui sourire désormais : ce qui lui manquait, une copine et de l'argent, apparait soudainement. Et histoire d'achever cet épisode à l'agonie, on nous confirme que Tanya a bel et bien des sentiments pour Ray, comme en témoigne sa crise muette de jalousie en fin d'épisode. (soupir)
En bref, l'incendie se déclare maintenant pour la série elle-même qui meurt à petit feu, devant tant de niaiseries, de dialogues sans intérêt et de personnages imbuvables. Un gros foutage de gueule !
Note : 8 / 20
08 août 2009
Hung 1x05 : Do it, Monkey

J'ai envie d'être méchant avec Hung. Et d'abandonner la série aussi. Cet épisode est dans la même lignée des épisodes d'une banalité affligeante auxquels on a eu droit.
J'attends peut-être trop de cette série du fait qu'elle est sur le câble, sur HBO qui plus est. Pourtant, à quelques scènes près, elle conviendrait à certains grands networks, en dernière partie de soirée, tout comme feu The Riches, l'ancien projet de Dmitry Lipkin en fait. Malheureusement, dans Hung, on ne fait que survoler le sujet principal de la série et divaguer d'une histoire banale à une autre. Pour illustrer mon propos, on peut prendre le cas de Jessica chez qui ça va très vite. Ainsi, le dermatologue avec lequel s'est marié est déjà ruiné, accusant la crise économique qui reste très tendance aux Etats-Unis. Et pendant ce temps, Jessica est d'une personnalité exécrable, à la limite de la caricature, se la jouant snob alors qu'elle n'a plus un sou. Et dans le même temps encore, sa fille Darby grogne dans son coin, sous la protection (dont elle n'a rien à foutre) de son frère (jumeau !) qui fait presque une tête de moins qu'elle. En fait, cette histoire permet juste à Ray de retrouver ses enfants alors que leur mère vient de prendre la seule qualité qu'elle avait, sa fortune. Et est-il vraiment utile de parler du cas de cette chienne déglinguée, finalement piquée ? De son côté, Ray commence à profiter de son activité mais contrairement à son ex-femme, tout passe très lentement chez lui, à commencer par cette voisine qui l'observe sans jamais l'approcher. Mais là où la lenteur est agaçante, c'est en ce qui concerne la "cliente du jour", puisque apparemment la série nous fera profiter des états d'âme d'une femme dont on n'a strictement rien à foutre, l'instant d'un seul épisode. Au départ assez amusant, le jeu de rôle devient très vite lassant, entre allers et retours incessants, tout comme dans l'épisode précédent, avec cette vieille femme mariée à un homme avec un micropénis. "J'y vais ? J'y vais pas ?". Ray devient vraiment exaspérant avec ses hésitations, pour la plupart futiles. Et dans le pays des loosers, il est accompagné de Tanya qui n'est pas en très grande forme alors que c'est peut-être le meilleur personnage (par défaut) de la série.
En bref, dans le même esprit que Hung, si vous voulez vraiment en avoir plein les yeux, optez plutôt pour l'éjaculation faciale ! Cette série risque de vous décevoir.
Note : 8.5 / 20
29 juillet 2009
Hung 1x04 : The Pickle Jar

On reste bouche bée devant cet épisode, d'un air hébété. Non, on ne voit pas le monstre de Ray. Non, l'épisode n'est franchement pas intéressant. Mais tout simplement parce que cette série a l'art de ne rien dire en 25 minutes.
Margo Martindale a toujours jouer des rôles d'épouse esseulée, que ce soit dans The Riches (dont le créateur Dmitry Lipkin est justement l'un des créateurs de Hung, avec sa femme) où elle jouait Nina, une bourgeoise mariée à un homosexuel refoulé ; ou alors, dans Dexter où elle jouait une veuve mourante qui recherche sa tarte parfaite ; ou encore, ici, dans Hung, où elle joue une des clientes de Ray, mariée à un homme avec un micro-pénis. Toutefois, c'est au terme de discussions peu passionnantes qui prouvent que les personnages de cette série parlent pour ne rien dire, qu'elle accepte enfin de coucher avec l'homme qu'elle a commandé. Mais elle n'est malheureusement pas la seule car l'experte dans ce domaine, c'est Tanya. Elle a beau former un très bon tandem avec Ray, on la préfère bouche fermée. On comprendra vite pourquoi ce dernier a coupé court à ses jérémiades au téléphone. Sa carrière de prostitué avance aussi vite que la rénovation de ce qui reste de sa maison, c'est-à-dire avec une extrême lenteur. Mais l'épisode touche le fond avec Jessica, détestable à souhait : sa visite dans les lieux de l'incendie en témoigne, elle y fait preuve d'égoïsme et s'inquiète, comme toujours de futilités. À cela s'ajoute une performance plus que moyenne de Anne Heche qui en fait des tonnes, comme à l'accoutumée. Même ses enfants dans la série jouent mieux ! Je n'ai guère envie de parler de la rupture de la fille de Ray avec son marteau et encore moins de son fils qui tente de la défendre.
En bref, pardonnez-moi pour la pauvreté de cette critique mais Hung n'en mérite pas mieux, même si cet épisode était un peu meilleur que le précédent.
Note : 10.5 / 20
23 juillet 2009
Hung 1x03 : "Strange Friends" or "The Truth Is, You're Sexy"

« Tout ce qui monte finit par descendre. ». La loi de Murphy est en fait bien appliquée à Hung car c'est à la fois une pause sexuelle qu'une baisse de la qualité de la série (qui, entre nous, n'a jamais été très glorieuse).
Et pour cause, alors qu'il avait la queue levée pendant les deux premiers épisodes, Ray retrouve la flaccidité de son monstre et préfère lui faire profiter de vacances, au bord du lac. Cette intrigue est plutôt amusante et développe son hostilité à l'égard de son voisin. Ce dernier, comme tout avocat, a le code pénal en guise de livre de chevet et prend des photos de Ray en flagrant délit, du haut de sa tour d'ivoire. À défaut de pouvoir trouver une quelconque originalité et audace, il faut se contenter de ces maigres scènes. En effet, le reste de l'épisode est très monotone, sans surprises, à commencer par cette quête de portefeuille qui n'a aucun intérêt. Thomas Jane a beau y mettre du sien, nous revenons à ce même problème de pudeur qui peut paraitre hypocrite compte tenu du sujet de la série. Pour compenser ce manque, on nous fait tout de même profiter de l'alchimie entre Ray et Tanya et on retiendra d'eux, surtout, la scène où ils mettent carte sur table après une scène de dîner elle-même monotone. C'est alors un nouveau Ray qui nous apparait, celui qui veut "pisser plutôt que de se faire pisser dessus" mais on notera que c'est surtout un coup de chance qui attend le personnage, qui se voit recommandé par des bourgeoises et peut-être aussi par sa propre voisine, qui n'est pas indifférente au charme et aux avances de Ray. Soit. Ne jubilons pas, la déception est peut-être au rendez-vous, à l'image de cette Jessica qui avait bien débuté mais qui devient une exaspérante névrosée. Anne Heche fait ce qu'elle peut et justement, on n'en demandait pas car elle surjoue et fait du cabotinage. Mais elle n'est pas non plus très bien servie par cette histoire de chiens malades de la SPA.
En bref, même les audiences baissent. Dommage que la loi inverse, "tout ce qui descend finit par remonter", est fausse, cela m'aurait donné une once d'optimisme pour la suite.
Note : 10 / 20
15 juillet 2009
Hung 1x02 : "Great Sausage" or "Can I Call You Dick?"

J'aurais voulu que l'épisode dure plus longtemps, non pas parce qu'il était bon mais plutôt parce que j'attendais quelque chose qui manquait déjà au pilot. Définitivement, je dois en attendre trop de cette série.
Mais en fait, j'ignore ce qui manque réellement à cette série, peut-être de l'audace et de l'originalité. Hung est en effet une série affreusement banale qui se contente de faire naviguer son personnage de maison en maison, sur les conseils de sa maquerelle Tanya. Cette dernière est bien plus enthousiaste que Ray, dans la mesure où elle n'a pas à subir les caprices des clientes, trop occupée à en chercher justement. Mais on ne reprochera pas à la série de ne pas vivre avec son temps et alors que les banques déclarent faillite les unes après les autres, chacun essaye de subvenir à ses besoins comme il peut. Certains découpent des bons de réduction dans des magazines, d'autres malaxent le cul de bourgeoises snobs qui ont la folie des grandeurs. Mais il n'y a franchement rien à retenir, exceptées deux-trois scènes amusantes, telle la leçon de séduction de Tanya qui se révèle être un lamentable échec face à une femme qui "pense comme un mec". Les théories pleuvent au sujet de l'identité de la première cliente de Ray : derrière ses airs de coincée, la directrice de l'école n'est-elle pas en manque de plaisir sexuel après tout ? La première fois qu'elle le convoqua dans le bureau, elle est restée très floue dans ses propos. Ou alors, peut-être est-ce Jessica, déçue de son deuxième mari qui n'a d'yeux que pour ses rides ? Cette dernière a peut-être fait l'erreur de sa vie en se séparant de Ray car c'est cette séparation qui l'a éloignée de ses enfants. La scène où les deux adolescents mangent une glace est d'ailleurs particulièrement froide. Jessica fait beaucoup de peine à se rapprocher vainement de ses enfants qui ne demandent qu'à revenir dans le cabanon de leur père.
En bref, la série a confirmé ses bonnes audiences (qui ont grimpé depuis l'épisode pilote) mais ne propose rien d'innovant, malgré quelques bonnes scènes. On reste toujours dans un certain conformisme, sans extravagances, et dans une pudeur agaçante. Si la série continue sur cette lancée, ce sera très vite préjudiciable.
Note : 12 / 20
Hung 1x01 : Pilot
=> Lire la critique ici <=