24 novembre 2009
Sons of Anarchy 1x07 : Old Bones

Certes, la série a décollé avec l'épisode précédent et a montré de quoi elle était capable. Mais devant un tel épisode, on ne peut qu'être frustré. Frustré parce que la série peut tellement mieux faire.
On aurait par exemple pu mieux exploiter l'agent Kohn, le faire durer un peu plus longtemps. Découvert comme être malsain et pervers depuis peu, son départ a été quelque peu précipité. Il l'a été de manière plutôt originale car Jax se rend avec Dale à son pot de départ. Finalement, les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Il n'empêche que cette intrigue a un goût d'inachevé et j'ose à penser, et à espérer par la même occasion, que l'on n'a pas définitivement fini sur le cas de cet agent du FBI. Ce serait décevant que sa venue n'est motivée que par le harcèlement moral qu'il fait subir à Tara. Il me tarde quand même ce qui est arrivé à Chicago pour que Kohn agisse ici et aille jusqu'à pisser dans la chambre du fils de Jax. Et Kohn a beau être un agent fédéral, on remarque que la seule autorité légitime de Charming est celle des Sons of Anarchy. La scène chez le coiffeur est propre à la série, violente mais pas pour autant gratuite. Une autre autorité s'exerce aussi, celle de Gemma sur son propre fils. Elle réussit à le liguer contre Tara, peut-être à raison.
Les vieux os dont il est question dans le titre de l'épisode amène une autre intrigue éparse. Et elle est à mon sens symptomatique de la série : Sons of Anarchy a beau être une très bonne série, elle n'est pas suffisamment convaincante et comme début de réponse, on peut notamment mettre en avant l'absence de fil rouge concret. Parfois achevées de manière précoce, parfois inachevées, les intrigues manquent d'unité entre elles. Nous assisterions en fait à un patchwork d'histoires qui relaterait l'histoire du club. Aussi, a-t-on cette impression que les intrigues tombent comme un cheveu dans la soupe. Les vieux os dont il est question sont ceux de Mayans mais aussi du père de l'un des employés du garage (qui n'appartient pourtant pas au club), Lowell. On nous peint un personnage fragile psychologiquement, loin des hommes ivres de confiance qui forment la fratrie. Clay démontre ce que Jax n'a pas (encore), de la maturité de l'expérience. Si Jax réagit de manière spontanée, comme s'il voulait montrer qu'il a la plus grosse, Clay regarde les conséquences que peuvent avoir ses actes, notamment tuer un drogué chez qui la drogue parle justement à la place de l'individu lui-même. C'est une bonne décision, même au niveau du scénario : il aurait été complètement inutile et décevant de parler cette histoire d'ossements si Lowell avait été lui aussi supprimé.
Gemma devrait peut-être arrêter de se focaliser sur une Tara qui, au fond, n'a rien fait de mal (jusqu'à preuve du contraire) et revenir sur Rita, la copine de Half-Sack. Justement, il est question de ce dernier dans une autre partie de l'épisode et peut-être les scénaristes auraient-ils du attacher moins d'importance à ces combats de boxe, au profit de l'intrigue Josh Kohn par exemple. En fin de compte, cette partie est assez caricaturale dans le sens où Half-Sack aura la rage de vaincre dès qu'il voit sa copine faire le bisou de trop à son supérieur, Clay. L'homme à moitié emasculé fera rapporter moins d'argent que prévu à son club mais avouons que le faire perdre était un plan ingénieux et original. Plus original que l'intrigue elle-même.
En bref, l'épisode souffre des mêmes faiblesses que l'on connait déjà, à savoir une absence de tenants et d'aboutissants dans ses intrigues. Ceci dit, Sons of Anarchy reste une série très agréable à suivre.
Note : 13.5 / 20
05 novembre 2009
Sons of Anarchy 1x06 : AK-51

Cela fait maintenant quelques jours que j'ai regardé l'épisode mais je regarde la même impression que j'ai eue à son suivi : c'était un excellent épisode. Non exempte de défauts, la série arrive toutefois à vraiment décoller.
À la mi-saison, la saison est donc lancée, son décollage fut lent mais plus ou moins certain. Il est certain dans le sens où l'on n'a pas eu de déceptions les cinq derniers épisodes mais il l'est beaucoup moins dans le sens où la série peut encore mieux faire et ce, en instaurant un fil rouge, ce qu'elle peine à faire. En fait, les petites intrigues s'entremêlent, restes muettes certains temps avant de resurgir mais ont toutes une origine soudaine. Ce n'est pas un tort : au lieu de tourner autour du pot, l'épisode entre dans le vif du sujet avec la scène introductive mettant en scène les Sons avec une organisation terroriste mais ils ignoraient ce dernier détail. Il se trouve même que leurs clients sont des personnes recherchées dans les priorités du FBI. Malgré l'absence de fil rouge, on note tout de même que le club s'enlise et fait de plus en plus face à des difficultés. Leurs ambitions, elles, prennent de plus en plus d'ampleur. Et cela va sans dire : plus le club se montre ambitieux, plus il suscite l'intérêt du FBI ou d'autres services de police qui, en termes de pouvoirs, dépassent le petit vieux flic bientôt à la retraite qui s'occupe du village depuis des décennies. Leur venue ravit évidemment tous les détracteurs des Sons of Anarchy, à commencer par Dale. Quant à Kohn, il passe du statut de guignol qui digère mal le râteau qui s'est pris à un homme rongé par la colère et la folie, certainement la raison pour laquelle sa relation avec Tara est parti en eau de boudin.
La partie consacrée à Clay et Gemma aurait pu être anecdotique mais sans compter sur la formidable interprétation des deux acteurs, en particulier celle de Katey Sagal qui est à en couper le souffle. En fait, si l'on prend du recul, leur intrigue n'est pas une simple querelle conjugale, elle est à mon sens symptomatique de la situation actuelle du club. Gemma et le club font tous les deux face à un ennemi tenace : le vieillissement. en effet, on remarque que les Sons of Anarchy ont, certes, une riche histoire qui a soudé ses membres mais aussi un lourd passif. Le club est dans une phase transitoire, son leader actuel vieillit, commence à être fatigué et la nouvelle génération prend la relève, non sans méfiance évidemment, surtout quand le vice-président (pressenti pour être le prochain président de fait) est un peu le fruit du népotisme. Finalement, Jax est aux Sons of Anarchy ce que Jean Sarkozy fut à l'Epad, un potentiel leader contesté de par sa jeunesse et son inexpérience et qui n'est là parce qu'il est né dans la bonne famille. Pourtant, l'épisode a montré que les "anciens", ancrés au club depuis bien longtemps, sont nécessaires, indispensables au bon déroulement des choses. Aussi, Piney justifie son rôle chez les Sons en étant le seul membre en qui les terroristes avec lesquels ils collaborent ont confiance. Ces derniers paieront pour cette confiance accordée puisque des explosifs se sont cachés dans leur marchandise (qui, préalablement, a traîné dans la merde - une scène écœurante -), les tuant sur le coup. J'en reviens à Gemma qui doit faire face à sa ménopause et à la concurrence de la chatte jeune et fraîche, même si elle-même est très bien conservée pour son âge (rappelons que Katey Sagal est née en 1954). La scène où elle frappe la "nouvelle pouf de Charming" est magistrale même si au fond, il est triste qu'elle en arrive si bas. J'ai eu tort de considérer que Gemma allait cautionner l'acte de Clay, au nom du club et sa confirmation en tant que leader (sous-entendu vis-à-vis de Half-Sack dont il a pris la potentielle copine) mais heureusement, ce n'est pas le cas : Gemma reste humaine et le couple, soudé.
En bref, le meilleur épisode de Sons of Anarchy jusqu'à présent tout simplement. L'absence de fil rougée est compensée par des situations et dialogues traités avec une grande justesse et des acteurs irréprochables.
Note : 16.5 / 20
25 octobre 2009
Sons of Anarchy 1x05 : Giving Back

Sons of Anarchy a beau être une très bonne série, elle n'est pas addictive comme en témoigne le laps de temps qui sépare mon suivi de l'épisode précédent et celui-ci. Elle ne l'est pas pour une raison : son absence de fil rouge.
La série se cherche encore dans cet épisode et j'espère qu'elle se sera trouvée dans le prochain épisode, qui est déjà l'épisode médian de la première saison. Il y a quelques tentatives, à travers l'agent Kohn parti à la recherche de Sons of Anarchy et Tara mais c'est bien trop lent pour être notable. Au final, Sons of Anarchy n'est pas moins qu'une série qui relate les événements d'un gang lambda de Californie pour ne pas dire banal. Pour subvenir à ses besoins, le gang doit prendre sous son aile un ex-détenu paranoïaque qui cache un petit pactole mais aussi un TMC - trouble masturbatoire compulsif. Enfin, il ne le cache pas tant que cela puisqu'on le voit la main dans le pantalon une dizaine de fois pendant l'épisode et j'admets que ce running gag était lassant. Au final, que retiendra-t-on de cette petite expérience ? Pas grand chose. Chuck tombera dans un piège et les Sons of Anarchy refuseront d'être emportés avec lui. restent leurs problèmes financiers qui, eux, peuvent les emporter.
Sons of Anarchy montre et démontre tout son potentiel à travers l'intrigue principale, celle de la kermess organisée par Gemma. Cette femme n'est pas seulement influente au sein du gang, elle l'est aussi amplement dans la ville et bien qu'elle mène tout le main d'une main de fer, elle garde son instinct maternel et ne peut refuser la venue de celui qui a provoqué l'incarcération d'Opie. C'est sur ce personnage que s'intéressera la série, ce qui est légitime puisque sa situation était restée jusqu'alors très floue. L'épisode met l'accent sur l'importance qu'occupe une fratrie comme les Sons of Anarchy au sein de la vie de famille. Contre l'avis de sa femme, Opie continue d'agir dans ce qu'il considère comme sa deuxième famille, d'une manière aussi importante que sa "vraie" famille. À l'inverse, Kyle qui en a été exclu n'a qu'un seul désir, y revenir, quitte à déroger à son rôle de père. Il porte les souvenirs de ce passé dans son dos, à travers son tatouage et c'est là que Sons of Anarchy est Sons of Anarchy puisque l'on assiste à une scène très dure et violente dans laquelle il se fait retirer le tatouage... au flambeau. Peut-être Kyle et nous avons-nous échappé au pire puisque je ne demande pas à voir ce qui serait passé si l'option du canif avait été choisie. Il n'empêche que la scène est plutôt effroyable : la douleur est tellement intense pour Kyle qu'il s'en évanouie avant d'être jeté au perron de l'hôpital. On regrettera que le développement d'Opie se soit fait au détriment des autres : Juice et Half-Sack deviennent alors les oubliés de l'épisode.
En bref, l'épisode est une fois de plus agréable à suivre mais l'absence de fil rouge et de réel enjeu commence à se faire sentir et empêche à l'épisode d'être aussi bon qu'il aurait pu l'être.
Note : 14 / 20
19 septembre 2009
Sons of Anarchy 1x04 : Patch Over

Après un épisode routinier qui n'avait de "fun" que son titre, Sons of Anarchy m'avait assez refroidi et je regrettais presque de m'être lancé dans cette série.Cet épisode rectifie le tir, sans pour autant tirer dans le mille.
On entre dans le vif d'un sujet qui s'est installée d'une manière plutôt laborieuse, celle de la lutte entre les gangs. Les Sons of Anarchy sont évidemment dans le collimateur des Mayan, bien qu'ils se soient eux-mêmes tiré une balle dans le pied. Cette histoire d'unification, de fusion entre les SoA et leurs alliés, les Tribes, tombe de nulle part, autant qu'elle tombe au meilleur moment. En ce sens, je suis quelque peu déçu de la continuité des intrigues : l'épisode précédent avait par exemple, le grand défaut d'être relativement indépendant des deux premiers, de par cette histoire de viol qui tombait, là encore, de nulle part mais au meilleur moment. La force et la faiblesse de Sons of Anarchy sont les suivantes : si les intrigues ne sont pax franchement excitantes, la façon dont elles sont traitées est bien plus convaincante. Aussi, l'événement est vu de regards différents et je trouve le procédé ingénieux. L'unification est d'abord vue des yeux de la petite blonde que Jax a récupérée de son amant malfaiteur à qui il a proposé une rhinoplastie pour égayer la photo. Forcément, qui dit blonde, dit stupide et cette dernière passera l'épisode à poser des questions, même les plus idiotes comme "Qu'est-ce qu'une unification ?". On constatera, de ses yeux, qu'au final, les femmes sont le meilleur carburant des motards, si bien que Clay couchera avec l'une des filles du bar, contre son gré, par obligation de son patron, bien qu'il soit en couple avec la mère de Jax. Jax, de son côté, compte profiter de sa petite amie du jour au maximum et au final, elle lui a permis de se reposer l'esprit. On a ensuite le point de vue de l'apprenti, Half-Sack, qui permettra au final d'avancer qu'il y a peu de mobilité dans la hiérarchie du clan. Après tout, on nous a proposé Jax, directement comme vice-président du clan, mais à quel prix ? Ni le plus expérimenté, ni même le plus proche du clan, Jax a été promu vice-président parce qu'il est le fils de John Teller. Le serait-il s'il avait été le fils d'un autre ? J'en doute fortement. Quoiqu'il en soit, Clay est là pour mettre les points sur les "i" et rappelle, en volant le flirt de Kip, qu'il reste son supérieur, quitte à se montrer vicieux pour le lui rappeler. Enfin, on a le point de vue de Jax quant à l'unification, lui qui était déjà d'emblée réticent. Il ira même jusqu'à provoquer les Mayan pour tester la sincérité de cette fusion. Les Tribes ont su s'en sortir mais là encore, à quel prix ? Jax doute de plus en plus sur les convictions de son clan et la série nous propose une très intéressante réflexion sur l'anarchisme. Au fond, ce que souhaitent les anarchistes auto-proclamés, ce n'est non pas l'anarchie, mais l'ordre social auquel de nombreuses libertés sont octroyées.
Les autres personnages, les "citadins" restent en marge des activités des Sons of Anarchy, à l'exception de Josh Kohn, l'agent fédéral de Chicago venu à Charming s'intéresser au cas des SoA justement. Bien que sa venue fasse plaisir à Hale, on peut douter de son efficacité. Au fond, il s'agirait juste d'un prétexte pour se rapprocher de Tara. Et je reviens à ce que j'ai déjà dit dans cette critique : l'intrigue vient de nulle part mais vient au bon moment. En effet, je ne suis toujours pas convaincu par cette histoire de jalousie maladive de l'agent de Chicago qui souhaite récupérer son ex. Pour ce faire, il s'infilitra dans la vie de Jax et n'hésitera pas à prendre et envoyer des photos de lui en plein ébat sexuel avec une inconnue. Soit. Les intentions de Josh ont beau être plutôt malsaines, il n'empêche qu'il est difficile de convaincre le public, dans une série comme Sons of Anarchy, avec ce genre d'intrigues de jalousie amoureuse. Gemma devrait, au contraire, se montrer plus méfiante quant aux activités de son mari mais j'en viens à penser qu'elle légitimerait certainement le geste de ce dernier. Le couple semble soudé mais paradoxalement, très libre. Au final, Gemma et l'agent Kohn ont un objectif commun, éloigner Tara de Jax, mais avec des modes opératoires totalement opposés.
En bref, la série aurait besoin d'un excellent épisode pour confirmer sa qualité mais ce n'est toujours pas le cas avec ce quatrième épisode. S'il est meilleur que le précédent de par sa continuité avec le début de saison, les défauts restent, notamment cette manie de faire surgir des intrigues de nulle part.
Note : 13.5 / 20
31 août 2009
Sons of Anarchy 1x03 : Fun Town

Au bout de trois épisodes, il est encore difficile de se prononcer sur le cas de Sons of Anarchy. La série a beau être très bien écrite, bien jouée et bien réalisée, on n'accroche pas vraiment ou pas encore du moins.
Retirez de vos têtes le stéréotype du gros biker barbu qui boit sa bière tout en jouant au billard, la réalité est assez différente dans le sens où on retrouve les Sons of Anarchy dans une fête foraine, sans qu'ils ne perdent pour autant leurs ardeurs en s'attaquant notamment à un cirque qui les narguait un peu trop à leur goût. En fait, l'ambiance est festive jusqu'à ce que la fille d'un entrepreneur puissant dans Charming ne soit retrouvée ensanglantée après avoir été violée : il s'agira du thème central de l'épisode. Pour l'instant, la série a du mal à se trouver une identité, un fil rouge, autant que les Sons of Anarchy peinent à remonter la pente. Aussi, a-t-on droit à des scènes très bien écrites mais assez ronronnantes qui n'ont pas vraiment de finalité. A vrai dire, seul les Sons of Anarchy y voient une finalité puisque tout service qu'il rend soit être récompensé par une autre faveur. Dans l'épisode précédent, pour ne serait-ce brûler un corps, il devait faire coucher l'employé des pompes funèbres avec une femme qui, elle-même, devait coucher avec un autre. C'est un peu moins tordu et tiré par les cheveux dans cet épisode : le club veut juste se faire une image en profitant d'une police corrompue (et qui passe son temps chez le barbier décidément...), tout en amadouant celui qui pourrait éviter ou non l'invasion de Charming par les riches, comme le dit très bien Clay à ce sujet : SAMCRO gets squeezed out by the most dangerous gang of all : old white money. (Et SAMCRO se fera éjecter
par le plus dangereux des gangs : celui des vieux blancs friqués.). En parlant des autres gangs, on fait du surplace quant à la montée en puissance des Nords. C'est encore une fois l'histoire du viol qui est au centre de toutes les préoccupations, notamment une scène d'une violence dont est apparemment habituée Sons of Anarchy où Clay castre littéralement le violeur, après que le père de la victime y ait renoncé. Mais s'il échappe à l'occasion de faire sa propre justice, il n'échappera pas au colis qui lui est envoyé. La série fait une fois preuve d'humour noir et cela lui va très bien.
Depuis l'épisode précédent, il est beaucoup question de Hale et de son influence sur Charming. En réalité, il reste assez peu crédible en tant qu'adjoint et peine à rivaliser avec le club dont il veut la dissolution. La situation risque de changer avec l'arrivée de l'agent Kohn, basé à Chicago. On regrettera cette venue de nulle part, presque à l'opposé du pays ; il semble juste avoir des antécédents avec le docteur Tara Knwoles mais c'est bien la seule caractéristique que l'on peut lui trouver. Tout reste disparate même si c'est agréable à suivre, tel Tig, indirectement mais une fois de plus à l'origine d'un souci au club, puisqu'en confiant les somnifères à Juice, ce dernier n'a pas pu préparer l'insurrection, ce qui fait que les Sons of Anarchy débarqueront avec des armes non chargées chez l'un des suspects pour découvrir au final que ce n'est pas lui et s'en excuser. Soit. En revanche, on développe de plus en plus le personnage de Gemma qui fait figure d'un parfait intermédiaire entre le club et l'extérieur, mais aussi entre Jax et sa Wendy. Là encore, on fait du surplace mais le ton y est beaucoup plus sérieux, avec Wendy hantée par ses regrets et par tout le monde qui ne se prive de remuer le couteau dans la plaie.
En bref, sans enjeu et sans vraiment attente, il est difficile d'apprécier la série à sa juste valeur. L'épisode reste agréable à suivre, quoique souffrant de certaines longueurs, mais on l'oublie bien assez vite.
Note : 11 / 20
11 août 2009
Sons of Anarchy 1x02 : Seeds

Pour ce deuxième épisode, la question est de savoir si Sons of Anarchy continuera sur sa bonne première lancée de l'épisode pilote. Et effectivement, elle continue sur sa lancée.
Écrire une critique de Sons of Anarchy ne sera sans doute pas très aisé ou du moins, pour les premiers épisodes. On se perd dans les personnages, les histoires et problèmes de chacun et il y a un manque d'unité. Toutefois, l'épisode confirme que Jax est bel et bien le personnage principal même si, heureusement, il monopolise ici moins la scène que dans l'épisode pilote. S'il est contre à passer à l'offensive avant de réfléchir, il est pour abuser de ses charmes pour arriver à ses fins. Et comme bien souvent, dans le milieu de la pègre, un service engendre un autre qui engendre un autre jusqu'à rendre le service principal. Aussi, pour rendre service à un des membres de la fraternité qui a laissé de sa semence sur les cadavres des deux immigrées (et là encore, on a droit à l'humour noir déjà présent dans le pilot), doit-il demander à l'employé des pompes funèbres de brûler les corps et lui-même n'accepte de rendre le service qu'à la condition qu'il puisse se taper une fille sur qui il a des vues depuis le lycée et là encore, cette dernière n'accepte de rendre le service qu'à la condition que Jax couche avec elle... "I'm not some whore" ose-t-elle encore faire remarquer après cela ? Mais Jax, c'est avant tout ce jeune homme qui a été baigné très tôt par la culture biker et qui reste encore sous l'égide de sa mère et influencé par un père (un peu trop) visionnaire. Mais la mère de Jax, Gemma, reste un personnage très intrigant. Il est probable qu'elle ait des choses à cacher, elle et son nouveau mari aussi sûrement. Que ce soient ses réticences, ingénieusement camouflées, vis-à-vis des écrits de John qui influencent son fils ou sa fouille dans la chambre de sa dernière à la recherche d'une photo de famille qu'elle finira par brûler, Gemme n'a pas la conscience tranquille. À l'instar du biker sexuellement dépravé, elle finit par brûler des preuves qui lui sont préjudiciables.
La scène de fin a beau être digne de n'importe quelle série familiale, il ne faut pas oublier que les bikers recherchent avant tout leurs propres intérêts. Et cette quête peut s'effectuer de deux manières : tout d'abord de manière idiote, à l'image de Jax qui voudra se venger d'un chauffard qui l'a doublé. Tout ce qu'il gagne à son impulsion, au final, c'est la colère du propriétaire qui, tout bonnement et simplement, tranchera le chauffard à l'arrière de la tête avec une hache, une scène particulièrement gore. Heureusement, elle peut aussi s'effectuer de manière intelligente et j'ai beaucoup apprécié la mise en scène. Là encore, l'humour noir est maître et les bikers sont prêts à tout, comme déterrer les cadavres, les asperger de sang et leur exploser la tête. Cet aspect gore, sans être gratuit, est l'une des marques de fabrique de la série. Pour réussir leur coup à la perfection, ils sont aidés par la police locale mais voit ce privilège disparaître depuis que le shérif Dale est pressenti pour succéder au vieux shérif actuel. Une fois encore, ils sont prêts à tout et tout n'est qu'une succession de menaces pour retarder au plus tard son départ en retraite. Mais tout laisse à penser que le rapport de force ne sera plus favorable aux Sons of Anarchy d'ici la fin de la saison : la menace ne vient pas seulement de la police non corrompue mais aussi d'autres clans qui prennent peu à peu de l'ampleur.
En bref, un épisode très agréable à suivre mais qui manque encore d'une certaine unité. Il manque ce je-ne-sais-quoi qu'il manquait déjà au pilot.
Note : 14 / 20
Sons of Anarchy 1x01 : Pilot
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