18 mai 2009
Prison Break 4x22 : Killing Your Number

Prison Break, c'est donc terminé. Prison Break, c'était la série qui prenait aux tripes pendant sa première excellente saison. Prison Break, c'était aussi la série qui a divisé énormément ses fans. Mais Prison Break, c'était avant tout la série qui a duré trop longtemps pour un series finale assez prévisible.
Tous les méchants sont des durs à cuire, cela va de soi. Ainsi, Christina sortira indemne de l'explosion de son appartement, de même que ses colocataires de la pièce d'à-côté. Seul son tailleur blanc immaculé a subi de très légers préjudices mais son visage est resté impeccable, sans une égratignure. Mieux, elle a appris cette faculté à son faux fils, Lincoln, qui se porte plutôt bien pour quelqu'un, agité dans tous les sens, qui a le poumon perforé. De même, son autre fils, le vrai, supporte bien sa blessure par balle près de son épaule, quand Christina tire instinctivement après avoir été elle-même touchée par balle par Sara. À notre plus grand plaisir, Sara ne s'appitoiera pas de la mort de cette femme, tout comme elle ne s'est pas apitoyée du sort de Gretchen, toujours laissé en suspense. À vrai dire, seul Don Self va de mal en pis mais c'est aussi à notre plus grand plaisir qu'on ne l'entend pas caqueter. Cependant, même à travers le mot qu'il a écrit -Kiss my ass-, sa voix résonne péniblement dans ma tête. De fait, Don Self mis hors-jeu, le reste de l'équipe des bras cassés continue ses vas-et-vient agaçants de cette fameuse Scylla. Le général mis hors-course, Scylla n'a désormais plus de valeur jusqu'à ce qu'un ancien personnage survienne de nulle part, Kellerman, pour régler, d'un claquement de doigts les problèmes des évadés, en vertu de ses droits qui lui sont confiés depuis qu'il est aux Nations Unies. On ne se demandera pas comment il a échappé à ses ravisseurs, ni comment il a accédé au pouvoir en si peu de temps car la série nous refuse de donner les réponses. Toujours est-il que le sort des personnages est réglé par une signature alors que cela faisait si longtemps qu'ils partaient dans tous les sens pour obtenir leur liberté.
Les dix dernières minutes auraient pu apporter des surprises. Ce n'était pas le cas car la fin de l'épisode, et donc de la série, reste terriblement convenue, aussi bien ce bond de quatre ans que le fait que tous les anciens se réunissent, semble t-il annuellement, pour rendre hommage à leur bienfaiteur, sous le soleil qui se couche, au bord de la mer, les pieds dans le sable. C'est en fait l'archétype de la liberté, un paysage digne de carte postale. Heureusement, la série ne tombe pas dans la niaiserie la plus totale car la situation que nous présente ce bond en avant n'est pas si joyeuse que cela (outre la nouvelle vie de Lincoln et de C-Note), à commencer par Don Self qui, ironie du sort, finit dans un état végétatif alors qu'il avait lui-même provoqué le handicap de sa femme. Ensuite, le cas de Kellerman, récemment élu comme sénateur, est taché par le crachat de la femme de son ex-coéquipier que l'on avait oublié. Puis, il y a le cas de Mahone qui, semble t-il, a un adultère avec son ex-collègue ; peu étonnant mais pas pour autant prévisible vu qu'il ne cessait de parler de sa Pam. Par ailleurs, le général Krantz finit par être grillé sur la chaise électrique. Enfin, et c'est bien entendu le plus important, on observe une Sara, les cheveux au vent, se recueillir avec ses compagnons d'infortune et son fils également appelé Michael, sur la tombe du Michael que l'on a connu. Peu avant, on le voyait sourire, avec un saignement de nez ; la tumeur est sensiblement réapparue. Et au vue de la date de sa mort, il a peu profité de sa liberté. En ce sens, l'utilisation de l'ellipse est ingénieuse car elle permet d'éviter de relater fastidieusement tous les événements. Il est donc regrettable que la série se sente obligée de les relater à travers deux épisodes supplémentaires, sur une chaîne britannique à la fin du mois et en DVD aux Etats-Unis.
En bref, je n'ai pas envie de tirer sur l'ambulance car la série en elle-même ne le mérite pas. Cependant, partant d'un principe intéressant et maîtrisant l'intrigue parfaitement, la série est vite devenue l'ombre d'elle-même. Elle ne pouvait donc pas espérer un series finale de grande qualité mais plutôt un épisode beaucoup plus convenu et précipité. La série ne nous manquera pas mais elle ne peut pas non plus s'oublier facilement.
Note : 10 / 20
17 mai 2009
Prison Break 4x21 : Rate of Exchange

Ils ont beau être les tout derniers épisodes de la série, je préfère les regarder séparemment. En effet, Prison Break a une lourde tache à remplir, celle de boucler la boucle mais, même à l'avant-dernier épisode, on prend son temps, quitte à que ce soit préjudiciable.
Je n'irai pas par quatre chemins, cet épisode est d'un ennui abyssal car il ne se passe strictement rien. On voit tout de même que l'on approche de la toute fin de la série dans la mesure où des personnages que l'on n'a pas vu depuis longtemps viennent enterrer la série comme il se doit. Bon nombre de séries se concluent par le retour d'anciens. La tâche sera plus ardue pour Prison Break car elle a tué plus de la moitié de son casting et finalement, il n'est pas surprenant de voir à nouveau Sucre, C-Note et un certain Paul, que l'on suppose être Paul Kellerman. Leur utilité dans ce series finale reste encore à déterminer. Gretchen, dont le sort est resté en suspens à la mi-saison, risque également de revenir. Celui dont le futur s'avère être plus ambigu s'appelle Don Self, torturé par ses pairs du FBI. Espérons qu'il rende son dernier souffle au dernier épisode, j'en ai assez de l'entendre caqueter !
Hormis ces retours assez plaisants, le reste est extrêmement redondant, l'épisode se concentrant sur les va-et-vient de Scylla. Au passage, je crois que c'est la première fois que j'ai autant de haine contre un objet comme Scylla, Prison Break a donc montré à quel point les êtres humains, comme les objets pouvaient être agaçants. De même, la série prouve que les violeurs peuvent être victimes de troubles érectiles, à l'image de T-Bag. Cette révélation n'est pas si étonnante que cela car elle explique pourquoi T-Bag a passé tout l'épisode à tourner autour de Sara sans passer une seule fois à l'acte. Toujours est-il que Michael sauve Sara d'une facilité déconcertante, la Compagnie a visiblement diminué le budget de la sécurité.
Sara sauvée, Michael peut se concentrer sur l'autre vilain petit canard qui a son poumon perforé et de fait, rendre à Christina ce qui est à Christina après moult changements de plans. Mais Christina a autant de crédibilité que son ami le général puisqu'elle ne va jamais jusqu'au bout de ses menaces. Elle a beau failli se faire exploser par son fils, elle ne bronche pas (et mieux, elle fait preuve d'autodérision avec son "Son of a..." ; elle a beau donner des délais, la vie de Lincoln ne s'en trouve pas menacée. Mieux, elle plante son talon dans sa plaie, Lincoln reste encore bien en forme. À vrai dire, je ne comprends pas pourquoi Christina, comme le général, s'obstinent à ne pas respecter leur part du marché après avoir reçu leur dû : à quoi bon tuer ou non sa monnaie d'échange si l'on a ce que l'on désire ? Les intentions de Michael sont tout aussi ambiguës puisqu'il a placé une bombe dans le faux Scylla qu'a apporté Mahone. Certes, une porte sépare Christina de Mahone et Lincoln mais je doute que ce soit suffisant pour que ces deux derniers restent sains et saufs.
En bref, l'épisode est très redondant, très ennuyeux. Certes, ce n'était pas encore le series finale mais c'était encore moins une raison pour tourner autour du pot.
Note : 8 / 20
11 mai 2009
Prison Break 4x20 : Cowboys and Indians

Cowboys and Indians / Dominoes
Même s'il n'en donne pas l'impression, c'est tout de même l'avant-dernier épisode de la série avant un series finale de deux heures. Le fait est là : même à ce stade de la série, on n'ose rien dévoiler et préférer s'installer dans un épisode de routine, en gardant tout pour la semaine prochaine.
L'épisode commence là où le précédent a fini, c'est-à-dire par le piège tendu au très naïf Lincoln ; il est efficace (le piège, bien entendu) même s'il est assez exagéré dans la mesure où une conférence tenue par un ambassadeur est normalement plus sécurisé et beaucoup mieux cadré. Par ailleurs, devant la longue introduction qui s'apparentait à un monologue, de la part de celui qui le précédait, je me demande pourquoi les spectateurs n'ont pas porté leur regard autre part, par ennui, et n'ont pas vu l'arme, ainsi que son possesseur non masqué alors qu'ils étaient parfaitement à portée de vue. Bref, passons, ce n'est plus d'actualité car, après une pause (tout à fait dispensable) sur la rembarde du balcon, les deux (faux) frères tentent de fuir de l'hôtel. Comme à l'accoutumée, alors qu'en cette fin de série, on aurait pu s'attendre à des miracles, Lincoln suit les plans de son frère mais n'en est jamais l'initiateur, préférant se remémorer des souvenirs inutiles. La vérité est que Michael sort de ce pétrin avec une facilité déconcertante alors que la situation était présentée comme impossible. Au sens propre comme figuré, le plan de Michael était servi sur un plateau d'argent, sur un chariot de femmes de ménage. La menace policière est vite écartée grâce à l'intervention de Don Self dont les sarcasmes et la voix en général nous agaceront jusqu'au bout de la série.
Toutefois, un concept intéressant se dégage de l'épisode, avec deux autres menaces, celle de la Compagnie et celle de Christina, chacune ayant son mode opératoire. C'est en fait un conflit interpersonnel qui se prépare : chacun est en conflit avec les autres ; il n'y a aucune alliance, du moins pas d'alliance réelle puisque la bande des bras cassés font davantage figure d'esclaves. Ils sont en particulier les esclaves de la Compagnie, avec un général toujours aussi persuasif mais qui ne va jamais au bout de ses menaces, à l'exception de Don Self qui entend sa femme (?) mourir avant de se jeter à la mer du haut du balcon. Est-il à préciser que les crocodiles peuplent la Floride ? Même si la blessure semble assez bégnigne (quoique répugnante), Don Self a visiblement été victime de plus ou moins grande bêtes. Mais il n'est pas le seul à écoper d'une méchante blessure à la veille du series finale puisque Lincoln se retrouve le poumon perforé, donnant un sursis de 5 heures pour Michael pour lui donner Scylla dont il s'est à nouveau acquis de façon éphémère. Après ce tout ce chemin, ce serait idiot que Lincoln passe l'arme à gauche maintenant mais la cohérence n'a jamais été un souci dans cette série. Sinon, ce qui pourrait faire remonter Lincoln dans l'estime de Christina, ce serait de savoir que Sara et lui sont certainement frère et soeur car la pauvre se fait naïvement avoir par T-Bag. Après tout, si elle veut voir son petit-fils grandir, autant qu'un oncle soit à ses côtés.
En bref, même si la critique ne le laisse pas apparaitre, on s'ennuie peu dans cet épisode, c'est l'essentiel. En revanche, pour un épisode qui prépare un series finale, ça reste quand même assea maigre.
Note : 10 / 20
05 mai 2009
Prison Break 4x19 : S.O.B

J'en ai marre. Marre de Scylla, marre de Michael et sa bande, marre de ces coups de feu, marre de ces retournements de veste, marre de ces courses-poursuite, marre de Prison Break. Les scénaristes aussi en ont marre.
Cet épisode était d'un ennui abyssal, si bien que je l'ai regardé sur deux jours. Dans un premier temps, Michael est confronté à sa mère au téléphone et elle et son équipe sont-elles aussi naïves au point de croire que Michael, en tant que fugitif, aurait tout simplement attendu à ce qu'on vienne le chercher à l'entrepôt où on le traque ? Heureusement, fin imminente oblige, les facilités s'accumulent et Michael parvient à enlever sa mère après l'avoir droguée. Mais les scènes qui suivent n'ont rien d'un huit-clos, on tombe dans l'absurdité, Michael menaçant d'ébouillanter sa mère si elle refusait de répondre à ses questions. Entre-temps, on est passé d'un "Where is Scylla ?" à un "Where is Lincoln ?". Bâillonnée dans la salle de bains, Christina trouve un échappatoire tout bonnement ridicule et le rapport de force s'inverse très rapidement. Ah, elle est super forte cette Christina ! Elle a même su que sa belle-fille était enceinte en faisant uniquement attention à son attitude ; il aurait été plus crédible qu'elle trouve le test de grossesse dans la poubelle de la salle de bains ou ne sais-je où et on ose encore pointer à un personnage intouchable comme Sara. Mais la famille passe avant tout, Christina la laisse en vie pour... voir son petit-fils grandir. C'est l'hôpital qui se fout de la charité.
En fait, Christina a développé son instinct maternel durant cet épisode et on passera le fait que c'est tout aussi inopiné qu'idiot. Ainsi, on comprend mieux pourquoi elle a voulu que l'on tire sur Lincoln... il n'est pas son fils ! Ainsi, Michael et Lincoln ne sont pas frères et c'est la seule information qu'il faut tirer de cet épisode. En même temps, je m'y attendais après avoir malencontreusement lu un spoiler mais des indices qui échappaient à Michael aurait pu l'indiquer il y a bien longtemps déjà, telle que la différence de QI entre les deux. Ce n'est pas moi qui le dit mais cette sympathique mère adoptive qui s'est vue coller le rejeton par son ex-mari. Quoiqu'il en soit, Christina veut se racheter pour tant d'année d'absence et c'est aux 30 ans de son (vrai) rejeton qu'elle commence à se montrer maternelle, en lui reprochant ses mauvaises fréquentations, Lincoln en tête de liste. En fait, c'est pire qu'un instinct maternel, elle est une maman-poule qui veut le bonheur pour son fils Michael, au point d'éliminer son faux frère. La tâche sera relativement aisée car elle compte, judicieusement, sur la naïveté de Lincoln pour qu'il soit pris au piège. Depuis le début de la série, Lincoln se fait pigeonner mais là, il est pigeonné en beauté et ce, malgré l'avertissement de Mahone qui a pourtant la science infuse.
Qu'en est-il de la Compagnie ? C'est tout simplement ennuyeux. En introduction, je parlais des retournements de veste à répétition, Sandinski ne fera pas exception à la règle puisqu'il avoue faire partie de la Compagnie mais il se fait tuer par... la Compagnie. Ou plus particulièrement, par son nouveau futur membre, T-Bag, habitué à rejoindre les forces obscures depuis toujours.
En bref, un épisode tellement ennuyeux que j'ai profité de la présence des sous-titres pour le regarder en accéléré. C'est inévitablement l'un des pires épisodes de la saison et il n'y a qu'un pas pour qu'il soit le pire.
Note : 7 / 20
25 avril 2009
Prison Break 4x18 : VS.

Miami semble la dernière destination de Prison Break et malgré le soleil de la Floride, la série ne cesse de sombrer, pas vraiment en termes de qualité mais en termes d'audiences. Mais qu'elle ne s'inquiète pas, elle verra le bout du tunnel dans quelques semaines !
L'introduction de l'épisode laisse très perplexe : comme on pouvait s'en douter, le cliffhanger est résolu en faveur de Lincoln et expédié en quelques ridicules secondes mais peut-on en vouloir à la série de tenter une dernière fois ce départ mouillé dans l'espoir de fidéliser la poignée de téléspectateurs restante. Ici, ils se doivent de fidéliser le public dès le début pour qu'ils ne zappent pas et pour ce faire, l'épisode nous fait partager les inquiétudes de Sara... pour son test de grossesse ! Avec la musique de suspense que l'on connaît bien en plus ! Mais Prison Break n'a jamais su rendre de tels émouvants et elle peut encore moins compter sur l'aide de ses acteurs. Ainsi, on nous replonge très vite dans ce que les scénaristes savent mieux faire (ou ratent moins souvent), à savoir les scènes d'action et les plans de Michael. Aujourd'hui, Michael détourne un avion, rien que ça pour prendre la bête noire de sa mère en otage, avant de le perdre rapidement par son frère. Mais qu'importe, un de perdu, dix de retrouvés : À son grand plaisir (?), Sara est enceinte !
Cet épisode met bien en avant l'opposition des deux frères et le mode d'opération de chacun : Si l'un fait encore preuve d'un minimum d'ingéniosité, l'autre y va au jour le jour. L'intrusion dans l'ambassade de l'Inde est d'une grande banalité, même si T-Bag tente désespérément de susciter notre intérêt, ce qu'il réussit à faire dans une moindre mesure, quitte à écoper de quelques blessures. Il n'empêche que cette histoire de Scylla reste assez ridicule depuis qu'on connait globalement son utilité : Ainsi, la Compagnie veut le bien du monde avec un programme permettant de grandes avancées au niveau de l'énergie, de la santé ou que je sais-je d'autre ? C'est d'autant plus ridicule que leur statut de bons samaritains est entachée par les nombreuses morts qu'ils ont causées. Et la mère des deux rejetons n'est pas plus pacifiste, loin de là. Mais inutile de chercher une explication : avec cette histoire de conspiration, Prison Break a perdu toute crédibilité. T-Bag tire à nouveau ses épingles du jeu de cette équipe de bras cassés en vendant Christina au général, on se demande même pourquoi il n'y a pas pensé plus tôt ! La décision est peut-être prise trop tardivement puisque même le scientifique pris en otage joue à un double-jeu... Un nouveau cliffhanger bidon.
En bref, cet épisode vaut surtout pour le jeu de T-Bag. Ce n'est pas mauvais, ce n'est pas non plus bon, ça se regarde avec indifférence et ça mérite à peine la moyenne... C'est la saison 4 de Prison Break en fin de compte.
Note : 10 / 20
18 avril 2009
Prison Break 4x17 : The Mother Lode

Ne pas entendre le nom de Scylla pendant quatre mois n'est pas une punition, loin de là. Prison Break n'a manqué à aucun moment durant cette pause et la série revient avec ses histoires de conspiration, ses scènes d'action, ses flingues, ses menaces, ses morts... Bref, Prison Break revient... par la petite porte.
Quatre mois auparavant, la série nous avait fait une révélation de taille (de taille pour les personnages), selon laquelle la détentrice de Scylla s'appelait Christina Burrows (Ou Christina Scofield ? Ou d'après IMDB, Christina Rose ?), la mère des deux rejetons trentenaires. La majeure partie de l'épisode consistera à brasser de l'air, à nous faire la présentation de ladite mère, de son plan et de ses retrouvailles. Autant dire que les scénaristes pensaient que les téléspectateurs n'oublieraient aucun détail des épisodes précédents pendant ces quatre mois car, même avec le résumé, j'ai, personnellement, eu beaucoup de mal à me concentrer sur l'intrigue et sur ces clés qui ouvrent la maison de madame Burrows ainsi que des arsenals, des stocks de faux papiers et sans doute bien d'autres biens. Elle aussi veut prendre le pouvoir de la Compagnie, son fils Lincoln l'entend de cette oreille mais pas Michael qui veut, au contraire, mettre fin à tout ce merdier. C'était ainsi que la situation était présentée par les trailers, à savoir une opposition entre les deux frères qui devraient, à la limite, s'entretuer. On ne s'y rapproche pas vraiment dans cet épisode puisque Lincoln commence à douter sur les projets de maman qui le punit en lui tirant dessus. Dans le genre cliffhangers foireux, Prison Break est le champion mais là, c'est l'un des plus pourris qu'on ait à faire. Comment peuvent-ils encore nous faire gober cela après quatre ans ?
Le road trip de Michael était un peu plus divertissant, sans prise de tête mais c'est la partie la plus négligée dans cet épisode. Divertissant mais pas pour autant intéressant puisque c'est une énième redite du côté MacGyver du personnage. Sara et Michael sortent du camion avec une grande facilité (ce qui était, somme toute, prévisible) et se débarrasse, avec la même facilité, de leur kidnappeur.
En bref, il ne passe vraiment rien dans cet épisode. Pire, on s'ennuie à mourir. Les scénaristes commencent à avoir des crampes dans les mains après 4 ans et les voilà en train d'écrire avec les pieds.
Note : 8 / 20
24 décembre 2008
Prison Break 4x16 : The Sunshine State
Jamais le fall finale n'avait été diffusé si tard dans l'année mais un goût d'inachevé ressort de cet épisode, un peu trop calme à mon goût et aux multiples incohérences et facilités.
Il n'y a qu'une semaine de décalage entre l'épisode précédent et celui-ci mais on a pourtant l'impression qu'il s'est écoulé plusieurs mois. Ainsi, Michael atterrit on ne sait où, à l'instar de Sara ; même les personnages eux-mêmes se posent des questions et on les comprend. Mais tout ceci devient très vite ennuyeux alors que l'idée du lavage de cerveau était prometteuse et encore jamais exploitée dans Prison Break (et pourtant, on pensait que les scénaristes nous avaient déjà tout fait !). Ainsi, on se contente de rappeler quelques souvenirs sans importance et nous faire part d'une grande révélation : La mère de Michael est encore vivante et visiblement, elle a connu le même traitement que ce dernier, dans la mesure où elle-même était malade, ce qui l'a poussée à rejoindre la Compagnie. De toute façon, plus rien ne m'étonne après la résurrection de Sara. Mais on est dans Prison Break et donc, on ne se prend pas au sérieux plus longtemps et on entre très vite dans les facilités. Que ce soit la chaudière qui explose avec du détergent pile au moment où il fallait ; ou Sara qui se débarrasse des bad guys façon bad girl avec son véhicule, pile au moment où il fallait et au moment où on ne l'attendait pas. Décidément, on est bien loin de la Sara mièvre des débuts, cette dernière a raison. Mais je ne vais pas me voiler la face, même si ces facilités sont flagrantes, les scènes sont toujours si jouissives.
Je n'ai pas aimé ce qui touche Lincoln et ses nouveaux coéquipiers. Avoir réuni les personnages est une mauvaise idée et ça ne semble pas les déranger plus que ça ; seule la venue de Mahone apporte un peu de fraîcheur. Mais la présence de Self est de plus en plus insupportable, c'est l'un des personnages les plus antipathiques que la série ait portés. Je ne le supporte plus dès l'instant où il ouvre la bouche. Malgré tout, la scène où il insulte Gretchen est particulièrement hilarante. Cette dernière, en revanche, gagne en sympathie l'instant d'un épisode, même si je n'ai absolument rien compris à son plan. Mais il n'empêche que ses yeux de biche ont envoûté Lincoln qui lui laisse un sursis. Et oui, la pauvre agonise en ce moment même et a même touché T-Bag. Décidément, cet épisode est l'épisode des révélations et ce n'est pas fini car on apprend que la mère des deux frères est la détentrice de Scylla. On ignore comment, on ne comprend rien à ce qui se passe et on se demande pourquoi l'équipe doit chercher, pour la Compagnie, un objet qui appartient à une membre de la Compagnie. Pièges, trahisons et retournements de situation sont au rendez-vous au prochain épisode.
En bref, voilà ce qui arrive quand on regarde Prison Break sans se concentrer : On ne comprend rien. À moins que ce soit une technique des scénaristes pour garder la poignée de téléspectateurs. Pas sûr que ça marche... Espérons que la trêve hivernale remettra les esprits en place après cet épisode assez bâclé et ennuyeux.
Note : 8 / 20
17 décembre 2008
Prison Break 4x15 : Going Under
Ah, les scénaristes se sont bien amusés à écrire cet épisode, qui est finalement à l'image de l'épisode précédent, c'est-à-dire dénudé de sens mais plaisant à regarder.
Ce qui est vraiment propre à Prison Break, ce sont les multiples retournements de veste au point où on ne sait plus du tout qui collabore avec qui et avec quelques intentions. Ça avait déjà commencé dans la deuxième saison où Michael et Lincoln ont collaboré avec Kellerman (qui, pourtant, est l'assassin de la mère et du beau-père de L.J., le rejeton de Lincoln) mais depuis deux saisons, en particulier celle-ci, c'est devenu monnaie courante. À la limite, la coopération de Mahone avec le reste du groupe parait tout à fait banale. Mais depuis le début de la saison, la bande s'est alliée à Don Self, puis s'y est opposé l'instant d'un épisode ridicule à souhait, avant de s'y allier à nouveau jusqu'à Don les trahisse. Et visiblement, ça va continuer comme ça tout au long de la saison puisque le groupe (réduit de moitié depuis le début) doit coopérer avec Self et sa nouvelle amie Gretchen, sous l'initiative de la Compagnie (qui est devenu également un allié). Oui, franchement, je n'ai jamais connu ça dans une série autre que Prison Break.
Le n'importe quoi continue avec l'opération de Michael, qui a des airs de Roswell, sauf que sur le billard, ce n'est pas l'autopsie d'un extra-terrestre mais ce bon (et bien portant) Michael Scofield qui se fait retirer la tumeur qui n'a fait que s'aggraver ces derniers temps. Mais cette opération n'est pas inutile puisque l'anesthésie a visiblement des vertus thérapeutiques puisque Michael est victime de flashbacks, en compagnie de Charles Westmoreland, le vieux au chat de Fox River, qui lui sert un discours totalement inutile et mal écrit. En même temps, c'est un mort qui parle, hein... Mais je ne vais pas faire ma mauvaise langue plus longtemps car malgré tout, je suis toujours friand de ces scènes complètement insensées, même si elles passent bien mieux dans d'autres séries. Ce dont je suis beaucoup moins friand en revanche, ce sont ces pseudo-suspense quand quelqu'un approche de la mort, on se doute bien que Michael ne va pas mourir (même si Wentworth Miller voudrait le contraire)... pas dans cet épisode, du moins. Alors, guéri ou non ? Si ça se trouve, on nous inventera une histoire de puce intégrée dans la tête de ce pauvre Michael vu que la technique d'opération est, aux yeux de Sara, inconnue.
Le petit délire de Michael a quand même le mérite de révéler une nouvelle assez surprenante. De ce que j'ai compris (donc, à ne pas prendre totalement en considération), la Compagnie serait une compagnie d'électricité qui détiendrait des informations pour mettre au point la pile solaire parfaite. Déjà que je ne comprenais strictement rien à cette histoire de Compagnie, voilà qu'on nous rajoute une couche. Et dans le même temps, le groupe se réduit petit à petit puisque Sucre déclare forfait, tandis que Mahone s'amuse dans les bois et que Don Self se fait, à son tour, couillonner. Comment ne pas oublier également l'arrachage de dents made by Lincoln sur T-Bag ? Que de scènes mémorables !
En bref, un épisode qui ressemble à un grand brainstorming des scénaristes : même si ça part en vrille, il y a de bonnes idées et d'autres, beaucoup moins bonnes. L'épisode reste agréable à suivre, sans plus.
Note : 10.5 / 20
11 décembre 2008
Prison Break 4x14 : Just Business
Ce qui est drôle avec Prison Break, c'est qu'elle se veut très sérieuse mais qu'elle est, en fait, un gros n'importe quoi qui avait déjà commencé l'épisode précédent. Là, on monte d'un cran si je peux dire dans le n'importe quoi...
Ça part dans tous les sens, si bien que j'ai du mal à organiser cette critique. Je suis particulièrement déçu des directions prises : En effet, on traîne une fois de plus l'intrigue Scylla en longueur pour combler la fin de la saison. Le début de l'épisode avec l'envoi des missiles à gaz est ridicule et Lincoln sort de nulle part pour frapper Don Self. Miraculeusement, au moment où ils reviennent à l'entrepôt, il n'y a plus du tout de fumée et Don Self avec des paroles qui auraient convaincu n'importe quel boulet. Sans parler de Gretchen qui fait ce qu'elle sait mieux le faire, à savoir se ridiculiser avec sa marche robotique.
Voilà donc que l'équipe doit retrouver Scylla et pour se faire, ils tendent un piège à Don et Gretchen, c'est pas mauvais, les situations sont même très drôles quand Sucre se bat avec Gretchen, quand Sara se bat avec elle ou quand Don fait une mauvaise chute à cause d'une échelle sabotée. Et puis, confier la tâche à Michael est très facile puisque, comme par hasard, son hamartome revient à la surface et la Compagnie s'intéresse sur son cas en l'expérimentant comme un extra-terrestre, même si, pour l'instant, il sert de monnaie d'échange pour que Lincoln et compagnie coopèrent avec elle.
C'était particulièrement ennuyant pour ce qui est du reste, du côté de T-Bag, par exemple. La prise d'otages ne sert à rien du tout, ni même pour exploiter le personnage. La séquestration du vendeur de bibles est tout aussi longue et inintéressante. Et puis, je ne comprends vraiment pas comment fonctionne T-Bag ; il a suffi d'une parole bien placée au bon moment pour qu'il se reconvertisse en Cole Pfeiffer, businessman respecté. Soit. En attendant, le voilà pris au piège par sa bonne foi tandis que Don Self a la gâchette facile au point de faire n'importe quoi... lui aussi... Je n'ai jamais aimé le personnage, je l'aime encore moins aujourd'hui.
Enfin, Mahone fait de nouveau appel à Lang même si ses apparitions sont toujours inutiles puisque Mahone se fait toujours piéger. Que retenir de plus, si ce n'est qu'il y a un cerveau de moins au sein de l'équipe ? Lui qui paraissait si déterminé à démanteler la Compagnie, le voilà accepter sans problème son arrestation. Un vent de pessimisme souffle sur les personnages mais tout autant sur les téléspectateurs.
En bref, Prison Break devient n'importe quoi, sans tomber cependant dans le (trop) mauvais.
Note : 8.5 / 20
04 décembre 2008
Prison Break 4x13 : Deal or No Deal
Il se passe beaucoup de choses mais peu d'entre elles sont à retenir dans cet épisode, néanmoins divertissant. La déception de l'épisode précédent est ici plus ou moins amortie.
Franchement, je ne sais ni par où commencer, ni comment présenter cette critique car tout part dans tous les sens. Ainsi, Michael aurait anticipé une éventuelle trahison de la part de Don Self et a, de ce fait, enlevé la puce indispensable au fonctionnement de Scylla... Un peu trop facile à mon goût même si ma déception liée à la trahison de Self est amortie. En une fraction de secondes, on déjoue le plan de Don Self comme on a déjoué en une fraction de secondes le contrat qui liaient Don Self et les fugitifs. Le rapport de force n'est favorable à personne puisque maintenant, c'est chacun pour sa gueule et c'est flagrant au visionnage de cet épisode. En quelque sorte, trois personnes ou groupes de personnages, déjà hostiles entre eux, tentent de s'arracher Michael et ses amis : Don Self lui-même, le gouvernement et la Compagnie. Cette dernière est assez discrète même si on assiste à des tueries pour se défouler. De l'autre côté, le gouvernement ne sait pas ce qu'il veut et donc, devant ce bordel général, tout le monde tire sur tout le monde et la liste des morts s'allonge encore et encore. Il y a de quoi à devenir parano.
L'opération de Michael attendra encore et on assiste aux mêmes scènes où il se tord de douleur, prétextant que s'il n'achève pas ce qu'il fait, il ne pourra plus se regarder dans un miroir, ce qui est vraiment caricatural. En attendant, on brasse de l'air avec des conversations entre Sara et Michael toutes aussi peu intéressantes les unes que les autres, avec la même musique censée nous sous-titrer cette scène émouvante. Heureusement que Gretchen pour me faire rire car j'en ai les larmes aux yeux à chaque fois (!). Cette dernière est fidèle à elle-même, avec sa démarche robotique, son visage inspirant toujours tant de sympathie, impeccablement maquillée et braquant son arme comme une pro. C'est sans compter sur l'aide de T-Bag qui lèche toujours le cul au plus méchant de l'histoire pour ses intérêts personnels.
En bref, heureusement qu'il reste le côté divertissant de Prison Break car si l'on devait compter uniquement sur les intrigues, j'aurais abandonné la série depuis longtemps !
Note : 10 / 20



