15 novembre 2009
Nip/Tuck 6x02 : Enigma

Suis-je le seul à trouver que Nip/Tuck pond des épisodes déprimants depuis quelques temps ? Si la série reprend des couleurs après son season premiere très moyen, il n'y a toujours rien d'exaltant.
La série se veut plus sérieuse. Elle se veut. Il y a toujours un côté kitsch clairement assumé et il est aujourd'hui représenté par le patient, un jeune homme qui souhaite effacer les signes sataniques (nombre du diable et tout le tralala) qu'il s'est comme gravés sur la tête, sous l'impulsion de ses parents. Le tout est plutôt caricatural en plus d'être bâclé. L'opération est vaine puisqu'il finit par se suicider après avoir tué ses parents. Soit. Le cas médical aurait pu être parallèle avec la vie de Sean ou de Christian mais ce n'est pas le cas. À la rigueur, on pourrait dire que Sean est lui aussi hanté par ses démons. Les scénaristes nous ont mené en bateau pour le cliffhanger de l'épisode précédent puisqu'il n'a jamais voulu se suicider mais seulement dormir, en prenant le somnifère de trop avec la goutte d'alcool de trop. Dans tous les cas, il s'en sort sans aucune séquelle mais son insomnie continue à lui pourrir les nuits. Ces mêmes somnifères se sont également rendus compte que Rose McGowan ne pouvait prendre la relève de Katee Sackhoffpour le rôle de Teddy, le changement d'actrice est trop peu crédible pour que l'on puisse en outre continuer sur la voie de la psychopathe anesthésiste. Ses plans changent donc (ou pas) et, Sean, de son côté, attire décidément toutes les psychopathes de Los Angeles : après Colleen Rose et Teddy, il rencontre une certaine Vivien qui veut lui vendre du sommeil. Et comme l'on pouvait s'en douter, Nip/Tuck sort son dictionnaire des paraphilies puisque la dame se masturbe, excitée par le malheur des gens si j'ai bien compris. C'est un personnage particulièrement intéressant qui mérite d'être développé. Hélas, IMDb indique que l'actrice - et donc, son personnage - n'apparait que dans cet épisode. Et la scène où elle le poignarde à la cuisse ne nous étonne même pas, tant on est habitués à ce genre d'événements dans Nip/Tuck. Ceci dit, l'insomnie de Sean peut être une bonne intrigue si l'idée est convenablement traitée.
Mike a beau avoir un superbe torse et une queue tellement longue - plus longue que les "seuls" 24 centimètres de Christian - qu'elle plonge dans l'eau de l'urinoir (je ne l'invente pas !), il reste quand même un vrai beauf et à l'exception de ces quelques scènes légères, il risque de ne rien apporter de nouveau. En fait, Nip/Tuck fait du nouveau avec du vieux, en rappelant Kimber Henry, l'un des personnages les plus recyclés de la série, au front. Elle aussi est rattrapée par ses vieux démons, par sa naïveté et son influençabilité (l'existence de ce mot est à vérifier). Aussi, il est décevant qu'il suffit de la charmer un peu pour qu'elle accepte la proposition de Christian, celle de mouler sa queue pour en faire un sex toy. Mais voilà qu'elle préfère celle de Mike, plus grosse. Tout est assez prévisible et ça l'est encore plus quand Sean se confronte à Liz qui décide d'abandonner ses poursuites contre lui et même de l'abandonner tout simplement. Peut-être y a-t-il un lien avec l'épisode de la saison 4 se déroulant dans le futur, dans lequel elle ne figure pas du tout. De même que Kimber, d'ailleurs. Mais je me demande si le problème ne vient pas des acteurs eux-mêmes qui quittent un par un la série, comme toutes les séries qui ont duré un peu trop longtemps comme Oz, Desperate Housewives et j'en passe. L'aspect déprimant de Nip/Tuck vient peut-être de là : le casting est incroyablement réduit en comparaison aux premières saisons.
En bref, un épisode où tout est prévisible. Toutefois, on passe tout de même un agréable moment si l'on exclut certains aspects déprimants.
Note : 13 / 20
01 novembre 2009
Nip/Tuck 6x01 : Don Hoberman

Pour une sixième et dernière saison qui s'étalera sur deux ans, la série de Ryan Murphy a choisi de mourir à petit feu. À l'instar du season 5 finale, c'est un épisode déprimant que nous offre Nip/Tuck pour ouvrir la saison.
J'ignore en quoi il est réellement déprimant, peut-être le sujet de la crise, mais l'épisode m'a mis globalement mal à l'aise malgré le décor haut en couleurs de Los Angeles. Si Desperate Housewives choisit de traiter la crise comme si elle n'avait pas lieu, Nip/Tuck en force les traits, ce qui donne en définitive une crise venue de nulle part achever McNamara/Troy. Le cabinet n'avait pas montré de signes de faiblesse pourtant auparavant mais si l'on suit le raisonnement des scénaristes, comme on est en pleine crise, toute entreprise plonge a fortiori. Mais si l'on épargne ce détail, le sujet est traité avec beaucoup d'humour et de légèreté, l'idée du reportage n'est pas sans rappeler l'épisode 5.06 - un des pires de la série avec cette histoire de télé-réalité insupportable - mais elle est largement mieux exploitée ici. On reprochera peut-être la redondance des intrigues d'ouvertures de la saison qui se concentrent constamment sur les problèmes financiers ou de clientèle du cabinet. C'est un retour aux sources qui s'opère au début de chaque saison et cela témoigne de l'inexistence de fils rouges qui viendront au fil de la saison. C'est par un hasard peu vraisemblable que les deux chirurgiens sortiront la tête de l'eau puisqu'ils y revoient le docteur Hamoui qui doit sa notoriété à la fameuse scène de la douche avec Christian dans la saison 4 (?). On en fait un peu trop sur la musculature de Mike, comme si le scénaristes qui a écrit ces lignes avait une main sur le clavier et l'autre ailleurs. Il n'y a guère que dans Nip/Tuck où un chirurgien se met torse nu pour mettre à l'aise ses patientes. À cette belle bande de vainqueurs s'ajoute Kimbery qui, décidément, s'initiera à toutes les pratiques possibles et imaginables. Sa carrière d'actrice pornographique avait fait d'elle un personnage encore plus imbuvable, elle est maintenant reléguée au second plan avec ses pinces à épiler.
Nip/Tuck a un don, celui de choisir des actrices qui planchent, juste après leur passage dans la série, sur d'autres projets. Ainsi, Olivia, le personnage interprété par Portia de Rossi a été tuée de manière bâclée (dont je ne me souviens même plus des circonstances), l'actrice s'étant dirigée vers Better Off Ted. AnnaLynne McCord qui jouait Eden s'est quant à elle tournée vers 90210. Ce sont des guest-stars, c'est tout à fait normal me direz-vous. Oui, sauf que l'utilisation de guest-stars a des limites : aussi, Teddy, la nouvelle conquête de Sean, interprétée initialement par Katee Sackhoff (qui se tourne vers 24 après la fin de BSG) est jouée maintenant par Rose McGowan. C'est à en perdre le nord ! Les deux actrices n'ont rien en commun physiquement et à moins de se tenir au courant des actualités des séries, il est impossible d'identifier le personnage sans précision.
Je ferme cette parenthèse et je reviens vers l'épisode en lui-même : Katee Sackhoff m'avait laissé une très mauvaise impression, l'actrice surjouait et son personnage était pénible. Jouée désormais par Rose McGowan, Teddy apparaît juste comme une opportuniste superficielle et timide. Bien loin du personnage psychopathe et extraverti que la série nous avait dessiné la saison dernière. Le malaise de Sean n'est pas que financier, il est aussi physique et moral. En effet, Sean a un coup de vieux. Encore. Mais désormais, il va plus loin en abusant de somnifères en vue de se suicider probablement. Un peu too much pour ce cliffhanger qui n'en est pas un. Quant à Christian, j'ai toujours un peu de mal avec sa rivalité avec Liz, je trouve que c'est gâcher du potentiel que d'opposer ces deux personnages qui vont très bien ensemble. Sans surprise, ils se séparent après une semaine de vie maritale et Liz use de ses droits pour s'approprier la moitié des biens de Christian. Comme à l'accoutumée, il joue à perfection le salaud et l'on soulignera quand même les échanges entre les ex-époux particulièrement vifs. Mais Nip/Tuck ne serait pas Nip/Tuck s'il n'y avait pas un côté too much à cette histoire. En l'occurrence, la visite chez l'avocat aveugle qui veut une retranscription orale d'une masturbation de l'étalon en guise de pot-de-vin est ridicule. Christian l'avoue lui-même ! Et bien que la série ait elle-même tendu la perche, elle refuse de voir ses personnages s'y accrocher. Ce que je veux dire, c'est que l'issue du combat judiciaire entre Liz et Christian aurait pu être facile mais les scénaristes préfèrent suivre une autre voie, à notre soulagement. C'est assez paradoxal, comme si la série voulait prouver qu'elle ne tombe pas dans les facilités scénaristiques (bien que le contraire ait été prouvé auparavant). Enfin, à l'instar de Kimber, Matt se cherche aussi toujours une voie et opte pour celle de... mime. Personne ne prend cette histoire au sérieux, pas même les personnages eux-mêmes de la série !
En bref, c'est un départ mitigé pour cette saison 6 de Nip/Tuck. Si ma critique penche plutôt sur les aspects positifs, cela reste un épisode divertissant dans l'ensemble.
Note : 11 / 20
20 mars 2009
Nip/Tuck 5x22 : Giselle Blaylock and Legend Chandler

Décidément, Nip/Tuck ne réussit jamais ses season finale ! Handicapée par une diffusion catastrophique qui s'étale encore jusqu'en 2011, la série propose cet épisode qui ne relève pas son pari principal : Donner envie aux téléspectateurs d'être au rendez-vous l'an prochain.
Depuis le début du deuxième volume de cette saison, les scénaristes se sont dirigés vers une ambiance plus morbide et encore une fois, cela est reflété par le cas médical, relativement peu intéressant et assez caricatural. ainsi, la dernière paraphilie que l'on découvre cette saison est le vampirisme : Un couple prend plaisir à se sucer le sang pendant leurs ébats mais sont allés trop loin. Cette intrigue superficielle n'a qu'un seul intérêt : faire le parallèle avec l'état d'esprit de Christian qui veut rester immortel mais j'y reviendrais en dernière partie.
Si Christian attire toutes les nymphos du monde ; Sean, lui, attire toutes les psychopathes. Mais si Colleen a été (paix à son âme) un excellent personnage qui a su dynamiser la saison de manière très convaincante, Teddy, elle, est pitoyable. Je détesterai le personnage jusqu'au bout et vu que Battlestar Galactica touche à sa fin, on risque de supporter Katee Sackhoff encore bien longtemps, à mon grand regret. Il n'est pas question de meurtre au polystyrène comme avec Colleen mais de meurtres par anesthésie. Elle tue en effet ses maris éphémères en vue de toucher l'héritage puisque la femme aime le luxe et les jeux d'argent. C'est peu original mais je n'attendais rien de mieux venant de sa part.
En revanche, c'est un peu mieux du côté de Christian. Cependant, il est fort regrettable que Kimber plombe l'épisode, au même titre qu'Eden. Les deux pires salopes de Nip/Tuck se confrontent et cela donne lieu à un échange d'insultes totalement risibles et à une Kimber qui veut garder, en vain, la tête froide. De ce côté, Eden attaque sur le même et éternel sujet, l'âge. Mais la plus pitoyable des deux est quand même Kimber qui s'accroche à ce qu'elle peut trouver. Mais Matt n'est pas mieux en lui tendant la perche. Parmi les pires couples boulets, celui de Matt et Kimber est sur le podium. Heureusement, à part ce boulet de Matt, tout le monde l'envoie bouler, en particulier Liz qui sait toujours trouver ses mots. Christian, lui, est confronté à sa pire peur, celle de mourir et veut rester éternel grâce à la cryogénie ; ce passage est sans doute le meilleur de l'épisode. En fait, tout ce qui tourne autour de la mort imminente de Christian avait beaucoup de potentiel mais qui est rapidement gâché avec le twist final. Ainsi, par simple erreur administrative, Christian n'est plus en phase terminale de son cancer mais au contraire, en rémission. Ça n'est une bonne nouvelle que pour le personnage car pour les téléspectateurs, c'est extrêmement décevant mais tout aussi prévisible puisque Ryan Murphy avait déjà dit de son épisode dans le futur de la saison dernière qu'il ne s'agissait pas d'un simple rêve. Malgré tout, j'avais l'espoir que les choses se déroulent autrement... Mais, au contraire, voilà un twist qui détruit tout ce qui a été construit en cette deuxième partie de saison !
En bref, la révélation finale de l'épisode a été fatal à cet épisode qui, tout au long, a été mou et ennuyeux. L'avantage, c'est qu'on n'aura pas à s'impatienter en vue de la prochaine et dernière saison.
Note : 8.5 / 20
09 mars 2009
Nip/Tuck 5x21 : Allegra Calderello
Nip/Tuck mélange toujours absurde et sérieux avec brio. Cet épisode en est l'exemple parfait et est dans la continuité de ce deuxième volume de saison satisfaisant dans son ensemble.
Sean a bien raison de trouver les motivations de Christian assez morbides. D'ailleurs, c'est l'impression qui m'est restée de cet épisode : morbide. Je commence par ce qui est le plus rapide à expédier : le cas médical du jour voit le retour de la femme aux lèvres de chatte et cette fois-ci, elle doit répondre aux envies de son bientôt défunt mari qui veut qu'elle puisse subvenir à ses besoins financiers après sa mort en la casant avec un autre homme qui voudra d'elle. Vous me direz, ça passe mieux que de se lancer dans une fabrication de métamphétamines à la Breaking Bad ! La dernière scène où l'on voit le futur couple post-mortem déambuler avec le consentement du prochain mari décédé est assez malsaine mais soulève, dans une très moindre mesure, le problème de la solitude due au veuvage et à mon sens, c'est un sujet dont on en entendra de plus en plus parler, en France, dans le journal de 13 heures d'ici 20 ans, avec la montée en nombre de nos vieux.
Le motif est différent chez Christian qui préfère se la jouer romantique en passant ses derniers (mais pas forcément vieux) jours en compagnie de Liz. Ca me surprend encore et je ne suis pas le seul puisque la mère de Liz débarque et comme toute belle-mère de série télévisée, elle doute des intentions de son futur gendre et se permet de diriger sa fille vers ce qui lui semble être le droit chemin et ce droit chemin passe, bien entendu, par la femme hétérosexuelle casée à un homme. Au lieu de ça, Liz est casée à un cancéreux aux intentions peu louables qui est l'un des sujets de conversation de la réunion entre amies lesbiennes de Liz. Mais cette joyeuse ambiance est interrompue par la mère de Liz qui joue les trouble-fête, ce qui donne lieu à une conversation très intéressante entre la mère et la fille. Et si Liz a bien raison de se défendre de toutes la pression que sa mère a exercée sur elle, il n'empêche que cette dernière a raison sur un point : Christian n'est pas tout innocent, surtout avec une tumeur comme alibi. Quoiqu'il en soit, j'ignore où l'on se dirige avec cette histoire de cancer qui semble plaire à scénaristes de toute série confondue. Il me semblait pourtant que l'épisode du futur de la saison 4 n'était pas un simple rêve mais bel et bien la représentation de l'avenir des personnages. À ce titre, Christian devrait survivre à son cancer mais si les scénaristes en ont décidé autrement, ce n'est pas plus mal.
Christian veut non seulement garantir un avenir financièrement radieux à sa femme éphémère et son enfant mais il veut aussi se remplacer par un autre associé pour Sean, qui vit cela très mal bien entendu. Richard Burgi, alias Karl Mayer de Desperate Housewives (pour rester dans les séries ici critiquées) interprète un alter ego de Christian sauf que si Christian a beau coucher partout, il n'a pas de pratiques sexuelles bizarroïdes. Ainsi, le livre de chevet des scénaristes semble redevenu le livre des paraphilies en tout genre et ça faisait quelques épisodes que ce n'était pas arrivé. Ainsi, le Dr. Toper est atteint d'objectum sexuality (objectum sexualité est la seule transposition en français que j'ai trouvée) et prend du plaisir avec les objets et en l'occurrence, ici, avec le canapé du bureau de Christian après quelques préliminaires à la table de bureau. Les scénaristes sont arrivés avec leurs gros sabots mais cette scène de "baise" est totalement imprévisible. C'est aussi totalement absurde mais c'est tout aussi drôle ; une façon d'alléger l'intrigue du cancer de Christian. L'épisode nous allège également en Teddy et plus le temps passe, plus cette femme me sort par les yeux. Elle aussi arrive avec ses gros sabots et elle a quelque chose à cacher, j'en suis sûr compte tenu la dernière scène de Sean.
En bref, un épisode tout à fait plaisant à regarder qui prépare timidement le season finale.
Note : 14 / 20
28 février 2009
Nip/Tuck 5x20 : Budi Sabri
Il ne reste que deux épisodes avant la fin de cette longue saison 5 et la série prouve de mieux en mieux qu'elle a appris de sa première moitié de saison chaotique à travers une deuxième partie qui se veut plus intelligente... Mais plus intéressante ? Rien n'est moins sûr.
Faire la critique de Nip/Tuck est assez difficile car elle est une de ces seules séries qui assument leur jusqu'au-boutisme, sans se soucier des conséquences. Ce peut être vu comme un défaut, dans la mesure où l'on part parfois dans le n'importe quoi. Mais ce peut être aussi vu comme un atout indéniable : son originalité. Quelle série a présenté les situations les plus tordues et invraisemblables mais qui existent vraiment, à part Nip/Tuck ? Dr House s'est bien sûr initié dans certains mystères de la médecine mais elle n'a, par exemple, jamais eu à faire avec un homme-arbre. Ce Budi Sabri m'a écoeuré et je pense que c'était le but des scénaristes. Le pauvre homme est atteint de verrues partout au corps mais je en comprend comment il a pu se matérialiser en arbre. À côté, la pauvre femme obèse qui a fusionné avec son canapé parait anodin ! Le cas de Budi Sabri est très émouvant, surtout vers la fin où l'on apprend qu'il n'en aura sans doute jamais fini avec ses énormes verrues... Une scène très dure, fatale, comme Nip/Tuck aime bien les faire.
Les petits trips de Sean m'ont, en revanche, ennuyé, voire même soulé. Teddy se présente comme un ersatz d'Ava Moore mais contrairement à cette dernière, Teddy est exaspérante. Sans le côté salope de celle-ci, Teddy est aussi une copie de Eden Lord ; les deux aiment provoquer Sean et aller jusqu'au bout avec lui. Avec Teddy, ce sera une succession d'étapes à l'intensité qui monte crescendo. Ca commence doucement avec un dîner sans chandelles, à l'aveugle avant une escale dans une chique maison à vendre, puis à la dégustation d'une drogue indienne et on échappe de peu à la scène de baise sous anesthésie. Sur le papier, c'est intéressant mais on revient constamment à la même conclusion, un Sean méticuleux, qui est encore trop coincé. Au passage, la scène de la drogue m'a fortement pensé à une scène semblable de la saison 4 de Weeds. Sean est aussi mal en point que Nancy et a, comme elle, des hallucinations. Le pire, dans cette histoire, c'est que l'on risque d'en entendre parler pendant encore quelques épisodes de cette Teddy insipide. Qu'on nous rende Raj plutôt !
Il y a certainement plus à dire de Christian mais finalement, je n'en retiens rien de spécial. Heureusement, Kimber ne restera pas de la partie car tout est décidé pour qu'elle ne mette plus la main sur les lèvres de sa fille. Ce personnage touche le fin et est de plus en plus antipathique, la garce sans saveur, quoi. Par contre, celle qui gagne en sympathie s'appelle Liz et son retour, bien que prévisible et précoce, est jouissif. Après avoir démissionné deux fois, Liz revient toujours même si, cette fois-ci, Christian a du se rendre à Miami, avec une incroyable rapidité. Et pour cause, le cancéreux l'est plus que jamais et il ne lui reste que 6 mois à tenir. Et comme toute personne ainsi condamnée, Christian fait ce qui lui passe par la tête comme partager de très onéreux cigares mais également, et ça c'est vraiment la surprise de l'épisode, demander Liz en mariage. Connaissant le personnage, il n'est sans doute pas très sincère et on peut définir cette demande comme le contre-coup de la nouvelle. Je ne demande qu'à être surpris, il n'y a qu'en étant victime que Christian fait preuve d'un peu d'humilité. Affaire à suivre.
En bref, devant cet étrange épisode, c'est surtout l'ennui qui a pris le dessus. C'est triste à dire mais en se voulant plus intelligente, Nip/Tuck devient ennuyeuse. Mais l'épisode n'est pas mauvais, loin de là.
Note : 12 / 20
22 février 2009
Nip/Tuck 5x19 : Manny Skerritt
J'aime beaucoup cette deuxième partie de saison 5 de Nip/Tuck, beaucoup plus sobre et sérieuse, avec une touche de ce qui fait le succès de la série bien entendu (à savoir le sexe, le sang et le trash). Mais à vouloir rester dans la sobriété, la série ne perd t-elle pas en intérêt ?
Un de perdu, dix de retrouvés. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier la situation actuelle de Sean. Il a perdu Raj qu'il considérait presque comme son propre fils au profit de la nouvelle anesthésiste qui lui fait tourner la tête. Quitte à choisir, j'aurais largement préféré garder Raj qui, lui, au moins, avait du potentiel mais la série aime placarder quelques personnages avant de les resortir dans les moments les plus inattendus. La nouvelle anesthésiste, qui fait déjà l'ombre à Liz (que l'on mentionne à peine dans cet épisode), est ce qui a de plus banal dans cette série : Provocatrice et nymphomane. Elle a toutefois le mérite d'être un plus intelligente que la plupart des autres femmes de Nip/Tuck. Elle a également le mérite de décoincer Sean ; on ne l'aurait jamais vu, par exemple, en train de poser pour une photo devant l'énorme pénis du patient sur l'idée de Teddy. Elle a enfin le mérite de ne pas être Julia et ça, c'est un énorme atout. On ne sait pas où cette sex/love story nous amenera mais ça fait plaisir de voir Sean en dehors de ses principes.
Encore une fois, on met le sujet de la taille du pénis sur la table (d'opération) puisque le patient veut, non pas un agrandissement de son pénis, mais un rétrécissement puisque, très bien membré et d'une souplesse innée, il prend plaisir à l'auto-fellation si bien qu'il ne trouve plus d'intérêt pour une relation. Il y en a qui sont chanceux quand même... Mais d'autres le sont beaucoup moins, à l'image d'Aidan qui fait son retour, accompagné d'un scénario hilarant sur la vie de Sean McNamara et sur ses récentes péripéties avec Colleen Rose. Le long résumé des épisodes précédents prend ainsi tout son sens à travers ce petit lot de scènes, aux références toutes plus drôles les unes après les autres. Son scénario est rejeté par Sean et Aidan décide de se venger en faisant part au patient du viol du secret médical. Mais tout est arrangé miraculeusement mais d'une façon tout aussi drôle quand Aidan revient à la clinique se faire enlever les cicatrices de sa tentative d'auto-fellation, échouée en raison de sa petite bite. C'est un peu le genre de vengeances de Desperate Housewives en bien moins insipides et beaucoup plus drôles.
Enfin, Kimber revient, à ma plus grande déception, de plus en plus conne chaque jour. La voilà prête à tout pour pulper les lèvres de sa fille Jenna, contre les réticences de Christian. Ce n'est pas ce qui a de plus intéressant dans cet épisode mais cette dérive de la société hollywoodienne est plus ou moins bien traitée. Le ton y est beaucoup plus sérieux et Christian fait preuve de maturité (même s'il cède à la fin de l'épisode) mais ce n'est pas pour autant qu'il s'agit là d'une intrigue intéressante... Ca reste du Kimber.
En bref, l'épisode est beaucoup plus calme que les précédents et cette lenteur lui a peut-être été préjudiciable. Malgré tout, l'épisode est agréable à suivre.
Note : 13 / 20
12 février 2009
Nip/Tuck 5x18 : Ricky Wells
Cette deuxième partie de saison 5 part sur de meilleures bases que la première, il faut l'avouer. Regarder Nip/Tuck est d'autant plus réjouissant que l'on est déjà à la moitié de cette partie et il faut en profiter avant d'attendre 2010 pour la saison 6 !
Je commencerais toutefois par ce que j'ai le moins bien aimé, à savoir le cas médical du jour qui n'est pas non faire rappeler celui du 5x10 même si l'histoire est différente et prise avec bien plus de sérieux. Ainsi, une institutrice se tape l'un de ses élèves et l'épouse même mais est cependant dérangé par l'aspect juvénile de ce dernier qui suscite bien des remarques de la part des autres. Nip/Tuck semble aimer les moustaches car, selon elle, elles reviennent à la mode et seraient presque attrayantes. J'en pense l'exact opposé, une moustache qui n'est pas complétée par une barbre est et restera inesthétique. Finalement, la quadrégénaire se met à l'évidence qu'elle est avant tout attirée par les petits jeunes et se tape son beau-frère, le frère de Ricky, encore plus jeune. C'est vraiment glauque, exactement le genre d'histoires que l'on ne trouve que dans Nip/Tuck. Le dernier plan sur la déception de ricky est d'ailleurs presque émouvant.
J'ai été bien trop naïf de croire que la relation entre Liz et Christian serait purement amicale... J'avais oublié que l'on était dans Nip/Tuck et l'amour, voire même l'amitié étaient des notions abstraites et inadéquates à cette série. Ainsi, l'une s'attele à la pipe tandis que l'autre continue ses ébats et il y a au moins une demi-douzaine de femmes qui chevauchent les 24 centimètres de Christian dans cet épisode, au grand dam de Liz qui n'a plus que ses yeux pour pleurer encore et toujours. Je ne suis donc pas le seul à avoir été naïf et c'est sûr que l'on éprouve tout de même beaucoup de pitié et d'empathie à l'égard de Liz. Christian Troy restera Christian Troy, point. On commence à cerner le personnage après plus de 5 saisons mais pas Liz. Cette dernière rejoint le défilé des départs de personnages. Ainsi, après Colleen et Olivia (pour me limiter à la deuxième partie), Liz part. Bon, elle n'a pas été tuée par contre mais ce serait dommage de voir partir un personnage qu'on commence seulement à exploiter sérieusement.
Raj se révèle être un personnage très sympathique en fin de compte, alors qu'il m'avait donné très mauvaise impression au départ, avec son air hautain. Il n'en est rien et on insiste sur le malaise du jeune homme dont la vie a été tracée par son très autoritaire père. La tension est palpable et tout est bien maîtrisé, même si l'on ajoute une touche de légèreté avec l'opération d'élargissement du pénis et Nip/Tuck est l'une de ces séries pince-sans-rire qui prend au sérieux ce qui ne l'est absolument pas. En tout cas, j'ignorais que cela existait vraiment, outre ces sites web aux méthodes miraculeuses parait-il et approuvées par les plus grands médecins. Mais après tout, on a bien vu des souris-oreilles dans Nip/Tuck, plus rien ne m'étonne donc. En outre, Raj apprend une vie qui n'est pas celle qu'il a et déteste, si bien qu'il oblige Matt à claquer la portière de voiture sur ses doigts. C'est tout simplement horrible mais la série se gardera des détails, au contraire de la mastectomie de l'épisode précédent (j'ai encore la scène dans la tête, c'est dire...). en brisant ses doigts, Raj a peut-être signé son départ, tout au moins en sa qualité de médecin, et c'est vraiment regrettable... Encore un personnage qui part alors que l'on commence à l'exploiter convenablement. Cela permet, parallèlement, à Matt et Sean de se rapprocher et profitons de ce congé avant que Kimber, Eden et autres salopes en tout genre ne reviennent tout détruire.
En bref, Nip/Tuck fait presque un parcours sans faux pas en cette deuxième partie de saison. Si l'épisode n'est pas excellent, il est agréable à suivre, sans plus. Pourvu que ça dure.
Note : 14 / 20
05 février 2009
Nip/Tuck 5x17 : Roxy St. James
Fiou ! Ca part complètement en vrille ! Nip/Tuck reste une de ces rares séries qui s'assument quand elles vont vers le n'importe quoi. Mais le monde tordu de la série est toujours plaisant à suivre.
Mais avant ça, je n'ai pas aimé l'histoire de Sean dont la relation avec Julia est en dents en scie. Ainsi, je vois d'un bon œil le nouveau départ de Julia à New York même si je risque d'être rapidement déçu, Julia risquant de revenir aussi vite qu'elle est partie. L'épisode est aussi l'occasion pour Olivia de faire un dernier tour de piste, elle rejoint donc le groupe de ces personnages qui sont revenus pour mourir, que ce soit Mrs. Grubman, Gina, Escorbar et j'en oublie sûrement. Mais contrairement aux personnages pré-cités, Olivia n'a jamais eu le moindre intérêt et je reste de marbre devant le départ de ce personnage extrêmement marbre qui n'a d'autre caractéristique que d'être lesbienne. Mais comme une bonne nouvelle est toujours accompagnée d'une mauvaise, Eden revient et elle, ce ne sera pas visiblement pour mourir. J'ai toujours beaucoup du mal avec ce personnage, la salope de puissance, un peu tarée sur les bords. À noter tout de même la rapidité à laquelle Eden a fait le trajet Budapest-Los Angeles, et donc la rapidité à laquelle elle a été tenue au courant de la mort de sa mère. Comment ? On n'en sait trop rien. Elle est bien partie pour faire chier Julia et Sean, tenus comme responsables de la mort d'Olivia. Les deux avalent l'histoire d'Eden avec une naïveté consternante... Vivement qu'on clôt cette histoire... C'est incroyable comment une amnésie peut avoir des effets désastreux, au niveau de la qualité du scénario et ce, toutes séries confondues.
La partie de Christian est bien meilleure. Indépendamment de ce qui concerne Roxy, la patiente du jour (dont je parlerais dans le troisième paragraphe) ; j'ai beaucoup aimé le rapprochement entre Liz et Christian. D'ailleurs, c'est avec une lesbienne que Christian entretient la plus longue relation (avec une femme). Cette dernière est encore sous le choc de l'orgasme que Christian lui a donné et s'en vient à se demander à nouveau si elle préfère les concombres aux abricots. Bien entendu, toute la discussion tourne autour de la bite de Christian mais le ton est sérieux. On regrettera juste que cette remise en question ne vienne que maintenant mais finalement, Liz découvre qu'elle est bel et bien lesbienne après un rencard avec un type et ce n'est pas plus mal. Et rapprocher les deux personnages est tout aussi bénéfique ; Liz est utilisée à bon escient.
Le cancer du sein semble être le thème phare de Christian, voire même de cette deuxième partie de saison. Il est traité avec beaucoup de justesse même si la série reste rarement sérieuse et tombe très vite dans l'extravagance. Les répliques de Christian sont toujours piquantes et la série est ouvertement provocatrice lors de la réunion de patient(e)s de cancer du sein. Mais au fond, la réplique de Christian mérite réflexion. À cette réunion, Christian rencontre une femme dont on sait pertinemment qu'elle terminera dans le lit de Christian. Toutefois, Roxy est l'une de ces rares nymphos de Christian qui suscite beaucoup de curiosité. Elle se sait condamnée (même si elle ne l'est pas encore) et demande, en vain, un retrait de ses seins. Mais on exploite beaucoup le potentiel de cette pauvre femme qui en vient à se charcuter les seins dans la salle d'attente... à sa façon. La scène est horrible à regarder puisque, comme on se doute bien, Nip/Tuck n'hésite pas à tomber dans le gore. Cette scène est à classer parmi les très nombreuses scènes gores marquantes.
Parallèlement, Candy Richards revient et même sa présence est dispensable, elle est assez amusante. Elle s'est trouvée du sang africain et veut maintenant avoir un "cul aussi gros que celui de Beyoncé". Le clip qui en suit est hilarant.
En bref, Nip/Tuck est en forme à travers cet épisode très mouvementé malgré quelques erreurs.
Note : 14 / 20
21 janvier 2009
Nip/Tuck 5x16 : Gene Shelly
Les épisodes se suivent mais ne ressemblent pas... Ainsi, Nip/Tuck est retombée dans ses travers après être restée sage dans l'épisode précédent.
Ainsi, on retombe dans les scènes de sexe exagérées dont on ne voit, bien sûr, toujours rien ; il faut toujours imaginer. Sean a été par exemple plutôt décevant à travers cet épisode et il est vraiment attirée par les filles superficielles et salopes. Après Julia et Eden, il se tape une de ses étudiantes et comme dans Nip/Tuck, un sourire anticipe davantage une scène de cul qu'un début de relation amoureuse, les scénaristes n'échappent à la règle. Les scènes avec ladite étudiante sont répétitives et ladite étudiante, tout autant ; son potentiel est très limité, autant que le jeu de l'actrice. Tout sonne faux et exagéré et comme finalement le dictionnaire de toutes les paraphilies possibles est le livre de chevet des scénaristes ; on assiste à des scènes de cul assez absurdes. L'abasiophilie (attirance sexuelle pour les personnes en fauteuil roulant) de l'épisode précédent était un peu malsain ; mais l'infantilisme (un autre fétichisme sexuel consistant à jouer le rôle d'un bébé) est complètement absurde... Tellement Nip/Tuck donc ! Mais finalement, ça rejoint l'état d'esprit actuel de Sean, ce dernier cachant qu'il avait de nouveau usage de ses jambes (ce qu'on a pu entrevoir dans l'épisode précédent). Ca reste plus ou moins cohérent ; Sean n'a jamais été vraiment adulte, à l'instar de son meilleur ami.
C'est bien plus intéressant du côté de Christian qui commence sa chimiothérapie. Le cancer est toujours un thème risqué pour les séries et je situerais Nip/Tuck entre les deux entrêmes : entre Breaking Bad, qui sait parfaitement de quoi elle parle ; et Desperate Housewives archi-mauvaise. En effet, le cancer de Christian est traité plus judicieusement que DH mais hormis les scènes où il vomit, il n'y a rien à retenir, si ce n'est qu'il complexe pour une partie du corps et c'est suffisamment rare pour être souligné. Sa poitrine est désormais charcutée et un de ces pectoraux laisse place à une horrible cicatrice, ce dont n'hésite pas à faire remarquer l'ignoble Kimber. C'est incroyable comment le personnage est antipathique et comme à l'accoutumée, cette pauvre fille raconte encore n'importe quoi, naïve qu'elle est. La discussion avec la prostituée est bien plus intéressante, même si elle ne donne rien de concret. Après quatre saisons où les scénaristes vantaient les qualités physiques de Christian, le voilà martyrisé dans cette saison 5. Toutefois, il réussit à faire jouir Liz dans une de ses pulsions sexuelles : Faire jouir une lesbienne quand on est un homme est quand même un exploit.
D'ailleurs, l'épisode parle un moment de l'homosexualité quand Raj est déboussolé après avoir appris que l'homme qu'il croyait femme lui avait procuré la plus belle pipe de sa vie. Et oui, les hommes savent bien sucer, ce n'est pas nouveau mais c'est une situation assez amusante, surtout que cela incite Raj à poser des questions très naïves à Liz. Bien entendu, Nip/Tuck n'est pas Desperate Housewives : Bree n'est pas là pour remercier quelqu'un avec des muffins (ce que fait d'ailleurs remarquer Christian) et quand on remercie quelqu'un, c'est agenouillé et la bouche ouverte. Autant le personnage m'a soûlé dans l'épisode précédent, autant il est plus supportable dans celui-ci mais de là à dire que j'apprécié le personnage, il y a une marge. Toutefois, si la série continue sur la voie de l'homosexualité refoulée de Raj, ce pourrait être intéressant.
En bref, Sean tombe en enfance avec ses puérilités sexuelles tandis que Christian murit à travers des intrigues plus consistantes. Ainsi, l'épisode est moitié mauvais, moitié bon, avec un petit bonus accordé aux scènes de Raj.
Note : 10.5 / 20
13 janvier 2009
Nip/Tuck 5x15 : Ronnie Chase
Nip/Tuck était incontestablement la série dont j'attendais le plus le retour et pour cause, la pause était interminable. Sean, Christian et les psychopathes en tout genre de la série sont de retour pour huit épisodes pour clôre cette saison 5.
Etant donné la très longue absence de la série, je n'étais plus très habitué à l'ambiance de la série mais très vite, on fait ce qu'elle fait de mieux : du sang, du cul et du trash et ce, à travers une magnifique scène d'ouverture avec LE personnage de la série, Colleen Rose. La pauvre est totalement détraquée et regrette très vite d'avoir poignardé Sean. Ce dernier use de ses dernières forces pour la tuer, là est l'énorme déception que m'a apporté l'épisode ; je savais que tôt ou tard, le personnage allait partir mais la tuer est une grave erreur. Ca m'apprendra à porter trop d'intérêt à un simple personnage de fiction. On s'intéresse évidemment au cas de Sean, en faisant un bond de 4 mois, même s'il est peu probable qu'on touche un mot sur ce qui s'est passé pendant cette période. On retrouve juste Sean en fauteuil roulant et l'épisode se veut sérieux et calme le concernant, c'est d'ailleurs l'aspect qui m'a le plus frappé pendant le visionnage. La première partie de la saison 5 était souvent absurde et après un dernier épisode de première partie qui partait dans tous les sens, c'est un grand bouleversement de situation. Il faut dire que tout ce qui apportait l'absurde n'est plus de la partie : Colleen est récemment tuée ; Julia n'apparait pas une seule fois, ni même Olivia et Eden (les actrices sont occupées ailleurs) et Matt ne fait que dévoiler son intention de poursuivre des études de médecine. D'accord, pour le dernier, c'est absurde mais on est à moitié étonnés car on rejoint l'épisode dans le futur de la saison 4, j'en reparlerai à la fin de la critique. Ainsi, Sean est cloué dans son fauteuil mais ça ne l'empêche pas de se faire la serveuse du restaurant. On ne sait pas s'il faut rire ou pleurer face à cette scène ; en tout cas, ladite serveur prend son pied et se découvre une tendance à l'abasiophilie (attirance sexuelle pour les personnes en fauteuil roulant, entre autres), du Nip/Tuck à l'état pur donc ! Malgré ces nombreux personnages absents, un autre fait son entrée, il s'agit d'un indien de 17 ans surdoué, du nom de Dr Raj. Mais le peu que j'ai vu de lui m'a énervé. À suivre.
Emme également écartée, Christian doit affronter un autre problème, la maladie et plus particulièrement le cancer du sein et j'ai été étonné de voir à quel point le ton de la série à ce moment là était sérieux. Bien entendu, Christian ne mourra pas mais cela permet de se concentrer sur la psychologie du personnage, aussi étonnant que cela puisse paraître et c'est tellement rare désormais qu'il faut le souligner. Le sujet du cancer du sein a été amené bien rapidement, tombé comme un cheveu dans la soupe mais il est traité avec justesse, sans grossir les traits. Si Christian apparait comme un homme imbu de lui-même, persuadé qu'il vaut mieux que tous ces cancéreux et que contrairement à eux, il vaincra son cancer avec succès, ce n'est là qu'un masque et il est obsédé par cette nouvelle qui l'appeure. Gageons que d'ici quelques épisodes, on aura retrouvé le Christian d'antan mais Nip/Tuck arrive aussi à être une série sérieuse. D'ailleurs, les scénaristes n'épargnent pas leurs personnage,s ils les charcutent et la scène où Christian se regarde dans le miroir est assez dure, plus dure que celle de Sean et les cicactrices de ses coups de couteau.
Finalement, la maladie et la vieillesse restent deux thèmes que la série a abordés avec précaution. dans la première partie, on a rapidement fait part de la crise de la quarantaine de Sean et là, on entre au coeur du sujet. Les deux hommes font un constat difficile à accepter mais réel : Ils s'approchent plus de la fin que du début. Et, ingénieusement, comme la série touche bientôt à sa fin (en terme d'épisodes seulement ; ils sont répartis sur 3 années), on fait le rapport avec l'épisode dans le futur et on comprend mieux pourquoi Matt a voulu se lancer dans des études de médecine même si ça tient plus ou moins debout. Quant au reste de la saison, c'est le mystère le plus total...
En bref, il est facile de reconnaître Nip/Tuck avec ses giclées de sang, ses situations tordues et ses scènes de cul mais il est plus difficile de la reconnaître quand elle adopte un ton plus sérieux, ce qu'elle réussit plutôt bien. L'épisode reste très convaincant, même si on aurait voulu en savoir plus sur les absents.
Note : 15 / 20






