17 juin 2008
The Riches 1x02 : Believe the Lie
La seule déception que j'ai vis-à-vis de cette série, c'est de ne pas l'avoir découverte plus tôt. Au premier abord, je l'appréhendais, voyant dans cette série une succession de gags d'imposteur mais le pilot m'a réconforté et cet épisode également.
La famille Malloy vit donc le rêve américain et comme toute famille américaine honnête, elle doit se montrer irréprochable, sur le plan professionnel comme au niveau du quartier. Dahlia l'a bien compris et s'est métamorphosée en femme au foyer parfaite. Fini donc le survêtement et les dreadlocks et place à la robe d'été et au collier à perles ; cette métamorphose est d'ailleurs drôle à voir. Dahlia regrette de moins en moins d'avoir quitté le camp et semble, au contraire, soucieuse de garder le mensonge. Autant je trouvais son personnage bizarre, pleurnichard et réduit à la simple droguée ; autant là, je trouve qu'il a gagné de l'intérêt pour faire place à une hystérique imprévisible. On prend tout de même le temps pour Dahlia de la faire se rendre chez sa voisine pour avoir des pilules, à noter notamment la scène des cookies, drôle puisque inhabituelle pour une gitane comme elle n'ayant sûrement jamais cuisiné des cookies. Cependant, il faut un élément perturbateur et quitte à faire, mettre en scène une blondasse bourge, hautaine et emmerdeuse, comme l'est en partie Edie Britt elle-même blonde (un peu moins bourge quand même), dans Desperate Housewives. D'ailleurs, même si la comparaison est assez maladroite car les séries sont différentes (notamment et surtout au niveau de l'aspect politiquement incorrect, remporté par The Riches), cet esprit de quartier où il ne faut pas se fier aux apparences est bien rendu ici, mieux que dans la série pré-citée. Pourquoi emmerdeuse ? Parce qu'elle a viré le camping-car de son terrain qu'il dépassait de vingt centimètres mais malheureusement pour les Malloy, c'était le seul repère pour Dahlia pour savoir où elle a enterré l'argent.
The Riches avait déjà montré que quand il y a un conflit, c'est plutôt violent. Il en va de même ici où l'on a droit une scène, très drôle où Dahlia frappe la blonde (dont je ne me rappelle plus du nom) et arrache sa prothèse. Il ne faut pas se fier aux apparences comme on dit... J'ai beaucoup aimé cette scène en tout cas et j'adore qu'on mette la folie de Dahlia en avant.
J'ai un peu moins aimé la partie de Wayne qui s'en va postuler pour un poste d'avocat au sein d'un cabinet alors qu'il ne connaît strictement rien à la loi. Mais, ma foi, c'est plutôt une bonne idée, surtout que Wayne prouve une fois de plus qu'il sait manipuler les gens et cette qualité lui fera peut-être compenser son manque d'expérience "théorique". Cependant, la perte des 40 000 dollars est l'occasion pour Wayne de se rapprocher de son adversaire au golf, Hugh Panetta. Même si la démarche peut révéler de la facilité (tout de même moins flagrante que les autres facilités dans Desperate Housewives), elle paraît au final judicieuse : Au cabinet d'avocats, l'expérience théorique (diplômes et compagnie) auraient fait la différence alors qu'être l'avocat particulier de Hugh privilégie le charisme devant le nombre de fautes que ce républicain fan d'armes a commises. D'ailleurs, la scène où Wayne rencontre Hugh porte vraiment à confusion puisqu'on pense que Wayne, pour compenser son manque d'argent, allait tuer Hugh pour le voler. Reste à voir si la proposition de Hugh est sérieuse puisque, en plus d'être un fan d'armes, il est un fan d'alcool et semble particulièrement éméché. Wayne gagnera donc 200 000 dollars par an, sans compter les bénéfices mais chaque bonne nouvelle semble suivie par une mauvaise, comme le prouve le coup de fil auquel Wayne a répondu. Wait and see.
En bref, The Riches continue à me plaire, même si cet épisode est légèrement moins bon que le précédent. On ne sait pas encore vers où on nous mène exactement mais la suite promet.
Note : 16 / 20
16 juin 2008
The Riches 1x01 : Pilot
=> Voir la critique ici <=
14 juin 2008
Dexter 1x12 : Born Free
Avec une intrigue très bien gérée et une intensité qui allait en crescendo, on ne pouvait attendre qu'un season finale exceptionnel, qui donnerait enfin des réponses aux questions que l'on se pose depuis le début. Cet épisode a t-il mérité ou non les bonnes critiques faites à son égard ?
Debra continue sa croisière de fiançailles à bord du yatch de Rudy... Ou du moins, il faudrait dire Brian Moser car à l'instar de Dexter, Rudy vit dans le mensonge et ce, depuis très longtemps. Dexter entreprend des recherches laborieuses et on remarque que dans ces moments là, ce qui n'est pas étonnant, Dexter perd un peu de sa lucidité. Malgré tout, le tueur à glaces garde sa faculté à exaspérer en envoyant une fois de plus des indices toujours aussi ambigus. Il s'agit cette fois-ci d'une chanson intitulée "Born Free" qui fait bien entendu référence à la naissance de Dexter et ce dernier l'a bien compris mais ses projets sont bouleversés par le boulet de Doakes qui m'a particulièrement énervé dans cet épisode. Il avait fait des timides apparitions auparavant, le mettre en avant ici est une mauvaise idée parce qu'on évite pas le cliché du personnage black bien carré, qui s'énerve pour rien comme je l'ai dit dans la critique de l'épisode pilote. Sans parler également du nouveau lieutenant dont les compétences restent à prouver. Malgré tout, je ne pense pas qu'elle durera longtemps.
Difficile en plus de mener sa propre enquête quand il s'agit de la disparition d'un flic et quand l'identité du tueur, son domicile et autres sont révélés au grand public. C'est surtout sur l'identité du tueur qu'il faut s'arrêter. Dexter parvient à retrouver Rudy/Brian mais je la trouve la démarche assez facile en fin de compte et malheureusement, c'est une méthode très exploitée dans les séries télévisées. Comme par hasard, donc, Dexter a des souvenirs précis qui lui reviennent à la surface et il sera guidé tout simplement par ses souvenir pour rencontrer son frère. C'est là d'ailleurs le détail le plus intéressant de l'épisode : Rudy/Brian serait donc le frère biologique de Dexter et de surcroît, il aurait été également assisté à cette scène sanglante que l'on nous repasse sans arrêt. Certes, c'est une grande révélation mais qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe. Certes toujours, on peut dire que l'instinct meurtrier des deux frères est expliqué par cette scène mais je trouve ça dommage qu'il n'y ait pas de petits indices qui nous aurait permis d'avoir une toute petite idée de cette révélation. Mais c'est juste un petit détail et de ce fait, je l'ignorerais et je dirais que jusque là, il y a eu un sans faute dans la résolution de l'intrigue parce qu'il faut dire que tout s'emboîte parfaitement : Dexter a fermé les yeux quand il était bébé quand sa mère a été démembrée par la tronçonneuse et n'a vu que du sang alors que son frère a sans doute gardé ses yeux ouverts (sa mère n'ayant pas pris la peine de le prévenir comme l'a été Dexter), ce qui peut expliquer la passion du sang de Dexter et la passion des membres amputés pour Brian.
Dexter et son frère se rencontrent donc et c'est une autre partie que je retiendrais de l'épisode. On voit que les deux sont complémentaires et que Dexter succombe une seconde à la tentation de tuer Debra. Il y succombe jusqu'à ce que Brian hausse la voix en fait et c'est en héros que Dexter sauve sa "fausse sœur". J'ai eu assez peur que Dexter se félicite entièrement pour son geste mais malgré tout, il est trop tordu pour le faire et il a même des remords à laisser filer son frère, le seul à qui il peut se confier et qui le comprend, Harry étant mort et son code, caduc. On évite par conséquent les scènes héroïques clichées pour laisser place à un héros qui n'en est pas vraiment un, c'est ça qui me plait.
Ce qui me plait moins par contre, c'est quand Dexter étrangle Brian pour l'installer dans la chambre froide de ce dernier car on se doute un peu du dénouement : Dexter finit par tuer son frère, après un moment d'hésitation et des pleurs qui suivent sa mort. Faire passer sa mort pour un suicide de la part de la police relève de la facilité mais reste à savoir ce que donnera la deuxième saison à ce sujet. Il ne faudrait pas que l'on oublie de répondre à de nombreuses questions laissées en suspens. J'aurais bien aimé une complicité tordue entre les deux frères mais la mort de Brian a supprimé mes espoirs et c'est la seule vraie déception de cet épisode, même si c'était prévisible.
Pas de cliffhanger mais peut-être un avant-goût de la saison 2 : Après avoir dévoilé le tueur à glaces, Dexter va peut-être devoir se dévoiler lui-même, comme le prouve les soupçons de Rita mais surtout ceux de Doakes (qui sera sûrement et malheureusement mis en avant dans la deuxième saison...). Un semi happy-end donc pour clore cette saison.
En bref, Dexter prouve qu'elle est une série intelligente dont le déroulement des intrigues sait être intéressant, sans trop de facilités et qui, au final, évite une intrigue cousue de fil blanc. Il est dommage d'être débarrassé du tueur à glaces mais je ne perd pas confiance en la série malgré tout et j'ai hâte de découvrir la deuxième saison.
Note : 17.5 / 20
12 juin 2008
The Riches 1x01 : Pilot
J'ai toujours vanté les mérites des séries du câble. D'ailleurs, mes trois séries préférées sont diffusées sur des chaînes câblées (Nip/Tuck, Dexter, Six Feet Under). Elles privilégient la qualité aux bouleversements de situation à tout va et j'aime leur côté politiquement incorrect... Quoiqu'il est tout aussi politiquement incorrect de la part des grands networks de nous proposer des daubes comme elles le font parfois.
Donc, ici, il s'agit d'une série de la chaîne FX (qui diffuse The Shield, Nip/Tuck, Damages entre autres) appelée The Riches, racontant les péripéties d'une famille de gitans (nom péjoratif donné aux travellers) qui vivent en arnaquant les gens. À l'origine, si une telle série avait été sur un grand network, je n'aurais pas regardé et j'ai été surtout incité par la chaîne qui diffuse. Cela faisait, en outre, longtemps que je vous avais promis cette série...
J'ai beaucoup aimé le début de l'épisode pilote, où Wayne, le père de la famille Malloy usurpe un homme dans une soirée d'anciens étudiants, il s'agit l'un du premier coup de maître de Wayne qui regorge de moyens subtils pour avoir ce qu'il veut, à savoir voler l'argent des invités. Très bon manipulateur, il y parvient grâce à l'aide de ses enfants tout aussi louches que lui, en particulier le jeune Sam qui se travestit. On pourrait penser que la série est purement et simplement comique comme le prouve le subterfuge trouvé face au policier mais la série a son lot de drames avec Dahlia, la mère de famille. Je ne sais pas si c'est le rôle de cette dernière d'apporter une touche tragique à la série mais en tout cas, c'est assez bien réussi même si parfois, c'est légèrement exagéré.
C'est d'ailleurs à son arrivée que tout change, surtout au camp des gitans qui connaît des échanges très musclés entre Wayne et le futur nouveau dirigeant qui a promis Di Di, la fille, à un attardé si j'ai bien compris (mais je doute que ce soit le cas). Le côté tragique de la série est bien apportée quand Wayne protège son fils des coups de Dale. L'ambiance est très tendue et on voit que Wayne n'est pas un adepte de cette vie, contrairement au reste de la famille. En effet, alors que Wayne aspire à une vie tranquille, avec sa famille, sa femme Dahlia est bien plus proche de sa famille au sens large, ce qui créé une fois de plus de nouveaux conflits entre les deux.
Après le vol du coffre du dirigeant du camp, les Malloy partent vers le Mississippi où ils font une désagréable rencontre avec une autre famille de "travellers", soldée une fois de plus par une bagarre entre Wayne et le père de la deuxième famille et c'est particulièrement violent. C'est là où la tournure des choses devient intéressante... L'homme qu'il a frappé veut se venger et s'engage alors une bagarre de camping cars sur la route, à contre-sens. Cependant, une voiture venant en sens inverse veut y échapper et va finir ses jours contre un bois.
Il s'agit là de la scène que je préfère de l'épisode pilote. Le couple de cette voiture est mort et le ton tragique est très bien donné, surtout par Wayne. Avec déplaisir cependant, il vole l'argent du conducteur et plonge sa voiture dans l'eau. Mais avant, il prend la clé d'une maison que ce couple avait achetée. On pensait avoir à faire à un coup totalement tordu au début de l'épisode mais là, c'est encore plus tordu puisque la famille Malloy usurpera désormais le couple qu'ils ont tué en s'installant comme si de rien n'était dans la belle maison de Bâton Rouge, en Louisiane.
L'installation se fait sans aucun problème apparent... Il s'agit là d'une grande facilité de la part des scénaristes mais cela ne m'a pas du tout gêné puisque la série repose visiblement sur cette facilité. Chacun réagit à sa manière face à ce nouveau : Wayne semble s'habituer à côtoyer des bourges tandis que sa femme est en plein crise. C'est d'ailleurs l'occasion pour elle d'être mise en avant. Jusqu'à présent, j'ai pensé que Minnie Driver, l'actrice qui interprète Dahlia, surjouait dans le mélodrame mais j'ai été convaincu quand Dahlia agonise, sans drogue, et quand la voisine propose son aide. Toujours réticente à s'installer, elle succombe à la tentation et à l'instar du reste de la famille, elle veut vivre le rêve américain. Un Bienvenue chez les ch'tis façon Bienvenue chez les bourges qui ont une belle maison immobile.
En bref, j'ai été particulièrement convaincu par ce pilote et je suis déjà sous le charme de cette famille atypique, étrange et totalement tordue. On ne sait pas vraiment où cet énorme mensonge nous amènera mais ça reste très prometteur. La suite !
Note : 16.5 / 20
11 juin 2008
Six Feet Under 5x10 : All Alone
Je ne veux pas m'attarder sur cet épisode car il ne faut pas se leurrer, il est assez dispensable même si je n'ai pas passé un mauvais moment. En outre, même si il est atypique, on ne peut pas dire qu'on y apprend quelque chose mais dans des séries comme Six Feet Under, cette étape est indispensable.
Comme on pouvait s'en douter, l'épisode se concentre sur le deuil de la famille Fisher suite à la mort de Nate. Il aurait été mieux de commencer par les instants qui suivaient directement la mort de Nate. Malheureusement, ce procédé est rare dans Six Feet Under : La seule fois où un épisode avait commencé là où il s'était terminé au précédent, c'était le 5x09. J'aurai tellement voulu savoir la réaction directe des personnages... En commençant par Ruth qui avait très mal géré la mort de Nathaniel à l'épisode pilote.
D'ailleurs, on se demande quel personnage est le plus touché : Tout d'abord, Ruth gère bien mieux la mort de Nate que celle de son mari et contrairement à ce que l'on pouvait penser, c'est l'un des personnages qui la gère la mieux. Bien entendu, on n'évite pas les éclats en sanglots de Ruth mais ce n'est pas pire que David... Oui, je crois que c'est David qui a été le plus touché par la mort de Nate, peut-être parce qu'il l'a vu mourir de ses propres yeux, à son chevet. On nous présente souvent Ruth comme quelqu'un de psychorigide mais en fait, c'est loin d'être le cas, c'est plutôt David qui l'est alors que c'est lui qui côtoie la mort le plus souvent, à travers son travail. Quant à Claire, entre des "Fuck", elle arrive tout de même à exprimer ce qu'elle ressent, en compagnie de son nouveau mec... On a connu beaucoup de relations éphémères mais là, ça a l'air d'être sérieux.
Et puis, il y a Brenda et c'est celle qui a attiré le plus mon intérêt mais c'est aussi celle qui me fait le plus pitié. La voilà veuve, belle-mère, future mère à elle seule et il se comprend qu'elle pète un câble entre toutes ces responsabilités. Malgré tout, c'est elle qui a versé le moins de larmes.
J'ai assez survolé l'épisode en lui-même, voulant porter mon attention sur le réalisme de celui-ci. On voit que Six Feet Under n'est pas entrée inculte dans la gueule du loup en proposant une série sur la mort et ça se ressent tout au long de cet épisode et tous les comportements du deuil sont ici très bien représentés comme Ruth qui demande toujours des explications à propos de la mort de son fils, quitte à faire répéter ses proches inutilement ou sa grande culpabilité et celle envers les autres (reprochant entre autres, à Claire de lui avoir proposé d'aller se couper les cheveux où elle a rencontré Hiram avec qui elle est aller camper) mais aussi Claire qui n'arrive pas à avoir un souvenir positif de son frère décédé. La scène qui attiré le plus mon attention est sans aucun doute la scène où ils tentent tous de reboucher le trou où est enterré directement Nate, j'en ai presque eu les larmes aux yeux.
En bref, un bon épisode mais qui ne vaut que pour la dernière partie de celui-ci. Avec cet épisode déprimant, je ne cache pas un certain ennui que j'ai éprouvé. Je m'attendais à mieux de la part de Six Feet Under mais malgré tout, la série a suivi un chemin parfait pour sa dernière saison.
Note : 14.5 / 20
10 juin 2008
Dexter 1x11 : Truth Be Told
Le timing est parfaitement respecté dans Dexter et je le répète encore, cette série bénéficie d'une très bonne gestion de ses intrigues et d'une bonne disposition de ses éléments. Virage à 180° dans cet épisode pour terminer la saison en beauté.
Mais le début de l'épisode reste toutefois assez long. On donne la réponse au cliffhanger de l'épisode précédent : Non, Angel n'est pas mort comme on pouvait s'en douter. Malgré tout, son agression n'a pas été inutile puisqu'il possède plein d'informations sur le tueur dont une qui fera tilt chez tout le monde. Mais j'en parlerai par la suite. Angel profite en outre de ce moment pour se rapprocher de son ex-femme mais cette dernière se montre encore réticente. On cherche à exploiter le personnage d'Angel mais, à mon avis, il ne sera jamais assez à bon escient pour le faire gagner d'intérêt.
La seule ombre au tableau vient, une fois de plus, de l'intrigue de Rita... Il faut savoir que je n'ai jamais été adepte de ces histoires de mères divorcées ou célibataires qui se battent pour leurs enfants, le genre de téléfilms qu'on voit sur M6 par exemple. Il en va de même ici avec Rita qui "protège" ses enfants de Paul, envoyé en prison. Je préférais largement quand on exploitait la relation entre Dexter et Rita, elle était moins discréditée. En effet, ici, elle passe pour une mère qui ne sait rien gérer et qui a des principes à revoir. Heureusement que la lucidité de Dexter est là pour rappeler à Rita que mentir sur le départ de Paul ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Autrement, je ne sais pas ce qu'on cherche à nous démontrer à travers cette intrigue... Que Rita est faible ? On le savait depuis le début.
Autre personnage exploité, le lieutenant LaGuerta qui se fait virer à cause d'un supérieur totalement incompétent, adepte de discrimination positive. Je ne m'attarderais pas trop sur ce point.
Les intrigues se compliquent et s'entremêlent, notamment celle de Dexter qui fait face à son passé... très sombre et très sanglant. Ce souvenir est d'autant plus important qu'il permet sans doute de comprendre les penchants meurtriers de Dexter mais malheureusement, dans cet épisode, on reste sur notre faim et on n'apprend pas grand chose... Juste que Dexter a vu sa mère découpée par une tronçonneuse, dans 5cm de sang et que Harry a enfoui ce souvenir. Savoir ce qui s'est passé n'est pas le plus intriguant je trouve, c'est de savoir quel est lien entre le tueur à glaces et cet événement. On sait bien que Rudy s'amuse avec le passé de Dexter mais on peut se demander en quoi ça l'intéresse. Il ne peut pas avoir été un protagoniste de l'histoire puisqu'il est du même âge que Dexter je présume. Voilà le genre de révélations qu'on attend dans un season finale.
Au début de l'épisode, on tourne en rond avec Rudy comme on le faisait au début de la saison... C'était le début de saison mais là, à la veille du season finale, il était temps de passer à autre chose. On n'évite pas une nouvelle provocation du tueur à glaces mais la cassette jointe a permis de découvrir que le tueur avait sa propre chambre froide sur mesure. Et un indice, un. Et ce n'est pas le seul... En gros, on a l'impression que le tueur à glaces fait plus d'erreurs qu'il n'en a fait en 10 épisodes où il se montrait impeccable. Ça commence avec l'attaque d'Angel pas très bien préparée qui l'a blessé à la lèvre, ce remarquera Dexter et ça continue avec la tache de sang sur du coton dans un sac poubelle. Et deux indices, deux. Ça finit enfin par le bonbon en menthol et désormais, Rudy ne se cache plus, lui et ses intentions de tuer Debra. Cette dernière me fait d'ailleurs de la peine puisqu'elle avait un amour totalement aveugle pour lui. Il est évident que Debra ne va pas mourir mais la fin de l'épisode doit vraiment envie de regarder la suite.
En bref, un épisode avec une fin tout simplement remarquable mais avec une bonne demi-heure laborieuse. L'épisode peine donc à démarrer et sans la fin, je l'aurai trouvé vraiment moyen. Il est de toute façon rare qu'un avant-dernier épisode de saison excelle.
Note : 14 / 20
06 juin 2008
Dexter 1x10 : Seeing Red
Une des principales forces de Dexter est la maîtrise de la gestion de son intrigue. Là où c'est cousu de fil blanc dans d'autres séries, Dexter rend une histoire, a priori pas très engageante, intéressante ; d'autres séries suivent le schéma inverse. Dexter ne commet pas les mêmes fautes et continue son petit bonhomme de chemin dans cet épisode, certes assez linéaire, mais important dans la saison.
D'ailleurs, ce qui est intéressant à noter, c'est que Dexter et son ennemi jouent tous les deux sur le même terrain : Leur vie est basé sur des mensonges, sur un rôle et c'est en ça que l'évolution des personnages est intéressante à suivre. Là où dans une autre série, chaque action des personnages est prévisible (et/ou appréhendé), dans Dexter, ce n'est pas du tout le cas et je vais ainsi commencer par l'intrigue de Paul, l'ex-mari de Rita. Cela fait quelques épisodes qu'on tourne en rond et en quelque sorte et ces renvois dans la balle du camp d'un personnage sont répétitifs. Ici, Paul décide de porte plainte contre Rita mais Rita riposte, en portant plainte contre Paul. Bref, si il n'y avait eu que ces deux personnages, on aurait tourné encore plus en rond mais heureusement, Dexter se trouver un instant de répit pour briser le cercle. À souligner d'ailleurs le bon jeu de Michael C. Hall puisqu'on remarque bien que Paul exaspère Dexter dans la scène de la cuisine et on sent progressivement la goutte d'eau qui fiat déborder le vase arriver. Malgré tout, ça reste imprévisible, notamment la mise en scène du départ de Paul. Pour l'instant, Dexter n'a tué que des tueurs ; qu'il tue un violeur aurait été la fin de ce rituel mais il ne s'en sort pas indemne puisque Dexter injecte de la drogue dans les veines de Paul pour simuler une overdose qui le reconduit en prison. La série adore jouer sur les quiproquos et là où l'on pensait que Dexter allait commettre un nouveau meurtre, on se plante carrément.
Pauvre Debra dont les deux personnes qui lui sont les plus chères sont en fait des tueurs en série qui lui mentent du début à la fin. D'un côté, Dexter ne lui fait pas assez confiance pour lui avouer ses tracas et de l'autre, Rudy qui prétend l'aimer alors qu'en fait, il la manipule complètement pour se rapprocher de Dexter. Ce rapprochement, en plus d'avoir été imprévisible, est très judicieux : Cela donne un peu de piment dans l'histoire et permet d'allonger la durée de vie de l'intrigue sans l'alourdir. Rudy peut également donner des fausses pistes à sa copine pour qu'on l'épargne de l'enquête. Rudy est d'ailleurs le conseiller de Dexter mais à ce propos, je trouve qu'il est dommage que Dexter manque de lucidité sur ce point. Comme je l'ai dit dans la critique d'un épisode précédent, on nous a présenté un Dexter qui doute de tout le monde et là, il se laisse conseiller par son "beau-frère" qu'il ne connaît pas et qui le harcèle. Ce n'est pas très cohérent.
Rudy conseille Dexter mais sur quoi ? Sur une nouvelle trame qui se profile. Pour la première fois, Dexter a un malaise devant une scène de crime, la plus sanglante qu'on a vu jusque là et qui fait rappeler les mêmes scènes à Dexter que lors de l'entretien avec le psychologue qui lui a été traumatisant. Il s'agirait d'une histoire, datant quand il était bébé, avec sa mère, baignant dans du sang, dans ce qui semble être la même pièce que la scène de crime, ce qui ne serait pas étonnant puisque le tueur à glaces aime jouer sur le passé de Dexter. Bref, c'est très intriguant cette histoire...
Une nouvelle fois, on met Angel en avant mais de façon bien plus judicieuse et intéressante que la dernière fois. On part de la même histoire, Angel célibataire qui recherche une femme mais on avance dans l'histoire en mettant en scène une prostituée avec une prothèse de bras avec les fameux ongles de différentes couleurs. Elle semble bien connaître le tueur. Rudy serait-il donc acrotomophile (attiré par les personnes amputées) ? La rencontre avec Angel et Rudy, où ce dernier se montre inquiet et inquiétant, peut appuyer cette hypothèse. Au premier abord, qu'on explique ses meurtres mais surtout ses amputations par une simple attirance des personnes amputées est un peu une facilité mais je suis sûr que la réponse est bien plus complexe que ça. En attendant, Angel se retrouve poignardé dans le parking mais pas assez pour mourir.
En bref, un très bon épisode dans lequel il se passe beaucoup de choses même si certains moments sont assez longs et manquent de dynamisme. Dexter confirme qu'elle est une série bien gérée et pas seulement un produit commercial à travers cet épisode.
Note : 16 / 20
30 mai 2008
Six Feet Under 5x09 : Ecotone
Il m'était difficile de ne pas regarder cet épisode avec la fin du précédent et je ne suis pas du tout déçu de la résolution du cliffhanger. On a ici un grand épisode de Six Feet Under, à classer parmi les inoubliables, qui n'est pas sans faire rappeler le season finale de la deuxième saison.
À épisode spécial, présentation spéciale pour le critiquer. Sans surprise, on parle de Nate tout au long de cet épisode et on suit le même schéma que le deuxième season finale ; je dirai même qu'on l'améliore. Autant on savait qu'il y avait très peu de chances que Nate meure dans la deuxième saison, autant à ce stade de la série. Je ne vous cache pas non plus que j'ai été malencontreusement spoilé et de ce fait, le dénouement ne m'a pas vraiment étonné. Nate a été victime d'un AVC et c'est la stupide Maggie qui doit s'occuper de son corps inerte, elle endosse plein de responsabilités, notamment le fait qu'elle ait couché avec avant l'attaque. Tout l'épisode est très réaliste et fait bien ressentir les inquiétudes des personnages, la terrible attente sans informations. Le premier au courant est David qui se rend immédiatement à l'hôpital. Maggie tente, elle, de garder le secret de sa relation avec Nate mais a beaucoup de mal. Certes, elle endosse beaucoup de responsabilités mais elle les endosse plutôt mal mais après tout, c'est la personnalité un peu superficielle du personnage qui n'est pas sans faire penser Lisa, même si Maggie est finalement plus attachante et moins idiote que Lisa mais tout aussi naïve. David contacte à son tour Brenda et interrompt Claire dans une discussion politique très conflictuelle avec son nouveau mec. On insiste bien sur le caractère douloureux de l'attente dans ces conditions et comme je l'ai dit, tout est bien maîtrisé du côté du réalisme. Mais un peu de soap opera avec la relation froide entre Maggie et Brenda qui reste extrêmement sceptique. Brenda est celle qui m'a le plus fait pitié dans cet épisode ; elle se sent abandonnée par Nate dans son rôle de père et est en train de se faire abandonner par Nate dans son rôle de mari. Pas étonnant donc que David ne remue pas le couteau dans la plaie, vu qu'il sait que Nate a eu un orgasme avant l'attaque, ce qui sous-entend que Nate a trompé Brenda avec Maggie. au lieu de remuer le couteau, il détend l'atmosphère et parle de "futilités" comme la grossesse de Brenda.
Claire, elle, est celle qui exprime le plus ses inquiétudes et c'est assez étonnant venant d'elle, même si au fond, elle a toujours été plus proche de Nate que de David. Là où j'ai peut-être moins bien aimé, c'est le fait que le mec de Claire reste avec cette dernière toute la nuit, comme si il fallait absolument caser Claire avant la fin de la saison.
Les heures passent et finalement, l'opération s'est bien déroulée : Nate est sauvé et ce dernier ne perd pas une seconde pour annoncer sa rupture avec Brenda et ce, sans aucun scrupule. Le personnage me déçoit assez cette saison, je le trouve moins mature qu'auparavant. On remarque qu'il aime vraiment les femmes superficielles comme je l'ai dit dans la critique de l'épisode précédent. Après Lisa, c'est Maggie qui l'attire et, ironiquement, leur relation s'achève par un décès mais de la femme ici mais bel et bien de Nate. Oui, Nate s'en est allé, après une hallucination assez bizarre de la part de David (il me semble), le premier témoin de la mort. Pas besoin de sous-titres pour décrire la réaction de David qui reste immobile.
Et il y a Ruth parallèlement. C'était la première à apprendre la mort de Nathaniel Senior, ce sera la dernière à apprendre celle de son propre fils. Mais c'est aussi le personnage qui serait le plus touchée par sa mort. Le fait qu'elle apprenne la mort de Nate sans avoir assisté aux dernières heures qui la précédaient amplifiera peut-être le deuil de Ruth et cette dernière souffrira très certainement de ne pas lui avoir parlé avant sa mort. En attendant, elle est dans les bois, avec Hiram qui ne veut que du sexe avec elle. S'ensuit alors une séquence d'hallucination très drôle où Ruth fusille tous ses amants précédents et même Nathaniel. On voit que Six Feet Under sait aussi donner un peu d'humour dans ce genre d'épisodes un peu déprimants. La suite avec le bus des asiatiques est également plutôt drôle. Mais je reste impatient de savoir comment tous les personnages réagiront à la mort de Nate, en particulier Ruth. Ce serait bien qu'on assiste au moment où tous les personnages apprennent pour la première fois la mort de Nate.
En bref, un excellent épisode de Six Feet Under, inoubliable et tournant une page dans la série. Il n'y a plus aucun doute, la saison 5 de Six Feet Under sera la meilleure de toutes pour moi.
Note : 18.5 / 20
24 mai 2008
Six Feet Under 5x08 : Singing For Our Lives
Six Feet Under s'initierait-il au soap opera pour le dernier tiers de la saison ? On a ici un épisode avec quelques changements, parfois non négligeables. Quoiqu'il en soit, une fois de plus, un nouveau bon épisode.
La morte du jour est une femme d'origine hispanique qui fait du roller avec ses chiens dans une rue très pentue et se prend à elle seule une voiture.
- Evidemment, qui dit hispanique, dit forcément Rico et j'ai bien aimé la petite confrontation entre Nate et lui à propos de la valeur de funérailles même si, il faut le dire, Rico est légèrement caricatural mais je n'habite pas au sud des États-Unis pour en juger. D'ailleurs, chose qui n'est pas arrivée depuis longtemps, la morte interagit avec un personnage pour lui dire qu'il se faisait marcher sur les pieds constamment. Ainsi, on brise sans vraiment le briser l'histoire du pseudo-couple Rico-Vanessa, qui tourne en rond. Mais c'est loin d'être intéressant encore.
- C'est assez prévisible du côté de Claire mais ça se laisse regarder. Comme on pouvait s'en douter, l'avocat dont j'ai oublié le nom qui faisait les yeux doux à Claire finit par l'embrasser. Mais avant, Claire l'invite à une soirée artistique. J'appréhendais beaucoup cette fête car elle réunissait tous les "amis" bizarres de Claire qui m'avaient profondément ennuyé. Certains sont restés les mêmes, d'autres ont (mal) évolué, notamment Russell qui a rasé tous ses cheveux et "devenu" gay. Jusque là, rien d'intéressant mais j'ai bien aimé son pétage de plombs avec la sucette géante.
- Ça s'améliore un tout petit peu du côté de David et Keith grâce à des vacances, ce qui améliore en même temps la situation conjugale. Durell et Anthony, dans un épisode ultérieur, avaient regardé les films gays du couple et ce dernier s'en est totalement débarrassé. Ici, on procède de la même manière quand Durell menace Keith d'un couteau à table, ils ont retiré tous les couverts en fer. La scène où ils dînent avec des couverts en plastique est très drôle et montre à quel point le statut des parents a très mal tourné.
- D'ailleurs, à ce propos, Ruth garde ses petit-enfants infernaux pour une après-midi et tout ce que l'on peut dire, c'est que Ruth est très naïve. Elle propose gentiment des cookies alors que Durell l'insulte de sorcière dans une scène également drôle et qu'ensuite, ils s'en vont faire un tour en voiture. Il faut dire que depuis le départ de George, Ruth veut se changer les idées et ce, de n'importe quelle façon. Là où j'ai peut-être moins bien aimé, c'est quand Ruth embrasse Hiram. Ses rares apparitions me font considérer ce personnage comme inintéressant, du moins, comparé à ses anciens amants qui avaient tous une particularité.
- Pendant la première moitié, je m'ennuyais ferme devant l'intrigue de Nate et Brenda. Alors que Brenda continue à se plaindre, ce qui en devient exaspérant, Nate est convaincu que les quakers l'aideront à se sentir mieux... Finalement, un consensus est trouvé et Brenda attend seule à la réunion alors que son mari est en train de se taper Maggie. Nate m'a extrêmement déçu... À croire qu'il est attiré par les femmes sans caractère et stupides, comme l'a été Lisa et comme l'est Maggie. Peut-être que c'est pour cette raison que la relation entre Nate et Brenda est semée d'embûches. En plus, Nate n'éprouve aucun regret à ce qu'il a fait, c'est d'autant plus exaspérant. Malgré tout, le cliffhanger le punit. Cela faisait en effet bien longtemps qu'on n'avait pas remis la santé de Nate sur le tapis et il semble ici victime d'un AVC, un cliffhanger très inattendu et qui permettra de rebooster la série.
Note : 16.5 / 20
22 mai 2008
Dr House 3x24 : Dernier Espoir
Voilà l'épisode qui clôt cette saison à la qualité mitigée, du moins, par rapport aux deux autres saisons et surtout cet épisode face aux deux season finale précédents.
Voilà deux ou trois épisodes que Foreman a déposé sa démission et on traîne horriblement en longueur quant il s'agit de le virer pour de bon. C'est justement le troisième épisode où l'on fait croire qu'on est débarrassé de Foreman. Durant la première ou deuxième saison, on avait assisté aussi à une démission bidon, celle de Cameron. Foreman semble définitivement accro à son métier et visiblement de l'hôpital aussi. C'est incroyable n'empêche à quel point les interventions de Wilson peuvent être chiantes. Ce dernier vient toujours s'opposer aux projets de House, à l'instar de Cuddy mais Cuddy, elle, insiste beaucoup moins. Il faut dire que je n'aime pas le personnage de Wilson qui fait un roman pour ce qui peut être dit en quelques mots et à toujours faire la morale à House. Ici, Wilson demande à House de montrer à Foreman qu'il a du cœur et insiste vraiment pour que House dissuade Foreman de démissionner. Mais finalement, enfoncé par Chase, puis House en fin d'épisode, Foreman quitte pour ce que l'on espère pour du bon mais je ne veux pas me faire avoir. Je pense que pendant quelques épisodes pour ensuite le revoir aux côtés de House de quelque façon que ce soit.
Là où c'est mieux géré, c'est concernant Chase qui n'est la proie n°1 des vannes de House ; il faut dire puisque celui-ci joue au lèche-cul depuis le début et il en paye les conséquences : Moins de vannes = Plus d'expérience = Rappel à House que Chase est le plus ancien = Licenciement. Deuxième départ de l'épisode mais House doute bien moins sur cette décision que sur celle de Foreman.
Jamais deux sans trois, il y a Cameron et c'est là que ça relève de l'intrigue cousue de fil blanc, il fallait trouver un autre prétexte pour que House soit seul et de ce fait, on déterre la relation la plus bidon qui soit dans cette série, au même titre que toutes les autres pseudo-relations éphémères qui ont été abordées cette saison. Cameron rend visite à Chase, l'embrasse, couche avec lui et va déposer sa lettre de démission à House. Stupide. Cela révèle à quel point Cameron peut être superficielle et l'épisode a permis de se rendre compte d'une chose : Le changement lui ferait du bien, on a puisé dans toutes les ressources (limitées) de ces trois personnages.
Et puis, il y a cette intrigue médicale décevante... Un coupe de cubains traversent l'Atlantique pour rejoindre le New Jersey pour se faire consulter par le visiblement très très notoire docteur Grégory House. Rien que ça ? Je n'ai pas vraiment envie de m'attarder sur ce cas ; c'est assez mal écrit, mal doublé avec des accents espagnols caricaturaux et au dénouement plutôt décevant aussi. Seules les répliques de House parviennent à donner de l'intérêt. Je pense que si la femme du cubain allait mourir sans qu'on sache la raison avant une autopsie, l'épisode aurait été un peu meilleur. Mais malheureusement, ce n'est pas dans l'habitude de cette série de faire mourir des patients et le fait qu'elle soit en vie alors qu'on nous fait croire le contraire pendant dix minutes est tout simplement stupide.
En bref, un épisode bâclé pour finir la saison 3 de Dr House et l'épisode déçoit autant sur l'intrigue des départs des sous-fifres que l'intrigue médical même si House fait des efforts pour faire remonter l'épisode. Espérons juste que ce season finale ait servi à quelque chose et que la saison 4 soit meilleure que la troisième, la moins bonne des trois. La bonne nouvelle, c'est que la série avait besoin de neuf et on peut en espérer par la suite.
Note: 8.5 / 20








